Al Horford, des Celtics de Boston, en action

12e gain de suite pour les Celtics

Al Horford a inscrit 21 points à son retour au jeu après avoir raté deux matchs en raison d’une commotion cérébrale et les Celtics de Boston ont signé une 12e victoire de suite en venant à bout des Raptors de Toronto par la marque de 95-94, dimanche.

Les Celtics (12-2) étaient privés de Kyrie Irving, qui a reçu un coup de coude au visage accidentel de son coéquipier Aron Baynes, vendredi, face aux Hornets de Charlotte. Irving a subi une fracture mineure au visage. Jaylen Brown (à gauche) a récolté 18 points, tandis que Terry Rozier en a inscrit 16. Les Celtics ont réussi 40,2%t de leurs tirs dans le feu de l’action. DeMar DeRozan a accumulé 24 points, tandis que Kyle Lowry a inscrit 19 points et sept rebonds pour les Raptors (7-5). 

***

Joakim Noah rentre à New York

Statistiques en berne, pépins physiques et, pour couronner le tout, suspension pour dopage, c’est peu dire que la première saison de Joakim Noah sous les couleurs des Knicks de New York a été désastreuse : le pivot franco-américain retrouvant lundi les surfaces de jeu de la NBA après une absence de neuf mois.

Pour son retour à New York, la ville où il avait passé son adolescence et fait ses gammes sur les terrains de jeu du quartier de Hell’s Kitchen, Noah espérait beaucoup mieux.

L’ancien pivot des Bulls de Chicago (2007-2016), double champion universitaire, n’a disputé la saison dernière que 46 matchs avec un temps de jeu et un impact limités : 22,1 minutes, 5,5 points et 8,8 rebonds par match pour celui qui fut en 2013-2014 le meilleur joueur défensif de la NBA.

Pire, les supporters des Knicks l’ont rapidement pris en grippe parce qu’il avait signé à l’été 2016 un contrat jugé mirobolant pour un joueur souvent blessé : 72 millions $ pour quatre ans.

Et Noah n’a pas réussi à faire mentir sa réputation peu flatteuse de joueur fragile : il a dû mettre un terme à sa saison dès février 2017 à cause d’une nouvelle blessure à l’épaule droite (rupture de la coiffe des rotateurs) nécessitant une intervention chirurgicale.

Mais le fils aîné de la légende du tennis français Yannick Noah n’avait pas encore touché le fond.

En avril, il écopait d’une suspension de 20 matchs pour infraction à la réglementation de la NBA sur les substances prohibées, en raison de l’absorption d’un complément alimentaire contaminé.

À 32 ans, après avoir purgé sa suspension et enchaîné trois saisons perturbées par des blessures, Noah repart pratiquement de zéro et devra se battre pour se (re)faire une place.

Leçon d’humilité

En son absence, les Knicks ont retrouvé de l’ambition grâce à leur pivot letton Kristaps Porzingis, nouveau meneur de l’équipe depuis le départ de Carmelo Anthony à Oklahoma City.

Et en matière de pivots et de joueurs intérieurs, Jeff Hornaceck, l’entraîneur des Knicks, a l’embarras du choix : Noah ne sera au mieux que sa quatrième option, lundi, pour le duel contre Cleveland et LeBron James au Madison Square Garden.

À l’entendre, «Jooks», son surnom, aborde cette 11e saison dans la NBA avec humilité. «Je suis simplement heureux de pouvoir refaire ce que j’aime par-dessus tout. Tout ce que je peux faire, c’est d’être aussi prêt que possible et je jouerai le rôle qu’on me demandera de jouer», insiste-t-il.

A la différence de beaucoup de sportifs convaincus de dopage, Noah a reconnu son erreur et en a tiré des leçons. «Cela a été dur de me retrouver dans cette situation, à suivre les matchs de l’équipe devant la télé, mais j’en suis le premier responsable. J’ai beaucoup appris lors de cette période loin des terrains, c’était une leçon d’humilité et cela m’a permis de remettre de l’ordre dans ma vie et de me concentrer sur ce qui était le plus important», assure-t-il.

Noah se sait attendu. «Les supporters des Knicks sont impatients, la saison dernière a été difficile, il y avait beaucoup de frustrations, notamment à cause de mon comportement. Mais cette équipe a beaucoup de potentiel.»  AFP

*** 

Lozon Ball passe déjà à l'histoire

Le prodige des Lakers de Los Angeles, Lonzo Ball, est devenu à 20 ans le plus jeune joueur de l’histoire de la NBA à réussir un «triple double» avec 19 points, 12 rebonds et 13 passes décisives en 39 minutes de jeu, samedi soir. À 20 ans et 15 jours, Ball a fait mieux qu’un certain LeBron James qui avait 20 ans et 20 jours lorsqu’il a réussi son premier «triple» (trois catégories de statistiques à 10 unités et plus) en novembre 2004. «Ce n’est pas important pour moi, car on a perdu ce match», a asséné Ball.