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Canadien

Blue Jackets 2/Canadien 3: Drouin joue les héros en fusillade

Les Blue Jackets de Columbus ont donné du fil à retordre au Canadien pendant toute la soirée, mais la formation montréalaise a réussi à faire le nécessaire pour les renverser et s’imposer 3-2 en fusillade, mardi, au Centre Bell.

Tomas Tatar a créé l’égalité avec 40,3 secondes à faire en troisième période, puis Jonathan Drouin a joué les héros en fusillade en glissant du revers la rondelle entre les jambières du gardien Elvis Merzlikins.

Carey Price a ensuite fermé la porte devant Gustav Nyquist et Oliver Bjorkstrand.

Avant les éclats du Tricolore tard en troisième période, les spectateurs n’avaient pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

«Les Blue Jackets patinaient bien ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ils ne nous ont pas donné beaucoup d’espace. Je sais que c’est le plan de match de beaucoup d’équipes qui nous affrontent - de ne pas nous donner d’espace parce que nous patinons bien.

«Ce genre de match-là est difficile à gagner. Il fallait trouver un moyen de gagner. En troisième période, il fallait gagner plus de bagarres, être plus souvent le premier sur la rondelle et créer des chances de marquer. Ça s’est produit en troisième période, mais c’était un match serré qui aurait pu aller d’un côté comme de l’autre.»

Brendan Gallagher a également marqué en troisième période pour le Canadien (10-5-3). Carey Price a repoussé 33 tirs lors des 65 minutes de jeu.

Eric Robinson, avec son premier dans la LNH, et Zach Werenski ont donné la réplique des Blue Jackets (6-8-4). Elvis Merzlikins a effectué 30 arrêts avant la fusillade. Il est toujours en quête d’une première victoire après quatre départs dans la LNH (0-1-3).

Les Blue Jackets ont obtenu l’avantage en début de rencontre, gracieuseté de Shea Weber qui s’est retrouvé au cachot deux fois dans les huit premières minutes de jeu. Weber était en uniforme même s’il était ennuyé par un virus.

Les visiteurs ont finalement ouvert la marque à forces égales, avec 3:40 à faire au premier vingt. Price a accordé un retour sur un lancer de Werenski, puis Emil Bemstrom a remis devant à Robinson, qui a tiré entre les jambes du gardien local.

Après une deuxième période somnifère, le Canadien a enfin retrouvé un peu son synchronisme.

Max Domi a frappé une rondelle au vol dans le filet tôt dans l’engagement, mais il savait très bien qu’il l’avait touchée plus haut que la hauteur permise.

Gallagher a finalement créé l’égalité à 3:27, surprenant Merzlikins entre les jambières en entrée de zone. Le gardien letton n’a pas très bien paru sur la séquence.

Price s’est signalé avec 6:21 à faire en temps réglementaire, frustrant Alexander Wennberg avec la jambière gauche. Il a rejoué le coup au Suédois un peu moins de trois minutes plus tard, lors d’une attaque à trois contre deux des visiteurs.

Werenski a placé les Blue Jackets en avance avec 1:51 à faire, surprenant Price d’un angle difficile. Riley Nash était posté devant le gardien, nuisant à son travail.

Superbe passe

Nick Suzuki y est allé toutefois d’une superbe passe transversale à Tatar un peu plus d’une minute plus tard, alors que Price avait été remplacé par un attaquant supplémentaire. Tatar a ainsi pu créer à nouveau l’impasse avec un tir sur réception dans un filet ouvert avec 40,3 secondes à écouler au troisième tiers.

En prolongation, Price a sorti la mitaine devant Seth Jones pendant que Victor Mete était au banc des punitions. Drouin et lui se sont occupés du reste en tirs de barrage.

Après la rencontre, le Tricolore a annoncé que l’attaquant Ryan Poehling avait été cédé à son club-école dans la Ligue américaine de hockey, le Rocket de Laval.

Le Canadien disputera son prochain match vendredi, quand il rendra visite aux Capitals de Washington. Il sera de retour au Centre Bell samedi, quand les Devils du New Jersey seront les visiteurs.

Échos de vestiaire

Jonathan Drouin a dû s’ajuster en attaquant Elvis Merzlikins en fusillade:

«Je suis allé à droite et j’ai presque touché la bande comme d’habitude. Je ne l’avais jamais affronté et je regardais pour tenter un tir bas du côté du bouclier. (...) Il avait le bouclier presque contre la glace et j’ai donc fait une petite feinte.»

Nick Suzuki avait travaillé sur un jeu de passes avec Phillip Danault en situation d’avantage numérique. Ils ont exécuté ce jeu sur le but égalisateur:

«Phil fait du bon travail en recevant la rondelle au centre pour me la renvoyer. Ç’a ouvert la ligne de passes, puis Tatar a réussi un bon tir pour trouver l’ouverture.»

Tomas Tatar a donné crédit aux Blue Jackets pour les ennuis du Canadien:

«Je crois qu’ils ont joué un excellent match, qu’ils ont réussi à jouer dur contre nous. Nous sommes très heureux d’avoir gagné, particulièrement de cette façon.»

Sports

Red Bull Crashed Ice: au Québec, mais pas nécessairement à Québec

Le Red Bull Crashed Ice sera-t-il de retour dans la Vieille Capitale en 2020? C’est la question qui a enflammé le Net quand l’entreprise de boisson énergisante a indiqué à son calendrier de 2020 que Québec serait l’hôte, le 7 mars prochain, d’une épreuve du Championnat du monde de Ice Cross, le nouveau nom du Crashed Ice. Le hic, c’est que, dans les faits, Québec désigne la province, et non la ville.

«Le terme Québec inclut donc la possibilité que ça soit à Québec comme ça inclut que ça soit en Beauce, au Saguenay, à Montréal ou peu importe», a expliqué François Papillon, le directeur sportif de la Fédération de Ice Cross chez Red Bull sur les ondes du FM93. «Le terme utilisé est large parce que le contrat final avec le site où sera présentée l’épreuve n’est pas encore signé. Tous les intervenants sont d’accord, tout est aligné, mais nous ne pouvons rien annoncer pour le moment parce qu’il reste encore quelques détails à finaliser.»

Début en Suède

Né en 2001 avec la présentation d’une course en Suède, le Red Bull Crashed Ice s’est arrêté dans la ville de Québec 2006 à 2015. Avec les années, les gens de l’organisation du Red Bull ont réalisé qu’il était possible de développer un sport au lieu de présenter uniquement quelques courses d’envergure. Producteur d’évènements, Papillon donne alors à l’organisation des idées afin de permettre au sport de se développer. Un premier championnat du monde a été organisé en 2010 et Papillon a été nommé directeur sportif de l’évènement. À partir de ce moment, l’organisation a créé des niveaux de compétition «afin de démocratiser le sport en permettant aux débutants d’apprécier et de se développer dans celui-ci» et de faire en sorte que des athlètes de tous les niveaux puissent compétitionner dans un circuit répondant à leurs attentes et leurs aspirations.

Quatre niveaux calqués sur des structures existantes dans d’autres sports, mais en même temps adaptées à la réalité du Ice Cross, ont été créées : le ATSX 1000 (les anciens Red Bull Crashed Ice), aussi appelé la Masters Series, composée de trois épreuves; les évènements 250 et 500, qui font aussi partie des championnats du monde; et le ATSX 100, une catégorie d’entrée composée de championnats nationaux ou de courses locales un peu partout dans le monde.

La course annoncée au Québec le 7 mars sera un évènement 500. Un mois plus tôt (1er février), Percé présentera une compétition de niveau 250. C’est le 28 décembre, en Autriche, que se mettra en branle le calendrier du Red Bull Ice Cross. La grande finale de la classe ATSX 1000 sera présentée à Moscou le 21 mars.

Remparts

James Malatesta: une version améliorée

Même s’il a fait flèche de tout bois depuis le début de la campagne, il a amassé 13 points en 15 matchs dont neuf buts, James Malatesta pourrait montrer, à son retour du Défi mondial des moins de 17 ans, une version 2.0 du hockeyeur qu’il a été jusqu’ici avec les Remparts.

«Ç’a été un très bon séjour de deux semaines avec Équipe Canada, a expliqué la recrue. Tous les gars sur mon équipe ont profité de l’expérience. Nous avons tous eu du plaisir et nous avons fait pas mal bien dans le tournoi. Personnellement, j’ai appris plein de choses là-bas parce que l’on a fait des systèmes un peu différents et on a travaillé des nouveaux exercices d’habiletés. Je veux donc apporter à l’équipe le plus possible de ce que j’ai appris à Saskatoon.

«Je suis très excité d’être de retour à Québec et de jouer jeudi. C’est important de donner un bon spectacle à nos partisans qui viennent nous encourager. Nous allons avoir une bonne semaine d’entraînement et je crois que nous serons prêts pour le match face à l’Océanic.»

À Saskatoon parce qu’il faisait partie des meilleurs joueurs de son âge au pays, Malatesta dit qu’il savait que les réflecteurs étaient braqués sur lui. Il a ajouté qu’il n’avait pas ressenti de pression supplémentaire et qu’il s’était contenté de vivre l’expérience qui lui était proposée, une expérience qui peut ne se présenter qu’une fois dans une vie.

«Comme j’avais fait un camp cet été avec les gars, je connaissais mes coéquipiers et je me sentais à l’aise. Et tout le monde sur l’équipe était vraiment talentueux. Les choses ont bien été. J’ai joué au mieux que je pouvais le faire et je crois avoir laissé une bonne impression», a lancé le jeune joueur, qui a amassé six points en cinq matchs face à l’élite mondiale.

Malatesta ne le cache pas, porter le chandail du Canada n’a pas seulement été pour lui un moment d’une grande satisfaction. Ce fut aussi une occasion de penser à la prochaine étape, soit une place dans la formation canadienne qui jouera lors du Championnat du monde junior.

«Dans deux années, je pourrais être sur cette équipe. C’est très motivant. Je vais donc continuer à donner mon meilleur.»

Confiance

Comme Malatesta, Nathan Gaucher est revenu du Défi mondial des moins de 17 ans comblé.

«C’était vraiment l’fun», a-t-il lancé. «C’est sûr qu’au début, on a essayé de créer une bonne chimie, de faire de bonnes pratiques et d’installer vraiment un bon système de jeu. Après ça, on a eu des matchs.

«Là-bas, j’ai pu comparer un peu mon jeu à celui des autres hockeyeurs du Canada et voir les autres pays où ils se situent. J’ai aussi gagné un petit peu d’expérience et je me suis amélioré. Je reviens ici avec des trucs des coachs qui m’ont beaucoup aidé. Je pense que j’ai très bien fait. Je reviens aussi confiant et j’ai bien hâte de jouer.»

Même s’il était à l’autre bout du pays, le jeune joueur a continué à suivre assidûment les activités des Diables rouges. Il a même visionné la plupart des matchs. Il avait donc hâte de revenir à Québec afin de donner un coup de main aux siens, qui éprouvent des difficultés lorsqu’ils jouent à la maison.

NOTE: Steve Bélanger, le thérapeute des Remparts, en sera samedi à Baie-Comeau à un 1500e match en carrière dans la LHJMQ. «J’aime la façon dont il protège nos joueurs», a mentionné Patrick Roy. «Il prend un grand soin des gars. D’ailleurs, lorsque je parle aux familles des hockeyeurs que je souhaite voir venir chez nous, je vante beaucoup le mérite de notre côté médical. Steve est bien encadré des médecins, dont Richard Blanchet qui est à la tête du groupe. Et on est vraiment privilégiés d’avoir des gens de cette qualité-là qui viennent nous aider soir après soir pour justement nous rendre tous meilleurs.»

Tennis

Thiem qualifié; Djokovic et Federer pour un duel décisif aux Finales de l'ATP

LONDRES — La victoire de Dominic Thiem au bout d’un match phénoménal contre Novak Djokovic mardi a qualifié l’Autrichien pour les demi-finales des Finales de l'ATP à Londres, alors que le Serbe et Roger Federer s’affronteront jeudi dans une rencontre décisive, après la victoire du Suisse sur Matteo Berrettini.

Gagner, attendre et espérer, c’était le programme de Federer qui n’avait plus entièrement son sort entre ses mains après sa défaite contre Thiem lors de la première journée (7-5, 7-5).

Avec beaucoup de sérieux, le numéro trois mondial a repoussé les assauts du novice italien (no 8) doté d’un bon service et un gros coup droit qui lui ont permis d’empocher 11 points gagnants sur le premier set.

Malheureusement, Berrettini est passé au travers du bris d’égalité (7-2) du premier set et a perdu son engagement dans la foulée au tout début du second. Le «maître» Federer n’a plus lâché son emprise sur l’élève, terminant par un dernier bris 7-6 (2), 6-3.

