Le Stade Canac, résidence des Capitales, de la Ligue Can-Am

20 ans de baseball indépendant à Québec

Les Capitales amorceront leur 20e saison, au Stade Canac, jeudi. Rêve fou de l'Américain Miles Wolff, l'implantation d'une franchise de baseball indépendant à Québec se sera avérée un succès, malgré une période plus difficile au début des années 2000. Un rêve que les dirigeants actuels, dont le président Michel Laplante, perpétuent grâce à une vision dépassant largement les clôtures du Parc Victoria. Flashback sur 20 ans de baseball indépendant à Québec.

DES DÉBUTS MÉMORABLES

Un match inaugural couru

Le compte rendu du premier match des Capitales à la Une de la section des sports du Soleil, le 5 juin 1999

Vingt-deux ans après le déménagement du club-école des Expos (AA) à Memphis, le baseball professionnel mineur reprenait ses droits sur un Stade municipal sauvé du pic des démolisseurs et revampé, le 4 juin 1999. Un investisseur américain, Miles Wolff, faisait alors le pari d'opérer une franchise de baseball indépendant dans la capitale. C'est devant une salle «presque» comble de 4743 amateurs — le Stade Canac en contient 4800 — que les Capitales ont amorcé, sous un ciel clément, leur première saison locale avec une victoire de 8-2. Cette dernière a été portée à la fiche du lanceur partant, un certain Michel Laplante.

Naissance dans un contexte difficile

LE BOMBARDIER LANTIGUA

L'un des joueurs les plus populaires de l'histoire des Capitales, le Dominicain Eddie Lantigua s'est aligné avec l'équipe en 1999, puis de 2002 à 2009.

Eddie Lantigua

Au cours de ces neuf saisons, le colosse de six pieds, qui est le seul à avoir son numéro (31) retiré chez les Capitales, s'est démarqué par la puissance de son coup de bâton, devenant le meneur des Capitales pour les circuits en carrière.

Encore aujourd'hui, Lantigua détient plusieurs records d'équipe, dont ceux pour les points marqués en une saison (81) et en carrière (491), les points produits en une saison (112) et en carrière (598), les coups sûrs en carrière (890), les coups de circuits en une saison (31) et en carrière (126), les doubles en une saison (30, ex-æquo avec Balbino Fuenmayor) et en carrière (176), et bien d'autres! Il allait quitter la formation en août 2009, à la suite d'un différend avec le gérant Michel Laplante.

Michel Laplante sur Eddie Lantigua

«LONGUE BALLE, CAPITALES!»

À sa première saison complète à la description des matchs des Capitales en 2004, François Paquet a utilisé pour la première fois une expression qui, 14 ans plus tard, continue de faire vibrer les partisans de l'équipe. Lorsque retentit son «Longue balle, Capitales!», l'heure est aux réjouissances chez les inconditionnels de la formation de la Can-Am.

Le descripteur des matchs des Capitales depuis 2003, François Paquet

François Paquet raconte: «Quand les Expos jouaient, il y avait toujours un son qui était utilisé [dans la retransmission des matchs] lorsqu'ils cognaient des circuits. Jacques [Doucet, descripteur des Expos] m'avait expliqué que c'était pour attirer l'attention des gens qui écoutaient les matchs en faisant la vaisselle. Lorsque tu entendais ce son, ça voulait dire que c'était un circuit des Expos, pas des adversaires. On s'était dit que ça nous prenait aussi quelque chose qui allait attirer l'attention des partisans des Capitales. C'est de là qu'est venu le “Longue balle, Capitales!”. Ça rimait et c'était sympathique.»

LES CAPITALES EN CHIFFRES

7

Championnats de la Ligue Can-Am entre les années 2006 et 2017, dont cinq consécutifs de 2009 à 2013. Une dynastie.

