Baseball

Stade Canac: le dôme dévoile son look intérieur

Bienvenue sous le dôme! Le Stade Canac a dévoilé son look intérieur pour l'hiver, lundi, un espace aussi impressionnant que gigantesque.

Les jeunes joueurs du sports-études des Canonniers de Québec pratiquaient sous le dôme de toile en pvc lors du passage des journalistes, en après-midi. Sur un terrain qu'ils connaissent… mais avec une vue drôlement transformée!

Présent lors de la conférence de presse, le maire de Québec avait raison de souligner que l'immense «tente» carrée de 230 pieds de côté semble encore plus grande depuis l'intérieur.

Football

Kaepernick dépose un grief contre la NFL

NEW YORK — Colin Kaepernick, l’ancien quart-arrière des 49ers de San Francisco, a déposé un grief contre la NFL, alléguant qu’il demeure sans emploi à la suite de collusion entre les propriétaires, en représailles de ses protestations pendant l’hymne national.

La saison dernière, Kaepernick a initié un débat national sur l’activisme politique des athlètes quand il a décidé de rester assis, et ensuite de mettre un genou au sol, pendant l’hymne pour attirer l’attention sur les mauvais traitements infligés aux Afro-Américains par la police. D’autres joueurs ont emboîté le pas cette saison, provoquant la colère du président Donald Trump, qui a déclaré que les joueurs qui ne se lèvent pas pendant l’hymne devraient être congédiés.

Kaepernick a choisi de mettre fin à son association avec les 49ers à la fin de la dernière saison et il demeure joueur autonome malgré une vague de blessures et de contre-performances chez les quarts du circuit.

Mark Geragos, l’un des avocats de Kaepernick, a déclaré dans un communiqué publié sur Twitter, dimanche, que le joueur a déposé le grief «seulement après avoir poursuivi toutes les voies possibles avec toutes les équipes de la NFL et leurs dirigeants.»

«Si la NFL [ainsi que toutes les ligues sportives professionnelles] doit rester une méritocratie, des protestations politiques de principe et pacifiques — que les propriétaires ont eux-mêmes imité il y a quelques semaines — ne devraient pas être sanctionnées, a déclaré Geragos dans son communiqué. Et les athlètes ne devraient pas être privés d’un emploi sur la base de la provocation politique partisane du pouvoir exécutif de notre gouvernement. Un tel précédent menace tous les Américains patriotes et nous ramène aux jours les plus sombres en tant que nation.»

Le demi de sureté Eric Reid, des 49ers, un ancien coéquipier de Kaepernick, s’est agenouillé pendant l’hymne avant les matchs, y compris lors de la défaite de 26-24 contre les Redskins de Washington, dimanche.

Le syndicat des joueurs de la NFL a révélé qu’il soutiendrait le grief, qui a été déposé via le système d’arbitrage qui fait partie de la convention collective de la ligue.  

Au tour d’un nageur

L’Américain Anthony Ervin, champion olympique 2016 de natation, a participé au mouvement de boycott de l’hymne américain pour protester contre les discriminations raciales et les violences policières aux États-Unis en posant un genou au sol lors d’une compétition présentée au Brésil.

Selon le site internet spécialisé SwimSwam, Ervin, vainqueur à 35 ans du 50 m nage libre des JO de Rio l’été dernier, a posé le genou droit au sol lorsque l’hymne américain a retenti après la victoire des États-Unis dans le relais 4 x 200 m mixte. 

Ervin, dont le père, noir, est un ancien combattant de la guerre du Vietnam, a fait lundi allusion sur son compte Twitter à son geste : «Ce que je veux, c’est sauver des vies et comprendre les inégalités», a-t-il écrit.  Avec AFP

+

Remparts

La rivalité Québec-Rimouski bien vivante!

