Pleins feux

Le retour vers le futur de Patrick Roy

Mai 2013. Onde de choc dans le monde du hockey. Patrick Roy quitte les Remparts de Québec et fait le saut dans la LNH comme entraîneur-chef de l’Avalanche du Colorado. Une décision réfléchie, mais aucunement planifiée. Tout au long de la saison précédente, le Diable rouge en chef pensait plus à bâtir une équipe en prévision de la Coupe Memorial qu’à remporter la Coupe Stanley. À l’occasion de son retour derrière le banc, Le Soleil revient sur ses derniers mois à la barre des Remparts, le club qu’il n’a quasiment jamais quitté.

Ironiquement, c’est la construction de l’amphithéâtre où Patrick Roy dirigera son premier match, samedi après-midi, qui l’influencera, en partie, à mettre les voiles vers Denver à un moment charnière de l’histoire du club junior.

«Ce n’était pas dans mes intentions de quitter les Remparts. Ce que je voulais, c’était d’être derrière le banc lors de la Coupe Memorial de 2015, parce qu’on avait déjà commencé à réfléchir à l’idée de l’accueillir pour la dernière année au Colisée Pepsi», rappelle celui qui rentre à la maison après une absence de cinq ans.

Symbole de son retour vers le futur, l’entrevue se déroule sur la Place Jean-Béliveau avec vue sur les deux arénas l’identifiant aux Remparts. Celui d’hier, celui d’aujourd’hui.

Quelques années avant de partir pour le Colorado, Roy avait refusé une offre pour diriger les Capitals de Washington. D’autres clubs ont aussi tâté le terrain, sans le sortir de sa ville.

«Quand j’ai rencontré Joe [Sakic] et Josh Kroenke, j’avoue avoir eu le goût de voir ce que je pouvais faire à un autre niveau. Je savais aussi que les gens voudraient que les Remparts évoluent au Centre Vidéotron, qu’on ne pourrait pas garder l’équipe. Sans dire que j’avais moins de sentiment d’appartenance, ça m’ouvrait un peu plus la porte pour aller vivre une autre expérience. Le meilleur scénario pour assurer la survie des Remparts était ensuite passer le flambeau et de vendre le club à Québecor», rappelle-t-il à propos de la transaction ayant été conclue pendant l’année de cette fameuse Coupe Memorial.

Roy tournait ainsi la page sur huit ans de coaching et de 10 comme directeur général des Remparts. Il est toujours animé par la même flamme, mais s’amène sans vouloir revivre certains épisodes, appelons-les folkloriques.

Plus sage

«J’ai lu quelque chose sur Bill Belichick [entraîneur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre dans la NFL], qui se considérait meilleur après son passage à Cleveland. Je pense aussi être rendu à une autre place. J’ai plus d’expérience, mes trois saisons dans la LNH m’ont été très profitables, comme mes deux hivers à ne rien faire. Je déteste perdre, et ça ne changera jamais. Je vais toujours être intense et allumé. Sauf que mon approche sera différente. Je pense être plus sage, aujourd’hui, je recherche moins ça. J’ai pris le temps de faire une introspection, un examen de conscience. Il y a peut-être des limites que je ne franchirai plus», admet celui qui fêtera bientôt son 53e anniversaire.

Football

Redmen et Rouge et Or ont appris leurs leçons

Après une semaine de congé, le Rouge et Or affrontera dimanche les Redmen de McGill, une équipe qui n’a pas été épargnée par les blessures et qui a raté une belle occasion d’ajouter une deuxième victoire à sa fiche la semaine dernière contre Concordia. Les entraîneurs-chefs Ronald Hilaire et Glen Constantin ont confié ce qu’ils devront faire, et ne pas faire, pour tenter de sortir vainqueurs de cet affrontement qui devrait se dérouler devant plus de 9000 spectateurs.

L'IMPORTANCE DE BIEN FINIR LE TRAVAIL

Même si les Redmen de McGill n’ont qu’une victoire cette saison, un gain de 19-8 sur le Vert & Or de Sherbrooke, ils ont tout de même mené sur les Stingers de Concordia durant une bonne partie du match la semaine dernière. Pour leur entraîneur-chef Ronald Hilaire, c’est cependant loin d’être suffisant.