19

Nationalités représentées dans l'alignement des Capitales au fil des ans. La plupart des joueurs ayant porté la chemise rayée bleue et blanche sont provenus du Canada et des États-Unis, mais aussi de quelques pays plus exotiques tels que le Congo, les Pays-Bas, la Jamaïque, les Îles Vierges, le Brésil, la Corée du Sud, les Antilles-Néerlandaises, la France et le Japon. À cette liste, il faut maintenant ajouter Taïwan, avec l'arrivée de l'avant-champ Shao-Pin Ho, cette saison.

1M$... et plus!

Le coût d'une franchise de la Ligue Can-Am est établie à 1 million de $. La valeur réelle des Capitales, fleuron du Circuit Wolff, s'élève cependant à «plusieurs millions de dollars», selon l'organisation, si on tient compte des succès de ses opérations, ainsi que de la récente acquisition d'une surface synthétique et d'un dôme. 

84 000$

Le plafond salarial du secteur baseball lors des débuts de l'équipe, il y a 20 ans. Aujourd'hui, il a à peine augmenté à 104 000$, mais une nouvelle augmentation pourrait entrer en vigueur dès cette saison.

L'AS DES AS

Karl Gélinas

Aucun joueur des Capitales n’aura laissé son empreinte sur le monticule du Stade Canac comme Karl Gélinas. En 2018, le grand droitier amorcera sa 12e saison dans l’uniforme québécois, sa deuxième à titre de joueur-entraîneur. Partant des grandes occasions, l'ancien espoir des Angels d'Anaheim, une tour de 6'4” et 205 livres, mène tous les artilleurs des Capitales pour les victoires en carrière (75), les matchs lancés (169), les manches lancées (1053), les manches lancées en une saison (137 en 2014) et les retraits au bâton (803).

UNE TERRE D'ACCUEIL

Goefrey Tomlinson

Plusieurs joueurs étrangers des Capitales ont terminé leur carrière à Québec et ont choisi de s'y établir. Du nombre, les Américains T.J. Stanton, de la Floride, Matthew Rusch, de New York, Goefrey Tomlinson et Mike Provencher, tous deux originaires du Texas, l'Australien Brad Purcell, et l'Ontarien T.J. Shimizu ont tous — à l'exception de Rusch qui vit à Trois-Rivières — élu domicile dans la capitale et appris la langue de Molière, qu'ils parlent couramment.


« Il y a quelque chose de spécial à Québec et c'est ce que je dis toujours dans mon “pitch” de vente. C'est une ville des ligues majeures dans le baseball indépendant. C'est magnifique, c'est sécuritaire. Moi-même, je ne viens pas d'ici et je suis tombé en amour avec la ville. Je ne demeurerais nulle part ailleurs. »
Patrick Scalabrini, gérant des Capitales

«Goefrey Tomlinson est tombé en amour avec une fille d'ici, mais ç'a été secondaire dans sa décision de s'installer. Il s'est établi ici avant de tomber en amour et de devenir père de famille. “G”, ça l'a touché de voir comment les gens l'ont accueilli. Il est noir, “G”. Aux États-Unis, il n'avait pas le même accueil. Ça l'a touché de voir que les Québécois s'en foutaient, qu'il soit noir ou non. Il est devenu un frère parmi nous. Mais ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres», a raconté le gérant Patrick Scalabrini.

LE «ROI DU STADE»

Difficile à croire aujourd'hui, mais Capi, l'attachante mascotte des Capitales, ne faisait pas l'unanimité à ses débuts, en 1999. Le directeur des communications Maxime Aubry explique la naissance controversée du «Roi du stade».

La mascotte des Capitales, Capi

«Un concours public avait été lancé pour trouver une mascotte en 1998 et le lion était ressorti parmi les choix des partisans, parce que ça représente la force, le roi de la jungle. Il y avait toutefois eu un débat à l’interne. L’idée du lion était mitigée, car ce n’était pas représentatif de notre région. Mais la femme du propriétaire Miles Wolff avait dessiné ce à quoi pourrait ressembler cette mascotte et Pierre Lanouette, de Création Animation Mascottes, avait créé la tête de Capi, qui a finalement charmé tout le monde. Pour le nom, c’était un dérivé naturel du mot Capitales.»

