Alex Harvey a participé au lancement du livre L’asthme chez l’athlète en compagnie des docteurs Julie Turmel et Louis-Philippe Boulet.

Alex Harvey doit combattre l’asthme

Alex Harvey souffre d’asthme à l’effort depuis ses années junior. Mais il a vite été diagnostiqué par sa mère, qui est médecin. Le fondeur de Saint-Ferréol champion du monde sur 50 km aura sa pompe d’Alvesco dans ses bagages, jeudi, quand il quittera Québec pour la saison qui commence dans deux semaines et culminera avec six courses en 15 jours aux Jeux olympiques, en février.

Mardi soir, avant d’aller souper et dormir à la forêt Montmorency pour s’y entraîner mercredi, Harvey a participé au lancement du livre L’asthme chez l’athlète des docteurs Julie Turmel et Louis-Philippe Boulet, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), auquel Harvey a contribué.

«Les adeptes de sports d’endurance sont beaucoup plus susceptibles de développer des problèmes respiratoires», indique la Dre Turmel. L’ouvrage s’adresse aux patients athlètes, mais aussi aux entraîneurs et aux parents pour bien reconnaître le problème et y remédier sans pour autant arrêter l’activité physique.

Si le fils Harvey négocie avec cette maladie depuis plusieurs années, son père, Pierre Harvey, à la fois cycliste et fondeur d’élite durant les décennies 70 et 80, se souvient que l’Américain Bill Koch était aussi aux prises avec l’asthme. Koch a été le premier Nord-Américain dans l’histoire et encore à ce jour seul Américain à gagner une médaille olympique en ski de fond, en 1976, puis le classement général de la saison de Coupe du monde, en 1982.

On verra à PyeongChang si Harvey fils rejoindra Koch comme seul médaillé olympique masculin originaire de l’Amérique du Nord, le hasard faisant qu’ils sont deux asthmatiques.

Tenue au PEPS de l’Université Laval, la soirée de mardi a aussi permis à l’organisme Excellence sportive Québec-Lévis d’amasser de l’argent au profit d’athlètes de la région par le biais d’un encan.