«Nous avons appris qu’en défensive, il faut finir le match!» déclare-t-il au sujet de ce qui s’annonçait comme une victoire de 26-19 en fin de troisième quart, mais qui a pris fin en défaite de 33-26.

«En première demie, on a fait sept sacs du quart, une couple de revirements. Quand on voit qu’on n’est pas sortis vainqueurs, ça veut dire qu’il y a des choses qu’il faut améliorer. En deuxième demie, l’offensive a relativement bien fait, mais il y a eu des lacunes en défensive. On a appris de ce match-là.»

Hilaire ne s’inquiète pas des blessures qui l’ont amené à chambouler beaucoup son alignement depuis le début de la saison, ni du manque d’expérience de sa ligne offensive. «Tout le monde a de petits bobos. Le Rouge et Or n’a pas encore fait jouer Moisan [Étienne, receveur de passes], qui devrait revenir en fin de semaine, ni Varin [Marc-Antoine, secondeur].

«Nous avons une profondeur que nous n’avions pas. Oui, notre ligne offensive est jeune, mais elle est talentueuse. Ce sont tous des joueurs de première année de bon gabarit et, en plus, nous avons notre joueur de deuxième année Ludovic Morin qui pourrait revenir au jeu dimanche.»

Hilaire sait toutefois quelle machine il aura devant lui au Stade Telus. «C’est un beau défi pour nous, car le Rouge et Or est une équipe très bien coachée qui sait comment réagir dans les grands moments. Il faudra surveiller Mathieu Betts, que je connais bien pour l’avoir coaché» dans l’équipe du Québec. Il a montré qu’il pouvait changer un match à lui tout seul tellement il est explosif.

«Il y a aussi Hugo Richard, qui est un quart-arrière de cinquième année. Il faudra contenir son jeu aérien tout en gardant en tête qu’il peut faire beaucoup de choses avec ses pieds. Il faudra essayer de le garder dans la pochette.»

Arts martiaux mixtes

Coup double pour Barriault et Masson-Wong

Marc-André Barriault a soulevé une épaule et regardé la caméra dans un geste qui voulait dire «Y'a rien là» à 4:25 du premier round. L’arbitre venait d’arrêter le combat après qu’il ait matraqué le visage de son adversaire Adam Hunter qu’il retenait au sol.

«Adam m’a sorti de ma zone de confort en partant. Il m’a bûché solide mais je suis resté composé», a déclaré Barriault dans l’octogone après le combat. «C’est lui qui m’a frappé le plus solide parmi mes adversaires, mais j’aime ça», a-t-il poursuivi en lançant un message à l’Ultimate Fighting Championship (UFC), affirmant qu’il était prêt à passer au niveau supérieur.

Hunter avait provoqué une coupure au visage de Barriault tôt au premier round avec une combinaison de coups de poing, mais le combattant de Québec a réussi à le projeter au sol à deux reprises et à prendre le dessus.

Déjà champion chez les 185 livres, Barriault a aussi, par cette victoire, ajouté la ceinture des 205 livres à son palmarès.

Masson-Wong gagne

Plus tôt en soirée, la fiancée de Barriault, Jade Masson-Wong, a vaincu la Montréalaise Corinne Laframboise après être passée à travers un premier round difficile et espérait bien sûr que son conjoint l’emporte aussi pour rentrer à la maison avec une double victoire comme ce printemps.

«Je n’ai pas utilisé mes pieds, c’était ça la stratégie», a commenté Masson-Wong, qui est pourtant une adepte du kickboxing, après le combat. Contre une adversaire spécialiste du jiu-jitsu brésilien, la résidente de Québec voulait éviter de se faire agripper une jambe et d’être projetée au sol.

«Je me suis dit: je vais la boxer, c’est comme ça que je vais l’avoir», a-t-elle commenté. La tactique a porté fruit et Masson-Wong a distribué plusieurs bon coups après un premier round où Laframboise avait réussi à l’immobiliser au sol.

