Patrick Roy avec les deux joueurs finlandais des Remparts Viljami Marjala et Aapo Siivonen, mercredi
Patrick Roy avec les deux joueurs finlandais des Remparts Viljami Marjala et Aapo Siivonen, mercredi

6000 $ par semaine pour faire tester les Remparts

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il en coûterait environ 6000 $ par semaine au propriétaire des Remparts de Québec, le groupe Québecor, pour faire tester tous les joueurs et les entraîneurs de l’équipe pour la COVID-19 dans l’espoir d’un retour au jeu plus hâtif en zone rouge.

C’est du moins ce qu’a laissé entendre l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts, Patrick Roy, en vidéoconférence mercredi. «Nous, on n’a pas les ressources pour faire tester nos joueurs au privé. Ça représente des frais très importants. Trente personnes, soit les joueurs et les entraîneurs, à 200 $ par test, ça fait environ 6000 $ par semaine», a déclaré Roy, ajoutant qu’il n’était pas certain que cette option fasse partie des discussions chez Québecor pour le moment.

«C’est leur équipe. Nous, on peut juste donner nos idées. Je pense qu’il faudra être patients», a déclaré Roy au sujet de la possibilité de voir la direction de la santé publique permettre aux équipes situées en zone rouge de reprendre le jeu, alors que celles situées en zones jaune et orange reprendront le collier en fin de semaine.

«Je ne sais pas si (l’option des tests hebdomadaires pour les joueurs et le personnel) est quelque chose qu’ils envisagent. On demeure très attentifs à ce que la ligue proposera», poursuit-il, ajoutant qu’il est normal selon lui que les équipes en zone jaune et orange reprennent le jeu.

La Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) devrait annoncer jeudi, après des discussions avec la direction de la santé publique, sa position concernant les équipes en zone rouge. Roy ne semblait pas trop se bercer d’illusions mercredi. «C’est très difficile à dire. C’est la santé publique qui va prendre la décision finale. On est toujours en attente. C’est certain que de jouer au Centre Vidéotron, où personne d’autre n’a accès, peut jouer en notre faveur. Cependant, on comprend aussi que le gouvernement a d’autres chats à fouetter que les clubs de hockey junior.»

Entraînements sans contact

Pour l’instant, les Remparts doivent encore s’en tenir à des entraînements sans contact. «Les gars continuent de bien faire les choses. Ils se considèrent chanceux de pouvoir être à l’aréna, de pouvoir travailler sur leur jeu et, en même temps, je sais que le gouvernement ne veut pas empêcher les jeunes de se développer», conclut-il.