«Je suis impatient de jouer contre [Djokovic] et de voir ce qui va se passer ce soir. Ça me donnera des infos sur ce à quoi je dois m’attendre», a déclaré le Suisse après sa victoire.

Le véritable combat de boxe que se sont livrés Thiem et Djokovic en soirée aura-t-il été riche en enseignements?

C’est en tout cas un «quart de finale» qui opposera les deux hommes jeudi, alors que Thiem, qualifé, visera la première place du groupe face à Berrettini, déjà éliminé.

«C’est probablement le meilleur match que j’ai jamais disputé», a déclaré l’Autrichien qui vient de battre coup sur coup deux membres du top 3 pour la première fois de sa carrière.

«Novak est probablement le meilleur joueur de tennis au monde actuellement. Je savais qu’il fallait que je fasse quelque chose hors du commun pour le battre, que je sorte des coups spéciaux, auxquels il ne s’attendrait pas.»

«Il mérite de gagner, il a été très courageux. Je ne peux qu’incliner la tête et le féliciter», a sportivement reconnu «Djoko» après son match de 2h46 et trois sets serrés 6-7 (5), 6-3, 7-6 (5).

«Je n’ai pas connu beaucoup de matchs comme celui-là. Il tapait de toutes ses forces chaque fois qu’il pouvait et ça rentrait dans le terrain», a poursuivi le no 2 mondial. Djokovic a perdu une occasion de se rapprocher de Rafael Nadal, qu’il espère déloger de la place de no 1 mondial à la fin de la saison.

Risques et erreurs

Prenant tous les risques, mais faisant aussi parfois des fautes bêtes, à l’image de ses 18 coups gagnants et 17 erreurs non provoquées du premier set, Thiem a tout misé sur l’attaque.

Djokovic a étalé son incroyable couverture du fond de court, en restant à l’affût de la moindre balle un peu courte ou moins appuyée pour contrer.

«Peut-être que j’aurais dû jouer de façon plus agressive à certains moments...» s’est-il interrogé, mais sa stratégie a payé au premier set empoché au bris d’égalité.

L’Autrichien aurait pu s’agacer à ce moment-là de son placement parfois imprécis qui lui a coûté cher.

Il a, au contraire, trouvé l’énergie pour se détacher à 3-0 en début de deuxième set en lâchant quelques coups décroisés des deux côtés qui ont laissé son adversaire loin de la balle. Il a conservé l’avantage jusqu’à revenir à hauteur de son adversaire (6-3).

Le set décisif a été encore plus fou. Thiem a brisé Djokovic dès le premier jeu puis à nouveau à 5-5 sur un jeu blanc.

Mais «Djoko» est revenu chaque fois, pensant même avoir fait le plus dur en menant à 4-1 dans le bris d’égalité.

C’était sans compter sur un dernier soubresaut du destin et de Thiem qui a inscrit cinq points pour s’offrir deux balles de match. Sur la seconde, un coup droit de Djokovic est resté dans le filet, ouvrant la porte des demi-finales à son adversaire.

Baseball

Baldelli et Shildt gérants de l’année

NEW YORK — Rocco Baldelli, des Twins du Minnesota, et Mike Shildt, des Cardinals de St. Louis, ont été nommés les gérants de l’année au Baseball majeur.

Baldelli, dans l’Américaine, a devancé de justesse Aaron Bonne, des Yankees de New York. Baldelli et Boone ont tous deux reçu 13 votes de première place de la part de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique. Toutefois, Baldelli, à sa première saison à ce poste, a accumulé un plus grand nombre de votes de deuxième place.

À l’âge de 38 ans, Baldelli est le plus jeune à mériter l’honneur.

Baldelli a pris la relève d’une équipe qui avait gagné 78 matchs en 2018 et l’a guidée vers une saison de 101 victoires et le premier rang de la section Centrale de la Ligue américaine.

Changement de philosophie

Il a travaillé étroitement avec les spécialistes des statistiques avancées de l’équipe — un changement de philosophie par rapport à son prédécesseur, Paul Molitor, décoré de cet honneur en 2017 — et a supervisé un revirement de situation propulsé par une récolte de 307 coups de circuit, un record des Ligues majeures.

Dans la Ligue nationale, Shildt, 51 ans, a été préféré à Craig Counsell, des Brewers de Milwaukee, bien que ce dernier ait mérité plus de votes de première place. Toutefois, Shildt a reçu plus de votes de deuxième place et son nom est apparu sur un plus grand nombre de bulletins de vote.

En apprenant la nouvelle, Shildt n’a pu retenir quelques sanglots, précisant au passage qu’il avait vécu d’autres émotions fortes à la suite du décès de sa mère mercredi dernier.

À sa première saison complète au poste, après avoir remplacé Mike Matheny pendant la saison 2018, Shildt a guidé les Cardinals vers une récolte de 91 victoires et le premier rang de la section Centrale de la Ligue nationale.

Par ailleurs, il est le premier gérant à mériter pareil honneur sans avoir joué à quelque niveau que ce soit au baseball professionnel. La semaine dernière, les Cardinals lui ont accordé une prolongation de contrat jusqu’en 2022.

Canadien

Domi: Cherry «sera toujours une figure marquante»

Le coloré commentateur sportif Don Cherry ne laissait personne indifférent et cela inclut la génération actuelle de hockeyeurs professionnels.

Au lendemain de son congédiement par le réseau Sportsnet, le centre Max Domi du Canadien de Montréal semblait encore sous le choc, tandis que son coéquipier Nick Cousins a admis avoir été surpris lorsqu’il a appris la nouvelle.

«J’adore Don, depuis toujours et à jamais, a dit Domi. Il est une raison importante pourquoi plusieurs d’entre nous jouons au hockey.»

Domi et Cousins ont grandi dans la région de Toronto, mais avaient des relations différentes avec Cherry. Cousins a noté qu’il était plus fasciné par les vestons colorés et extravagants de Cherry dans sa jeunesse lorsqu’il regardait le segment Coach’s Corner les samedis soir pendant le reportage de Hockey Night in Canada. Domi avait toutefois une relation plus intime avec Cherry.

«Je le connais personnellement et il est une très bonne personne, a raconté Domi, dont le père Tie a joué pendant longtemps pour les Maple Leafs de Toronto. Son petit-fils était l’un de mes meilleurs amis quand j’étais jeune et je passais donc beaucoup de temps chez la fille de Don, Cindy.

«C’est malheureux de voir comment tout ça s’est produit. À 85 ans, il a connu toute une carrière. Il sera toujours l’une des figures marquantes de ce sport.»

Cousins n’a jamais croisé Cherry dans son parcours dans le hockey mineur et junior. Même s’il était surpris d’apprendre la nouvelle, il a rappelé que Cherry n’en était pas à sa première controverse.

Sujets sensibles

«Par le passé, on dirait que même s’il disait quelque chose de controversé, on tournait la page et il était de retour en ondes le week-end suivant, a mentionné Cousins. Il a finalement dépassé les bornes suffisamment de fois pour en subir les conséquences.

«Ce sera certainement différent de regarder Hockey Night in Canada sans sa présence.»

Au fil des ans, il est arrivé à Cherry d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique — entre autres sujets — qui l’ont souvent placé dans l’embarras.

Il appuyait toutefois certaines initiatives pour améliorer la sécurité des joueurs sur la patinoire. Il rappelait souvent de ne pas frapper un joueur par-derrière contre la bande ou encourageait les joueurs à porter des pièces protectrices autour de leur cou et sur leurs patins.

«J’étais aussi de son côté quand il encourageait les parents à faire pratiquer plus d’un sport à leurs enfants, a ajouté Cousins. Je pense aussi que c’est important. Quand j’étais jeune, je jouais au soccer, au hockey-balle et au golf. Il y a plein de choses que vous pouvez apprendre dans ces sports et qui vont faire de vous un meilleur hockeyeur.

«Il y a toutefois beaucoup de sujets sur lesquels il dépassait les bornes.»

Comme Cherry, Claude Julien a dirigé les Bruins de Boston. L’entraîneur-chef du Canadien était toutefois déjà âgé de 20 ans quand Cherry a fait la transition vers un rôle à la télévision en 1980.

Julien a raconté avoir croisé Cherry une fois lors du match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, mais a tenu à vite se distancer des propos xénophobes qui ont mené au congédiement de Cherry.

«Je suis un gars qui appuie nos vétérans et les gens qui sont allés à la guerre pour nous. Je suis aussi une personne qui dit que le hockey est pour tous. Nous incluons des gens dans notre milieu et je pense que c’est la meilleure façon d’agir dans le monde d’aujourd’hui», a conclu Julien.

Télé et radio

Don Cherry congédié par Sportsnet [VIDÉO]

TORONTO - Impertinent, cinglant, fermeté des opinions; le vétéran commentateur sportif Don Cherry n’a jamais eu peur de mettre le feu aux poudres pendant le segment «Coach’s Corner» sur les ondes de «Hockey Night in Canada».

Sa plus récente sortie lui a coûté son emploi.

Dans une déclaration de deux paragraphes lundi après-midi, le réseau Sportsnet a confirmé qu’il coupait les ponts avec Cherry.

«Les sports rassemblent les gens - ils nous unissent plutôt que de nous diviser. À la suite de discussions additionnelles avec Don Cherry après l’émission de samedi soir, il a été décidé que le temps est venu pour lui de quitter son poste immédiatement, a déclaré le président de Sportsnet, Bart Yabsley. Pendant l’émission, il a émis des commentaires qui sèment la division et qui ne correspondent pas aux valeurs qui nous représentent ou à ce que nous croyons.

«Don est synonyme de hockey et a joué un rôle intégral dans la croissance du sport au cours des 40 dernières années. Nous aimerions remercier Don pour ses contributions au hockey et à la diffusion de sports au Canada.»

Le départ de Cherry fait suite à un segment qui a généré une indignation généralisée autant de l’intérieur que de l’extérieur du monde du hockey. Dimanche, le réseau s’est excusé pour les propos de Cherry selon lesquels les nouveaux immigrants ne portent pas le coquelicot et, du coup, n’appuient pas les anciens combattants.

Lundi, jour du Souvenir, le réseau a effectué un pas de plus.

Cherry, qui est âgé de 85 ans, avait ciblé les nouveaux immigrants à Toronto et à Mississauga, ville ontarienne où il vit, qui, selon lui, ne rendent pas hommage aux anciens combattants canadiens et aux soldats décédés.

«Vous ... vous aimez notre mode de vie, vous aimez notre lait et notre miel. Vous pourriez, à tout le moins, verser quelques dollars pour un coquelicot ou quelque chose du genre», a déclaré Cherry samedi soir.

«Ces gens ont payé pour le mode de vie que vous appréciez au Canada, ces gens ont payé le prix le plus élevé.»

Pas seulement les immigrants visés

Lundi soir, Don Cherry a téléphoné à La Presse canadienne pour affirmer qu’il avait été congédié et pour lire une déclaration dans laquelle il refuse de s’excuser. Il a insisté pour dire que ses commentaires de samedi dernier ne s’adressaient pas qu’aux nouveaux immigrants, mais à tout le monde.

«Coach’s Corner» et «Hockey Night in Canada» sont diffusés au réseau CBC en vertu d’une entente de sous-licence avec Rogers Media, le propriétaire de Sportsnet, à qui appartiennent les droits de télédiffusion des matches de la LNH au Canada anglais.

Budweiser, commanditaire de «Coach’s Corner», a publié un communiqué condamnant les propos de Cherry après la décision de Sportsnet.

«Les commentaires prononcés samedi à ‘Coach’s Corner’ étaient clairement inappropriés et semaient la division, et ne reflètent aucunement la vision de Budweiser», peut-on lire dans le communiqué de Todd Allen, vice-président marketing des Brasseries Labatt du Canada, dont Budweiser est l’une des marques.

«À titre de commanditaire de l’émission, nous avons immédiatement manifesté nos inquiétudes et nous respectons la décision prise par Sportsnet aujourd’hui.»

Sur son site internet, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) dit avoir reçu un grand nombre de plaintes très similaires concernant «Coach’s Corner», au point de dépasser ses capacités de traitement technique.

«Par conséquent, bien que le CCNR traite cette émission dans le cadre de son processus habituel, il ne peut accepter aucune autre plainte», a ajouté l’organisme.

Ron MacLean, l’acolyte de Don Cherry pendant le segment «Coach’s Corner», a présenté des excuses sur Twitter dimanche.

«Don Cherry a exprimé des commentaires blessants, discriminatoires, qui étaient carrément erronés. (...) Je vous dois des excuses, aussi. J’étais assis là, je n’ai pas saisi, je n’ai pas réagi», a déclaré MacLean.