À son deuxième combat professionnel, la gagnante a aussi indiqué qu’elle avait appris à mieux gérer son énergie. «J’ai essayé de ne pas m’emporter en début de combat comme je l’avais fait ce printemps.»

Elle a aussi avoué qu’elle n’était pas certaine d’avoir gagné au moment de l’annonce la décision des juges, qui était unanime. «Je ne suis jamais confiante de l’emporter, je ne pense jamais en avoir fait assez. Par contre, je m’attendais à ce qu’elle soit plus forte au corps à corps, qu’elle mette plus de pression.»

Gane écrase Dyczka

Juste avant le combat de Barriault, le Français Ciryl Gane a défendu avec succès sa ceinture des poids lourds en démolissant littéralement le Granbyen Adam Dyczka à coups de pied, de genou et de poing. 

Dès le premier round, le spécialiste de la boxe thaïlandaise a fait passer un mauvais quart d’heure à son adversaire, le rouant de coups alors qu’il avait peine à répliquer. Une véritable boucherie à laquelle l’arbitre a mis fin au deuxième round et dont Dyczka est sorti le visage ensanglanté.

«Il m’a offert un très bon combat, il m’a touché plusieurs fois. Je le félicite», a déclaré avec respect le champion, qui est surnommé «Bon Gamin» après le combat.

Autres combats

L’Ontarien Jesse Ronson, champion des poids légers, est pour sa part devenu le premier combattant depuis Steve Vigneault à cumuler des titres dans deux catégories de poids différentes. Il a décroché la ceinture des mi-moyens en battant Michaël Dufort dans un combat sanglant sur décision partagée des juges. L’Américain Jesse Arnett a remporté la ceinture des poids coqs en infligeant un premier revers à l’Albertain Nate Maness par arrêt de l’arbitre au deuxième round. Un solide coup de pied au visage a sonné les cloches de Maness et mis fin aux hostilités.

Du côté de la catégorie catchweight, Jérémie Capony, de Saint-Hubert, est revenu de l’arrière après un premier round difficile pour l’emporter sur le Hongrois Robert Seres par décision unanime des juges.

Chez les mi-moyens, le Français Damien Lapilus a infligé un premier revers à Julien Leblanc, de Gatineau, par décision unanime des juges, un combat qui s’est déroulé essentiellement au sol et que l’expert du jiu-jitsu brésilien a largement dominé.

Deux des trois combattants de Québec qui prenaient part aux combats préliminaires ont remporté leur duel. Pierre-Olivier Bouffard a battu l’Ontarien Dorian Angerbauer par décision unanime des juges alors que Danny Malette l’a emporté par K.-O. technique sur le Gatinois Guillaume Poulin. Alexandre Murat n’a pas eu la même chance, subissant un K.-O. à ses débuts professionnels suite à un solide coup de pied de son adversaire Cédric Mongeon.

Drakkar

Le Drakkar amorce sa saison du bon pied

SAGUENAY — Le vétéran Jesse Sutton n’a pas tardé à faire une très bonne première impression dans son nouvel uniforme. L’ancien des Remparts de Québec a marqué dès le match inaugural des Saguenéens dans une défaite de 3-1 contre le Drakkar de Baie-Comeau, vendredi.

«C’est seulement le premier match de la saison, mais je suis plutôt heureux de mon jeu individuellement. Cette saison, je veux aller au filet aussi souvent que je peux. C’est certain qu’on doit améliorer des choses collectivement», a noté l’attaquant de 20 ans. «C’est ça du leadership. Quand les choses allaient moins bien, il a travaillé encore plus fort et essayé. Il a fait de belles choses. On a vu sa rapidité. On l’a vu patiner. Il y a d’autres joueurs qui patinent comme ça qu’on n’a pas vu patiner», a souligné l’entraîneur-chef Yanick Jean.

Sutton a bien aimé l’ambiance du centre Georges-Vézina à sa première expérience avec l’équipe locale. «J’ai vraiment senti que les gens étaient connectés et la glace olympique convient très bien à mon style de jeu. C’est sûr qu’on aurait voulu l’emporter. On va espérer qu’on va prendre notre revanche à Baie-Comeau demain [samedi].»