RIMOUSKI — Que ceux qui croyaient que la rivalité entre l’Océanic et les Remparts avait été enterrée au lendemain du tournoi de la Coupe Memorial de 2015 se ravisent! Les deux formations ont prouvé qu’elle était toujours bien vivante, lors du match retour de la Bataille du Saint-Laurent, que les hommes de Serge Beausoleil ont remporté 6-2, dans un Colisée Financière Sun Life survolté, dimanche.

«C’était un match où les gars ont bien répondu. On a pris des décisions avant le match, en ce sens-là. On ne veut pas accumuler les défaites consécutives. Les gars se sont regroupés, hormis au début du match, où on a été un peu trop indisciplinés. Mais je pense qu’on a fait preuve de beaucoup de résilience et de caractère», a estimé l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil.

Les bases d’un affrontement robuste avaient été jetées vendredi au Centre Vidéotron, où quelques échauffourées avaient ponctué le match aller, dont une impliquant 10 joueurs, en fin de deuxième période. Parmi les principaux acteurs des empoignades, le défenseur Andrew Picco et l’attaquant Mikaël Robidoux ont été pris à partie par l’Océanic dès la première période, dimanche.

«Pont-Rouge, c’était dans le temps!» a d’abord lancé l’entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher, faisant référence au passé de Serge Beausoleil comme entraîneur dans la Ligue nord-américaine de hockey.

«Il y a eu beaucoup de gestes ordinaires, ce soir. Ils ont mis de quoi dans leur Kool-Aid avant la game, c’est clair. Leur mandat était clair, quand tu habilles des gars comme ceux qu’il a habillés, ce soir. Ça donne ce que ça donne», a continué Boucher.

Indiscipline

Visiblement en mission, la troupe rimouskoise a plus souvent qu’autrement péché par indiscipline, s’abonnant au banc des pénalités en première, où elle s’est retrouvée sept fois. C’est tout de même elle qui a ouvert la marque, en milieu de période, lorsque Carson MacKinnon a trompé Dereck Baribeau lors d’une échappée.

Toujours inerte en début de rencontre, l’avantage numérique des Remparts a choisi ce moment pour se réveiller. Alors que l’équipe profitait d’une cinquième attaque massive dans l’engagement, Andrew Coxhead a complété un jeu de Philipp Kurashev et Sam Dunn, pour mettre un terme à une séquence infructueuse de 0 en 20.

Football

La saison de Rodgers terminée

MINNEAPOLIS — Harrison Smith a aidé la défensive des Vikings du Minnesota à découper en morceaux les Packers de Green Bay, qui ont perdu les services de leur quart Aaron Rodgers et le match, au compte de 23-10, dimanche.

Smith a réussi un sac et demi, une interception et il a rabattu deux passes, aidant les Vikings (4-2) à limiter les Packers à seulement 227 verges d’attaque, leur plus bas total de la campagne. «Je ne crois pas que nous avons changé beaucoup de choses en défensive, a insisté Smith. Nous avions un plan de match et nous l’avons gardé.»

Anthony Barr, qui a quitté la rencontre en raison d’une commotion cérébrale, a plaqué solidement Rodgers au premier quart. Rodgers est tombé directement sur son épaule droite et il se serait brisé la clavicule. Les Packers (4-2) ont annoncé qu’il pourrait rater le reste de la saison.

Il s’agit d’une perte énorme pour une équipe qui pouvait prétendre au trophée Vince Lombardi, principalement en raison du bras de Rodgers. Même si de nombreux joueurs clés dans la tertiaire sont blessés, les Packers avaient commencé la journée de dimanche avec une fiche de 4-1.

L’impact n’a pas paru particulièrement violent, puisque Rodgers a bien encaissé le plaqué. Mais il s’est rapidement tordu de douleur une fois au sol. Pendant que les thérapeutes se dirigeaient vers lui, l’entraîneur-chef des Packers, Mike McCarthy, réclamait une pénalité pour avoir rudoyé le quart. En vain.

Alors qu’il se dirigeait lentement vers les lignes de côté, Rodgers a apostrophé Barr et s’est engouffré dans une tente pour y subir des examens. Il a éventuellement été escorté vers le vestiaire à bord d’une voiturette, et il y est demeuré pendant la majeure partie de la première demie. 

