Comme tous les membres de l'organisation des Capitals de Washington, le dépisteur Martin Pouliot a porté la Coupe Stanley à bout de bras, jeudi, un moment qu'il n'est pas près d'oublier.

20 secondes inoubliables pour Martin Pouliot

«Je suis en monde récupération. Je suis en mode survie.» Martin Pouliot a rappelé Le Soleil vers 15h, heure de Las Vegas, vendredi. Il avait réussi à dormir un peu dans la journée, mais pas assez pour compenser pleinement les intenses célébrations qu’il venait de vivre avec ses Capitals de Washington.

«Ç’a été des festivités assez hard», a admis le recruteur de la formation, gagnante la veille de la première Coupe Stanley de ses 44 années d’existence.

Avant les quelques gorgées d’alcool en trop, Pouliot avait réalisé le rêve classique du jeune hockeyeur québécois : soulever le Saint Graal du hockey. À l’instar d’Alex Ovechkin, de Nicklas Backstrom et de tous les membres en règle de l’organisation de la capitale américaine, auteurs d’un triomphe en cinq rencontres sur les Golden Knights de Vegas. 

Une vingtaine de secondes chargées d’émotion, vécues sur la glace du T-Mobile Arena. «De brandir la Coupe Stanley à bout de bras, c’est vraiment le moment qui vient te chercher le plus. J’ai eu une pensée pour mes parents», a raconté Pouliot, membre des Caps depuis 21 ans.

Le résident de Québec a ensuite participé au party privé avec tous les joueurs, entraîneurs et membre du personnel de l’équipe. Au cours duquel, on peut le comprendre, tout ce beau monde a célébré avec faste et intensité.

Pouliot s’est finalement couché quelque part entre 7h et 8h, heure du Nevada. Malgré le manque de sommeil, il semblait plutôt en forme au bout du fil.

Cap sur la parade

Au cours de l’entretien, Pouliot a eu une pensée pour tous les membres de la «confrérie» des dépisteurs, «les architectes de la maison», a illustré Pouliot. «Je souhaite à tous mes chums qui font la même job que moi de vivre ça», a-t-il lancé.

À Washington, environ la moitié de la quinzaine de recruteurs se côtoie depuis plus de 15 ans. «On a vécu plus de défaites que de joie», rappelle Pouliot, qui n’avait pas goûté au plaisir d’une finale depuis 1998, où les choses s’étaient moins bien passées pour les Caps. «Mais là, c’est notre tour.»

Pouliot n’a pas fait le voyage vers Washington avec les joueurs, vendredi, mais il participera à la parade dans les rues de la capitale, mardi. Il dit avoir obtenu toute la compréhension de la direction des Voyageurs de Saguenay, l’équipe de baseball junior qu’il dirige, pour ces quelques journées d’absence.