Des appuis

Les critiques à l’endroit de Cherry sont venues rapidement alors que circulaient sur internet des extraits vidéo du segment. Personnage très controversé tout au long de sa longue carrière à la télévision, Cherry a aussi eu droit à des appuis de partisans sur les médias sociaux au cours des deux derniers jours.

Joueur combatif qui a passé sa carrière de hockeyeur dans les ligues mineures, Cherry a été nommé entraîneur-chef par excellence dans la LNH en 1976 avec les Bruins de Boston. Il est passé à la télévision en 1980.

Reconnu pour ses tenues vestimentaires extravagantes et son habitude de lever le pouce en l’air en guise d’approbation, Cherry était susceptible de dire n’importe quoi lors de son populaire segment, présenté entre les première et deuxième périodes des matchs du samedi. Au fil des ans, il lui est arrivé d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique - entre autres sujets - qui l’ont souvent placé dans l’eau chaude.

Après de nombreuses années sur les ondes de la CBC, «Hockey Night in Canada» s’est retrouvée au réseau Sportsnet lorsque Rogers a obtenu les droits nationaux de diffusion pour une période de 12 ans et pour une somme de 5,2 milliards $, à compter de 2014.

Personne n’était en mesure de dire, lundi, qui allait remplacer Cherry à «Coach’s Corner» ou si ce segment allait continuer dans son format actuel.

Canadien

Les efforts de Jonathan Drouin récompensés

Jonathan Drouin voulait être plus engagé dans toutes les phases du jeu cette saison. Voilà que ses efforts ont mené à une belle récompense, alors qu’il se retrouve au sein du premier trio du Canadien.

L’attaquant québécois jouait aux côtés de Phillip Danault et Brendan Gallagher samedi dernier quand la formation montréalaise a vaincu les Kings de Los Angeles 3-2. Jusqu’à récemment, il aurait été difficile d’imaginer Drouin se retrouver au sein d’un trio ayant la responsabilité de neutraliser les meilleurs éléments adverses.

«Il s’est beaucoup amélioré dans ce département-là, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous le voyons revenir. Par le passé, il prenait parfois son temps à revenir dans notre territoire.

«Il fait du bon travail en général. Il est probablement plus souvent dans la bonne position que non.»

Il a déjà été maintes fois mentionné que Drouin souhaitait être plus impliqué dans le jeu cette saison, qu’il voulait jouer avec une intensité plus constante afin d’éviter une traversée du désert comme celle qu’il a connue dans le dernier droit l’hiver dernier. Quant à savoir si c’est ce qui explique qu’il se retrouve avec ces nouvelles responsabilités, il n’était pas certain de pouvoir l’affirmer avec pleine conviction.

«Je ne sais pas si c’est la raison, mais j’aime mon début de saison, a admis Drouin. Je pense que les entraîneurs l’aiment aussi.

«Que ce soit en zone neutre ou peu importe, tout le long du match, c’est important d’être sur la rondelle ou autour de la rondelle, a-t-il ajouté. À ce moment-là, je vais avoir la rondelle plus souvent sur la lame de mon bâton. Je vais avoir plus de chances de créer des jeux. À date, ça va bien, mais il faut que ça continue. Ça allait bien l’an dernier au même moment de la saison. Je dois continuer à progresser.»

Drouin, Danault et Gallagher ont eu l’avantage sur le trio d’Anze Kopitar, samedi, appuyés par Ben Chiarot et Shea Weber en défensive. Drouin a ajouté deux aides, sur des buts de Weber en avantage numérique.

«Je ne veux pas changer ma façon de jouer, qui m’a permis d’avoir du succès depuis le début de la saison, a dit Drouin. Phil a ce talent-là de jouer contre les meilleurs centres de l’autre côté. C’est un défi. Mais c’est amusant pour moi d’aller à l’aréna quand je vais jouer contre un gros trio.»

De son côté, Danault a noté certaines différences dans le jeu de Drouin par rapport aux dernières saisons.

«Il bataille plus. Nous voyons que ça lui tente, il est là, il va au filet. Il fait les bons jeux, de bonnes passes. C’est le Jonathan que l’on connaît», a dit Danault, avec son franc-parler habituel.

Kotkaniemi toujours sur la touche

Jesperi Kotkaniemi a de nouveau patiné avec ses coéquipiers lundi matin, mais Julien a confirmé qu’il n’affronterait pas les Blue Jackets de Columbus.

Kotkaniemi a raté les cinq derniers matchs en raison d’une blessure à l’aine. Il a repris l’entraînement avec ses coéquipiers mardi dernier.

Julien prône toutefois la patience et la prudence dans son cas.

«Il se rétablit bien, mais c’est une blessure où il faut le ramener à un niveau où nous serons confiants que ça ne se reproduise pas, a expliqué Julien. Nous l’évaluons chaque jour au niveau de l’endurance, de la charge de travail qu’il peut prendre.»

Par ailleurs, Weber a raté l’entraînement du Tricolore, ennuyé par un virus. Julien a toutefois indiqué qu’il serait très surpris qu’il rate le duel face aux Blue Jackets.

Tennis

Blessé, Raonic renonce à la Coupe Davis

Milos Raonic a renoncé à représenter le Canada aux finales de la Coupe Davis en raison d’une blessure au dos. Il sera remplacé par l’Ontarien Brayden Schnur pour cette compétition qui se déroulera du 18 au 24 novembre à la Caja Magica de Madrid.

Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov et Vasek Pospisil sont les autres membres de l’équipe canadienne.

Football

Les joueurs des Alouettes veulent ravoir Khari Jones

Les Alouettes de Montréal doivent absolument ramener Khari Jones à la barre de l’équipe. C’est le son de cloche qui est venu de tous les joueurs de l’équipe interviewés sur ce dossier au cours des dernières semaines, mais particulièrement lors de la journée du bilan, lundi.

«Je ne dis pas que ce serait une erreur, mais Khari est le gars qui a fait tourner le vent de 180 degrés, a souligné le vétéran spécialiste des remises, Martin Bédard. C’est lui qui a installé cette atmoshère détendue dans le vestiaire. [...] C’est un entraîneur, mais il n’y a pas si longtemps, il était un joueur. Alors il est très empathique à ce qu’on a à dire. C’est l’un des meilleurs entraîneurs que j’ai eus de ma vie.»

LNH

Des Blue Jackets à la dérive

Tout le monde s’attendait à voir les Blue Jackets de Columbus faire un pas vers l’arrière à la suite des départs de Matt Duchene, Artemi Panarin et Sergei Bobrovsky via le marché des joueurs autonomes pendant l’été.

Ces départs ont toutefois servi de point de ralliement pour les Blue Jackets, qui ont tenté de s’en servir pour définir leur identité.

«Nous avons insisté sur le fait que nos joueurs veulent jouer ici», a dit l’entraîneur-chef des Blue Jackets, John Tortorella, lundi.

«C’est une occasion pour des joueurs de s’épanouir, a ajouté le défenseur David Savard. Les jeunes ont des possibilités de jouer des rôles plus importants. C’est la même chose pour d’autres joueurs qui ont déjà eu des rôles plus offensifs que la saison dernière.»

Cette attitude a aidé les Blue Jackets à amasser 12 points à leurs 10 premiers matchs. Ils ont toutefois engrangé trois points seulement à leurs sept parties suivantes (1-5-1).

L’équipe a des ennuis à générer de l’offensive. Avant les matchs de lundi, les Blue Jackets représentaient la deuxième pire attaque de la LNH avec une moyenne de 2,35 buts par rencontre. Ils ont été limités à 14 buts à leurs sept dernières sorties.

«Nous devons marquer plus de buts, a admis Tortorella. Quand vous marquez des buts, ça vous donne de l’énergie. Nous avons parfois manqué d’énergie. Et vous n’avez pas de marge de manœuvre quand vous ne marquez pas.»

Pierre-Luc Dubois est le meilleur buteur des Blue Jackets, avec 6 buts en 17 rencontres. Il partage le premier rang des marqueurs de l’équipe avec Gustav Nyquist, avec 11 points chacun.

Dubois a souvent joué avec Panarin la saison dernière, quand il a établi des sommets personnels avec 27 buts, 34 aides et 61 points. Il se retrouve sous les projecteurs cette saison, devant souvent tirer la charrue à l’attaque.

Pas de pression

«Cet été, j’ai travaillé fort sur la protection de la rondelle et sur mon coup de patin, a mentionné le natif de Sainte-Agathe-des-Monts. Ça fait partie du mandat quand vous êtes jeunes. Vous devez continuer à vous améliorer de match en match, d’entraînement en entraînement. Mais je ne me suis pas mis plus de pression que ça.»

Le jeu de Dubois, qui est âgé de 21 ans, semble d’ailleurs être le dernier des soucis de Tortorella.

«Il continue d’apprendre ce que c’est que d’être un professionnel, a mentionné Tortorella. Ça fait partie du processus. Il joue très bien et a probablement été notre joueur le plus constant jusqu’ici.»

Tortorella semble vouloir aussi intégrer Dubois et le défenseur Seth Jones dans le groupe de meneurs des Jackets, en appui au capitaine Nick Foligno et aux vétérans Cam Atkinson et Boone Jenner.

Il espère les voir relancer rapidement l’équipe.

«Ce n’est pas tant par les mots, mais par les actions sur la patinoire que je veux voir du leadership, a noté Tortorella. Je veux voir les joueurs s’aider à être plus constants à l’attaque sans changer notre façon de travailler défensivement. Nous devons trouver un moyen de gagner des matchs.

«Nous pouvons parler autant que nous le voulons ou passer à l’action sur la patinoire. Nous avons dévié de la bonne voie après une dizaine de matchs. Il faut réagir sur la patinoire.»

Le gardien Elvis Merzlikins défendra le filet des Blue Jackets face au Canadien, mardi, au Centre Bell.

Tortorella n’a pas apprécié la colère du partant Joonas Korpisalo après avoir accordé un quatrième but à l’Avalanche du Colorado, samedi, dans un revers de 4-2. L’équipe a donc procédé au rappel de Merzlikins dimanche plutôt qu’à la conclusion du voyage de l’équipe de l’Ohio, comme c’était d’abord prévu.

Merzlikins en sera à un quatrième départ cette saison, et en carrière dans la LNH. Le Letton âgé de 25 ans affiche un dossier de 0-1-2 avec une moyenne de 3,90 et un taux d’efficacité de ,882.

Tennis

Novak Djokovic gagne le match d'ouverture aux Finales de l'ATP à Londres

LONDRES — Il a beau avoir connu une performance presque sans faille contre Matteo Berrettini en lever de rideau des Finales de l'ATP, Novak Djokovic a trouvé le moyen de s'autocritiquer.

En avant 4-0 à la deuxième manche, Djokovic a frappé un revers à l'extérieur des limites pour concéder un bris à l'Italien - la seule fausse note d'une performance par ailleurs dominante de 6-2, 6-1 - puis il s'est retourné rageusement vers son équipe dans les gradins et a exprimé sa frustration.

Même à la fin d'une autre saison éprouvante, Djokovic ne tolère aucun laisser-aller dans son jeu alors qu'il cherche à égaler un record avec la conquête d'un sixième titre aux Finales de l'ATP.

«Il n'y a pas d'autre explication raisonnable (à cette réaction) que de tenter d'être aussi parfait que possible, a précisé Djokovic. Mais je suis comme ça.»

C'est certainement le même Djokovic que la foule du O2 Arena est habituée à voir. Même si le Serbe - qui a remporté quatre titres consécutifs à Londres à ce tournoi de fin d'année entre 2012-2015 - n'a eu besoin qu'un total de 10 coups gagnants dans le match, les 28 fautes directes de Berrettini lui ont offert une victoire facile pour entreprendre le tournoi à la ronde.

Le coup droit de Berrettini a été à l'origine de 18 de ces erreurs, dont deux pour permettre à Djokovic de réussir les deux seuls bris de la première manche.

Après avoir cédé ce seul bris à 4-1 dans la seconde manche, Djokovic a récupéré le bris aussitôt et il a concrétisé sa victoire sur un coup droit.

«Il a raté un coup droit relativement facile pour lui qui m'a permis de faire le bris (à la première manche), a poursuivi Djokovic. Et après ça, j'ai commencé à mieux lire son service.»

Berrettini en est à sa première expérience à ce tournoi qui réunit les huit meilleurs joueurs au classement et il n'avait jamais affronté Djokovic auparavant. Il a également expliqué qu'il avait eu un peu de difficulté avec la vitesse du terrain intérieur de l'O2.

