Championnat provincial des femmes et des filles: Sarah-Ève Rhéaume à deux coups de la tête

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Championnat provincial des femmes et des filles: Sarah-Ève Rhéaume à deux coups de la tête

C’est avec seulement deux coups de retard sur la meneuse, Haley Yerxa, que Sarah-Ève Rhéaume, la gagnante de l’évènement en 2019, amorcera aujourd’hui la dernière ronde du Championnat provincial des femmes et des filles disputé au club de golf de Lachute. Montrant une carte de -1 après les 18 premiers trous, la Québécoise a dû se résigner à retourner au clubhouse après six trous dimanche, les organisateurs ayant annulé la seconde ronde à cause de la pluie.

«C’est de valeur parce que ça allait quand même bien», a confié la porte-couleurs du club Royal Québec lors d’un entretien téléphonique. «Le tournoi comptera donc 36 trous au lieu de 54. Je dois maintenant oublier  la journée d’aujourd’hui (dimanche) et juste recommencer demain (lundi). En espérant que ça va bien aller aussi.»

Comme tous les golfeurs du Québec, Sarah-Ève a vu sa vie être chamboulée par la COVID au cours des derniers mois. Au début de la pandémie, la jeune athlète poursuivait ses études aux États-Unis à Ferman University, en Caroline du Sud. Elle a dû revenir au Québec et faire une quarantaine. Et c’est à distance qu’elle a terminé sa session. Son retour hâtif lui a aussi fait perdre les quelques mois d’entraînement qu’elle fait chaque année en Caroline. Et comble de malheur, les clubs de golf du Québec ont vu leur ouverture être retardée au 20 mai par la Santé publique. Résultat, la jeune joueuse n’a pu s’entraîner et jouer comme elle avait l’habitude de le faire.

«Je ne pouvais que frapper un petit peu chez nous et pratiquer. Ce fut donc une adaptation. Par la suite,  les gros tournois aux États-Unis n’ont pas été présentés. Le calendrier de ma saison est donc pas mal différent cette année de ce qu’il est d’habitude.»

«Dès que les clubs de golf ont ouvert, je me suis empressée de sauter sur le terrain. Surprenamment au début, parce qu’à ce moment-là, je ne m’attendais pas à avoir des journées extraordinaires, ça allait quand même bien. Et j’ai quand même eu beaucoup de temps de préparation avant les premiers tournois de l’été. C’était bien.»

Limitée quant au nombre de tournois auxquels elle peut prendre part cet été, Sarah-Ève a indiqué qu’elle comptait profiter de toutes les occasions qui lui seraient offertes afin de se retrouver dans le feu de l’action. Ainsi après avoir pris part au Championnat provincial des femmes et des filles, elle sera en fin de semaine prochaine à afin de participer au championnat féminin junior en partie par trous de l’Ontario disputé à Listowel. En fin de compte, la saison 2020 sera en quelque part un peu comme une campagne perdue pour la Québécoise qui n’aura pas joué et ne se sera pas entraînée comme elle aurait dû en temps normal.

«La COVID ne m’aura pas permis de faire certains tournois aux États-Unis ou au niveau national comme c’était le cas par les années passées. C’est sûr que ça va venir jouer dans ma progression. Ça va être à suivre dans les prochaines années. Mais juste le fait de pouvoir être sur le terrain, de compétitionner et de performer ça me fait apprécier les petits tournois locaux.»

Incertitudes

En principe, c’est dans quelques semaines que Sarah-Ève retournera aux États-Unis afin d’amorcer sa troisième année d’études à Ferman University.

«Pour l’instant, je n’ai rien eu à revoir au niveau de mes études. Mais on ne sait jamais comment ça pourrait s’aligner. C’est sûr que la COVID pourrait changer des choses. On a vu que ça pouvait bouger très vite. Mais j’ai bien hâte de retrouver tout mon monde, les gens de mon équipe de golf et mes amies de l’école. C’est vraiment excitant d’y penser. 

«Pour ce qui est de la saison d’automne, on ne sait pas encore si elle aura lieu. Il y a déjà certaines conférences qui ont commencé à annuler des choses. On est dépendant de la COVID. Il faut donc être patient pour voir comment la pandémie va évoluer.»

Marie-Pier Bilodeau: la grande gardienne de but de 5’4

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Marie-Pier Bilodeau: la grande gardienne de but de 5’4

Marie-Pier Bilodeau a confondu les sceptiques. Plusieurs étaient d’avis qu’à cause de sa taille, elle ne pourrait jamais faire du soccer de haut niveau en tant que gardienne de but. Tout au long de sa carrière, la Québécoise n’a pas seulement joué avec les meilleures. Elle a aussi fait partie des meilleures prouvant ainsi que ce n’est pas parce que l’on mesure 5’4 que l’on ne peut pas être une grande joueuse.

«Alors que je frappais à la porte de l’équipe du Québec, mon gabarit semblait être un handicap. Je me suis souvent fait dire que je devais oublier l’idée de jouer à comme gardienne de but un haut niveau parce que je n’avais pas le physique de l’emploi, que j’étais trop petite. Cela ne m’a pas empêchée de mériter sans trop de difficultés un poste sur l’équipe du Québec. Mais pour avoir une chance d’accéder au Centre national et à l’équipe canadienne, il a fallu que des entraîneurs de l’extérieur du Québec aient de bons mots pour moi. Beaucoup de personnes ont cru en moi et c’est grâce à elles que j’ai pu connaître la carrière que j’ai eue.

«J’ai eu tellement de belles expériences... J’ai même eu la chance de jouer sur l’équipe nationale de beach soccer et j’ai représenté mon pays à pas mal tous les niveaux possibles. Je suis allée deux fois aux Universiades et j’ai joué professionnelle pendant neuf saisons. Je ne pensais jamais avoir une telle carrière.»

