Jérémy Langlois aurait voulu évoluer pour le Blizzard du Séminaire Saint-François, dans la Ligue de hockey Midget AAA du Québec, mais le destin l’a voulu autrement. Après une année dans le midget espoir, il a été repêché par les Eagles du Cap-Breton avec qui il joue cette saison.

À 16 ans, Jérémy Langlois fait mentir les experts

Et dire que Jérémy Langlois n’a joué que quatre matchs au niveau Midget AAA l’an dernier... Après avoir été repêché en première ronde par les Eagles du Cap-Breton, le jeune défenseur natif de Québec continue à faire mentir les experts en se taillant une place à 16 ans avec l’une des meilleures équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

«Honnêtement, ça va mieux que ce à quoi je m’attendais au début», confie d’ailleurs d’entrée de jeu le jeune défenseur au début de notre entrevue téléphonique. 

Il avoue qu’à son arrivée au camp des Eagles, il trouvait que «ce n’était pas si pire» même s’il avait passé la presque totalité de la dernière saison au niveau Midget Espoir avec les Cyclones de Québec.

Une semaine d’adaptation

«Les premières games de la «vraie» saison, là, pour dire vrai, j’ai trouvé que ça allait vite, mais une semaine après, on aurait dit que j’étais habitué», raconte celui qui affrontera les Remparts au Centre Vidéotron vendredi après les avoir encouragés assis dans les gradins toute sa jeunesse.

«Oui, ça va faire bizarre de les affronter, car les Remparts ont toujours été mon équipe préférée et je voulais jouer pour eux», concède-t-il.

Jérémy aurait aussi voulu jouer pour le Blizzard du Séminaire Saint-François, dans la Ligue de hockey Midget AAA du Québec, mais le destin l’a voulu autrement.

«J’ai été coupé en dernier et à partir de là, mon but a été de prouver qu’ils s’étaient trompés. Je me suis donc mis dans la tête de faire le Challenge CCM, où il y a chaque année une équipe Midget Espoir. Après l’avoir fait, je me suis donné comme but d’être repêché dans la LHJMQ», poursuit-il.

Une surprise

Avec 12 buts et 17 aides en 32 parties au niveau Midget Espoir, il a en effet réussi à faire ouvrir les yeux de quelques dépisteurs. «Je voulais être repêché, peu importe la ronde, et, honnêtement, je m’attendais à sortir entre la fin de la deuxième et le début de la troisième ronde.»

Le jeune homme a été mûr pour toute une surprise. «Quand Cap-Breton a prononcé mon nom à la fin de la première ronde, je ne m’attendais tellement pas à ça que je n’ai pas réalisé que je venais d’être repêché. Je crois que mes parents ont réagi avant moi.»

Non seulement Jérémy avait été repêché, mais il aboutissait dans une équipe qui pouvait prétendre aux plus grands honneurs. 

«Je savais que notre équipe était une prétendante pour les séries, mais au début de l’année je ne pensais pas qu’on irait pour la Coupe. Après la période des échanges, j’ai bien vu que c’était ça l’objectif. En tant que joueur de 16 ans, c’est toute une chance d’avoir l’occasion d’aspirer à ça dès ta première année.»

Après avoir réussi à se tailler un poste dans l’équipe, Langlois n’a pas cessé de se fixer des objectifs. «Je suis un gars qui aime faire des points, mais je sais qu’avec une bonne équipe comme la nôtre, je n’aurai pas nécessairement beaucoup de temps en avantage numérique. Je me suis donc donné comme but d’avoir un différentiel positif. J’étais + 1 à Noël alors là je me suis donné comme objectif de faire mieux encore. Je suis + 9 maintenant...»

Comme Jérémy est né le 19 septembre, il ne sera pas admissible au repêchage de la LNH avant 2022. «Je me considère comme chanceux, car j’aurai deux saisons d’adaptation dans la LHJMQ, plus de temps encore pour démontrer ce que je peux faire. Par la suite, j’essaierai de dominer», conclut celui qui, sans le dire ouvertement, s’est déjà mis à rêver à un autre repêchage.

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LA «TOURNÉE D'ADIEU» DE DEREK GENTILE

Derek Gentile a passé ses deux premières saisons et demie avec les Remparts.

Pour l’attaquant des Eagles du Cap-Breton Derek Gentile, le match de vendredi au Centre Vidéotron revêt un caractère particulier. Les prochains mois sont en effet un peu la «tournée d’adieu» du joueur de 20 ans qui a passé ses deux premières saisons et demie avec les Remparts.

«C’est très spécial, car puisque c’est ma dernière saison junior, c’est aussi la dernière fois que je reviendrai au Centre Vidéotron. J’avoue que je suis un peu nostalgique, car Québec a été une bonne partie de ma vie pour un bon bout de temps», explique celui qui a été échangé aux Islanders de Charlottetown dans la transaction qui avait amené Matthew Grouchy à Québec en 2017-2018.

Les Remparts ont bien changé depuis ce temps. Pierrick Dubé est le seul «survivant» de la dernière saison de Gentile à Québec. «Mais j’ai joué avec Darien Kielb avant qu’il ne soit échangé aux Olympiques de Gatineau!» tient-il à préciser.

Il faut dire que le défenseur ontarien qui est revenu chez les Remparts cette année était à l’époque le cochambreur de Gentile. «J’ai très hâte de rejouer contre lui. Moi et Darien sommes restés en contact tout le temps. Nous avons joué ensemble et nous sommes allés à l’école ensemble à Québec, ça tisse des liens.»

En tant que natif de Sydney, au Cap-Breton, Gentile était également très heureux de l’échange qui l’a fait passé des Islanders aux Eagles (alors les Screaming Eagles) l’an dernier. 

«Je suis chanceux de pouvoir jouer pour l’équipe de ma ville à ma dernière saison junior. J’apprécie tout ce que les Screaming Eagles ont fait pour moi quand j’étais jeune et j’essaie de redonner un peu à la communauté en m’engageant.»

«C’est fou! Quand j’étais petit, je crois que j’avais raté une seule partie des Screaming Eagles en huit ans et bang, 15 ans plus tard, je suis là!» poursuit-il. 

«Pour les jeunes du Cap-Breton, les Screaming Eagles, c’était la LNH! Et quand je suis arrivé à Québec, j’ai aussi eu la chance d’avoir un gars de chez-nous avec qui j’ai grandi, Bronson Beaton, comme capitaine», termine celui qui pense déjà poursuivre des études à l’Université Dalhousie s’il n’obtient pas un contrat professionnel l’an prochain.