«Je n’embarque pas dans ce genre de discussions», a fait savoir l’entraîneur-chef des Vikings, Mike Zimmer, lorsqu’un journaliste lui a demandé si la blessure de Rodgers allait changer le portrait dans la division Nord de la Conférence nationale. «Évidemment, c’est un très bon joueur et c’est différent lorsqu’il ne joue pas.»

Hundley en relève

Le deuxiéme quart des Packers, Brett Hundley, a lancé une première passe de touché en carrière en relève, rejoignant Davante Adams au deuxième quart. Clay Matthews avait mis la table pour ce majeur en récupérant un échappé de Jerick McKinnon avant de parcourir 63 verges.

Une interception de Damarious Randall en fin de première demie a placé les Packers à la ligne de 38 verges des Vikings, mais un attrapé en jonglant de Ty Montgomery a été transformé en passe incomplète lorsqu’une reprise vidéo a été demandée. Les Packers se sont contentés d’un placement pour réduire l’écart à 14-10 à la demie.

Hundley a été victime de trois interceptions et il a été plaqué quatre fois derrière la ligne de mêlée. Il a complété 18 de ses 33 passes pour des gains aériens de 157 verges. Les Packers n’ont réussi que cinq premiers jeux et ils n’ont amassé que 102 verges lors des trois premiers quarts.

«Ce fut une journée difficile, a avoué l’entraîneur-chef des Packers, Mike McCarthy. Nous avons perdu tellement de joueurs en raison de blessures. C’est difficile à digérer. Nous savons tous ce que représente Aaron pour notre organisation.»

Case Keenum, qui effectuait un quatrième départ chez les Vikings en remplacement du vétéran Sam Bradford, blessé, a réussi 24 de ses 38 tentatives par la voie des airs et il a obtenu 239 verges sans son receveur étoile Stefon Diggs. Adam Thielen a quant à lui capté neuf ballons pour des gains de 97 verges.

McKinnon s’est bien repris en inscrivant un touché au sol et un touché sur un attrapé pour les Vikings. Il a récolté 69 verges en 16 courses et 30 verges en cinq attrapés. Les Vikings ont gagné trois de leurs quatre derniers affrontements contre les Packers.

Baseball

Justin Turner joue les héros

LOS ANGELES — Justin Turner a cogné un circuit de trois points alors que la marque était égale 1-1 en neuvième manche permettant aux Dodgers de Los Angeles de l’emporter 4-1 face aux Cubs de Chicago, dimanche.

Le cogneur rouquin a claqué sa longue balle, alors qu’il y avait deux retraits, lors du 29e anniversaire du fameux circuit de Kirk Gibson, qui avait alors permis aux Dodgers de battre les Athletics d’Oakland lors du premier match de la Série mondiale.

«C’est l’un de mes plus vieux souvenirs au baseball, j’avais quatre ans et nous regardions la partie chez ma grand-mère en 1988 lorsque Gibby a frappé son circuit, a raconté Turner le sourire aux lèvres. Alors oui, c’est très amusant. J’ai pensé à lever mon poing dans les airs lorsque je parcourais les sentiers, mais je vais attendre que l’on atteigne la Série mondiale, avec un peu de chance.»

Turner a scellé la victoire en fin de rencontre, alors que plusieurs croyaient qu’une manche supplémentaire serait nécessaire. Il a ainsi couronné une soirée de travail productive, lui qui a été l’auteur de tous les points pour les Dodgers dans la rencontre.

Plus tôt dans la rencontre, en cinquième manche, il avait permis aux Dodgers d’égaler la marque 1-1 grâce à un roulant au champ droit.

«C’est très cool et on en a discuté après la rencontre, a mentionné le gérant des Dodgers Dave Roberts. Vingt-neuf ans aujourd’hui. C’est spécial. Nos gars l’ont ressenti.»