De bon augure

Dans l’autre vestiaire, l’entraîneur-chef Martin Bernard avait bien sûr le sourire. «C’était notre premier match avec tout le monde. J’avais hâte de voir comment on réagirait. En général, je trouve qu’on a joué un bon match de hockey.

«C’est sûr qu’on a une équipe un peu plus vieille avec des gars plus expérimentés. J’ai senti mon club calme tout la rencontre. Il n’y a pas eu de vent de panique, même dans les temps forts des Sags. C’est de bon augure pour la suite.»

Les Sags étaient visiblement nerveux en début de rencontre, dominés par les visiteurs qui ont ouvert la marque. D’Artagnan Joly a pris de vitesse la défensive chicoutimienne avant de glisser la rondelle entre les jambières d’Alexis Shank. Tyler Hylland et Yaroslav Alexeyev ont complété la marque pour les vainqueurs.

C’est le cinquième match d’ouverture de suite au Centre Georges-Vézina que les Sags perdent.

«Je pense qu’à la fin du camp d’entraînement, les deux victoires faciles face au Drakkar, peut-être que certains croyaient que ce serait comme ça la saison régulière. Le camp d’entraînement, c’est une saison. Aller jusqu’à Noël, c’est une autre, ainsi que la deuxième moitié, puis les séries. L’intensité augmente continuellement d’un cran et il faut le vivre pour le comprendre», a confié Jean. 

NFL

Nouvelle chance pour Belichick de vaincre un ancien protégé

DETROIT — Bill Belichick a l’occasion de battre un autre ancien membre de son groupe d’entraîneurs.

Le gagnant de cinq titres du Super Bowl a vu plusieurs de ses protégés voler de leurs propres ailes avec d’autres équipes de la NFL. Elles ont embauché des entraîneurs qui connaissent Belichick et la façon dont procèdent les Patriots de la Nouvelle-Angleterre afin d’imiter leurs succès. Ça n’a pas vraiment fonctionné.

Huit anciens adjoints de Belichick ont été embauchés par des formations de la NFL, mais seul Al Groh a maintenu une fiche gagnante : 9-7 à sa seule saison à la barre des Jets de New York, en 2000.

Belichick ne sait pas, ou il ne dira pas, la raison pour laquelle ses anciens adjoints peinent autant en tant qu’entraîneur-chef dans la NFL. «Je ne fais pas dans les analyses», a-t-il simplement répondu.

La feuille de route des adjoints de Belichick n’a pas semblé déranger les Lions de Detroit, car le dg Bob Quinn a fait de Matt Patricia le nouvel entraîneur-chef de l’équipe après la défaite des Patriots au dernier Super Bowl.

Si la tendance se maintient, l’enseignant devrait donner la leçon à l’élève, dimanche soir, quand les Patriots rendront visite aux Lions. Belichick a battu les Texans de Houston, et Bill O’Brien, lors de la première semaine d’activités, lui procurant une fiche de 14-8 contre les adjoints avec qui il a travaillé avec les Patriots ou avec les Browns de Cleveland.

Pas très loquace

Même si les Patriots (1-1) éprouvent des difficultés en attaque et en défensive, selon leurs habitudes, les Lions (0-2) ont tout simplement eu l’air perdus sous la tutelle de Patricia. Avant et après la partie, il est possible qu’il soit plus apprécié par ses anciens joueurs que ses joueurs actuels.

«“Matty P”, c’est un entraîneur qui a toujours eu de grandes attentes, mais c’est assurément un entraîneur aimé des joueurs», a mentionné le secondeur Dont’a Hightower. «Tu pouvais lui envoyer un message texte ou l’appeler si tu avais une question. Pas seulement à propos du football, mais aussi de la vie en général.»

Et en général, Patricia repousse les questions comme le fait son mentor, lui qui n’a aucune intention de partager les formations des Lions inspirées de celles des Patriots. «Nous essayons de bâtir les Lions ici», a-t-il dit.

Et Belichick a refusé de dévoiler à quel point il était resté en contact avec Patricia au cours des derniers mois. «Je vais garder ce sujet au niveau personnel.»