Marie-Pier avait huit ans, presque neuf, quand elle s’est initiée au soccer, un sport qu’elle a pratiqué parallèlement à une carrière en judo. Évoluant comme attaquante à ses tout débuts, elle a ensuite fait le choix d’aller devant le filet.

«On perdait tout le temps par de gros pointages. J’étais tannée. J’ai décidé de prendre les choses en mains. À l’époque, j’avais quand même un bon gabarit. J’étais grande et costaude pour mon âge. J’ai essayé de jouer comme gardienne et ç’a bien fonctionné. J’ai terminé la saison dans les buts et je suis restée à cette position par la suite.»

Alors qu’elle connaissait beaucoup de succès sur le terrain, Marie-Pier en avait autant sur le tatami. Et après avoir gagné l’or aux Jeux du Québec elle a commencé à se signaler au niveau national ce qui lui a ouvert les portes de l’équipe nationale des - 19 ans. La pratique de deux sports de haut niveau lui demandant trop de temps, elle opta finalement pour concentrer ses énergies sur le soccer, et ce, même si certaines personnes lui avaient dit qu’elle avait le potentiel pour aller aux Jeux olympiques en judo.

«J’ai choisi le soccer à cause de son côté social, à cause de la gang. J’ai toujours aimé être avec le monde et échanger avec les gens. Et même si en judo tu fais partie d’un club, ça reste quand même un sport individuel. Je suis cependant d’avis que la pratique d’un sport de contacts m’a aidée dans ma carrière au soccer au niveau de mon agressivité et de la gestion des duels. Malgré ma grandeur, je n’ai jamais été craintive.»

Carrière bien remplie

Marie-Pier, qui a accroché ses crampons en 2012, aura eu une carrière bien remplie. Pendant neuf saisons, elle a joué professionnelle dans la W-League, notamment avec l’Xtreme de Montréal, les Comètes de Laval et l’Amiral de Québec. Parallèlement, elle s’est entraînée avec l’équipe nationale et elle a évolué pendant cinq saisons avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

«J’avais été approchée par 12 équipes de première division dans la NCAA. Ce qui a fait pencher la balance pour Laval c’est qu’à l’époque, en plus de jouer dans la W-League, j’étais avec l’équipe nationale des moins de 19 ans. Je passais donc mes étés à voyager aux États-Unis et le reste de l’année je devais aller m’entraîner une couple de fois par mois à Vancouver. Je n’étais jamais chez nous. Pour moi c’était le temps de jouer devant ma famille, avec mes chums et d’avoir du plaisir dans un environnement où il n’y aurait pas de pression. J’étais un produit du sport-études, j’avais passé par toutes les structures régionales et je connaissais Helder depuis l’âge de 11-12 ans. C’est ce qui m’a incitée à jouer pour le Rouge et Or. Et comme je poursuivais ma carrière dans une université québécoise, j’ai pu compter sur une bourse d’études de la Fondation d’athlète d’excellence qui a couvert tous mes frais se scolarité. Je leur en suis très reconnaissant.»

Faisant le bilan de sa carrière, la Québécoise mentionne que ses succès avaient souvent été proportionnels aux sacrifices qu’elle avait faits. Par exemple, évoluer dans la W-League l’obligeait à faire trois allers-retours par semaine dans la région de Montréal afin de s’entraîner avec ses coéquipières. «Mais je recommencerais demain matin. C’est certain. En plus de me faire vivre des expériences exceptionnelles, le soccer m’a permis de développer des habitudes de vie, une éthique de travail, des valeurs et de nombreuses amitiés.»

«Plusieurs joueuses mettent fin à leur carrière à cause des blessures. Ce ne fut pas mon cas. J’ai été chanceuse à ce niveau-là. J’ai décidé d’arrêter de jouer parce que je ne voulais pas être celle à propos de qui on disait : « ça fait longtemps qu’elle est là, mais elle n’est plus au niveau». Avec l’Amiral, à ma dernière saison dans la W-League, j’avais eu de super bonnes performances. Et je voulais arrêter pendant que j’étais au top. C’était aussi important pour moi d’avoir une famille. J’avais presque 30 ans. J’étais rendue là dans ma vie personnelle.»

Sa carrière de joueuse terminée, Marie-Pier s’est tournée vers sa deuxième passion en soccer, le coaching. Ayant fait ses débuts comme entraîneure à l’âge de 16 ans, elle a accepté de seconder Helder Duarte avec le Rouge et Or. La Québécoise explique qu’avant de prendre le poste, elle avait mis les choses au clair avec son ex-coach. 

«Je lui avais dit que s’il voulait runner le show tout seul et qu’il avait simplement besoin de quelqu’un pour poser les cônes sur le terrain pendant les exercices, de trouver quelqu’un d’autre. Mais que s’il voulait une assistante pour remettre en question ses décisions, discuter avec lui pour le choix des joueuses qui seraient habillées ou pas pour un match et pour monter des entraînements et en diriger, je serais celle qu’il devait aller chercher. J’avais l’avantage de ne pas gagner ma vie avec le soccer. Je pouvais faire juste ce qui me plaisait. Et Helder et moi, ce fut un beau partenariat», mentionne l’ex-athlète qui ne cache pas son deuil de la compétition avait été difficile à faire. 

Prodige dans son sport, Marie-Pier le fut aussi au niveau professionnel. Elle n’avait que 21 ans lorsqu’elle amorça sa carrière d’enseignante en anglais à l’école secondaire François-Bourrin. Une carrière qu’elle a choisie notamment parce qu’elle y voyait beaucoup de similitudes avec le coaching. Dans les deux cas, il est question d’ aider les jeunes, de travailler avec eux et de leur transmettre sa passion. L’ex-joueuse indique d’ailleurs qu’elle n’a pas de difficultés à faire en sorte que ses élèves atteignent les objectifs qu’elle leur fixe en début d’année scolaire. Sa recette : vendre à ses jeunes qu’ils sont capables d’atteindre ces objectifs puis bien les outiller et les motiver afin de leur permettre d’y arriver. L’ex-membre de la W-League est aussi impliquée dans le programme sport-études en soccer de son école.  «On est vraiment une belle gang. Et de plus en plus de profs s’impliquent dans le programme de soccer.»