«La balle ne rebondit pas beaucoup, c'était donc difficile, surtout sur mon coup droit, a confié Berrettini. Je pense que c'est préférable quand j'ai un peu plus de temps et que la balle a plus de rotation. Je pense que j'ai commencé le match plutôt bien, mais il était juste meilleur que moi aujourd'hui.»

En soirée, Roger Federer, qui détient le record de six titres aux Finales de l'ATP, s'est incliné face à Dominic Thiem en deux manches de 7-5, 7-5.

Le Suisse a pris du retard rapidement dans la première manche et bien qu'il ait tenté de surmonter son déficit, les nombreuses fautes ont fini par avoir raison de lui.

L'autre groupe est composé de Rafael Nadal, du champion en titre Alexander Zverev, de Stefanos Tsitispas et de Daniil Medvedev. Ils commencent à jouer lundi.

Djokovic a l'occasion de devancer Nadal au premier rang mondial à la fin de l'année s'il connaît une bonne performance à Londres. Il concède 640 points à l'Espagnol et il y a un maximum de 1500 points à l'enjeu à Londres.

Rouge et Or

Thomas Bolduc: gagnant malgré la défaite

Malgré la défaite des siens face aux Carabins de l’Université de Montréal, le quart-arrière Thomas Bolduc est sorti gagnant du match de la Coupe Dunsmore. Non seulement il a poursuivi le beau travail qu’il avait amorcé pendant la saison régulière, mais il a pu montrer de quel bois il se chauffait dans les situations corsées.

«J’ai probablement vécu la plus grande adversité de toute ma jeune carrière, a mentionné la recrue. Et j’ai appris que malgré l’adversité, il fallait rester positif. J’ai vu que j’étais capable de faire des choses même si on tirait de l’arrière par beaucoup. Je vais maintenant devoir construire là-dessus et rester positif pendant toute la saison morte pour revenir en force la saison prochaine.»

Étiqueté comme l’un des candidats au poste de quart-arrière numéro deux à son arrivée au camp d’entraînement du Rouge et Or en août dernier, son premier avec la formation lavalloise, le jeune athlète a brûlé les étapes. Meilleur quart au niveau collégial à sa dernière saison avec les Cougars de Lennoxville, il a repris à Laval là où il avait laissé quelques mois plus tôt. Appelé à prendre la place du quart partant Christian Chénard à compter du quatrième match de la saison, il s’est imposé match après match après avoir connu des débuts honnêtes face aux footballeurs de l’Université McGill.

«Si on m’avait dit que c’est moi qui serais au poste de quart lors du match de la Coupe Dunsmore, je ne l’aurais probablement pas cru. Des fois, il y a des choses comme ça dans la vie. Du jour au lendemain, tu as une opportunité. J’ai fait de mon mieux pour la prendre et j’ai donné mon 100 %. Ça n’a pas fini comme on l’aurait souhaité, mais je pense qu’il me reste de belles années devant moi et je vais prendre ce qui nous est arrivé comme une leçon et ça va juste me motiver pour travailler plus fort.»

Campagne mémorable

La première saison de Bolduc avec le Rouge et Or aura été remplie de promesses. Non seulement il a réussi 82 des 136 passes qu’il a tentées en saison régulière pour des gains de 1020 verges, une moyenne de 127,5 verges, mais il n’a été victime que d’une seule interception. Sous sa gouverne, les Lavallois ont compilé un dossier de cinq gains contre aucun revers. En séries face à Concordia, il a complété 17 des 25 passes qu’il a tentées pour des gains de 311 verges. Et malgré la grande pression de la défensive des Carabins samedi, il a été 34 en 50 pour des gains de 331 verges.

«Il faut donner le crédit à la défensive des Carabins. Elle ne nous a vraiment presque rien donné. On a réussi à profiter de quelques petites choses qu’elle nous a offertes quand elle faisait de la couverture en profondeur et on a essayé d’avancer avec ça mais c’est sûr que c’est difficile de driver tout le terrain avec de petits jeux.»

«Thomas est un quart-arrière recrue», a indiqué le coordonnateur offensif, Justin Ethier. En première demie, comme tout jeune quart-arrière, il a fait ses erreurs et on ne l’a pas aidé beaucoup au début. Il a eu de la pression avec des pressions à trois. Ça, c’est sûr que ce n’était pas l’idéal. La ligne à l’attaque lui a donné plus de temps en deuxième demie. J’ai trouvé que Thomas avait bien réagi. Il a eu plus de nervosité en début de match. J’ai trouvé qu’il avait bien fait ça en seconde demie.»

Même s’il n’en sera qu’à sa deuxième campagne avec le Rouge et Or en 2020, Bolduc se présentera au camp avec l’attitude d’un vétéran. «Je vais avoir beaucoup de background au football universitaire. Je vais avoir vécu de gros moments, de gros matchs et c’est sûr que ça va m’aider.»

Soccer

Finale de la coupe MLS: une répétition de 2016

NEW YORK — Seattle a remporté le deuxième championnat nord-américain de football de son histoire après son succès à domicile, dimanche, face à Toronto (3-1), en finale de la Coupe MLS.

Les Sounders avaient terminé deuxièmes de la Conférence Ouest à l’issue de la saison régulière derrière le Los Angeles FC.

De son côté, la franchise canadienne, qui chute à nouveau en finale face à Seattle, comme en 2016, pourra nourrir bien des regrets, n’étant pas parvenue à concrétiser sa franche domination en première mi-temps au CenturyLink Field.

Le gardien Stefan Frei, toujours décisif, a notamment arrêté un tir du Français Nicolas Benezet (36), très en vue aux côtés d’Alejandro Pozuelo et de Marco Delgado.

Brian Schmetzer, l’entraîneur de Seattle, en était bien conscient à la mi-temps, appelant son équipe à «mieux jouer» et «créer plus d’occasions».

En deuxième mi-temps, son équipe a pu profiter d’un tir dévié, plutôt chanceux, de Kelvin Leerdam pour ouvrir le score (57).

Entré en cours de jeu, Victor Rodriguez a marqué le deuxième but d’un joli plat du pied (76), avant que Raul Ruidiaz (90) ne crucifie une équipe de Toronto, pourtant persévérante, mais fébrile sur contre-attaque.

Honneur sauf

Jozy Altidore, qui était incertain pour blessure et a commencé le match sur le banc, a sauvé l’honneur en fin de match (93).

Au coup de sifflet final, Brian Schmetzer, également ancien joueur de Seattle, où il est né, était ravi de ce «beau moment pour la ville, pour les supporteurs, pour les joueurs».

«Ils le méritent», a souligné le coach de 57 ans, en poste depuis 2016 après un premier passage entre 2002 et 2008.

«Je suis vraiment content pour les fans et mes équipiers. C’est une émotion spéciale», a également réagi Victor Rodriguez, décrivant la «bonne mentalité» de l’équipe, «très compétitive» et «toujours travailleuse».

C’était la troisième finale entre les deux franchises en seulement quatre ans.

La première avait été remportée par Seattle en 2016 (0-0, 5-4 t.a.b.), avant la revanche des Canadiens l’année suivante (2-0). Cette fois, pour une première à la maison, Seattle a eu la part belle.

Sports, etc

Vincent Pelletier: une décision audacieuse

Juriste au ministère de la Justice, Vincent Pelletier a pris une décision audacieuse quand, à l’aube de la trentaine, il a décidé d’abandonner sa carrière pour se consacrer à l’escrime à temps plein dans le but de se qualifier pour les Jeux olympiques. Même si c’est en vain qu’il a poursuivi son rêve pendant une dizaine d’années, il n’a jamais regretté sa décision.

«Plus jeune, même si j’adorais l’escrime, c’est sur mes études que je mettais mon focus», indique l’épéiste. «J’ai complété mon bac en trois ans puis j’ai fait mon barreau. Par la suite, je me suis concentré sur le début de ma carrière professionnelle. Malgré tout, j’ai continué à m’améliorer tranquillement et à avoir des résultats pas pires. C’est ce qui m’a fait songer à abandonner ma carrière de juriste pour me consacrer à l’escrime. Je me suis demandé quel pourrait être mon plus grand regret à l’âge de 50 ans. Celui de ne pas avoir essayé d’aller aux Jeux ou celui d’avoir quitté mon emploi pendant quelques années. Et mon choix a été facile à faire. À 50 ans, tu peux toujours être un excellent avocat mais tu ne peux plus être un bon escrimeur.

«Je n’ai pas réalisé mon rêve mais je n’ai aucun regret. Mon but était de repousser mes limites et pour voir jusqu’où je pouvais me rendre. Et je crois que je l’ai fait parce que mon corps m’a lâché à deux reprises. C’est un indice que je travaillais très fort, que j’étais sérieux à l’entraînement et en dehors et que je faisais tout ce que je devais faire et tout ce que les entraîneurs me disaient de faire pour progresser. Je suis vraiment allé au bout de mes limites et je vais toujours être heureux de l’avoir fait. Si c’était à recommencer, je reprendrais la même décision.»

C’est en 2009 que Pelletier a mis de côté sa carrière au ministère de la Justice afin de s’entraîner à temps plein. Son objectif : se classer pour les JO de Londres (2012). Et ses chances d’y aller pour l’épreuve en équipe étaient très bonnes. Malheureusement, le CIO abandonna la présentation de la discipline au profit au sabre féminin. Et, comble de malheur, juste avant les Championnats du monde, le Québécois dû combattre une mononucléose. Affaibli, il a raté sa qualification pour l’épreuve individuelle.

Pelletier obtint ensuite en 2013 ses meilleurs résultats en carrière sur la scène internationale. Il a terminé dans le top 8 des Championnats du monde et a gagné une médaille à la Coupe du monde de Bernes. Motivé, il a augmenté la cadence à l’entraînement l’été suivant. Il a été victime de surentraînement. Il a obtenu quand même de bons résultats en équipe mais le Canada a saboté ses chances de se qualifier pour les JO de 2016 à Rio en étant incapable de faire un top 4 lors des championnats panaméricains.

«Par la suite, j’ai été un peu in and out sur l’équipe nationale. J’avais encore beaucoup de plaisir à faire de l’escrime mais j’étais un peu moins motivé à m’entraîner intensément. Au niveau individuel, j’ai fait une couple de coupes du monde dans le but de me qualifier pour les JO de 2016. Je trouvais que ça valait la peine d’essayer même si je vieillissais. Et je suis passé très proche d’y arriver.»

De retour comme juriste

Ayant abandonné son rêve olympique il y a quelques mois, Pelletier ambitionne de retourner à ses anciennes amours et de travailler comme juriste au gouvernement. Lors de son passage au ministère de la Justice, il avait notamment travaillé sur l’élaboration du nouveau code des procédures civiles, un projet adopté par l’Assemblée nationale quelques années après son départ du gouvernement. Il a aussi œuvré sur le dossier de la rémunération des juges de la Cour du Québec dans les cours municipales et sur un projet visant à limiter les poursuites abusives.

«J’aimerais retourner au gouvernement parce que j’aime le travail que j’y faisais et parce que c’est là que je me sens le plus à l’aise. Mon travail n’est peut-être pas très visible que celui que je pourrais faire en tant qu’avocat, mais quand tu es dans le milieu, tu sais que les projets sur lesquels tu travailles touchent énormément de gens et qu’ils ont un impact dans la société. Je trouve ça super important. Et c’est très valorisant.»

Toujours passionné d’escrime, Pelletier continue à s’entraîner et à prendre part à des compétitions. Il a cependant limité ses sorties aux circuits provincial et national. Officiel national, il est aussi entraîneur au club Estoc où il fait profiter de son expérience les athlètes de haut niveau, un travail qu’il adore, et coordonne le groupe d’entraînement dans la région de Québec en préparation physique.

Pelletier indique que ses objectifs comme athlète sont maintenant différents. «Gagner facilement, je trouve ça super platte. Je préfère perdre dans le top 4 un match serré où j’ai eu du plaisir. Si j’ai eu une bonne journée et que j’ai tiré comme j’en suis capable, j’aurai eu une bonne compétition, peu importe mon classement final.

«J’ai cependant encore un objectif à long terme, soit les Championnats du monde des Masters. Comme c’est chez les 50 ans et +, ça ne sera pas avant une couple d’années parce je viens de rentrer dans la catégorie Vétérans (40 ans et +]. Pour moi, c’est un défi intéressant. Il faut juste que ça le reste pendant encore une dizaine années.»

Canadien

CH: surtout, éviter les longues séries de revers

MONTRÉAL — On dit des bonnes équipes qu’elles évitent les séquences de défaites. Le Canadien essaie de prouver sa valeur dans cette catégorie cette saison.

