S'il est reconnu coupable, Jerome Messam pourrait écoper jusqu'à cinq ans de prison.

Accusé de voyeurisme, Jerome Messam est libéré par les Roughriders

REGINA — Le deuxième séjour de Jerome Messam avec les Roughriders de la Saskatchewan a pris fin de façon abrupte après que le demi offensif d’origine canadienne eut été accusé de voyeurisme.

La direction des Roughriders a annoncé sur Twitter, lundi, que le dynamique porteur de ballon avait été limogé «après avoir été criminellement accusé à la suite d’un incident en novembre 2016».

Dans un communiqué distinct, la Ligue canadienne de football (LCF) a précisé la nature de l’accusation. Les dirigeants de la LCF ont indiqué qu’ils n’entérineront pas de contrat si une équipe tentait d’embaucher Messam.

Messam était un porte-couleurs des Stampeders de Calgary en 2016, et une porte-parole de la police de Calgary a déclaré que l’accusation «fait référence à un soi-disant enregistrement vidéo d’une relation sexuelle consensuelle avec une victime».

«Il est allégué que l’enregistrement a été effectué sans le consentement de la personne», a ajouté la porte-parole. La personne en question s’est présentée à la police en avril 2018 après avoir appris que Messam possédait le soi-disant enregistrement qui, selon les autorités policières, n’a été publié nulle part.

Messam a été accusé dimanche, a précisé la police.

Le demi de 6’3’’ et de 240 livres a totalisé des gains de 206 verges en 52 courses en six matchs cette saison. Messam est retourné avec les Roughriders à titre de joueur autonome après avoir joué avec les Stampeders entre 2015 et 2017. Il a connu deux saisons consécutives avec des gains supérieurs à 1000 verges (1198 verges en 2016, 1016 en 2017) avant de retourner en Saskatchewan.

Jusqu’à cinq ans de prison

Âgé de 33 ans et originaire de Brampton, en Ontario, Messam a joué avec les Roughriders en 2014 et en 2015. Le 14 octobre 2015, il était échangé aux Stampeders.

En vertu du Code criminel, le voyeurisme survient lorsqu’une personne «subrepticement, observe — incluant par des moyens mécaniques ou électroniques  — ou enregistre visuellement une personne dans des circonstances permettant de bénéficier d’une expectative raisonnable de vie privée».

Le Code criminel couvre aussi la distribution d’enregistrements. La peine en cas de culpabilité peut s’élever jusqu’à cinq ans.