Patrick Dom, directeur général du tournoi pee-wee, a tracé un bilan positif de l’évènement, lundi. Au total, des joueurs d’une vingtaine de pays ont bataillé devant plus de 221 000 spectateurs, la deuxième plus grosse foule enregistrée dans l’histoire du rendez-vous hivernal.

61e tournoi pee-wee: le plus beau de tous

«Le Tournoi pee-wee de 2020 a dépassé tous les tournois que l’on avait faits avant. Il devance tous les tournois que j’ai organisés en 28 ans. C’est mon plus beau tournoi à vie, et ce, à tous les niveaux.»

Moins de 24 heures après la présentation du dernier match du 61tournoi pee-wee, Patrick Dom, le directeur général du tournoi, a tracé un bilan positif de l’évènement qui a réuni de jeunes hockeyeurs d’une vingtaine de pays mais aussi, qui a attiré plus de 221 000 spectateurs, la deuxième plus grosse foule enregistrée dans l’histoire du pee-wee.

Et la cerise sur le sundae : les cinq matchs de finale n’ont pas seulement été excitants. Ils ont mis en vedette des équipes québécoises, soit six formations sur les dix qui étaient à l’œuvre dont trois étaient de la grande région de Québec.

«On est très, très content de ce qui s’est passé», a renchéri le président, Michel Plante.

«C’est clair que le 61e tournoi pee-wee a été une réussite. Le [tournoi] pee-wee, ce n’est plus juste un tournoi, c’est devenu un évènement. Et on l’a prouvé avec les joueurs que nous avons reçus dans le cadre des signatures d’autographes, où nous avons eu de belles histoires, et de nos autres activités.»

Le Tournoi pee-wee en était à sa cinquième présentation au Centre Vidéotron et, de l’avis de Plante, l’installation de son équipe dans l’amphithéâtre et la gestion de l’évènement a semblé être beaucoup plus facile cette année. «Ça doit vouloir dire que l’on est encore plus chez nous qu’on ne l’a jamais été au Centre Vidéotron. Je suis très fier du travail qui a été accompli par tous ceux qui travaillent avec nous année après année.»

Lindros, Fraser, Nolan...

Les ex-vedettes de la LNH ayant participé à des activités organisées dans le cadre du Tournoi ont été nombreuses cette année. Et comme le souhaitait Dom, la présence de Kerry Fraser et d’Eric Lindros a permis que soit tournée la page sur des évènements ayant marqué les amateurs de hockey de Québec.

«C’était l’année de la réconciliation et c’est vraiment cool que ces deux-là [Fraser et Lindros] soient venus», mentionne Dom. «L’accueil qu’ils ont eu a vraiment été correct. C’est le fun que cette réconciliation se soit passée au Tournoi pee-wee. La conjointe de Lindros m’a dit qu’Eric n’avait pas dormi la veille de se présenter au Centre Vidéotron. Et Lindros m’a avoué que la journée lui avait permis de tourner une page de sa vie et que 30 ans plus tard, il avait pu faire la paix avec certains événements.

Dom a indiqué qu’il ne pouvait plus déroger d’événements comme ceux-là et qu’il ne pouvait plus retourner en arrière au chapitre des activités organisées en parallèle du tournoi comme les feux d’artifices, les sculptures, etc. Le tournoi pee-wee, ce n’est plus juste un tournoi de hockey. Le tournoi fait maintenant partie d’un évènement.

«On a commencé dans cette voie lors du 60e et c’est dans celle-ci que l’on va continuer à se diriger. C’est certain que ça va nous forcer à être meilleurs. On n’aura pas le choix parce que les gens vont avoir des attentes. Et on va faire de notre mieux pour y répondre.»

Fraser comme arbitre?

Dom a rappelé que Kerry Fraser avait mentionné lors de son passage qu’il aimerait arbitrer une rencontre du pee-wee en 2021. Il a ajouté que, dans sa tête, c’est certain que l’ex-arbitre le ferait. Et comme le vétéran voudrait officier sans casque, ce qui est maintenant interdit par Hockey Québec, Dom a déjà amorcé des discussions afin de trouver une solution.