Marie-Pier est formelle, en ce moment, elle serait incapable de voir sa vie sans soccer. Elle a recommencé à jouer avec l’équipe 0-30 du Phénix des Rivières avec qui elle évolue comme attaquante de pointe. En pause après avoir coaché sept ans avec le Rouge et Or, elle a reçu plusieurs offres pour s’impliquer dans divers projets.

«C’est sûr qu’un moment donné je vais revenir dans le coaching ou que je vais m’impliquer à un autre niveau. Ça dépendra juste du projet, avec qui je serai et quel sera mon rôle», conclue Marie-Pier qui dit n’avoir rien perdu de son esprit compétitif et qui cherche toujours à se dépasser.

Le O Canada uniquement en anglais a fait grincer bien des dents

Hockey

Le O Canada uniquement en anglais a fait grincer bien des dents

MONTRÉAL — La décision de la Ligue nationale de hockey (LNH) de présenter une version uniquement en anglais de l'hymne national canadien a fait grincer bien des dents au Québec.

L'ancien maire de Montréal et ancien ministre fédéral, Denis Coderre, est l'un de ceux qui ont critiqué le circuit pour l'absence d'un passage en français du «Ô Canada» interprété avant le match de samedi opposant les Canadiens aux Penguins de Pittsburgh.

«Pas foutu de faire l'hymne national dans les 2 langues... merci [AT]NHL», a réagi M. Coderre sur son compte Twitter.

Grand Prix de Grande-Bretagne: victoire d’Hamilton <em>in extremis</em> devant Verstappen

F1

Grand Prix de Grande-Bretagne: victoire d’Hamilton in extremis devant Verstappen

SILVERSTONE — Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté in extremis le Grand Prix de F1 de Grande-Bretagne dimanche, franchissant la ligne d’arrivée avec le pneu avant gauche quasiment déchiqueté juste devant Max Verstappen (Red Bull) qui fondait sur lui.

Le Britannique a ainsi arraché sa septième victoire dans son Grand Prix national et s’envole au championnat avec désormais 30 points d’avance après quatre courses sur son coéquipier Valtteri Bottas qui a lui aussi crevé dans les derniers tours.

Alors que la course a été relativement insipide avec les deux Mercedes caracolant devant leurs rivales, les derniers tours ont réveillé les commentateurs, en face des tribunes vides pour cause de coronavirus.

Les crevaisons des deux Mercedes, celle de la McLaren de Carlos Sainz, elle aussi dans les points, et la remontée de Max Verstappen ont relancé l’intérêt dans les dernières minutes.

«Jusqu’à ce dernier tour, tout se passait bien. Quand j’ai entendu que Valtteri avait crevé, j’ai regardé mes pneus et tout semblait aller, mais soudain j’ai crevé aussi. J’ai essayé de garder de la vitesse sans casser la jante», a souligné Hamilton après l’arrivée.

Verstappen rate l’occasion 

Pensant qu’il avait déjà perdu la course face aux intouchables Flèches Noires, Verstappen a sans doute perdu la victoire en s’arrêtant dans l’avant-dernier tour pour chausser des pneus neufs qui lui ont permis de battre le record du tour et de marquer un point supplémentaire.

Mais cet arrêt lui a aussi coûté le temps qui lui aurait permis de doubler Hamilton juste avant la ligne d’arrivée et d’empocher les 25 points de la victoire au lieu des 19 de la 2e place et du point supplémentaire du record du tour.

«C’est toujours facile à dire après-coup», a constaté, quand même un peu dépité, le jeune Néerlandais qui talonne désormais Bottas de quatre points au classement provisoire du Championnat du monde.

«On peut aussi s’estimer heureux que Valtteri ait crevé lui aussi et peut-être que si je ne m’étais pas arrêté, j’aurais eu le même problème», a-t-il rappelé.

C’est du coup Charles Leclerc (Ferrari) qui hérite d’une troisième place inespérée après avoir fait l’essentiel de la course en quatrième position. Il a profité de la crevaison de Bottas pour monter sur le podium alors que les monoplaces italiennes connaissent actuellement un passage à vide.

Déjà troisième l’an dernier sur ce même circuit de Silverstone, il a avoué que son résultat était «beaucoup plus inespéré» cette année.

«Je suis content de la façon dont nous avons travaillé ce weekend. Je ne voudrais pas avoir à me battre pour la 4e place pendant trop longtemps, mais pour le moment je m’en contente», a déclaré le pilote monégasque qui semble porter sur ses épaules les destinées de l’écurie italienne.

Car son coéquipier Sebastian Vettel, pourtant quadruple champion du monde, a dû se contenter du point de la 10e place après une course anonyme. Le pilote allemand sait déjà qu’il ne fera plus partie de la Scuderia l’an prochain et sa motivation pourrait s’en ressentir.

Le malchanceux du jour a certainement été un autre Allemand, Nico Hülkenberg : appelé à la dernière minute pour remplacer le Mexicain Sergio Pérez, positif au coronavirus, chez Racing Point, «Hulk» n’a même pas pu prendre le départ, son moteur ne démarrant pas.

Les rebondissements des derniers tours ont profité à Renault. L’Australien Daniel Ricciardo a pris la quatrième place et Esteban Ocon la sixième, montrant un net regain de forme pour l’écurie française qui avait apporté des améliorations à sa monoplace à Silverstone.

Un autre Français, Pierre Gasly (Alpha Tauri) a lui aussi obtenu une belle septième place alors que son coéquipier, le Russe Daniil Kvyat était victime d’un spectaculaire accident, détruisant sa monoplace.