L’entraîneur-chef Claude Julien avait noté que la formation montréalaise avait été ordinaire à ses trois sorties précédentes. Sans être particulièrement dominant samedi, le Tricolore a retrouvé un certain aplomb pour venir à bout des Kings de Los Angeles par le score de 3-2.

La proie n’était pas particulièrement coriace. L’hiver — et les quelques prochains — risque d’être particulièrement long chez les Kings. Le Canadien a aussi manqué d’instinct du tueur, laissant les Kings rendre les choses intéressantes en troisième période.

Il a néanmoins trouvé un moyen de redresser la barre après une contre-performance face aux Flyers de Philadelphie, jeudi, dans un revers en prolongation de 3-2.

«Vous ne pouvez pas perdre plusieurs matchs de suite. Deux, c’est déjà trop, a affirmé l’attaquant Jonathan Drouin après le match face aux Kings. Nous avons commencé à comprendre qu’il faut rebondir après chaque défaite, sinon, nous allons reculer au classement.»

Dossier de 6-2-0

Le Canadien présente un dossier de 6-2-0 après une défaite cette saison. Il a connu seulement deux séquences de deux revers.

«L’hiver dernier, nous nous sommes retrouvés dans une situation où il n’y avait plus d’espace de manœuvre, a rappelé Drouin. En novembre comme en avril, les matchs valent deux points. Tant mieux si nous pouvons nous placer dans une position plus confortable.»

Pour relancer sa troupe, Julien avait remanié ses trios. Drouin s’est retrouvé à la gauche de Phillip Danault et Brendan Gallagher, Paul Byron a été placé à la gauche de Max Domi et Joel Armia, Nick Suzuki était au centre de Tomas Tatar et Artturi Lehkonen, tandis que Nate Thompson évoluait avec Ryan Poehling et Nick Cousins.

À cinq contre cinq

Deux des trois buts face aux Kings ont été marqués en avantage numérique, gracieuseté de Shea Weber. Le Canadien s’est quand même bien tiré d’affaire à cinq contre cinq.

«Nous n’étions pas très bons depuis un certain temps, a reconnu Weber. Que ce soit en changeant les trios ou en faisant autre chose. Il faut se regarder dans le miroir, admettre qu’il faut être meilleur.

«Nous avons connu un bon départ (face aux Kings). Un bon départ signifie que vous allez jouer avec l’avance. Même si le vent aurait pu tourner, vous vous placez en meilleure position pour avoir du succès quand vous connaissez un bon début de match.»

Le Canadien devra tirer parti d’un calendrier favorable d’ici la fin du mois de novembre. Six de ses neuf matchs à l’horaire seront contre des équipes qui se retrouvaient hors du portrait des séries avant les matchs de dimanche.

C’est à cette période-ci de la saison que le Canadien avait connu un premier déraillement l’hiver dernier, encaissant cinq défaites consécutives entre le 19 et le 27 novembre.

Remparts

Val-d’Or 3/Québec 2: rien ne sourit aux Remparts

Tout semble jouer contre les Remparts lorsqu’ils sont au Centre Vidéotron. Non seulement ils se sont fait refuser un but alors qu’il restait trois secondes à jouer en prolongation, mais quelques instants plus tard, les Foreurs de Val-d’Or se sont sauvés avec la victoire lors des tirs de barrage. Finalement, les Diables rouges ont encaissé un septième revers en 10 matchs à la maison, une défaite de 3 à 2 qui leur a quand même procuré un point au classement.

Le jeu controversé est survenu alors que les Remparts mettaient de la pression en territoire ennemi. Au moment où Anthony Gagnon décochait un boulet, Darien Kielb, qui était derrière le but, a créé de l’interférence aux dépens du gardien Jonathan Lemieux se dirigeant devant le filet. Le cerbère des Foreurs a chuté sur la patinoire et a perdu son casque. Il a mis un peu de temps à se relever. La décision a soulevé l’ire de Patrick Roy qui a passé un savon à l’officiel Jonathan Trudel. Les propos aigres-doux du coach québécois à l’arbitre ont entraîné son expulsion.

«C’est sûr que je ne suis pas d’accord avec la décision sur la glace, a plaidé Roy. Ce avec quoi j’ai de la misère, c’est qu’il y a trop de différences au niveau des jugements des arbitres. On joue contre Chicoutimi : il y a un but, Lapierre [Hendrix] est dans le cercle du gardien de but et le filet est accordé. On arrive aujourd’hui, le gardien de but est à l’extérieur de son cercle, notre joueur passe en avant, le gardien se tire à terre, il y a un but et il est refusé.

«Mais ce n’est pas ça qui est gênant. Ce qui est gênant, c’est que Bibeau n’est pas sur la glace mais l’officiel dit que c’est lui qui a passé devant le but. Là, soudainement, on dit : on va en nommer un autre parce qu’il n’était pas sur la patinoire. Faque on en nomme un autre. On décide que c’est le 92. Là, on passe du numéro 21 au 92. Ce n’est pas tout à fait dans la même braquette de numéro. Pis là, après ça, on dit que c’est Gagnon. Et après ça, on ne sait plus. Il reste trois secondes, moi, je veux gagner en tirs de barrage et je veux que Bibeau puisse y aller. Ne viens pas me faire accroire que tu as vu le jeu si tu ne sais pas c’est qui [qui a commis l’infraction] et que ça finisse avec Kielb qui est pénalisé.»

Expliquant que le gardien des Foreurs était sorti de sa cage au moment où son joueur passait, Roy a indiqué que l’arbitre avait interprété ce qui s’était passé sous ses yeux. Interrogé si son expulsion pourrait lui valoir une suspension, il a tout simplement lancé : «Il arrivera ce qu’il arrivera.»

En avant par deux fois

Les Remparts avaient brisé la glace avec un filet de Gabriel Montreuil (6e) en fin de première. Les visiteurs ont égalé la marque en milieu de troisième avec un filet de David Noël, mais 50 secondes plus tard, Bibeau (13e) a redonné les devants aux Diables rouges. Jérémy Michel a renvoyé les deux équipes à la case départ en comptant avec un peu plus de cinq minutes à jouer en troisième. En tirs de barrage, Lemieux a stoppé Bibeau et Andrew Coxhead lorsqu’Alexander Mirzabalaev et Michel ont déjoué Emerik Despatie.

«Je suis très satisfait de la performance de l’équipe», a mentionné Roy. On a largement dominé au niveau des chances de marquer. On a été très bons. On a fait deux erreurs qui nous ont coûté des buts mais, autre que ça, on n’a rien donné aux Foreurs. Pour moi, c’était une victoire de 3 à 2 avec le dernier jeu. Je pense que si on joue comme on l’a fait aujourd’hui, j’ai l’impression que l’on va gagner des matchs à domicile et que l’on va faire plaisir à nos partisans.»

L’entraîneur-chef a salué le retour d’Andrew Coxhead qui a fait une différence pour les Remparts. Il a aussi mentionné qu’il avait bien aimé la performance de Despatie. «Il n’a rien à se reprocher. Le but de Noël, c’était un lancer parfait et il ne voyait absolument rien. Et sur le deuxième but, on a échappé un gars qui s’est retrouvé tout seul sur le côté du filet. On ne peut donc pas critiquer le travail de notre gardien de but. Il a été excellent dans certaines situations. Mais ce que je retiens, c’est la performance de l’équipe.»

NFL

Chiefs 32/ Titans 35: retour au jeu gâché pour Mahomes

NASHVILLE — Forçant Patrick Mahomes et les Chiefs de Kansas City à se contenter de plusieurs placements, les Titans du Tennessee ont pu rester à une bonne distance de leurs adversaires.

Ryan Tannehill et un demi de coin qui a quitté la liste des blessés il y a une semaine ont aidé à faire payer les Chiefs pour leurs cinquième et sixième tentatives de botté de précision.

Tannehill a complété une passe de touché de 23 verges à Adam Humphries avec 23 secondes à jouer et les Titans ont bloqué in extremis une tentative de placement à la toute fin du match pour vaincre les Chiefs 35-32 et ainsi gâcher le retour au jeu de Mahomes.

«C’est plaisant de gagner un match de la sorte. Nous sommes venus de l’arrière au quatrième quart à domicile et nous avons trouvé une façon de gagner», a exprimé Tannehill.

Les Titans (5-5) ont eu la seule occasion de prendre l’avance à la suite d’une mauvaise remise des Chiefs lors de la cinquième tentative de placement de la journée de Harrison Butker. La remise a pris Dustin Colquitt par surprise et il s’est débarrassé du ballon en désespoir de cause, permettant aux Titans de le reprendre à leur propre ligne de 39.

Tannehill s’est offert un gain au sol de 18 verges, il a rejoint Anthony Firsker pour 20 verges et il a ensuite trouvé Humphries qui a couru jusque dans la zone des buts pour le touché. Tannehill a réussi la transformation de deux points sur une course pour offrir l’avance 35-32 aux Titans.

Dernière occasion

Les Chiefs (6-4) ont eu une dernière occasion avec Mahomes. Il a fait avancer le ballon pour permettre une tentative de placement de 52 verges.

Joshua Kalu a bloqué le botté avec sa main gauche et les Titans ont envahi le terrain pour célébrer. Kalu a mentionné qu’il s’approchait de plus en plus d’un bloc chaque fois qu’il observait la cadence des Chiefs, leurs mains et leurs yeux.

«Dès que j’ai touché le ballon, c’était la joue», a dit Kalu, qui revient d’une blessure.

L’entraîneur-chef des Chiefs, Andy Reid, montre maintenant un dossier de 1-8 en carrière contre les Titans. Il a mentionné qu’il voulait regarder la reprise parce qu’il croit que Kalu était hors jeu. Reid a quand même pris le blâme pour la défaite.

«Nous étions en position de fermer les livres et nous ne l’avons pas fait, a-t-il insisté. C’est ma responsabilité. Notre jeu n’était pas à point.»

Derrick Henry a amassé 188 verges au sol, dont 68 sur un touché qui a donné les devants 20-19 aux Titans au troisième quart. Son majeur d’une verge avec 6:26 à jouer a rapproché les Titans à 29-27.

Tannehill a conclu la journée avec 181 verges par la passe et 37 autres au sol.

Patinage de vitesse

Kim Boutin décroche la médaille d’or au 500 m à la CM de Montréal

MONTRÉAL — Kim Boutin l’admet d’emblée, elle n’est plus la même patineuse que celle qui s’est illustrée aux Jeux olympiques de PyeongChang en 2018. Et c’est tant mieux.

La Québécoise a poursuivi son début de saison de rêve en décrochant la médaille d’or au 500 mètres, dimanche, à la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste de Montréal.

La patineuse de 24 ans est ainsi demeurée parfaite cette saison avec quatre victoires en autant d’épreuves individuelles, un exploit qui semble surprendre la principale intéressée.

«Non! Je n’aurais jamais cru ça possible. J’ai travaillé vraiment fort cet été et si on regarde ma course du 500 m aux JO, ce n’est plus la même athlète qui est sur la glace. Je suis vraiment plus solide et je patine dans les virages — ce que je ne faisais jamais auparavant —, donc c’est une belle amélioration», a déclaré celle qui avait établi un record du monde (41,936) sur 500 m la semaine dernière à Salt Lake City.

Lorsqu’on lui a demandé quel était le secret de sa spectaculaire transformation, Boutin a pointé un petit dessin d’une tortue qui orne l’une de ses bottes — en référence à la fable du lièvre et de la tortue, de La Fontaine.

«Ce qui fonctionne pour moi, c’est d’être relaxe, a-t-elle mentionné. Cette petite tortue me rappelle que je dois être calme et que je dois prendre du recul sur chacune des situations, en me disant que ça va bien aller.»

Nouvelle approche

Sa nouvelle approche a été mise à rude épreuve pendant le 500 m dimanche, mais elle a fonctionné.

Après avoir commis un faux départ en finale — ç’a aussi été le cas en demi-finales —, la Sherbrookoise s’est installée en tête dès les premiers mètres de la course. Puis, en dépit de la remontée de l’Italienne Martina Valcepina dans les derniers tours de l’épreuve, Boutin n’a jamais été véritablement inquiétée.

«Je me suis dit que ce n’était pas grave [le faux départ] et je me suis ressaisie, a évoqué la principale intéressée. En finale, je m’étais dit que j’allais être plus détendue et que j’allais courir de manière plus stratégique. Les filles se sont donc rapprochées de moi, mais comme j’étais plus calme, j’ai été plus rapide.»

Boutin en a profité pour établir un nouveau record de piste sur la distance à l’aréna Maurice-Richard en signant un chrono de 42,568 secondes. Elle a ainsi devancé Valcepina (42,659) et la Polonaise Natalia Maliszewska (42,779).

