Les futurs promoteurs qui prendront la relève du Québec Open, les karatékas David Bossinotte, Samuel Gagnon et Claire Cocozza.

34e Québec Open de karaté: sur les traces du maître

Quand vient le temps de remplacer un monument vivant tel que Clermont Poulin, grand manitou du Québec Open, une personne ne suffit pas!
Lorsque le rideau tombera sur la 34e présentation de l'événement aujourd'hui, ce sont trois de ses élèves, David Bossinotte, Claire Cocozza et Samuel Gagnon, qui prendront la relève du grand maître. Un défi taillé sur mesure pour les trois karatékas.
Franchisé des Studios Unis de Notre-Dame-des-Laurentides et de Lac-Saint-Charles, le couple formé du Québécois David Bossinotte et de l'Ontarienne Claire Cocozza voue une affection particulière au Québec Open, un événement où les deux ceintures noires - 4e dan pour lui et 5e dan Shorin Ryu pour elle - se sont rencontrées en 2003. 
«Je suis originaire de London. En 2003, j'ai vu David. Lui ne parlait pas anglais et moi, je ne parlais pas français! Un an plus tard, je déménageais ici! Ça fait 11 ans qu'on est ensemble» raconte Claire qui, en plus d'avoir un titre du US Open à son actif, a été couronnée championne en combat toutes catégories à ses 10 participations au Québec Open.
Déjà fort occupés avec leur petite famille, Cocozza et Bossinotte s'allieront au franchisé de Val-Bélair Samuel Gagnon, une autre ceinture noire (4e dan), afin de présider à la destinée du Québec Open. Le trio de choc s'est imposé en raison de sa connaissance de la scène internationale, de ses promoteurs, de ses compétiteurs et de ses spectateurs, rencontrés au fil des ans.
«On a suivi beaucoup le circuit, en compétition. Les gens nous connaissent. On a fait pas mal le tour du monde, de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Clermont nous a promenés un peu partout. C'est ce qui fait qu'à l'international, on est pas mal connus. Et c'est pour ça qu'on est connus plus que les autres franchisés des Studios Unis», expliquent David et Claire. 
C'est toutefois parce qu'ils apprécient la formule unique du Québec Open et veulent en assurer la pérennité, que les trois nouveaux promoteurs se lancent dans l'aventure.
«Dans les dernières années, on savait que Clermont était plus fatigué et que ça s'en venait, tranquillement pas vite. Je pense que tous les trois, on ne voulait pas que le Québec Open arrête ou que ce soit quelqu'un de l'extérieur qui reprenne ça. C'était aussi important pour nous autres que pour Clermont. Et pour les Studios Unis aussi. C'est un événement d'une envergure incroyable! Je pense qu'on a ça en commun, tous les trois. On tient vraiment à ce que ce soit un événement qui continue de connaître du succès et de grandir», a pour sa part soutenu Samuel.
Réputation internationale
Point culminant de ses deux jours de compétition, le super spectacle d'arts martiaux, qui sera présenté au Stade couvert du PEPS aujourd'hui, attire des compétiteurs d'un peu partout sur la planète.
«Le spectacle du samedi soir est réputé internationalement. On a fait le tour et il n'y a rien de comparable ailleurs, rien qui ressemble. On souhaite garder cette touche originale. Beaucoup d'athlètes nous disent que c'est le rêve de leur vie de performer sur cette scène-là un jour...» laissent entendre David et Samuel.
Les trois futurs promoteurs ont, de leur côté, déjà la chance de prendre part à la compétition et n'excluent pas d'éventuels retours sur les tatamis. Dans l'immédiat, ce qu'ils souhaitent toutefois, c'est de poursuivre la tradition instaurée par Clermont Poulin, tout en y mettant leur empreinte.
«On sait qu'on a une formule gagnante entre les mains. Et Clermont n'est jamais très loin. C'est le GPS dans l'autobus! Il connaît le trajet bien comme il faut! Il suffit de le suivre!» a conclu Samuel.