Garder la même recette et être prêt à contrer les ajustements des Penguins

Canadien

Garder la même recette et être prêt à contrer les ajustements des Penguins

TORONTO — Le Canadien a réussi à appliquer la recette du succès lors du premier match face aux Penguins de Pittsburgh, samedi soir, mais la formation montréalaise garde les deux pieds sur terre.

Le Tricolore a causé l'une des surprises de la première journée du tournoi de relance de la LNH en battant les Penguins 3-2 en prolongation. Après avoir bravé la tempête, les hommes de Claude Julien ont réussi à limiter les dégâts, malgré sept infériorités numériques.

«Au fur et à mesure que le match avançait, nous étions plus à l'aise dans notre manière de jouer contre eux, a souligné Julien en visioconférence, dimanche matin. Nous avons terminé le match en force, et pas seulement en infériorité numérique, mais aussi du côté des lancers et des chances de marquer. Nous avions de l'énergie en prolongation.

«En zone neutre, nous leur donnions trop de vitesse, mais nous nous sommes ajustés. L'échec-avant pourrait aussi être meilleur. Ça nous permettrait de créer des revirements et de créer encore plus de chances de marquer.»

Carey Price et Nick Suzuki ont été les deux vedettes de la rencontre pour le Canadien. Price a été particulièrement solide en début de match, pendant que le reste de l'équipe trouvait ses repères. Pour sa part, Suzuki s'est notamment retrouvé à l'avant-plan en infériorité numérique, alors que Phillip Danault s'est retrouvé trois fois au cachot.

«[Suzuki] n'a pas joué comme une recrue, mais plutôt comme un vétéran, a souligné Danault. C'était un bon test pour lui, et il a répondu de brillante façon.»

Suzuki a également touché la cible tôt en deuxième période, ce qui offrait une avance de 2-0 au Canadien. Les Penguins ont réussi à créer l'égalité, mais Jeff Petry a finalement joué les héros en prolongation.

Quatre trios en rotation

L'entraîneur-chef des Penguins, Mike Sullivan, n'a pas tenté d'envoyer le trio de Sidney Crosby contre celui de Danault. En général, les deux entraîneurs ont pu utiliser en rotation leurs quatre trios.

Danault a notamment attribué cette situation au fait que Crosby prend beaucoup de mises en jeu et a obtenu beaucoup de temps de jeu. De son côté, Julien s'est dit heureux de compter sur quatre trios équilibrés.

«Je ne connais pas sa philosophie [à Sullivan], mais de notre côté, je sais que nous ne sommes pas très bons quand nous essayons d'imposer une confrontation et que nous commençons à multiplier les changements, a souligné Julien. Nous avons construit notre formation en conséquence. Kotkaniemi se retrouve avec deux vétérans fiables (Paul Byron et Artturi Lehkonen). Suzuki a été probablement notre meilleur attaquant, et je n'ai pas eu à m'inquiéter avec lui, même si c'est tout un défi pour lui de jouer contre Crosby ou (Evgeni) Malkin.

«Le trio de Max Domi s'est aussi retrouvé quelques fois contre Crosby, mais il y a aussi Dale Weise sur ce trio, qui compte beaucoup d'expérience. Je pense que notre approche va nous apporter plus de bénéfices que d'ennuis», a ajouté Julien.

Il a malgré tout admis qu'il était prévu d'employer le duo de Petry et Brett Kulak en appui au trio de Danault, plutôt que la paire de Ben Chiarot et Shea Weber.

«Sans entrer dans les détails ou dévoiler tous les secrets, c'est de cette manière que nous avons décidé de fonctionner, a reconnu Julien. Il y a des raisons spécifiques derrière ces choix-là. C'est ce que nous avons décidé de faire avant le début de la série, et ça nous a bien servis [samedi].»

Le Canadien s'attend maintenant à voir les Penguins effectuer des ajustements pour rebondir lors du deuxième match, lundi soir. Peu importe, la troupe de Julien sait que la route est encore longue avant de pouvoir célébrer.

«[Les Penguins] sont déjà passés par là et ils ne seront pas ébranlés, a rappelé Brendan Gallagher. Ce n'est pas à nous de nous préoccuper de ça. Nous devons continuer à tracer notre chemin. Les deux équipes ont les yeux tournés vers le prochain match, et elles s'attendent à le gagner.

«Nous devons être prêts pour ce qu'ils vont tenter d'ajuster et nous devons comprendre pourquoi nous avons eu du succès. Nous devons continuer de travailler dans notre structure et croire que c'est la clé de notre succès», a-t-il conclu.

Reprise sous haute surveillance avec un premier tournoi à Palerme

Tennis

Reprise sous haute surveillance avec un premier tournoi à Palerme

PALERME — Une compétition discrète, mais scrutée : après cinq mois d’interruption en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, le tennis professionnel reprend sous haute surveillance avec le tournoi WTA de Palerme à partir de lundi, à quelques semaines d’un délicat enchaînement US Open/Roland-Garros.

8 mars : c’est la date à laquelle remontent les derniers matches officiels sur les circuits professionnels, en l’occurrence deux finales dames, à Lyon, en France, et à Monterrey, au Mexique.

Depuis, plus de son et plus d’image, exhibitions en tous genres mises à part, à cause de la crise sanitaire mondiale qui chamboule complètement la saison 2020. Le prestigieux tournoi californien d’Indian Wells a été le premier à être annulé début mars. Ont suivi le report à l’automne de Roland-Garros (27 septembre-11 octobre) et l’annulation historique de Wimbledon, en plus des suspensions à rallonge des circuits ATP et WTA.