Les Dodgers prennent ainsi les devants 2-0 dans la série de championnat.

La formation californienne demeure invaincue en six matchs en séries et sont à deux victoires de participer à la Série mondiale pour la première fois depuis 1988.

Le troisième match au meilleur de sept aura lieu mardi soir au domicile des Cubs, à Chicago. Yu Darvish sera le lanceur partant des Dodgers, tandis que Kyle Hendricks sera sur la butte du côté des Cubs.

Yasiel Puig a amorcé la neuvième en obtenant son troisième but sur balles de la rencontre et Charlie Culberson lui a permis d’atteindre le deuxième but en frappant un amorti. Après que le lanceur perdant Brian Duensing eut retiré le frappeur substitut Kyle Farmer, le gérant des Cubs Joe Maddon a désigné Lackey au monticule. C’était la première fois en 15 ans que Lackey, âgé de 38 ans, se retrouvait au monticule pour un deuxième match consécutif.

Maddon a préféré Lackey au stoppeur Wade Davis, et le vétéran partant a commencé sa sortie en accordant un but sur balles à Chris Taylor en six lancers.

Turner a mis un terme à la rencontre en frappant son quatrième circuit en séries en carrière. En octobre, il a maintenu une moyenne au bâton de ,377, dont 22 points produits en éliminatoires.

«C’est ce que nous avons fait durant toute la saison, a déclaré Turner. Nous ne sommes jamais dans le champ complètement. Si nous avons encore des retraits en banque, nous allons nous battre.»

Addison Russell a frappé un circuit en cinquième manche chez les Cubs.

Le stoppeur des Dodgers Kenley Jansen a obtenu la victoire en n’accordant aucun point en neuvième, malgré un coup sûr alloué à Anthony Rizzo. Les lanceurs de relève n’ont pas accordé de point, ni de coup sûr, en huit manches depuis le début de la série de championnat.

Après avoir offert un effort offensif collectif dans la première victoire, Turner a porté l’équipe sur ses épaules lors du deuxième affrontement.

Jon Lester a concédé trois coups sûrs et cinq buts sur balles, quittant le monticule avant la fin de la cinquième manche.

Huit retraits sur des prises pour Hill

Rich Hill a retiré huit frappeurs sur des prises en cinq manches pour les Dodgers, mais a été retiré pour le frappeur substitut Curtis Granderson en cinquième, une décision discutable de Roberts.

Les champions en titre de la Série mondiale retourneront à domicile avec un déficit de 2-0.

Kris Bryant, Anthony Rizzo et Willson Contreras n’ont pas été en mesure de frapper un seul coup sûr en 11 présences au bâton, dimanche soir.

Bryant, nommé le joueur le plus utile à son équipe en 2016, et Rizzo ont été inefficace depuis la première manche du match d’ouverture de la série, remporté par les Dodgers 5-2 , samedi soir.

La déchéance s’est poursuivie dimanche soir face à Rich Hill et l’enclos des releveurs des Dodgers.

Sports, etc

Le soccer a fait la différence pour Sara Russo Garrido

Qu’ont en commun Clarence Campbell, Paul Gérin-Lajoie, Bill Clinton, John Turner, Bob Rae, Wilder Penfield et Sara Russo Garrido? Ils ont tous été récipiendaires de la prestigieuse bourse Rhodes. Mais si c’est d’abord pour son excellence académique que l’ex-porte-couleurs du Rouge et Or a obtenu cette bourse en 2000, c’est aussi pour son brio sur un terrain de soccer qu’elle l’a méritée.

«Au cégep et à l’université, mon focus était vraiment sur mes études et le soccer», confie Sara, diplômée en science politique et en sociologie à l’UL. «J’y ai toujours été très à mon affaire. Je cherchais à bien performer dans les deux. C’est ce qui m’a permis de gagner une bourse Rhodes et d’aller étudier à l’Université Oxford. Pour en être récipiendaire, il ne suffisait pas d’avoir un bon profil académique, il fallait se distinguer dans un autre environnement comme le sport.»

