Alex Ovechkin est devenu dimanche le 50e joueur de l’histoire de la LNH à disputer au moins 1000 matchs avec la même équipe.

1000 matchs avec la même équipe, réalité appelée à devenir plus fréquente

Victor Hedman avait refusé d’aller se coucher avant d’avoir obtenu un nouveau contrat.

Une année complète avant son autonomie, l’imposant défenseur a fait savoir à son agent qu’il voulait signer une prolongation de longue durée avec le Lightning de Tampa Bay dès que ce serait possible. Le Suédois a finalement apposé sa signature au bas d’un contrat de huit ans avant le coucher du soleil. «Ça n’a jamais fait le moindre doute. Demeurer à Tampa était la priorité», avait-il déclaré ce jour-là.

Patrice Bergeron a démontré le même empressement lorsqu’il a signé ses deuxième, troisième et quatrième contrats avec les Bruins de Boston. Le hockeyeur de Québec voulait aussi demeurer avec l’organisation qui l’a repêché et développé tout en acceptant moins d’argent avec l’espoir d’être entouré de talentueux coéquipiers pour gagner.

Aujourd’hui, Hedman (622) et Bergeron (958) peuvent aspirer à se joindre au cercle exclusif et en pleine croissance du club des 1000 matchs avec la même équipe. Vendredi et dimanche, Brent Seabrook (Chicago) et Alex Ovechkin (Washington) sont devenus les 49e et 50e joueurs de l’histoire de la LNH à le faire.

«Vous allez le voir plus souvent désormais», a déclaré le défenseur Brooks Orpik, des Capitals. «C’est en raison de la convention collective et du fait que les grandes vedettes ne bougeront pas autant que par les années passées.»

Seulement la saison prochaine, le partenaire de longue date de Seabrook à la ligne bleue, Duncan Keith, et Bergeron devraient se joindre au groupe des 1000 matchs avec la même équipe. Les capitaines Mikko Koivu (Minnesota) et Anze Kopitar (Los Angeles) feront de même avant la fin de la saison 2018-2019 s’ils demeurent en santé.

«Pour que cela se concrétise dans beaucoup de cas, je pense qu’il doit y avoir un peu de concessions des deux parties», a déclaré l’agent Kent Hughes, qui représente Bergeron.  Dans le cas d’Ovechkin, il s’agissait d’un contrat de 124 millions $US d’une durée de 13 ans signé au début de 2008.

David Stern, alors commissaire de la NBA, avait estimé que le propriétaire de Capitals, Ted Leonsis, regretterait sa décision. Son seul regret aujourd’hui est de ne pas avoir mis sous contrat son joueur de concession pour 15 ans... Et Ovi a déclaré que s’il pouvait revenir en arrière, il signerait pour une période de 16 ans.

La situation d’Ovechkin est une anomalie dans la LNH d’aujourd’hui, où la durée des contrats a été plafonnée à huit ans lors de la dernière ronde de négociations. Depuis l’entrée en vigueur de la convention collective en janvier 2013, 33 joueurs différents ont signé des contrats de huit ans, dont 28 avec leur équipe d’origine.

Chiffre significatif

«Cela signifie beaucoup pour n’importe quel joueur de mettre fin à sa carrière et de dire : “Et bien, regardez ça, j’ai joué 1050 matchs avec une équipe, toute ma carrière, je suis l’un des rares”», a déclaré l’agent Peter Wallen, qui compte parmi ses clients Hedman, l’attaquant Patrik Berglund (St. Louis) et le capitaine Gabriel Landeskog (Colorado).

«L’unique raison de rester au même endroit pendant 1000 matchs, c’est parce que vous participez aux séries chaque année, vous savez que votre directeur général vous donne l’occasion d’aller en séries et de remporter la Coupe Stanley.»

Backstrom et Evgeny Kuznetsov pourraient imiter Ovechkin comme les seuls à atteindre les 1000 matchs avec les Capitals, alors qu’aucun joueur n’y était parvenu lors des 40 premières années de l’histoire de la concession.

«Les organisations veulent former un noyau de base, et c’est peut-être pourquoi il est si fréquent aujourd’hui que plus de gars demeurent avec une équipe», a déclaré Backstrom. «Pour moi, personnellement, c’est appréciable de rester au même endroit. Mais parfois, tu n’as pas le contrôle. Nous avons été chanceux ici de demeurer avec l’équipe si longtemps, et j’en suis heureux.»