Les Pats, qui ont perdu 31-20 contre les Jaguars de Jacksonville la semaine dernière, montrent un dossier de 45-6 en saison depuis 2003 après avoir encaissé une défaite. Ils n’ont pas perdu deux parties de suite depuis 2015.

Canadien

Joël Teasdale retourne chez les juniors... avec un contrat en poche

BROSSARD — Lorsqu’il a réalisé que Don Meehan, le grand patron de Newport Sports Management, prenait part à la même conférence téléphonique que lui, jeudi, Joël Teasdale a soudainement eu un bon pressentiment. Un pressentiment qui s’est concrétisé quelques instants plus tard.

Les yeux pétillants et le cœur léger, Teasdale s’en est retourné avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, vendredi, avec en poche un premier contrat professionnel de trois saisons avec le Canadien, qui a annoncé la nouvelle — et celle de l’octroi d’un autre contrat de trois saisons au jeune défenseur Josh Brook — par communiqué.

«Je venais de raccrocher le téléphone après avoir parlé à mon père quand j’ai reçu un appel de mes agents, hier [jeudi]. Quand j’ai su que cet agent faisait partie de l’appel, je me suis dit que c’était bon signe», a relaté Teasdale en faisant allusion à Meehan. On a discuté et ils m’ont annoncé que j’avais un contrat avec le Canadien.»

L’attaquant de 19 ans a l’impression qu’il a réussi à se faire remarquer pendant son séjour, notamment mercredi contre les Panthers de la Floride. «Je pense que je leur ai un peu forcé la main. Je suis arrivé ici en forme, prêt à démontrer que j’étais capable de jouer avec eux. En bout de ligne, c’était mon but de décocher un contrat. Et avec mon éthique de travail, ils ont peut-être été impressionnés.»

Si Teasdale en doute, les propos de Claude Julien à son endroit devraient le rassurer. «J’ai vu beaucoup de choses de sa part que les entraîneurs recherchent souvent, comme les petits détails durant les matchs. À ce niveau-ci, les gars qui arrivent ont habituellement le talent pour être ici. Ce qui fait la différence d’un joueur à l’autre, ce sont les petits détails. De ce côté-là, il m’a vraiment impressionné. Il a l’air d’un joueur vraiment intelligent. Il lit bien le jeu et ne semblait pas intimidé du tout.»

Déception oubliée

Contrairement à Brook, qui a été sélectionné par le Tricolore au deuxième tour en 2017, Teasdale n’a jamais été repêché. Il s’était rendu à Chicago pour la séance de sélection de 2017, mais était demeuré à Montréal en juin dernier plutôt que de s’envoler vers Dallas. Aujourd’hui, tout ça n’a plus d’importance à ses yeux.

«C’est sûr que c’est une déception de ne pas être repêché quand tu t’y attends, mais aujourd’hui, je n’y pense plus. Je suis à la même place que des joueurs qui ont été repêchés. Ça efface ce qui est arrivé», a affirmé Teasdale, auteur de 65 points dont 32 buts en 65 matchs avec l’Armada l’an dernier.

Brook, également âgé de 19 ans, a lui aussi fait bonne impression aux yeux de Julien. «Il est un défenseur très intelligent, il voit bien le jeu devant lui et il déplace bien la rondelle. Ce sont de bons jeunes joueurs qui retournent au niveau junior mais qui ont un bon potentiel.»

Comme Teasdale, il retourne à son équipe junior après avoir participé au match de mercredi contre les Panthers. «C’est quelque chose que je visais et il s’agit d’un pas dans la bonne direction vers mon objectif ultime de jouer dans la LNH», a déclaré Brook au sujet de son contrat. «Mon objectif principal était de montrer ce que je pouvais faire et jouer le meilleur hockey possible. Le contrat est un boni.»

Golf

Woods en tête à mi-chemin du Championnat du Tour

ATLANTA — Pour la première fois depuis trois ans, Tiger Woods partage la tête d’un tournoi de la PGA après 36 trous, vendredi à Atlanta.