La coéquipière de Boutin, Alyson Charles, a fini au pied du podium en 42,996 secondes.

La triple médaillée olympique a mis la touche finale à sa journée de rêve en contribuant à la conquête de la médaille de bronze du Canada au relais féminin 3000 m, derrière la Chine et la Russie.

D’autre part, Courtney Sarault s’est signalée en récoltant la médaille d’argent en finale du 1000 m féminin.

La Néo-Brunswickoise a mené la course jusqu’à deux tours de la fin, lorsqu’elle a paru surprise par le dépassement par l’extérieur de la Chinoise Han Yu Tong — l’éventuelle championne.

«Dans le dernier tour, je ne savais pas trop ce qui se passait dans ma tête. Je me disais seulement “Patine!”, en sachant qu’elle était à l’extérieur, derrière moi, a raconté Sarault. J’ai tout donné, mais Han était très forte.»

Le Canada a donc terminé le week-end avec une récolte de deux médailles d’or, deux d’argent et une de bronze.

Déception du côté masculin

La journée s’est révélée moins fructueuse du côté masculin. Steven Dubois n’a d’ailleurs pu compter sur sa moustache pour lui procurer un avantage aérodynamique sur ses adversaires. Dubois, de Lachenaie, a été puni pour avoir bloqué un adversaire en demi-finales du 500 m. Il n’a donc pu poursuivre sa lancée de la veille, alors qu’il avait décroché la médaille d’argent au 1000 m.

Le vétéran Charles Hamelin a vécu le même genre de déception en quarts de finale du 1000 m puisqu’il a été puni pour avoir commis de l’obstruction au fil d’arrivée sur le Sud-Coréen Kim Dong Wook. Le patineur âgé de 35 ans fulminait à sa sortie de la patinoire. «Je ne pense pas que c’était la bonne décision parce que l’arbitre a mal vu ça, a confié le quintuple médaillé olympique. Mon bras était sur son épaule, mais le sien était sur ma hanche, donc c’était une shared responsibility. Techniquement, il aurait dû laisser aller la faute. Ça fait deux ans que nous n’avions pas vu un call sur un finish, on vient d’en voir un là.

«C’est frustrant. J’aurais vraiment aimé pouvoir me rendre plus loin, parce que je pense que j’avais les jambes pour grimper sur le podium aujourd’hui. C’est vraiment plate que l’arbitre m’ait coupé l’herbe sous le pied de même», a-t-il conclu.

LCF

Eskimos 37 / Alouettes 29: une leçon pour la défensive

MONTRÉAL — Tout au long de la dernière semaine, un peu tout le monde dans l’entourage des Alouettes a souligné à quel point il allait être important de presser le quart Trevor Harris des Eskimos d’Edmonton en demi-finale de l’Est. La défense montréalaise n’a pas réussi à le faire et les visiteurs l’ont emporté 37-29.

Harris s’est moqué de la défense des Alouettes. Le pivot des Eskimos a réussi ses 22 premières passes de la rencontre et terminé la première demie avec 23 passes complétées en 24 tentatives pour des gains de 257 verges et une passe de touché. Il a terminé la rencontre avec 36 passes en 39 tentatives, pour 421 verges de gains.

«Défensivement, nous avons laissé tomber l’équipe, a admis le vétéran ailier défensif John Bowman. En première demie, nous avons raté tellement de plaqués. C’est de notre faute. (...) Ils ont amassé tellement de verges après les attrapés. Nous n’étions pas très bons. Mais cette équipe se bat toujours et nous nous sommes placés en position pour l’emporter, mais nous sommes demeurés à court.»

Les Alouettes ont effectivement eu l’occasion de se sauver avec ce match avec moins de deux minutes à faire et Josh Johnson croyait bien avoir fermé les livres avec sa deuxième interception du match, menant au cinquième placement de la rencontre de Sean Whyte sur 36 verges, pour procurer une avance de huit points aux Eskimos.

C’est bien mal connaître les Alouettes. La troupe de Khari Jones a repris à sa ligne de 34 avec 56 secondes à faire, mais n’a pas pu réussir son retour. Félix Faubert-Lussier a d’abord échappé une courte passe de Vernon Adams fils alors qu’il était fin seul sur les lignes de côté. Adams a tenté le gros jeu sur sa tentative suivante, mais Johnson a réussi sa troisième interception du match.

«Toute l’année, en pareilles situations, nous avons réussi à gagner des matchs, mais (dimanche), il ne restait pas suffisamment de magie à la fin, a raconté le centre Kristian Matte. Je suis encore un peu sous le choc, car j’ai encore l’impression que c’est possible. Mais ils ont réussi plus de jeux que nous; il faut leur donner le mérite.»

C.J. Gable a inscrit deux majeurs au sol pour les vainqueurs. Calvin McCarthy a réussi l’autre sur une passe de Harris. Whyte a réussi des placements sur 43, 25, 35 et 17 verges pour compléter la marque.

William Stanback, au sol, Mario Alford, sur un spectaculaire retour de botté d’envoi de 99 verges, et Adams ont marqué les autres touchés des Alouettes, qui ont aussi profité d’un placement de 30 verges de Boris Bede.

Pression inexistante

On ne sait pas exactement quel était le plan de match du coordonnateur défensif Bob Slowick pour ce duel, mais il n’a clairement pas fonctionné.

«Ils avaient un très bon plan de match, a expliqué Henoc Muamba au sujet de la performance de l’attaque des Eskimos. Nous avons tenté d’être dans son visage le plus rapidement possible, mais Harris a fait de l’excellent travail pour lire notre défense. Ils avaient trois ou quatre personnes déployées autour de cinq verges et il choisissait rapidement à qui envoyer le ballon.

«Quand nous avons commencé à jouer davantage en défensive homme à homme, ils ont effectué plus de tracés en croisé. À la fin du match, nous avons pu jouer plus agressivement, ce qui nous a donné plus de succès. Mais c’était trop tard.»

Pour illustrer à quel point Harris a été dominant, la deuxième passe qu’il n’a pas complétée dans cette rencontre est survenue avec un peu plus de 10 minutes à jouer. Elle a alors été interceptée par Woody Baron, après avoir été déviée par Bowman. Les visiteurs menaient 34-22. Quand Adams (14 en 27, 226 verges, trois interceptions) a franchi la ligne des buts après une électrisante course de 10 verges quelques jeux plus tard, les Alouettes n’accusaient plus qu’un retard de cinq points.

«Cette équipe n’abandonne jamais, c’est pourquoi je suis si fier d’elle, a indiqué Jones les yeux humides après la rencontre. Plusieurs équipes auraient lancé la serviette bien avant. Pas celle-ci.»

L’émotion était d’ailleurs palpable dans le vestiaire après la rencontre. Plusieurs joueurs ont fait le tour afin de s’assurer d’enlacer chacun de leurs coéquipiers. Plusieurs d’entre eux pleuraient. Certains, comme Faubert-Lussier, étaient inconsolables devant leur casier et les membres des médias les ont laissés tranquilles.

«Depuis quelques années, autant j’adore le football, c’était rendu difficile de venir travailler. Cette année, ça a complètement changé, a dit Matte avant de devoir prendre une pause pour se ressaisir. Quand on aime les gars avec qui on joue, quand on aime l’entraîneur, ça fait une grosse différence.

«Je veux le revoir l’an prochain, il n’y a pas de doute pour moi, a-t-il dit au sujet de Jones. J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir cette année. J’aime beaucoup mes coéquipiers, je n’en échangerais aucun pour rien au monde. Ça fait mal. Mais il faut quand même garder la tête haute. Plusieurs pensaient que nous n’avions rien ici à Montréal. Nous avons été capables de leur prouver qu’on a de bons joueurs. Nous sommes en train de créer quelque chose qui pourrait ressembler à ce que nous avions dans le temps. Si on est capables de continuer dans la même veine, ça va être beau à voir d’ici les prochaines années.»

«Nous avons travaillé si fort pour nous rendre où nous étions, a pour sa part indiqué Bowman, lui aussi très ému. Tout jouait tellement contre nous en début de saison. De se battre comme nous l’avons fait et de se trouver dans notre position, c’est difficile à prendre.»

«Cette défaite n’enlève rien à ce que nous avons accompli cette saison», a ajouté Jones, qui n’a pas voulu commenter sa situation contractuelle, lui qui est maintenant sans contrat.

Sports

Sportsnet s’excuse pour les commentaires discriminatoires de Don Cherry

TORONTO — Sportsnet s’est excusé des commentaires émis par Don Cherry à la télévision nationale, quand il s’est plaint de voir rarement des personnes qui, à son avis, sont des immigrants porter des coquelicots avant le jour du Souvenir.

Le président de Sportsnet, Bart Yabsley, a déclaré que les propos de Cherry étaient offensants et discriminatoires.

M. Yabsley a ajouté que le réseau a parlé à M. Cherry de la gravité de ses commentaires.

Don Cherry, âgé de 85 ans, a tenu ces propos au cours de son intervention télévisée hebdomadaire, samedi soir, affirmant que les nouveaux arrivants au Canada aiment le mode de vie d’ici, mais n’honorent pas les anciens combattants.

Ses commentaires ont provoqué l’indignation sur Internet et beaucoup ont appelé à son congédiement.

La Ligue nationale de hockey a indiqué que les commentaires de M. Cherry étaient «offensants et contraires aux valeurs “qu’elle” croit».

Cherry n’a pas immédiatement répondu aux demandes d’entrevue.

L’acolyte de Don Cherry pendant le segment Coach’s Corner, Ron MacLean, a présenté des excuses sur Twitter.

«J’aimerais m’excuser sincèrement à tous nos auditeurs et à tous les Canadiens. Au cours de l’émission de samedi soir, Don a exprimé des commentaires blessants et remplis de préjugés. J’aurais souhaité réagir de façon différente. C’est vraiment un moment litigieux. Je suis furieux contre moi de l’avoir laissé aller, a-t-il écrit. Je collabore avec Don depuis 30 ans. Nous aimons tous deux le hockey, mais “samedi” soir, je sais qu’on vous a laissé tomber. Le hockey est un élément qui nous unit. J’ai le privilège de voyager partout au pays pour célébrer le sport national du Canada. Notre diversité est l’un des grandes forces de notre pays.»

Indignation

La mairesse de Bonnie Crombie, de Mississauga, en Ontario, a qualifié les propos du commentateur de «répugnants».

«Nous sommes fiers de la diversité du patrimoine culturel et nous le défendrons toujours, a-t-elle déclaré sur Twitter. Les nouveaux immigrants enrichissent notre pays pour le mieux. Nous sommes tous Canadiens et portons fièrement nos coquelicots.»

Le maire de Toronto John Tory a invité Don Cherry de se rendre lundi aux cérémonies du jour du Souvenir qui se dérouleront au vieil Hôtel de Ville où il pourra constater que «des milliers de Canadiens de tous âges, de toutes nationalités, de toutes religions ayant des parcours différentes» sont prêts à rendre hommage aux vétérans.

«Don Cherry est dans le champ lorsqu’il remet en question le dévouement des nouveaux Canadiens pour les vétérans et leur sacrifice que nous célébrons au cours du jour du Souvenir, a dit M. Tory. Ses commentaires étaient injustes et tout simplement faux.»

L’ancien premier ministre de l’Ontario, Bob Rae, a aussi condamné les propos de M. Cherry.

«Les remarques de “Don” Cherry étaient empreintes de préjugés, et à ce stade de notre histoire, nous ne pouvons pas les passer en silence.»

«Hockey Night in Canada» est toujours diffusé le samedi soir sur les ondes de la CBC en vertu d’une entente de sous-licence avec Rogers Media, le propriétaire de Sportsnet, à qui appartiennent les droits de télédiffusion des matches de la LNH au Canada anglais.

«Comme Rogers Media est le détenteur des droits nationaux de la LNH, la CBC n’a aucun pouvoir sur le contenu rédactionnel “le choix des commentateurs et leurs opinions” de Hockey Night in Canada», a déclaré un porte-parole de la société d’État. Chuck Thompson par courriel.

Tennis

Fed Cup : la France décroche le trophée pour parachever la saison des retrouvailles

PERTH — Au complet, les Françaises ont relevé leur défi du bout du monde en s’offrant la Fed Cup aux dépens de l’Australie de la N.1 mondiale Ashleigh Barty, dimanche à Perth. Un trophée qui vient parachever la saison des retrouvailles.

Les Françaises, à égalité un à un avec les Australiennes à l’issue du premier jour, se sont imposées trois victoires à deux au bout du double décisif, remporté par Kristina Mladenovic et Caroline Garcia face à Barty et à Samantha Stosur (6-4, 6-3).