Si on sait désormais qu’aucun tournoi n’aura lieu en Chine d’ici la fin de l’année, la lumière est réapparue mi-juin, quand l’US Open a acté son maintien à ses dates initiales, à partir du 31 août, mais à huis clos et amputé de ses qualifications, et que WTA et ATP ont fixé une date de reprise en ce même mois d’août, dès le 3, côté dames. Les joueurs doivent eux patienter jusqu’au 22.

«Si ça se passe mal...»

C’est ainsi que le modeste tournoi palermitain, niché derrière une haie de bougainvillées fuchsia et cerné de montagnes irradiées par le brûlant soleil sicilien, hérite de la lourde tâche d’inaugurer la cohabitation entre tennis et COVID-19.

Dans un tel contexte, il s’agit clairement d’un test grandeur nature.

«La WTA nous a prévenues que ces deux premières semaines [à Palerme à partir de lundi, et à Prague et Lexington, aux États-Unis la semaine suivante], ce sont des tournois tests», confirme à l’AFP la joueuse française Chloé Paquet (174e), stoppée au premier tour des qualifications du tournoi sicilien samedi.

L’enjeu : «voir si c’est viable d’organiser des tournois dans ces conditions», résume une autre joueuse française, Fiona Ferro (53e), engagée elle dans le tableau principal.

«On sait que si ça se passe bien, il pourra y en avoir d’autres, reprend Paquet. Si ça se passe mal, le calendrier pourrait peut-être être revu... On en est conscients.»

Tests immédiats à l’arrivée, puis renouvelés tous les quatre jours, masques obligatoires à part pour jouer et manger, entourage limité à une personne, consigne passée, sans les interdire formellement, de limiter au maximum les contacts entre joueuses et avec l’extérieur... : on cherche à se donner toutes les chances de réussite.

«C’est sûr que ça n’a rien à voir avec avant, compare Paquet. Avant, on pouvait sortir (de l’hôtel), se retrouver au resto après les matches... Là, ça fait un peu moins rêver.»

100 % européen

«Mais on est vraiment contentes de pouvoir rejouer et reprendre notre métier, ça nous incite à respecter toutes ces règles» sanitaires, souligne-t-elle.

Illustration du casse-tête des restrictions de déplacements internationaux pour le tennis mondial, à la fois largement globalisé et itinérant, le plateau du tableau principal est 100 % européen.

L’envie de jouer, elle, ne manque pas : le tournoi italien, même parmi les plus modestes du circuit principal et qui accueillera 350 spectateurs par jour au maximum (pour une capacité de 1500), a attiré trois joueuses du top 20. Dont la Croate Petra Martic (15e), «heureuse de voir que c’est réellement possible de reprendre parce que je n’y croyais pas il y a encore une semaine ou deux».

Simona Halep est, elle, privée de cette reprise. Attendue comme tête d’affiche, l’ex-N.1 mondiale et double lauréate en Grand Chelem (Roland-Garros 2018 et Wimbledon 2019) a été rattrapée par la quatorzaine dernièrement imposée par les autorités italiennes aux personnes ayant récemment séjourné en Roumanie ou en Bulgarie, et a renoncé à faire le voyage.

Autre rebondissement d’avant-tournoi : la WTA a rapporté samedi après-midi à quelques minutes du début des qualifications qu’une joueuse avait été testée positive à la COVID-19 et placée à l’isolement, sans révéler son identité. Comme un rappel que l’édifice reste fragile.

La foule virtuelle lors des matchs de la LNH laisse les joueurs indifférents

COVID-19

La foule virtuelle lors des matchs de la LNH laisse les joueurs indifférents

TORONTO — Le match est vieux d'environ 30 secondes, Brendan Gallagher décoche un tir à bout portant et Matt Murray fait l'arrêt. La foule virtuelle demeure de glace. Evgeni Malkin décoche deux tirs, coup sur coup, à partir de l'enclave, un léger crescendo est remarqué dans la trame de fond dans l'aréna.

La LNH a décidé d'utiliser une foule virtuelle fournie par l'entreprise de jeu vidéo EA Sports lors de son tournoi de relance disputé devant des gradins vides. Elle aurait peut-être dû s'assurer que la foule virtuelle simulerait l'ambiance d'un match de séries, et non ce qui semble être celle d'un match préparatoire.

À la télévision, le bruit de fond est discret. Pour les quelques membres de médias qui se sont déplacés au Scotiabank Arena pour le premier match entre le Canadien de Montréal et les Penguins de Pittsburgh, cette trame sonore donne surtout l'impression de servir à étouffer ce qui se dit sur la patinoire.

Si l'on pouvait espérer profiter de l'expérience unique de la présentation de matchs sans spectateurs pour découvrir un peu plus qui sont les joueurs les plus actifs avec leurs cordes vocales sur la patinoire dans la LNH, le circuit a réussi à s'assurer de ne pas trop lever le voile ou exposer les joueurs au vocabulaire coloré.

Pendant l'action, on a pu entendre quelques fois les réactions au banc après une bonne mise en échec. D'ailleurs, le lutteur Ric Flair aurait été fier du «Woooo!» entendu au banc du Canadien après que Paul Byron eut fait virevolter Brandon Tanev dans les airs au centre de la patinoire en première période.

Les oreilles les plus sensibles auraient moins apprécié les réactions quand Phillip Danault a été puni pour la troisième fois du match lors de la prolongation.

Et pour les joueurs, ce bruit de fond semble passer inaperçu.

«Quand vous êtes dans le feu de l'action, vous ne le remarquez pas», a mentionné le défenseur des Penguins Justin Schultz.

«Nous avions eu l'occasion d'apprivoiser cet environnement lors du match préparatoire, a rappelé l'attaquant du Canadien Nick Suzuki. Quand je suis sur la patinoire, je ne pense pas au bruit de la foule.»