Vingt-quatre heures après avoir ramené une carte de 65 (- 5), l’Américain de 42 ans a rallié le chalet avec une carte de 68 pour un total de 133 coups après deux rondes du Championnat du Tour, ultime tournoi de la Coupe FedEx. Malgré un double boguey au 16e trou, Woods peut toujours mettre fin dimanche à une disette de plus de cinq ans.

Son dernier titre sur le circuit de la PGA remonte en effet à août 2013. Mais le «Tigre» ne pense pas encore à son 80e titre en carrière, qui le placerait à deux longueurs du recordman Sam Snead. «Il y a encore 36 trous à jouer, j’y penserai, j’espère, dimanche soir», a souri Woods, qui n’avait pas partagé le sommet d’un tournoi après 36 trous depuis le Championnat Wyndham, en août 2015.

«Il y a encore beaucoup à faire pour y parvenir et tout dépend de moi», a insisté l’ancien numéro un mondial, qui a exhorté ses nombreux supporteurs sur le parcours d’East Lake à la patience. «Durant ma carrière, j’ai plutôt été bon lorsqu’il a fallu être patient. J’ai gagné 14 titres du Grand Chelem, mais pour arriver à ce chiffre, il n’a jamais fallu s’emballer.»

Favoris en chute

Si Rickie Fowler, comeneur après la première ronde, a rétrogradé au huitième rang, Woods a été rejoint en tête par un sacré client : l’Anglais Justin Rose, le nouveau numéro un mondial. Et ce n’est pas tout, le Nord-Irlandais Rory McIlroy s’est replacé à la troisième place, à deux coups des comeneurs.

En revanche, rien ne va plus pour l’Américain Bryson DeChambeau. Vainqueur de deux des trois précédentes épreuves du circuit de la PGA, il a connu une nouvelle journée cauchemardesque avec une carte de 75 (+ 5) et un total de 146 (+ 6). Il occupe la 27e place provisoire et a perdu virtuellement son statut de meneur de la Coupe FedEx, le classement annuel du circuit de la PGA qui vaudra au vainqueur un chèque de 10 millions $.

Autre motif d’inquiétude pour le camp américain à moins d’une semaine de la Coupe Ryder en France : Bruce Koepka est lui aussi en perdition et pointe à la 30e et dernière place avec sa carte de 78 (+ 8) comportant cinq bogueys, deux doubles bogueys et un seul oislelet.

L’Espagnol Jon Rahm est à trois coups des meneurs (136), égalité avec Billy Horschel et Patrick Cantlay, qui ont joué 65 vendredi, et Justin Thomas, champion défendant de la Coupe FedEx qui, en dépit de problèmes avec ses coups de départ, a réussi à ramener une carte de 69.

«On ne joue pas sur beaucoup de terrains comme celui-ci, où le contrôle de chaque coup est essentiel. Ici, si tu réussis à garder le contrôle sur ton jeu, tu as de bonnes chances de gagner», a estimé Thomas.  Avec AP

Football

Joanik Masse a hâte de jouer

À sa première année avec le Rouge et Or, le porteur de ballon Joanik Masse avoue avoir hâte de jouer, mais il ne sait toujours pas si c’est dimanche, contre les Redmen de McGill, qu’il fera enfin ses premiers pas au football universitaire.

Le presque recordman des verges au sol au football collégial n’a toujours pas touché le terrain durant un match de la saison régulière, mais il s’y attendait, a-t-il affirmé mercredi après l’entraînement de l’équipe.

«Je savais, en venant à Laval, que ce serait un long processus avant que je puisse jouer. Il y a cinq autres porteurs de ballon et ils sont tous très bons», analyse-t-il en parlant des vétérans Christopher Amoah, Vincent Breton-Robert et Alexis Côté et des joueurs de deuxième année William Lavoie et Philippe Lessard-Vézina.

«Chaque semaine, on se bat pour une place. J’ai hâte de jouer, mais c’est normal que ce soit les meilleurs qui jouent, car si on veut gagner, c’est en équipe qu’il faut le faire», a-t-il philosophé.