C’est le troisième sacre de la France en Fed Cup, après 1997 et 2003. Le trophée continue en revanche à se refuser à l’Australie de Barty, en pleurs lors de la remise des récompenses. L’Australie est la troisième nation la plus titrée avec sept trophées, mais n’a plus triomphé dans la compétition par équipes depuis 45 ans.

Cette victoire arrive dès la première campagne de Julien Benneteau dans le rôle de capitaine et vient récompenser notamment sa capacité à fédérer les joueuses.

«Je suis l’homme le plus fier de la planète», a lancé Julien Benneteau, juste après le match victorieux.

Avant son arrivée au capitanat, Caroline Garcia n’avait plus mis les pieds en équipe de France depuis la défaite en finale en 2016 (3-2 contre la République tchèque). Avait suivi une brouille avec ses coéquipières, Mladenovic et Alizé Cornet notamment, après que la meilleure Française d’alors avait décidé de donner la priorité à sa carrière individuelle.

Elle avait récolté un triple «LOL» ironique sur les réseaux sociaux quand elle avait déclaré forfait, pour une blessure au dos, avant le match de barrage face à l’Espagne au printemps 2017.

«Cela représente beaucoup d’émotion de partager cela avec Caroline», a déclaré Kristina Mladenovic. Pour sceller définitivement leur réconciliation, les deux joueuses se sont allongées cote à cote sur le court après la balle de match.

Exploit de Mladenovic face à Barty

À Perth, c’est Kristina Mladenovic qui a porté les Bleues tout au long du week-end de la finale.

Au lendemain de sa victoire expéditive contre la N.2 australienne Ajla Tomljanovic (6-1, 6-1), Mladenovic a signé un des exploits les plus retentissants de sa carrière en renversant la N.1 mondiale sur ses terres dimanche matin, au bout de plus de 2h30 min de combat, dans un match à rebondissement.

Irrésistible la veille face à Garcia, étouffée (6-0, 6-0) en 56 minutes, Barty est parfaitement entrée dans le match, avec quatre aces dans ses deux premiers jeux de service et un break d’entrée, pour mener 3-0. Mais Mladenovic n’a pas baissé les bras et, après avoir écarté une balle de 5-3 dans le deuxième set, a égalisé à une manche partout. Dans une fin de match à haute tension, Mladenovic a fait céder Barty qui a fini par payer ses 47 fautes directes.

Pauline Parmentier (122e), préférée à Garcia pour le quatrième simple, n’a elle jamais vraiment mis en danger Tomljanovic, victorieuse (6-4, 7-5), ce qui a permis à l’Australie de rester en vie dans cette rencontre.

Mais comme en demi-finale, l’association Mladenovic-Garcia en double a trouvé les ressources pour aller conquérir le point de la victoire en Fed Cup, dont la formule changera à partir de la saison prochaine.

Un scénario du bout du monde qui rappelle le triomphe de leurs homologues masculins en Coupe Davis en 2001. À Melbourne, dans la Rod Laver Arena, les Bleus étaient eux aussi venus à bout de l’Australie et d’un N.1 mondial, en l’occurrence Lleyton Hewitt, sur le même score, trois victoires à deux.

Tennis

Barty pulvérise Garcia à la Fed Cup

PERTH, Australie — Ashleigh Barty a poursuivi sur longue et remarquable lancée en 2019, corrigeant Caroline Garcia 6-0, 6-0 en seulement 56 minutes pour permettre à l’Australie d’égaler la finale de la Fed Cup de tennis à 1-1 avec la France, samedi.

Barty, championne des Internationaux de France en mai pour son premier titre en tournois du Grand Chelem, a porté à 15 sa série de victoires en Fed Cup. La séquence a commencé en février 2017.

«Je pense qu’il s’agit probablement du meilleur match de toute ma vie, a déclaré Barty. Je ne pouvais pas jouer un match plus parfait que ça.»

La victoire a permis à l’Australie de compenser pour la cinglante défaite d’Ajla Tomljanovic, 6-1, 6-1 contre Kristina Mladenovic lors du premier duel en simple de la journée.

Barty est prête à se mesurer à Mladenovic lors du premier match de la journée de dimanche.

«Je sais qu’elle possède les outils pour me placer dans des situations inconfortables, a décrit Barty en parlant de Mladenovic. Mon travail sera de contrer ces aspects de son jeu du mieux possible.»

Une semaine après avoir remporté les finales de la WTA à Shenzhen, la numéro un mondiale a été sans pitié pour Garcia, classée 45e, grâce à des services efficaces et des coups d’une précision chirurgicale. Elle a complété le match avec 15 coups gagnants et huit as.

Garcia a semblé peiner dans des conditions climatiques torrides, alors que le mercure s’est approché de la barre des 40 Celsius. Elle a multiplié les erreurs directes et n’a réussi que trois coups gagnants.

«Elle ne m’a pas donné beaucoup d’espace. Elle a bien joué dès le premier point, a décrit Garcia. Ma performance m’a déçue.»

Les espoirs de l’Australie de mettre fin à une disette de 45 ans en Fed Cup avaient mal commencé plus tôt en journée, lorsque Mladenovic a écrasé Tomljanovic en seulement 72 minutes.

Tomljanovic, une Croate qui a reçu le mois dernier l’autorisation de la Fédération internationale de tennis de représenter l’Australie, a été victime de six bris de service et n’a inscrit que deux coups gagnants.

Détentrice du 51e rang au classement de la WTA, Tomljanovic a été préférée à Samantha Stosur pour seconder Barty.

«C’est une tâche difficile pour Ajla de jouer directement en finale, a noté Mladenovic. J’ai disputé un match presque parfait. J’étais vraiment dans ma bulle.»

Tomljanovic a admis avoir eu de la difficulté à gérer sa nervosité.

«J’aurais aimé faire mieux dans les circonstances. Ça ne s’est pas passé comme prévu, a déclaré Tomljanovic. C’est vraiment unique. Vous ne jouez pas pour voir, vous jouez pour votre pays et vos coéquipières.»

L’Australie n’a pas gagné la Fed Cup, alors connue sous le nom de Federation Cup, depuis 1974. Evonne Goolagong, Dianne Fromholtz et Janet Young avaient uni leurs efforts pour vaincre les États-Unis 2-1, en Italie.

Le dernier triomphe de la France remonte à 2003, bien que le pays a participé à la finale en 2016.

Océanic

L'Océanic perd aux mains de Creed Jones

RIMOUSKI – Lors de leur deuxième duel de samedi contre les Olympiques au Colisée Financière Sun Life, les joueurs de l'Océanic avaient, de toute évidence, très bien compris la déception de leur entraîneur-chef après leur défaite de la veille. Contrairement au dernier match, les hommes de Serge Beausoleil ont commis peu d'erreurs et peu de revirements. Cela ne les a pas empêchés de plier encore une fois l'échine par la marque de 4-3. Gatineau doit beaucoup sa victoire remportée en tirs de barrage à son gardien Creed Jones.

Avec 36 lancers reçus contre seulement 17 du côté de son vis-à-vis, la muraille du cerbère de l'Outaouais a été difficile à percer. Même si Beausoleil a salué l'effort de ses joueurs qui ont mieux joué que la veille, il croit qu'ils ont payé pour ne pas avoir respecté l'adversaire la veille. «Quand on donne deux buts sur quatre tirs, un moment donné, il faut faire les arrêts, a-t-il critiqué en parlant de son jeune gardien Jonathan Labrie. On a eu de très belles occasions, mais il faut constater que c'est une fin de semaine décevante!»

À 9:13 de la première période, après une erreur de son coéquipier Zachary Massicotte, Labrie a cédé sur le deuxième tir des Olympiques lorsque Metis Roelens (7e) qui, après avoir raté son lancer, s'est repris avec une spectaculaire feinte. Malgré l'intense bourdonnement autour du filet des visiteurs, jumelé à la pression et à la vitesse du premier trio de Rimouski, Jones a été invincible. «Il a joué un bon match», a été forcé d'admettre l'entraîneur adverse.

Les 3 300 spectateurs ont eu droit à beaucoup d'action à l'engagement médian. 22 secondes après que David Aebischer eut été envoyé au cachot pour avoir retenu Alexis Lafrenière, l'empêchant ainsi de s'avancer au filet, Cédric Paré (23e) a réussi à battre le portier d'un puissant lancer pour créer l'égalité en avantage numérique. Puis, 1:19 plus tard, Alexis Lafrenière (13e) a permis aux siens, en atteignant la cible directement dans la lucarne, de prendre les devants pour la première fois du match. Mais, l'avance sera de bien courte durée puisque Carson MacKinnon (3e) est rapidement venu hanter son ancien club en s'avançant seul. «Je n'ai vraiment pas aimé ce deuxième but, a laissé tomber le pilote des Bleus. Ça n'a pas sa raison d'être!»

À mi-chemin du dernier tiers, Cole Cormier (4e) a brisé l'égalité sur une belle manœuvre de Frédéryck Janvier, permettant à son équipe de reprendre les devants pour une deuxième fois de la rencontre. Une pénalité pour avoir fait trébucher, accordée à Anthony D'Amours, aura coûté cher aux locaux. À moins d'une minute à faire au match, Éric Landry a retiré son gardien pour envoyer six joueurs dans la mêlée, contre seulement quatre du côté de l'adversaire. Aebischer (2e) a profité de ce jeu de puissance pour niveler la marque à moins d'une minute à faire, forçant ainsi une période de prolongation.

«Deux fois, on aurait pu sortir la rondelle du territoire, mais on n'a pas réussi à le faire et une autre fois, on a tiré dans le dos de notre coéquipier, regrettait Beausoleil. Quand je dis que ça ne roulait pas, ça fait référence un peu à ça. Ils ont marqué dans la circulation et on a touché la barre en supplémentaire.» Il a fallu aller en fusillade pour dénouer l'impasse.

Avec l'absence d'Adam Raska, qui s'était blessé en milieu de deuxième période la veille, ainsi que de Zachary Bolduc qui participait au Défi mondial de hockey des M-17, «il a fallu qu'on surtaxe certains joueurs», selon l'entraîneur bas-laurentien. «J'ai bien aimé la réponse de certains, mais il y a des jeunes qui manquent des occasions de se prouver, déplore Beausoleil. Je ne peux pas les utiliser parce qu'ils ne jouent pas de la bonne façon.»

Le prochain match de l'Océanic est prévu vendredi, alors que la formation rendra visite aux Tigres à Victoriaville.

Canadien

Weber mène le Canadien à une victoire de 3-2 contre les Kings

MONTRÉAL — Les Kings de Los Angeles ont fait la grave erreur de laisser de l'espace à Shea Weber pour décocher de puissants tirs en avantage numérique et le capitaine du Canadien leur a fait payer, marquant deux fois pour propulser la formation montréalaise vers une victoire de 3-2, samedi.

Weber est devenu le 12e défenseur de l'histoire de la LNH à atteindre le plateau des 100 buts en avantage numérique. Il a ensuite devancé Mathieu Schneider au 11e rang en en ajoutant un 101e.

Il a obtenu quelques occasions de réussir un deuxième tour du chapeau en carrière, en vain.

«Je pense que surtout en première période, et pas juste en raison des buts, nous étions alertes dans l'exécution et le choix des jeux», a dit l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet du travail en avantage numérique.

Nate Thompson, avec son premier cette saison, a aussi touché la cible pour le Canadien (9-5-3), qui a été 2-en-6 en avantage numérique. Jonathan Drouin a amassé deux aides et Carey Price a repoussé 31 lancers.

Blake Lizotte a récolté un but et une aide, tandis qu'Anze Kopitar a aussi fait bouger les cordages pour les Kings (5-11-1). Jonathan Quick a effectué 34 arrêts.

Julien avait décidé de passer ses trios dans le mélangeur après la contre-performance à Philadelphie jeudi, dans un revers de 3-2 en prolongation.

Il avait aussi réuni pour une deuxième fois cette semaine Weber et Ben Chiarot. Ils ont réussi à neutraliser le trio de Kopitar à cinq contre cinq.

«Je dirais que c'est un de nos meilleurs dans les quatre derniers matchs, a dit Julien. Même si c'est 3-2, nous n'avons pas donné beaucoup d'occasions de marquer.»

Weber a lancé le bal à mi-chemin du premier vingt, grâce à un lancer frappé au moment où la rondelle touchait à la glace, après que le défenseur des Kings Matt Roy eu bloqué sa première tentative.

Artturi Lehkonen a ensuite mis la table pour Thompson, qui creusait l'écart seulement 15 secondes plus tard.

Weber est revenu à la charge avec 2:12 à faire au premier engagement, surprenant Quick du côté du bouclier sur un lancer sur réception.