LES PLUS GRANDS RIVAUX

Rare trêve entre l'ancien gérant des Jackals du New Jersey, Joe Calfapietra, et son homologue des Capitales, Patrick Scalabrini, en 2013

Au cours de leurs 20 ans d'existence, les Capitales ont croisé le fer avec de nombreuses équipes, mais aucun rival n'aura suscité autant de passion que les Jackals du New Jersey, à l'ère du gérant Joe Calfapietra (2003-2016). Patrick Scalabrini se souvient: «Dès le départ, on s'est rencontrés plein de fois. Entre les deux équipes, c'est passé de malsain à sain. Beaucoup parce qu'on se rendait presqu'à chaque année en séries. De notre côté, on se faisait un malin plaisir à ne jamais laisser Calfapietra gagner.» Les Capitales sont sortis victorieux des cinq séries les ayant opposées aux Jackals au cours de leur histoire, les défaisant en première ronde. en 2010 et 2015, et en finale, en 2011, 2012 et 2013.

DES ORIGNAUX QUI SAVENT JOUER

Depuis 2012, les joueurs des Capitales ont pris l'habitude de mimer des bois d'orignaux lorsqu'ils atteignent les sentiers. La tradition a pris naissance à Winnipeg, lors de la première série de matchs interligue entre les formations de la Can-Am et de l'American Association.

Jonathan Malo mimant des bois d'orignaux

«Nous avions beaucoup de Canadiens dans notre alignement, alors que les Goldeyes n'en avaient pas. Il y a eu quelques commentaires en ce sens-là de la part des Américains qui jouaient à Winnipeg. Ils riaient de ça. Ça fait qu'on leur a donné une tape. On les a balayés, cette fin de semaine-là! Toute la série, ç'a été une domination sur la butte avec Karl Gélinas, Jeff Duda et John Mariotti. Au dernier match de la série, Jonathan Malo a frappé un double. Leur deuxième-but était venu le voir et lui avait dit: “You f*** moose can play, man!”. C'est de là que c'est parti!», s'est rappelé le gérant Patrick Scalabrini.

LE COIN DES COLLECTIONNEURS

Éric Gagné s'est aligné avec les Capitales en 2009.

Vous êtes collectionneurs ? Très peu d'objets mis en vente par les Capitales au fil des années possèdent une grande valeur marchande, à moins que vous ne déteniez une rare chemise officielle autographiée d'Éric «Game Over» Gagné. L'ancien récipiendaire d'un trophée Cy Young s'est aligné avec les Capitales au cours de la saison 2009, suscitant un intérêt sans précédent aux guichets du Stade municipal. Sinon, il y a évidemment les bagues des sept championnats de la formation, mais elles ont une valeur «davantage sentimentale que monétaire», affirme le directeur des communications Maxime Aubry, qui conseille plutôt aux partisans de conserver leurs souvenirs.

DES VISITEURS CÉLÈBRES

L'ancien artilleur des Red Sox, des Expos, des Mets, des Dodgers et des Phillies, Pedro Martinez, a participé à un match des célébrités au profit de la recherche sur la maladie de Lou Gehrig, au Stade municipal, en 2011.

Ce ne sont pas les visiteurs célèbres qui ont manqué aux Capitales au cours des 20 dernières années. Outre les anciens Expos, notamment Pedro Martinez, Tim Raines, Steve Rogers, Gary Carter et Dennis «Oil Can» Boyd, les locataires du Stade Canac ont reçu Wayne Gretzky, dont le fils Trevor s'est aligné avec l'équipe, en 2016. Généreux, la «Merveille», accompagné de son épouse Janet, avait distribué les autographes pendant et après le match, dont fiston avait été le héros en 11e manche.

Accompagné de son épouse Janet Jones, Wayne Gretzky est venu applaudir son fils Trevor, en plus de distribuer généreusement les autographes, le 20 mai 2016.