C’est tout un changement pour celui qui était presque tout le temps sur le terrain l’an dernier avec les Faucons de Lévis-Lauzon, comme porteur de ballon, mais aussi comme membre des unités spéciales. «Oui, je suis habitué de jouer à tous les matchs, mais je comprends que ce n’est pas parce que tu joues toujours au collégial que ce sera le cas avec le Rouge et Or.

«De plus, c’est un changement de passer du football à quatre essais au football à trois essais. Tu as plus d’occasions de courir à quatre essais alors qu’au niveau universitaire, c’est souvent deux essais seulement pour faire 10 verges. Le livre de jeux est donc totalement différent d’un niveau à l’autre.»

Se tenir prêt

En attendant, Masse garde la forme et se tient prêt à sauter sur le terrain si l’occasion se présente. Il est d’ailleurs bien placé pour savoir qu’au football, une blessure est vite arrivée et peut parfois forcer les équipes à modifier leurs plans.

L’an dernier, celui qui avait disputé tous les matchs des siens était d’ailleurs sur la bonne voie pour battre le record de 2095 verges au sol établi par Jean-Michel Paquette (Diablos de Trois-Rivières) en 10 matchs en 1998. Masse a cependant dû s’arrêter à 1891 après s’être blessé au poignet lors de l’avant-dernière rencontre, ce qui l’a empêché de disputer le neuvième et dernier match du calendrier régulier.

«Le record, je n’y pensais pas pendant que je jouais et je savais que c’était possible qu’une blessure survienne, surtout quand tu es toujours sur le jeu», indique Masse, qui aurait cependant bien aimé disputer ce fameux neuvième match contre les Spartiates du Vieux-Montréal.

«Je voulais jouer, mais le médecin m’a dit qu’il n’en était pas question parce que j’avais le poignet cassé. J’ai essayé de négocier, mais ça n’a pas marché.»

Océanic

Pas de stress à Rimouski malgré les attentes

RIMOUSKI — Avec des joueurs comme Alexis Lafrenière et un gardien comme Colten Ellis, qui figurent parmi les plus talentueux soldats de la LHJMQ, les attentes sont grandes chez les partisans de l’Océanic à l’aube de sa 24e campagne. Même s’il est conscient que la barre est haute, Serge Beausoleil demeure imperturbable.

«Ça ne change rien», affirme l’entraîneur-chef. «La première année que je suis arrivé à Rimouski, on me demandait comment j’allais faire pour gérer la pression. On veut tout le temps un club gagnant. Il faut jouer le meilleur hockey possible, se dépasser, travailler pour l’équipe et offrir du hockey inspirant à nos partisans.»

Le pilote parle quand même avec ses hommes de l’espoir qui pèse sur eux. Mais il les invite à se concentrer sur leur jeu, tout en demeurant humbles. Son nouveau capitaine, Charle-Édouard D’Astous, livre le même discours. «On ne stresse pas avec ça», admet le vétéran de 20 ans natif de Rimouski. «Les attentes sont hautes, mais tout va bien aller.»

Les «Bleus» sont impatients de sauter sur la patinoire pour le match d’ouverture de la saison, samedi, à Québec, contre les Remparts. «Contre Québec, ce sont des matchs plaisants à jouer», estime le capitaine, tout juste revenu du camp d’entraînement des Sénateurs d’Ottawa. «Les gars trépignent; ils ont hâte de commencer», observe Beausoleil. «Ils sont tannés de pratiquer.»

Fébrile de retrouver Roy

Beausoleil n’en sera pas moins fébrile de faire face à son homologue de Québec, lui qui a déjà dirigé le Blizzard du Séminaire Saint-François, qui était alors la propriété des Remparts et dont l’entraîneur était... Patrick Roy. Même s’il dit qu’il ne conseillait pas Roy, il n’en demeure pas moins que les deux hommes se côtoyaient.

«Ce ne sont pas mes premiers affrontements en tant qu’entraîneur. Il faut laisser toute la place aux joueurs. Il va être un fier compétiteur. Il va vouloir gagner et on va vouloir gagner aussi.»