«Imaginez un match des petits Nordiques avec Fraser et Wes McCauley comme arbitres. C’est un exemple. Oui, il y a des joueurs que l’on peut inviter au tournoi, mais il y a tellement de possibilités...»

Parlant de ce qu’il comptait proposer aux amateurs lors du Tournoi pee-wee de 2021, Dom a assuré que son équipe et lui arriveraient avec des projets nouveaux qui devraient enthousiasmer les amateurs.

«Les gens de Hockey Town ne seront pas là l’année prochaine, mais on a vu que l’on pouvait se servir de la place Jean-Béliveau. On ne sait pas encore ce que l’on y organisera. Et il n’y aura pas de match extérieur. Mais on va mettre nos cerveaux en action et on va organiser une activité qui va permettre aux gens de tripper au boutte

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UNE BELLE HISTOIRE

Gagnants du titre dans le AA-Élites, l’Océanic de l’Est-du-Québec a bien failli ne jamais jouer au Tournoi pee-wee.  La raison est bien simple, la direction du Tournoi pee-wee acceptait les 12 meilleures équipes de niveau AAA au Québec et l’Océanic était classé 13e. Une formation de Buffalo s’est cependant désistée au mois de novembre. Et comme ils ont l’habitude de le faire, les gens du comité de sélection se sont tournés vers une équipe du Québec pour la remplacer : l’Océanic. «Quand on a demandé au gérant de l’Océanic s’il était toujours intéressé à venir chez nous, il nous a dit oui tout de suite», explique Patrick Dom. «Je lui ai demandé s’il ne désirait pas avant consulter ses parents et il m’a répondu : “Ils vont m’écouter, c’est certain. De toute manière, on allait à Bernières.” Je pense que c’est un beau retour d’ascenseur pour eux de ne pas être passés par le classement et de finalement avoir gagné le Tournoi pee-wee.»  

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NOUVELLE CATÉGORIE?

D’ici quelques années, le Tournoi pee-wee pourrait accueillir des équipes dans une nouvelle catégorie. Patrick Dom travaille en effet sur un projet qui pourrait permettre à des équipes n’étant pas de calibre pour évoluer dans l’Inter-B, comme l’Australie, la Corée du Sud, etc., de ne pas être déclassées année après année. Le hic, c’est que selon le plan que Dom a commencé à élaborer, les matchs de cette catégorie devraient être joués ailleurs qu’au Centre Vidéotron, à l’exception de la grande finale du dimanche. Le Pavillon de la jeunesse pourrait être la solution. Mais une question se pose. Les équipes de calibre plus faible accepteraient-elles de ne pas fouler la glace du Centre Vidéotron, à l’exception des deux finalistes, en échange de l’occasion de se retrouver dans une classe où la compétition serait plus équilibrée?Car il est bien possible que pour ces clubs, la victoire n’ait aucune importance. C’est jouer au Centre Vidéotron qui compte.  

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EN VITESSE

Grâce à un programme qu’il a mis sur pied, le Tournoi pee-wee a reçu la visite de la Norvège et de la Serbie débarquées afin de découvrir le tournoi de Québec et ce qui tourne autour. Depuis les débuts du programme, 50 % des pays ayant pris part au programme ont par la suite envoyé une équipe au tournoi... Les bénévoles œuvrant au Tournoi pee-wee ont pu profiter de changements rendant leur travail plus agréable. Ils ont pu manger des repas chauds préparés au Centre Vidéotron et servis dans de vraies assiettes au lieu de lunchs préparés au Patro Roc-Amadour... Le Tournoi pee-wee n’est pas parfait. Lors de la remise du trophée Jean-Béliveau au meilleur compteur du tournoi, un honneur que devaient se partager Alexis Lavigne (Lucile Teasdale) et Matthia Lenta (HC Como), le petit joueur italien n’a pas été nommé parce qu’on croyait qu’il avait quitté Québec. Mais il était dans les estrades. «Il aurait fallu être plus vigilants», a dit Dom.