Même si Jonathan Drouin avait affirmé plus tôt cette semaine qu'il y avait plus d'ambiance lors de ses «matchs dans l'Atome BB à Mont-Tremblant», la qualité du jeu n'a pas été affectée. Les Penguins ont commencé le premier match de la série en force, comme ils l'auraient probablement fait si le match avait eu lieu au PPG Paints Arena de Pittsburgh, et non sur la patinoire neutre du Scotiabank Arena de Toronto.

Outre le décor créé par la LNH pour cacher les sièges vides, ce que l'on retiendra peut-être dans le folklore des séries 2020 sera d'autres petits éléments qui peuvent passer inaperçus.

À plus d'une reprise, les gardiens Carey Price et Matt Murray menant le troupeau au retour du vestiaire ont dû eux-mêmes ouvrir les portes donnant sur la patinoire, alors qu'un préposé l'aurait fait à leur place dans un contexte normal.

Il y a aussi ces rondelles abandonnées sur les toiles de la LNH, par-dessus les sièges, quand un lancer errant passe par-dessus la baie vitrée.

Pour l'ambiance, on repassera. Et il est encore impossible de simuler plus de 20 000 partisans en liesse après un but gagnant en prolongation.

Le patron de la MLB assure que la saison continuera malgré la pandémie

COVID-19

Le patron de la MLB assure que la saison continuera malgré la pandémie

NEW YORK — «On joue» : le commissaire de Ligue de baseball nord-américaine (MLB) Rob Manfred a assuré samedi que la saison continuerait malgré plusieurs cas de coronavirus et des matches reportés, après une reprise à huis clos mais sans «bulle» sanitaire.

Après les Miami Marlins et les Philadelphia Phillies, au tour des St. Louis Cardinals de déplorer des cas positifs... et de voir, en conséquence, au mois trois de ses matches reportés.

Vendredi et samedi, les résultats des tests ont révélé que trois joueurs et plusieurs membres du staff des Cardinals étaient positifs à la COVID-19.

Résultat, c’est l’ensemble de la série de trois matches prévus vendredi, samedi et dimanche chez les Milwaukee Brewers qui a été reportée, s’ajoutant à plusieurs autres reports depuis le début de la saison MLB, le 23 juillet, avec quatre mois de retard à cause de la pandémie.

Mais le patron de la MLB l’a soutenu : «On joue», malgré tout. «Je ne suis pas un lâcheur en règle générale et il n’y a aucune raison d’arrêter [la saison] maintenant. Nous avons dû être flexibles, mais c’est gérable», a-t-il affirmé à ESPN.

Contrairement à la NBA, qui a repris le 30 juillet dans la bulle de Disney World en Floride, la MLB a opté pour des matches à huis clos à domicile et à l’extérieur, obligeant les clubs à voyager à travers les États-Unis. Une décision critiquée par les experts de santé, alors que la pandémie est incontrôlée dans le pays.

La franchise des Marlins a déploré 20 personnes testées positives et n’a plus joué depuis le week-end dernier, tout comme les Phillies.

Mais la MLB a annoncé samedi que les Phillies rejoueraient dès lundi chez les New York Yankees et que les Marlins reprendraient mardi à Baltimore.

Cependant, le joueur de Milwaukee Lorenzo Cain a décidé qu’il ne jouerait plus en 2020, imitant plusieurs stars qui ont renoncé à prendre part au championnat, comme le lanceur des Los Angeles Dodgers, David Price.

«Avec toute l’incertitude et les inconnues qui entourent notre sport en ce moment, je sens que c’est la meilleure décision pour moi, ma femme et nos trois enfants», a indiqué Lorenzo Cain.

Petry tranche en prolongation et le Canadien gagne le premier match face aux Pens

Canadien

Petry tranche en prolongation et le Canadien gagne le premier match face aux Pens

TORONTO — Claude Julien avait affirmé samedi midi qu’il n’avait pas d’autre choix que de faire confiance aux jeunes joueurs de l’équipe. Ses joueurs lui ont bien rendu cette confiance.

Nick Suzuki a été possiblement le meilleur attaquant du Canadien, tandis que le défenseur Jeff Petry a joué les héros en prolongation et la formation montréalaise a vaincu les Penguins de Pittsburgh 3-2, lors de la première rencontre de leur série de qualification.

Petry a dénoué l’impasse à 13:57 de la prolongation, offrant la victoire au Canadien à son premier match «qui compte» depuis le 10 mars en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Le défenseur américain a récupéré une rondelle libre après une montée de Brendan Gallagher, a évité la glissade de Brandon Tanev et a déjoué le gardien Matt Murray avec un tir bas du côté du bouclier.

Le Canadien mène donc la série au meilleur de cinq rencontres 1-0. Entre 1980 et 1986, quand la LNH employait ce format pour la première ronde, l’équipe qui a remporté le premier match a gagné la série 87,5 % du temps (49-en-56).

Jesperi Kotkaniemi a marqué l’autre but du Tricolore, qui s’est imposé au Scotiabank Arena même s’il a gaspillé une avance de deux buts.

Carey Price a été solide devant le filet du Canadien, particulièrement en début de rencontre, et a repoussé un total de 39 tirs.

«La concentration était là du début à la fin. Nous étions prêts à faire ce qui était nécessaire pour gagner, a affirmé Julien. En prolongation, si vous avez peur de perdre, vous allez perdre. Si vous êtes déterminés à gagner, vous allez gagner. C’est ce que j’ai dit aux joueurs.»

Sidney Crosby et Bryan Rust ont répliqué pour les Penguins. Murray, qui a finalement été préféré à Tristan Jarry par l’entraîneur Mike Sullivan, a repoussé 32 lancers.

Les Penguins ont été 1-en-7 en avantage numérique. Ils ont notamment été incapables de profiter de 1:32 en supériorité numérique de deux hommes tôt en troisième période. Puisque Phillip Danault était au cachot, Suzuki a été l’attaquant de confiance de Julien dans cette situation.