Quelques années plus tôt, en 2011, l'acteur Tim Robbins, qui était alors en représentation au Festival d'été, avait également visité le vestiaire des Capitales, en plus d'effectuer le lancer protocolaire d'un match. L'acteur oscarisé s'est fait connaître par son rôle d'Ebby Calvin «Nuke» LaLoosh, un jeune lanceur qui avait perdu le marbre, dans le mythique film de baseball «Bull Durham» (1988).

Michel Laplante, à gauche, en compagnie de l'acteur Tim Robbins, en 2011

Anecdote intéressante: le commissaire de la ligue Can-Am et ancien propriétaire des Capitales, Miles Wolff, était propriétaire des Bulls de Durham, lors du tournage et de la sortie du film. «Avant le film, nous pouvions vendre pour environ 50 000$ en souvenirs. En l'espace d'un an, on en vendait pour un demi-million», racontait à l'époque le père du baseball indépendant.

L'ÉQUIPE D'ÉTOILES DU PRÉSIDENT

LA FILIÈRE QUÉBÉCOISE

Si les Capitales ont su rapidement s'implanter dans le cœur des amateurs de Québec, c'est en grande partie parce qu'ils ont toujours fait un effort particulier pour recruter des joueurs québécois. Au fil des ans, les Michel Laplante, Patrick Scalabrini, Sébastien Boucher, Michel Simard, Patrick Deschênes, Jonathan Malo, Josue Peley et Karl Gélinas ont non seulement contribué à créer un sentiment d'appartenance envers l'équipe, mais ont également brillé à leurs positons respectives.

Sébastien Boucher

«Les joueurs québécois ont marqué l'histoire des Capitales. Miles Wolff me le disait dernièrement: “Sans eux autres, je ne sais pas si on serait passé au travers”. Plusieurs Québécois ont été très bons sur le terrain, mais d'après moi, il favorisait encore davantage le sentiment d'appartenance chez l'amateur. Des gars comme Pierre-Luc Laforest et Josue Peley, entre autres, ont joué un rôle vraiment important dans la progression de l'équipe», estime le chroniqueur du Soleil à la retraite, Maurice Dumas.

«LA» PERSONNALITÉ DES 20 ANS

Ce ne sont pas tous les anciens joueurs qui deviennent de bons gestionnaires dans les organisations sportives. C'est pourtant le cas du président des Capitales Michel Laplante, qui a d'abord brillé sur la butte comme lanceur, avant de porter tous les chapeaux dans l'organisation, et de finalement occuper le poste de président. C'est ce qui fait du sympathique Abitibien d'origine, croit Maurice Dumas, la personnalité des 20 premières années des Capitales.

L'homme-orchestre des Capitales, Michel Laplante

«Michel [Laplante], il a coiffé tous les chapeaux. Il a même lavé les uniformes, étendu la toile protectrice sur le terrain. Il a commencé comme joueur, a vendu des billets. Finalement, il a gravi tous les échelons. […] Si Michel n'avait pas été là, les Capitales n'auraient pas progressé comme ils ont progressé. Michel n'a pas de diplôme, mais il a fréquenté l'université de la vie pas à peu près. Il y a eu d'autres personnalités importantes dans l'histoire des Capitales, mais personne ne s'approche de lui», estime ce témoin privilégié de l'histoire des Capitales.

UN CAPITAINE AU LONG COURS

Patrick Scalabrini

Au cours de leurs 12 premières années d'existence, les Capitales ont eu cinq gérants, soit Jay Ward (1999-2001), Andy McCauley (2002), Joe Ferguson (2003), Darren Bush (2004) et Michel Laplante (2005-2009). Depuis 2010, c'est l'ancien avant-champ Patrick Scalabrini qui dirige l'équipe avec laquelle il présente une fiche de 407-310. Pendant cette période, la diplômé de l'Université d'Hawaï a remporté cinq championnats, dont quatre consécutifs, de 2010 à 2013. «Je suis de loin celui qui a été là le plus longtemps. Pour moi, les Capitales, ce n'est pas juste une job. C'est ma vie, maintenant. Je demeure ici à temps plein. Ça fait des années que je me suis établi à Québec. Je dors et je rêve Capitales. Je monte mon équipe 365 jours par année. Je ne pense qu'à ça. J'ai cette fierté-là. C'est pour ça que gagner un championnat, c'est important pour moi», affirme le natif de Coaticook.

