À son premier match contre les Remparts, Alex Labbé n’a pas pu profiter de beaucoiup d’espace de manœuvre lors de ses attaques en territoire québécois.

Alex Labbé, le petit voisin devenu grand

Lorsqu’une équipe adverse se pointe en ville, on a l’habitude de parler aux joueurs vedettes, aux meilleurs compteurs, à ceux ayant déjà évolué à Québec. Mais rarement a-t-on la chance d’interviewer son ancien petit voisin!!!

«Ça fait longtemps qu’on s’est vu. On en faisait-tu des cabanes dans le bois, en arrière de chez nous», rappelle en riant l’attaquant Alex Labbé à la porte du vestiaire des Huskies de Rouyn-Noranda.

Le petit voisin de l’auteur de ces lignes est devenu grand. À 18 ans, l’ailier gauche de 6 pieds 2 pouces et tout près de 200 livres a fait sentir sa présence au camp des champions de la Coupe Memorial, au point de mériter un poste dans l’alignement dirigé par Mario Pouliot.

Ne cherchez pas son nom dans les listes des repêchages de 2018 et 2019, son nom n’y figure pas. Mais quand les Huskies préparaient leur saison de rêve de l’an dernier, ils avaient déjà des plans pour le jeune homme de Beauport.

Invité à leur camp, l’an passé, à sa sortie du midget espoir, Alex Labbé avait eu le temps d’y laisser sa carte de visite, sachant qu’une pleine saison dans le midget AAA ne pourrait que l’aider à sa seconde tentative, ces dernières semaines.

«L’année passée, les Huskies y allaient le tout pour le tout, je savais qu’il n’y avait pas de place pour moi. Je ne m’étais pas présenté au camp pour me tailler un poste, mais pour laisser une bonne impression. Après le camp, ils m’avaient mis sous contrat comme joueur affilié, et cette année, j’ai saisi ma chance», disait-il, vendredi, avant le premier match d’un programme double face aux Remparts.

Il ne se souvenait pas d’avoir déjà raté un match d’ouverture des Remparts, d’ailleurs. Mais vendredi, il avait un bien meilleur siège que ceux dans les gradins où se trouvaient parents, famille et amis. Ceux-ci seront bien servis, samedi, puisqu’ils suivront l’action de la hauteur d’une loge au Centre Vidéotron.

«Mes parents sont venus à Rouyn-Noranda pour voir nos deux premiers matchs. Même notre chien était du voyage», rigole celui qui a profité de l’occasion pour inscrire son premier but dans la LHJMQ à son second match.

«Ça s’est passé tellement vite. Il y a eu un lancer de la pointe, j’ai coupé vers le filet et lancé. C’est fou, je n’ai même pas pu voir la reprise, sur le coup.»

Qualifié d’attaquant en puissance par l’entraîneur-chef, le numéro 28 a profité de la dernière saison avec le Blizzard du Séminaire Saint-François pour travailler son explosivité et son coup de patin. Il connaît son rôle. «Mon identité, c’est de jouer physique, d’aller dans les coins», dit l’actuel partenaire de trio des vétérans Alex Beaucage et Louis-Filip Côté.

Ce qui confirme l’entraîneur-chef : «Il doit être dominant en échec-avant, en protection de la rondelle, devant le filet et le long des bandes. Je suis convaincu qu’il va nous amener une belle profondeur et une belle dimension lorsqu’on aura tout le monde. Il peut devenir un bon joueur de hockey pour nous. Pour l’instant, il doit être plus régulier, rester dans ses forces, ne pas essayer de jouer en finesse», précisait Pouliot.

Bonne saison, petit voisin, et salutation à tes parents!