Les Kings ont profité d'un avantage numérique pour s'inscrire au pointage à 2:41 du deuxième vingt. Kopitar a déjoué Price à l'aide d'un tir sur réception du haut de l'enclave.

Lizotte a réduit l'écart à un seul but avec 7:16 à faire, quand il a touché le disque au vol après qu'un tir d'Austin Wagner eut dévié sur le défenseur Cale Fleury.

Quick a réussi l'arrêt du match quelques instants plus tard aux dépens de Tomas Tatar en étirant la jambière droite. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour permettre aux Kings de réussir la remontée.

Brett Kulak était de retour dans la formation du Canadien après avoir été laissé de côté lors des six dernières parties. Il a remplacé Mike Reilly à la ligne bleue, à la gauche de Fleury.

Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand les Blue Jackets de Columbus seront les visiteurs au Centre Bell.

Échos de vestiaire

Shea Weber ne se rappelait pas avoir déjà marqué un but semblable à son premier de la soirée:

«C'était un peu étrange. J'ai attendu que la rondelle revienne à la hauteur de la glace. J'ai été chanceux d'avoir le bon synchronisme.»

Jonathan Drouin a noté qu'il était rare que Weber profite autant d'espace en avantage numérique:

«Ce n'est pas tous les soirs que nous pouvons lui permettre d'essayer un tir sur réception. Il faut en profiter quand la ligne de passe est ouverture. Ce soir, ç'a porté fruit.»

Tomas Tatar préfère avoir Weber dans son camp, plutôt que de l'affronter:

«Vous ne voulez pas vous retrouver devant son tir. Il est tellement puissant. Même quand il n'y a pas d'écran devant le gardien, il est capable de marquer. Il possède l'un des tirs les plus puissants du circuit, sinon le plus puissant. C'est un bon outil à avoir en avantage numérique.»

Carey Price a rendu hommage à rival Jonathan Quick, qui a gardé les Kings dans le match avec quelques beaux arrêts:

«Quand une équipe accuse un retard au pointage, elle va appliquer de la pression. Je crois que leur gardien a aussi connu un bon match. Nous avons obtenu des occasions de confirmer la victoire, mais Quick a vraiment bien joué.»

Drakkar

La séquence victorieuse du Drakkar prend fin

BAIE-COMEAU – Toute bonne chose ayant une fin, le Drakkar de Baie-Comeau a vu sa séquence de victoires consécutives s’arrêter à cinq, subissant la défaite par le pointage de 3-1 samedi à Rouyn-Noranda face aux Huskies.

En plus de devoir se taper un troisième match en autant de jours en Abitibi, à plus de 1100 kilomètres de son domicile, le Drakkar a dû se débrouiller avec seulement cinq défenseurs en raison en raison de l’absence de Vincent Dupuis, laissé de côté au profit de Drew Elliot.

Si le Drakkar était fatigué, il n’a vraiment laissé rien paraître en ce sens en troisième période, qu’il a complètement dominé, limitant l’adversaire à un seul lancer durant ces 20 dernières minutes. Les troupiers de Jean-François Grégoire n’ont cependant pas été en mesure de resserrer l’écart de deux buts qui régnait depuis la quatrième minute de l’engagement médian.

«Après la deuxième, on a dit aux gars de ne pas lâcher, car on ne sait jamais ce qui peut se produire au hockey», a soutenu l’entraîneur adjoint. «On a attaqués fort, on leur a donné seulement un lancer, mais leur gardien a fait de gros arrêts. On a tout donné.»

En première, le Drakkar s’est défendu plus souvent qu’autrement à court d’un homme, accordant trois jeux de puissance aux Huskies. Ces derniers ont ouvert la marque, mais ce ne fut pas en avantage numérique. Tyler Hinam, bien placé dans l’enclave, a pris un tir vif qui a trouvé un passage entre les jambières de Lucas Fitzpatrick. C’était la première fois à ses huit dernières sorties que le Drakkar n’inscrivait pas le premier but du match.

«Avec les punitions, on n’a pas pu prendre notre rythme et on a couru un peu partout, on a raté des jeux et on s’est fait prendre avec quelques surnombres. Mais quand c’est venu 3-1, on s’est parlés et on a mieux fait pour le reste du match», a affirmé Grégoire.

En début de deuxième, le défenseur Alexis Arsenault a bêtement perdu le disque dans sa zone sur une relance en avantage numérique. Nathan Légaré, qui s’est retrouvé fin seul avec Zachary Émond, n’allait pas rater pareille occasion d’enfiler son 9e de la saison.

Rouyn-Noranda allait toutefois répliquer avec deux buts en l’espace de 15 secondes, par l’entremise de William Rouleau et Jérémy Duguay. Dans les deux cas, les marqueurs étaient postés à courte distance du but, à la droite de Fitzpatrick.

S’il a préféré Elliot à Dupuis samedi, c’est que Jean-François Grégoire voulait donner de la glace au premier choix de l’équipe en juin dernier, qui n’avait pas joué la veille. «Et comme la quatrième ligne avait bien fait vendredi, on ne voulait couper personne là. Les avants méritaient tous de jouer et ce n’est rien contre Vincent, qui fait bien présentement», a-t-il conclu.

NBA

Raptors: Lowry et Ibaka absents indéfiniment

TORONTO — Le garde Kyle Lowry et le centre Serge Ibaka des Raptors de Toronto seront absents pour une période de temps indéterminée à la suite de blessures subies lors du match de vendredi contre les Pelicans de La Nouvelle-Orléans.

Les Raptors ont annoncé samedi que Lowry, blessé au pouce gauche pendant le premier quart, sera réévalué dans deux semaines. Quant à Ibaka, il a subi une entorse à la cheville droite et se soumettra à une imagerie par résonance magnétique à Los Angeles.

Après avoir vaincu les Pelicans 122-104 lors du premier de cinq matchs d’affilée à l’étranger, les Raptors (6-2) disputeront deux matchs en deux soirs au Staples Center de Los Angeles, dimanche face aux Lakers et lundi contre les Clippers et leur ancien coéquipier Kawhi Leonard.

Lowry vient en deuxième place chez les Raptors aux chapitres des points par match (21,8) et des aides par match (6,5). Ibaka se classe quatrième au sein de l’équipe pour les points par match (14) et pour les rebonds par match (6,5).

LCF

Jouer un match éliminatoire, un privilège pour Vernon Adams fils

MONTRÉAL — Vernon Adams fils s’est souvent fait demander s’il ressentait plus de pression à la veille de disputer un premier match éliminatoire au football professionnel. Au contraire. Pour lui, il s’agit d’un privilège.

«Mon entraîneur à l’Université de l’Oregon m’a demandé une fois si je ressentais la pression avant un gros match éliminatoire, a raconté le quart des Alouettes de Montréal, à quelques heures de la demi-finale de l’Est face aux Eskimos d’Edmonton. Je lui ai dit que oui. Il m’a alors répondu de ne pas m’en faire, car c’est un privilège.

«Il m’a rappelé que bien peu de gens ont l’occasion d’être un quart professionnel et d’amorcer un match éliminatoire devant plus de 20 000 personnes. Alors il m’a dit que j’étais mieux d’aller offrir une bonne performance. C’est de cette façon que j’aborde cela. C’est une opportunité.

«On ne peut pas arriver en séries et changer tout ce qu’on a fait. Vous devez miser sur ce qui vous a amené ici. On peut resserrer un peu ce qui a à l’être, mais pas jouer avec plus de pression. On doit avoir du plaisir.»

L’entraîneur-chef, Khari Jones, a d’ailleurs insisté sur ce point auprès de ses hommes tout au long de la semaine.

«Nous avons eu la même routine que lors de la saison, la même intensité, le même plaisir, a-t-il dit. Je ne pense pas que mes joueurs ressentent une pression supplémentaire. J’ai insisté sur le fait qu’ils n’ont qu’à jouer de la façon dont ils l’ont fait toute la saison. Je ne suis pas inquiet. Je pense que notre équipe est prête.»

Les quarts ciblés

D’ailleurs, autant Adams que son vis-à-vis, Trevor Harris, sont au coeur du plan de match des deux équipes. Autant l’unité défensive des Alouettes que celle des Eskimos ont insisté sur l’importance de sortir le quart adverse de sa zone de confort.

«Leur ligne offensive est leur principal atout (pour protéger Harris): ils sont gros, forts et tenteront de nous intimider, a noté le secondeur Henoc Muamba. Mais nous utiliserons nos forces: nous savons que nous sommes rapides à l’avant. Alors on va tenter de forcer Harris à se départir du ballon plus tôt qu’il ne le voudrait.»

«Idéalement, il faudrait rendre leur attaque unidimensionnelle, a pour sa part indiqué l’ailier défensif des Eskimos Mathieu Betts. On s’attend à ce qu’ils courent sur le premier essai pour avoir des deuxièmes essais courts et moyens. Ce sera à nous de bien gérer le match. Adams est mobile, on devra le garder dans sa pochette le plus souvent possible.»

Les Eskimos sont l’équipe qui a réussi le plus de sacs cette saison avec 56, à égalité avec les Roughriders de la Saskatchewan. Les Alouettes ont connu beaucoup moins de succès dans cet aspect du jeu, avec seulement 27 sacs, ce qui leur a conféré le dernier rang du circuit Ambrosie. C’est peut-être l’une des raisons qui expliquent pourquoi les Alouettes ont tendu la main à l’ailier défensif et joueur autonome Gabriel Knapton cette semaine.

«Nous croyions avoir besoin d’un peu d’aide sur le front défensif, a admis Jones. Nous l’avions à l’oeil depuis un certain temps. Nous savions qu’il était en forme et prêt à jouer, alors c’était la semaine pour faire appel à ses services. Je suis heureux de l’avoir: je pense qu’il va apporter encore plus d’énergie au sein de l’équipe.»

«Je suis prêt à occuper tous les rôles qu’on voudra bien me confier, a pour sa part déclaré Knapton, très heureux d’être de retour avec les Alouettes pour un troisième séjour. J’ai bien hâte de contribuer aux succès de l’équipe.»

Jones devra par contre négocier avec une absence de taille en attaque, puisque le receveur DeVier Posey n’est pas en mesure de reprendre sa place. C’est Dante Absher, qui l’avait remplacé pour le dernier match de la saison, qui sera de nouveau appelé à le remplacer pour le duel de dimanche.

Le match se mettra en branle à compter de 13h, au stade Percival-Molson. Plus de 20 000 billets ont été vendus et les Alouettes ont décidé d’ouvrir les portes du stade à compter de 11h afin de permettre aux gens de gagner leurs sièges sans être pressés et à temps pour le début du match.

Rouge et Or

Cross-country: une troisième place pour les filles du Rouge et Or

Après avoir remporté l’or l’an dernier, l’équipe féminine de cross-country du Rouge et Or de l’Université Laval a dû se contenter d’une troisième place samedi lors des championnats canadiens qui avaient lieu à Kingston. Pendant ce temps, l’équipe masculine terminait au quatrième rang.

«C’est sûr qu’on s’était fixé des objectifs élevés, alors on est déçus», a déclaré l’entraîneur-chef Félix-Antoine Lapointe. «C’est une consolation d’avoir réussi à ramener le bronze chez les filles, mais aussi la performance d’Anne-Marie Comeau, qui a remporté l’argent sur 8 km et a livré sa meilleure performance à vie.»

Comeau a franchi la distance en 27 minutes 36 secondes. «Elle s’est détachée très tôt avec deux autres coureuses, dont la championne Lucia Stafford, et elle a réussi à aller chercher la deuxième place», a poursuivi Lapointe.

La journée avait été moins bonne pour Catherine Beauchemin, Jessy Lacourse et Aurélie Dubé-Lavoie, qui ont respectivement pris les 18e, 20e et 21e positions. «La stratégie était de ne pas partir trop vite mais, malheureusement, elles ont démarré un peu trop derrière les autres. Mais il faut aussi donner crédit à l’équipe de Queen’s. L’an passé, c’est nous qui avions eu une grosse année. Là, ce sont elles», a poursuivi l’entraîneur.

Du côté masculin, les choses ne se sont pas non plus déroulées comme les athlètes l’auraient espéré. «La course avait bien commencé dans les premiers kilomètres de la course de 10 km. 

Cependant, quand le rythme du peloton a augmenté en fin de course, ça a été plus difficile», a déclaré Félix-Antoine Lapointe.

Félix Lapointe-Pilote, Jonathan Tedeschi et Jean-Simon Desgagnés ont terminé respectivement en 16e, 17e et 18e position. Lapointe-Pilote a cependant mérité une place au sein de la deuxième équipe d’étoiles.