UN TREMPLIN VERS LES MAJEURES

Andrew Albers

Les Capitales se sont fait un point d'honneur, au fil des ans, d'ouvrir les portes de leur vestiaire à des joueurs talentueux en quête d'une deuxième chance, voire d'une dernière chance. Récemment, les Nolan Becker, Jon Fitzsimmons, Karl Triana, Maxx Tissenbaum et Jordan Mills ont tous vu leurs contrats rachetés par des équipes du baseball affilié. Celui qui a toutefois connu le plus beau parcours à partir de Québec est le lanceur saskatchewannais Andrew Albers, qui a évolué avec l'équipe en 2010.


« Andrew a eu une petite chance, et comme c'est un bulldog, il est rentré à coup de pied dans la porte. Il est devenu notre meilleur lanceur cette année-là. Il est monté jusqu'aux majeures. C'est l'histoire chouchou du baseball indépendant. »
Patrick Scalabrini, gérant des Capitales

Libéré par les Padres de San Diego après avoir subi une intervention de type Tommy John en 2009, Albers s'est joint aux Capitales en 2010, où il a été dominant, présentant une fiche de 3-0 et 17 sauvetages, en plus d'afficher une moyenne de points mérités de 1,40. Cette campagne remarquable lui a valu un essai avec les Twins du Minnesota, qui l'ont rappelé en août 2013. À son premier match dans les majeures, il a obtenu une victoire contre les Royals de Kansas City. Depuis, il a également fait partie des organisations des Blue Jays de Toronto, des Braves d'Atlanta et des Mariners de Seattle. Il évolue présentement avec les Buffaloes d'Orix dans le Baseball professionnel nippon (NPB).

LES CAPITALES DANS LA CULTURE POP

Eddie Vedder portant la chemise grise des Capitales de Québec, lors d'un spectacle de Pearl Jam au Centre Vidéotron, le 5 mai 2016

Au fil des ans, les Capitales se sont à quelques occasions retrouvées sous les feux des projecteurs, que ce soit parce qu'ils ont inspiré les paroles d'une chanson, parce que leurs uniformes ont été enfilés par des vedettes de la musique, ou parce qu'ils ont été immortalisés dans une série dramatique à la télévision. En 2016, la chemise «locale» rayée bleue et blanche et la chemise «de route» grise des Capitales ont toutes les deux connu leur moment de gloire sur scène. En mai de cette année-là, le chanteur de la formation Pearl Jam, Eddie Vedder, a enfilé l'uniforme gris orné du numéro 25 — pour les 25 ans de Pearl Jam —, lors du deuxième rappel du groupe, au Centre Vidéotron.

Le rappeur américain Flo Rida, en spectacle à Québec, au Festival d'été, le 16 juillet 2016

Quelques mois plus tard, c'était au tour de Flo Rida, d'enfiler la chemise, le t-shirt et la casquette des Capitales, lors d'un spectacle présenté au Parc de la Francophonie, à l'occasion du Festival d'été. Quelques heures avant sa prestation, le rappeur américain avait même annoncé son intention en publiant une photo sur son compte Instagram.

Cinq ans auparavant, la série policière «Chabotte et fille», qui était produite à Québec, avait placé les Capitales au cœur de l'intrigue d'un de ses épisodes, qui a été diffusé le 1er décembre 2011. Bien que des acteurs interprétaient les rôles du soigneur M. Gendron et du joueur William Martin, les vrais membres de la formation faisaient office de figurants.

En 2006, l'inimitable Bob Bissonnette, enthousiasmé par la course au championnat des Capitales, avait quant à lui composé une chanson pour encourager l'équipe dont il deviendrait éventuellement un actionnaire. Il en est ressorti «Let's go les Caps», un hymne festif fidèle au répertoire sport-rock du regretté chansonnier.