«(Suzuki) est un joueur intelligent et il a participé à nos réunions sur le désavantage numérique, a souligné Julien. Il savait de quelle façon les Penguins allaient si prendre à cinq contre trois. Il a fait du bon travail. Price a fait de gros arrêts et nos défenseurs ont bien fait aussi. Le désavantage numérique mérite beaucoup de crédit pour cette victoire.»

Le deuxième match sera présenté lundi soir, à 20 h.

Braver la tempête

Le Canadien a survécu à la tempête en début de match. Gallagher a décoché le premier tir de la rencontre, mais les Penguins ont réussi les 10 suivants.

Price a dû être alerte pour empêcher les Penguins de transformer cet avantage dans la colonne des tirs en avantage dans la colonne des buts. Il a notamment réalisé trois arrêts difficiles aux dépens d’Evgeni Malkin.

«Je ne sais pas si c’était de la nervosité, mais les Penguins ont commencé le match en force, a noté Julien. Carey a fait du bon travail. Il nous a gardés dans le match. Il nous a donné une chance de se mettre en marche.»

Le Tricolore a ensuite réussi à mieux contrer les efforts des Penguins et calmer le jeu. Puis, Kotkaniemi a ouvert le pointage à 11:27, quand un tir de Brett Kulak a dévié avant de le frapper à la poitrine et d’aboutir dans l’objectif. Murray n’y pouvait rien sur la séquence.

Suzuki a creusé l’écart à 6:53 du deuxième tiers grâce à un lancer précis lors d’une descente à deux contre un, mais les Penguins ont repris le contrôle de la rencontre par la suite.

Au terme d’une longue séquence dans le territoire du Tricolore, Crosby a ramené les Penguins à un seul but de leurs rivaux à 9:55. Rust a ensuite créé l’égalité à 12:34, en avantage numérique, profitant d’une rondelle libre devant Price.

Conor Sheary a obtenu une chance en or de jouer les héros avec 3:03 à faire en troisième période, obtenant un tir de punition. Il a toutefois raté la cible.

Jonathan Drouin a à son tour obtenu un tir de punition à 6:46 de la prolongation, mais il a perdu le contrôle du disque au moment de tirer du revers.

Petry a finalement donné la victoire du Tricolore.

Échos de vestiaire

Jeff Petry a su profiter de sa chance en prolongation:

«Nous parlons souvent de l’importance pour les défenseurs d’appuyer l’attaque. Quand j’ai vu la rondelle apparaître, j’ai foncé. J’ai pris une seconde de plus pour me dégager et j’ai tiré.»

Petry a rendu hommage à Carey Price:

«Il a fait des arrêts très importants en début de rencontre et a joué de manière avec calme, comme il le fait si souvent. Quand l’équipe adverse applique de la pression, il excelle pour calmer le jeu et l’équipe. Ça aide tout le monde à rentrer dans son match.»

Nick Suzuki croit que le Canadien a passé un message:

«Il n’y a pas beaucoup de personnes qui nous considèrent comme des prétendants. Nous voulons démontrer que nous pouvons rivaliser avec n’importe qui. Nous venons de faire un premier pas vers l’avant. (Les Penguins) vont revenir encore plus fort lors du prochain match.»

Suzuki n’a pas bronché quand Claude Julien l’a envoyé dans la mêlée pour l’infériorité numérique de deux hommes tôt en troisième période:

«J’avais confiance et je comptais sur deux bons défenseurs avec moi (Shea Weber et Petry). Nous avons beaucoup parlé de leur avantage numérique. J’avais confiance. Et c’est agréable de voir que l’entraîneur me fait confiance dans ce type de situation.»

Internationaux des États-Unis: Kyrgios annonce son forfait à cause de la COVID-19

Tennis

Internationaux des États-Unis: Kyrgios annonce son forfait à cause de la COVID-19

LOS ANGELES — L’Australien Nick Kyrgios, 40e mondial, a annoncé samedi qu’il ne se rendrait pas à New York pour y disputer les Internationaux des États-Unis (31 août/13 septembre) en raison des risques liés à la pandémie de coronavirus aux États-Unis

«Je ne jouerai pas cette année à l’US Open. Cela me fait mal au fond… Mais je fais cela pour les gens, pour mes Australiens, pour les centaines de milliers d’Américains qui ont perdu la vie, pour vous tous», a-t-il déclaré sur Twitter.

La décision de Kyrgios était attendue, deux jours après son forfait pour le Masters 1000 de Cincinnati, délocalisé à Flushing Meadows la semaine précédant le tournoi du Grand Chelem.

Comme lui, sa compatriote Ashleigh Barty a également renoncé cette semaine à participer à aux Internationaux des États-Unis.

Dans son message vidéo, il a estimé qu’il était temps de se focaliser sur «ce qui est important, à savoir la santé et la sécurité», tout en prenant soin de ne pas critiquer la Fédération américaine de tennis pour sa décision de maintenir l’évènement.

Kyrgios s’en est aussi pris aux « joueurs égoïstes », sans les nommer. « Vous devez agir dans l’intérêt de l’autre et travailler ensemble, vous ne pouvez pas danser sur des tables et faire de l’argent pour vous frayer un chemin à travers l’Europe ou essayer de gagner rapidement de l’argent en organisant une exhibition ».

Dans sa ligne de mire : Novak Djokovic, qui a été testé positif à la COVID-19 après avoir organisé un tournoi amical en juin, sans distanciation sociale respectée. Alexander Zverev, également, qui avait été vu en train de faire la fête, quelques jours après sa participation au tournoi de Djokovic, et a lui aussi contracté le virus.