C’est par hasard que la Québécoise avait connu l’existence de la bourse Rhodes et qu’elle avait décidé d’y appliquer. Ne connaissant pas le prestige de cet honneur, elle a saisi toute l’ampleur de ce qu’il représentait quand elle a quitté le Québec.

«Être boursier Rhodes, c’est beaucoup plus que d’étudier à Oxford. C’est être connecté avec la communauté des boursiers pendant son séjour en Angleterre et après dans sa vie en terme de réseautage. J’ai ressenti une certaine pression, car j’avais un double défi. Celui de réussir dans mes études, mais aussi celui de vivre ma vie en anglais. Car même si je parlais anglais et que j’avais étudié à St. Lawrence, je n’étais pas tout à fait prête pour ça.»

Sara a passé trois ans à Oxford où elle a étudié en développement international, un domaine multidisciplinaire qui touche l’anthropologie, la sociologie, la politique, l’économie. À son retour d’Angleterre, elle a travaillé au gouvernement canadien et dans des organisations syndicales sur des questions de condition de travail aux États-Unis. 

«Aujourd’hui, je suis au CIRAIG, le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services. Mon équipe se penche sur les thématiques de développement durable qu’on met en perspective avec les cycles de vie des produits et des services afin de connaître les enjeux environnementaux et sociaux. On se demande qu’est-ce que l’on pourrait faire pour améliorer ces produits au niveau des matériaux utilisés, des procédés et des lieux de fabrication, etc.»

Une pionnière

Membre du Rouge et Or de 1996 à 1999, Sara s’est imposée. Elle a notamment été élue sur des équipes d’étoiles provinciales et au terme de la saison 1999, elle fut nommée chez les étoiles académiques canadiennes universitaires. Ce qu’elle retient de sa carrière à Laval, ce sont les expériences vécues sur le terrain sur le plan collectif, mais aussi le plaisir de jouer par un bel après-midi devant ses amis et les membres de sa famille et surtout les relations personnelles qu’elle a développées. 

«Je vais toujours me rappeler de l’esprit de camaraderie, du support, de l’esprit d’équipe que j’ai connus avec les filles avec qui j’ai joué et les coachs que j’ai eus. J’ai une belle nostalgie de toute cette époque-là.

«J’ai aussi vraiment aimé l’aspect un peu plus glamour du soccer féminin à l’UL. Avant de jouer avec le Rouge et Or, j’ai beaucoup goûté au soccer élite féminin. Nulle part je n’ai eu un environnement comparable à celui que nous avions à l’UL. Il y avait comme une professionnalisation du sport vraiment sympathique.»

Sa carrière à l’UL terminée, c’est à Oxford que la Québécoise a poursuivi son cheminement. Même si le calibre de jeu n’était pas celui qu’elle avait déjà connu, c’est la manière dont les gens considéraient le soccer féminin qui l’a le plus frappée. «J’ai vu que le Québec était beaucoup plus ouvert aux femmes qui voulaient jouer au soccer.»

Ayant moins de temps pour s’entraîner et commençant à planifier sa carrière professionnelle, Sara a commencé à faire son deuil du soccer de haut calibre. Aux prises avec des blessures, elle s’est tournée vers des activités moins exigeantes physiquement. Les années ont passé et elle n’a toujours pas trouvé un sport la passionnant autant que le soccer, seule la danse lui apportant un certain niveau de satisfaction. Et chaque fois qu’elle passe devant un terrain, surtout à l’automne, elle est envahie par une certaine nostalgie.

«Je ne me sens pas triste que ça soit terminé. C’est la reconnaissance d’avoir vécu quelque chose de vraiment beau et d’exceptionnel. J’ai été chanceuse d’avoir été en contact avec le soccer.»