Le lendemain, ce sera le match d’ouverture à domicile contre Victoriaville. «Ce n’est pas du tout cuit», souligne Beausoleil. «Il faudra être prêts.»

D’Astous ne prévoit pas que ces deux défis mettront plus de pression sur lui et ses coéquipiers. «Plus d’émotion, peut-être, vu que ce sont les premières games de la saison. Les jeunes n’auront jamais vu des grosses foules. Je vais les aider à bien gérer ça.»

Il sera assisté par Carson MacKinnon et Alexis Lafrenière. Les vétérans Jimmy Huntington et Olivier Garneau se partageront le rôle d’assistant en alternance à domicile et sur la route.

Remparts

Aussi l'heure du retour pour Laperrière

Patrick Roy n’est pas le seul à effectuer un retour dans la LHJMQ, samedi. Après deux ans d’absence, son bras droit Martin Laperrière en fait tout autant. «C’est un peu moins gros», rigole l’entraîneur-associé des Remparts de Québec.

Quand Roy a décidé de revenir avec les Remparts, il a contacté Laperrière pour que celui-ci l’accompagne à nouveau dans l’aventure. Les deux avaient travaillé ensemble pendant huit ans avant le départ du premier pour la LNH.

«Pour moi, il s’agit d’un retour un peu inattendu. Si j’étais pour revenir dans le junior, je croyais que ça allait être avec une autre équipe. Patrick aime redonner à son personnel, il donne beaucoup d’espace, on échange, j’aime ça», précise celui qui a dirigé le Blizzard du Séminaire Saint-François (midget AAA) lors des deux dernières saisons.

A-t-il l’intention de retomber dans ses bonnes vieilles pantoufles confortables? «Avec Pat, tu ne portes pas de pantoufles. Il faut que tu travailles, que tu apportes quelque chose à la table tous les jours.»

Comme Roy, Laperrière revient en formule améliorée, fort de son expérience d’entraîneur-chef après plus d’une décennie comme adjoint. Roy l’a vite remarqué.

«Il est vraiment différent qu’à ma dernière saison avec les Remparts, il a progressé, son approche est bonne. “Lappy” sait qu’à partir du moment où je vais laisser le coaching, il prendra les rênes de l’équipe. Il s’agit d’une transition intéressante pour lui et moi», indique Roy, qui a l’intention de rester comme directeur général lorsque ce moment surviendra.

Laperrière ne pense pas à cela, trop occupé à préparer ses défenseurs pour le match de samedi contre Rimouski. «Je n’ai jamais été le genre à regarder bien loin devant et on ne contrôle pas le destin. Si l’occasion se présente, je vais m’assurer d’être prêt.

«Je connais bien mon rôle et celui de Patrick. Je gère le carré de sable qu’on me donne, et si on me demande mon opinion pour le reste, je la donne», note celui qui utilisé avec le SSF une leçon apprise de Roy : laisser de la latitude à ses adjoints au lieu d’essayer de tout faire seul comme il admet l’avoir fait à ses débuts.

Fébrilité

À l’approche du match d’ouverture, samedi (15h) au Centre Vidéotron, Roy se disait pour sa part fébrile de renouer avec les amateurs et de voir où son club est rendu. Il a aussi hâte que les projecteurs soient tournés vers les joueurs et non plus sur lui.

«Je comprends ce qu’on essaie de faire et je l’apprécie, car je me considère chanceux de pouvoir redonner aux jeunes et aux gens, mais j’ai hâte que les joueurs soient mis en évidence, qu’ils soient l’attraction. Ce sont eux qui vont travailler et tout faire pour plaire à nos partisans.»

+

NOTES

- De retour du camp des Blackhawks, le Suisse Philipp Kurashev s’est entraîné avec l’équipe, vendredi, en prévision du match inaugural. Il pivotera un trio complété par Louis-Filip Côté et Aleksei Sergeev.

- Les Remparts ont confirmé avoir cédé, vendredi, l’attaquant de 20 ans Gregor MacLeod à Drummondville en retour d’un choix de quatrième ronde en 2020.

- En fin d’après-midi, vendredi, un peu plus de 12 000 billets avaient trouvé preneurs.