À 44 ans, le pilote automobile Alex Tagliani ne veut pas entendre parler de retraite.

Alex Tagliani plus heureux que jamais

Ne parlez surtout pas de retraite à Alex Tagliani. À 44 ans, plus de 20 ans près ses débuts professionnels, le pilote automobile assure qu’il vit présentement les plus belles années de sa carrière.

«Le Alex de l’époque où je courrais en IndyCar, c’était un Alex tout le temps désespéré de trouver de l’argent pour sauver sa carrière. Toute la préparation que j’aurais dû avoir comme pilote avant d’embarquer dans l’auto souffrait de cela. Je ne viens pas d’une famille fortunée et pendant une grosse partie de ma carrière, j’ai manqué de stabilité», avoue-t-il sans détour. 

Or, tout cela a changé depuis qu’il a troqué son volant en IndyCar pour un en Nascar canadien à temps plein, en 2014. De passage au salon Auto Sport de Québec, jusqu’à dimanche, à ExpoCité, le pilote assure aujourd’hui que ses années de tracas sont derrière lui. Tant qu’il aura encore la passion de la course et qu’il peut gagner en piste, il continuera à courir.  

C’est que, depuis quatre ans, les contrats de commandites ont commencé à lui tomber dessus. Ou du moins, il n’a plus à travailler aussi fort pour les obtenir. Il a réussi à s’associer à long terme avec des produits avec lesquels il a un lien personnel. EpiPen en est le parfait exemple, lance Tagliani, lui-même allergique aux noix. Le pilote a sa propre fondation sur la sensibilisation aux allergies alimentaires et il parle du sujet avec pratiquement autant de passion que la course automobile.

Libéré de l’angoisse de devoir constamment trouver du financement pour ne pas perdre son volant, il peut enfin se mettre de la pression pour les bonnes raisons : ses performances sur la piste. Cette saison, son objectif n’est rien de moins que le titre de champion de la série Nascar Pinty’s. «On veut combiner mes performances sur ovale de 2017, où l’on avait gagné trois courses de suite, avec mes performances sur circuit routier de 2018.»

Belle vie de famille

À travers cela, comme chaque année, il compte bien participer à quelques courses aux États-Unis. Histoire «de continuer à cocher des choses sur ma bucketlist de pilote». 

Cerise sur le sundae, le père d’une fille de trois ans assure que sa carrière n’a jamais été aussi simple côté conciliation travail-famille. Revenu habiter au Canada à temps plein, il y a quelques années, il prend désormais plaisir à se rendre aux courses dans l’est du Canada et des États-Unis en motorisé avec sa femme et sa fille Eva-Rose plutôt que de partir en avion et coucher seul à l’hôtel, comme cela a longtemps été le cas. 

«Je suis aux anges. Je ne peux pas demander mieux. Je peux participer aux courses durant une fin de semaine et camper avec ma femme et ma fille le soir. On relaxe et on fait du BBQ avec d’autres pilotes qui sont là et qui ont aussi des enfants.»