Aujourd’hui, Sara garde un lien avec le ballon rond via ses deux garçons. «Ça me rend toujours heureuse de les accompagner et d’être dans un environnement de soccer l’été. Et quand je joue au soccer avec mes enfants et leurs amis, je me fais toujours un devoir de les déjouer et de leur faire un peu de showing off pour des fins éducatives. Je sais qu’à huit ans, les petits gars peuvent être un peu sexistes. Je veux leur faire comprendre que les filles peuvent aussi jouer au soccer.»

Tennis

Federer parvient à freiner Nadal

SHANGHAI — Roger Federer a porté à quatre sa série de victoires cette saison contre Rafael Nadal en disposant du favori 6-4, 6-3 en finale du Masters de Shanghai, dimanche.

Le Suisse, qui a gagné 19 titres du Grand Chelem, a maintenant une fiche de 23-15 contre l’Espagnol en carrière. Il n’a pas été confronté à la moindre balle de bris, et il a commencé et terminé la rencontre avec un bris aux dépens de son grand rival.

«Je ne savais pas à quoi m’attendre avant le match, a confié Federer. Je croyais que j’aurais de la difficulté en début de rencontre à cause du fait que j’avais terminé mon duel en demi-finale très tard la veille. Étonnamment, j’étais très détendu avant la rencontre. J’avais un plan de match bien défini avant de l’affronter [Nadal]. J’ai donné le ton en partant, et ensuite j’ai pu prendre mes aises.»

En dépit de ses succès en 2017, Federer ne croit pas qu’il pourra un jour retourner au seuil de la respectabilité dans ces duels contre Nadal. «Ça n’arrivera pas. Il ne nous reste pas assez de temps à passer sur le circuit. Nous sommes trop haut au classement, ce qui signifie que nous ne pouvons nous affronter qu’en finale d’un tournoi... Pour être franc avec vous, tu ne peux pas toujours gagner contre "Rafa". Il est trop bon», a mentionné Federer.

Le Suisse a converti trois de ses sept balles de bris au cours de la rencontre pour freiner à 16 la série de victoires de l’Espagnol, qui a notamment gagné le titre la semaine dernière à l’Omnium de Chine.

Federer, qui a gagné les cinq derniers affrontements contre Nadal si on remonte jusqu’à la finale du tournoi de Bâle en 2015, l’avait aussi vaincu en finale des Internationaux d’Australie, en huitièmes de finale à Indian Wells et en finale à Miami plus tôt cette saison. «Le match a été très difficile, a convenu Nadal. Il jouait rapidement, et très bien.

«Ce n’était pas mon meilleur match cette semaine. Quand un adversaire joue mieux que toi, tu ne peux pas faire beaucoup de choses. C’est la réalité, non? Quand tu affrontes un joueur meilleur que toi dans la plupart des aspects du sport, sur ce genre de surface, alors ça devient très difficile.»

Il s’agissait du 94e titre de Federer en carrière, lui permettant de rejoindre Ivan Lendl au deuxième rang de l’histoire moderne à ce chapitre.

+

Soccer

L'Impact incapable de jouer les troubles-fête

TORONTO — Déjà éliminé des séries éliminatoires de la MLS, l’Impact de Montréal n’a pas réussi à gâcher la fête à Toronto. Jozy Altidore a inscrit le seul but du match et le Toronto FC a célébré son titre en saison régulière en blanchissant l’Impact 1-0, dimanche soir, au BMO Field.

Malgré 18 tirs au but, dont cinq cadrés, les visiteurs n’ont pu éviter l’affront d’être blanchis et l’attaquant Matteo Mancosu sera probablement le premier à en faire des cauchemars. L’Italien a cogné à la porte à plusieurs reprises et il aurait pu marquer au moins deux buts, mais chaque fois, il s’est buté au gardien du TFC, Alexander Bono.

«Nous en avons fait assez pour avoir au moins un match nul aujourd’hui, grâce à plusieurs occasions de marquer face à l’équipe au sommet de la MLS, dans son stade, a déclaré l’entraîneur Mauro Biello. C’est décevant, car je pense que nous avons bien joué. Les joueurs ont tout donné pour venir de l’arrière.»

Altidore a pour sa part complété un jeu plutôt chanceux pour glisser le ballon à la droite du gardien Maxime Crépeau et dans le filet, à la 16e minute de jeu. L’attaquant du Toronto FC était à quelques pieds d’être hors jeu, mais une consultation vidéo a confirmé qu’il s’était détaché du défenseur Laurent Ciman au bon moment.

Mancosu a bien voulu ramener l’Impact à égalité trois minutes plus tard, mais il a redirigé une passe de Blerim Dzemaili tout juste à la gauche du filet des Torontois. À la 20e minute, Mancosu s’est amené seul devant Bono, mais cette fois, c’est le gardien qui a eu le dernier mot, bloquant le tir de l’Italien avec ses mains.

Le poteau, deux fois plutôt qu’une

Avant de rentrer au vestiaire pour un repos bien mérité, les deux équipes se sont adonnées à une séquence plutôt bizarre dans les arrêts de jeu de la première demie. La troupe de Greg Vanney a eu droit à un penalty quand Victor Cabrera a fait tomber Sebastian Giovinco dans la surface.

Giovinco s’est exécuté une première fois et il a touché le poteau à la droite de Crépeau. Le gardien de l’Impact s’était cependant avancé pour défier le tir, ce que l’arbitre Ted Unkel a jugé illégal. Giovinco a obtenu une deuxième occasion, mais il a encore une fois envoyé le ballon sur le poteau droit, permettant à l’Impact de respirer un peu.

Le Toronto FC était déjà assuré de terminer au premier rang de l’Association Est, mais il en a profité pour égaler le plus haut total de points obtenu au classement par une équipe en une saison (68). Le record avait été établi par le Galaxy de Los Angeles, en 1998.

L’Impact conclura sa saison en accueillant le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, dimanche après-midi, au Stade Saputo.

Sports

LeBron James, neuf mois de spéculations

LOS ANGELES — LeBron James a beau avoir déjà prévenu qu’il ne discuterait pas de son avenir avant l’été 2018, l’étoile de la NBA n’y échappera pas : il sera au cœur des rumeurs les plus folles tout au long de la saison 2017-2018, qui s’amorcera mardi.

Après «The Decision» qui l’a envoyé en 2010 à Miami et le retour à la maison à Cleveland en 2014, il y aura un troisième épisode de la saga estivale «King James».

La vedette de Cleveland devrait le 1er juillet 2018 résilier, un an avant son terme, son contrat signé avec les Cavaliers en 2016 pour devenir agent libre et se joindre à une nouvelle équipe.

Alors qu’il aura 33 ans, il s’agira de son dernier méga-contrat et surtout de son ultime chance de rejoindre au panthéon de la NBA le légendaire Michael Jordan à qui il est sans cesse comparé depuis ses débuts en 2003.

Avant même le coup d’envoi de la nouvelle saison, beaucoup d’observateurs, de dirigeants d’équipe et même de joueurs pensent que James quittera Cleveland l’été prochain, même s’il pourra prétendre à un contrat mirobolant de 209 millions $ pour cinq ans.

Le principal intéressé qui avait affirmé à son retour dans l’Ohio qu’il souhaitait finir sa carrière sous le maillot des Cavaliers a tenté de calmer les esprits. «Cette envie n’a pas changé, c’est pourquoi je porte toujours ce maillot et je fais tout pour que cette équipe soit en position de viser le titre», a-t-il assuré.

«J’aborderai cette question l’été prochain, je ne veux pas parler de cela tout au long de la saison. Je dois être concentré sur ce que je dois faire au quotidien pour que cette équipe gagne, c’est mon devoir envers cette équipe, mes coéquipiers, les dirigeants et nos fans», a insisté le triple champion de la NBA et quadruple meilleur joueur du circuit (MVP) qui empochera cette saison un salaire annuel de 33,3 millions de dollars.

Les Lakers dans le décor

Une équipe tient pourtant déjà la corde pour attirer le joueur de basket le plus connu de la planète : les Lakers de Los Angeles.

En quête de sa gloire passée et d’un successeur à Kobe Bryant, la franchise californienne a même commencé à s’organiser : elle a rajeuni son alignement (Lonzo Ball, Kyle Kuzma) et fait venir des joueurs d’expérience (Brook Lopez, Corey Brewer) arrivant en fin de contrat pour disposer l’été prochain de la masse salariale nécessaire pour accueillir «King James».

La deuxième franchise la plus titrée de l’histoire, présidée depuis février 2017 par le légendaire Magic Johnson, a quelques sérieux atouts, en particulier hors des terrains de basketball.

Elle peut offrir à terme à «King James» une participation dans son capital et lui donner un accès privilégié au monde du cinéma et de la télévision, où James a déjà ses entrées comme producteur d’émissions de jeux télévisés et de séries. James passe d’ailleurs tous ses étés à Los Angeles dans sa villa du quartier chic de Brentwood, où sa femme aimerait vivre toute l’année.

Les Rockets de Houston qui ont recruté cet été son grand ami Chris Paul ont aussi quelques solides arguments à faire valoir, mais Cleveland — qui a disputé les trois dernières finales de la NBA — n’abdique pas.

Si Kyrie Irving a décidé de voler de ses propres ailes et de s’affranchir de l’ombre envahissante de «King James» en rejoignant les Celtics de Boston, les Cavaliers ont notamment fait venir Dwyane Wade, meilleur ami de leur vedette. «On a tout ce qu’il faut pour viser les premiers rôles», a admis, avec appétit, l’emblématique numéro 23 de Cleveland.

Canadien

Le Canadien progresse, mais perd en prolongation

MONTRÉAL - Même si c’était un pas dans la bonne direction, le pas n’a pas été suffisamment important pour que le Canadien l’emporte, samedi soir.

Jeff Petry a été le premier défenseur à toucher la cible pour la formation montréalaise cette saison, Alex Galchenyuk a marqué le premier but des siens en avantage numérique depuis le début de la campagne et Jonathan Drouin a été crédité d’un premier but avec le Tricolore. Cependant, les Maple Leafs ont finalement eu le dernier mot 4-3 en prolongation gracieuseté d’Auston Matthews.

Matthews a tranché après 48 secondes de jeu, alors qu’il a battu Carey Price d’un tir précis du côté du bouclier. Il s’agissait de son deuxième but du match.

«Je pense que nous en avons assez fait ce soir pour mériter la victoire, mais ce n’est pas ça qui est arrivé, a mentionné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est à nous de trouver un moyen. Nous avons peut-être besoin d’un peu de chance, mais c’est à nous de nous la créer. Il ne faut pas se décourager. Il faut continuer à travailler et nous allons trouver un moyen de changer le score final.»

James van Riemsdyk et Patrick Marleau ont aussi marqué pour les Maple Leafs (4-1-0), qui ont mis fin à une séquence de 14 défaites face au Canadien. La dernière victoire des Leafs contre leurs éternels rivaux remontait au 18 janvier 2014. Ils ont aussi offert une 600e victoire dans la LNH à leur entraîneur-chef Mike Babcock.

Soirée difficile pour Price

Price a connu une soirée difficile devant le filet du Canadien (1-3-1). Il a été surpris par un tir pas très franc de van Riemsdyk et venait de perdre l’équilibre quand Matthews a décoché un lancer foudroyant en première période. «Mon patin s’est coincé dans une fissure», a simplement expliqué le gardien après la rencontre.

En deuxième période, Price a perdu la rondelle de vue après que Leo Komarov eut tenté d’enfiler l’aiguille en revenant devant le filet. Marleau a été en mesure de pousser le disque derrière la ligne des buts lors de la mêlée subséquente, alors que Price était dos au jeu. Une vérification vidéo a été nécessaire sur la séquence.