Kyrgios, qui avait déjà été vindicatif à leur endroit début juillet, leur a enjoint de « penser aux autres pour une fois ». « C’est de cela qu’il s’agit avec ce virus, il ne se soucie pas de votre classement mondial ou de votre argent, agissez de manière responsable. À ces joueurs, je dis bonne chance. Vous jouez à vos risques et périls et cela ne me pose aucun problème. »

Hugo Houle subit une crevaison après un excellent départ

Cyclisme

Hugo Houle subit une crevaison après un excellent départ

Hugo Houle a terminé au 29e échelon des Strade Bianche, une course particulièrement difficile qui marquait la reprise du World Tour de l’UCI, samedi à Sienne, en Italie. Le Belge Wout Van Aert (Jumbo-Visma) a remporté l’épreuve de 184 km.

Le cycliste québécois de l’équipe Astana avait très bien commencé la course, roulant à l’avant du peloton durant les premiers secteurs. « Nous avons réussi à faire pas mal de dommages et le groupe s’est réduit rapidement », a-t-il décrit.

Toutefois, une crevaison de la roue avant est venue changer ses plans après 85 km.

« Je me sentais très fort. Avec la crevaison, ma course aurait pu être finie et j’ai réussi à revenir pour finir 29e dans un groupe. J’étais loin, mais 42 personnes ont fini aujourd’hui », a-t-il souligné, ajoutant être très content du travail fait pour l’équipe.

Astana et son leader, le Danois Jakob Fuglsang, étaient en tête avec moins de 25 kilomètres à faire. Sous une chaleur accablante, il a finalement été rattrapé et a pris la cinquième place, à 2 min 55 s du gagnant Van Aert (4 h 58 min 56 s).

Par ailleurs, la température frôlait les 40 degrés par moments et les ravitaillements en eau ont été cruciaux durant cette épreuve de plus de cinq heures. Plus de la moitié des cyclistes au départ n’ont pas terminé la course.

« Nous sommes contents, car la forme est là. On a évité les chutes. Et c’est bon signe pour le Tour de Pologne qui commence cette semaine », a résumé Hugo Houle, qui a complété le trajet avec 19 min 27 s de retard sur le vainqueur.

Plusieurs mois après la dernière course du World Tour, les différentes équipes ne savaient pas où elles se situaient par rapport aux autres.

« On était bien protégés. Il y avait quelques spectateurs et ils étaient plus loin. Une fois la course partie, c’était assez normal. C’est une grande classique et c’était la même ambiance qu’une course normale », a conclu Hugo Houle.

Guillaume Boivin (Israel Start-Up Nation) était aussi du départ des Strade Bianche, mais il n’a pas rallié l’arrivée. Hugo Houle sera du Tour de Pologne dès mercredi, le prochain arrêt du World Tour. Le Montréalais James Piccoli (Israel Start-Up Nation) participera également à cette course à étapes.

Rob Manfred est confiant de compléter la saison malgré le coronavirus

Baseball

Rob Manfred est confiant de compléter la saison malgré le coronavirus

NEW YORK — Le commissaire Rob Manfred s’est dit confiant que le Baseball majeur puisse compléter la saison régulière et les séries éliminatoires sans interruption causée par le coronavirus.

Dans une entrevue avec l’Associated Press samedi, Manfred a cependant admis que des équipes pourraient ne pas jouer 60 matchs et que le pourcentage victorieux pourrait être nécessaire pour déterminer les équipes qui participeront aux séries éliminatoires.

Lors de cette entrevue, Manfred a aussi affirmé que le Baseball majeur sait quel joueur a amené la COVID-19 dans le vestiaire des Marlins de Miami. Les Marlins et les Phillies de Philadelphie ont été contraints de reporter leurs matchs pendant une semaine complète.

«Je pense que si tous les gens font ce qu’ils sont censés faire, nous pourrons continuer de jouer, présenter une saison crédible et passer à travers les séries éliminatoires», a déclaré Manfred.

Après une semaine et demie d’une saison retardée par la pandémie et réduite de 162 matchs par équipe à 60, le coronavirus a forcé le report de 19 parties en 11 jours, incluant les trois matchs du week-end entre les Cardinals de St. Louis et les Brewers, à Milwaukee.

Il a aussi poussé au moins deux autres joueurs à se désister pour le reste de la saison: le voltigeur étoile Lorenzo Cain, des Brewers de Milwaukee, et le deuxième but Isan Diaz, des Marlins.

Au moins 18 joueurs des Marlins ont été infectés, de même que deux des Cardinals de St. Louis.

Manfred dit avoir eu une conversation constructive, vendredi, avec Tony Clark, le directeur exécutif de l’Association des joueurs du Baseball majeur. Il s’attend à des efforts accrus de la part des joueurs et des équipes pour respecter les protocoles mis en place par le Baseball majeur et l’AJBM.

«Les experts de la santé publique le disent depuis le début: il n’y a pas une seule solution magique», a noté Manfred.

«Les protocoles représentent une série de petits gestes que les gens doivent poser. Nous avons eu quelques problèmes. Dans le but de faire mieux, il y a une autre série de petits gestes. Je pense que c’est la pression des pairs. Je pense que ce sont les joueurs qui prennent leurs responsabilités personnelles. Je pense que c’est le syndicat qui nous aide comme Tony Clark nous a aidés hier (vendredi). Et je pense que c’est nous qui menons une gestion plus énergique», a-t-il énuméré.

Malgré tout, il s’attend à d’autres problèmes.

«Je ne pense pas qu’il est réaliste de croire que nous n’aurons aucun autre test positif. Nous allons être transparents. Nous pensons que c’est gérable et nous allons continuer d’essayer de gérer (la situation)», a déclaré Manfred.

«À partir du moment où quelqu’un commence à produire le virus, ce qui semblaient être des transgressions banales du protocole deviennent de sérieux problèmes», a également fait remarquer le commissaire du Baseball majeur.

Compte tenu de tous les changements au calendrier, le Baseball majeur étudie la possibilité de maintenir à 30 le nombre de joueurs au sein des formations actives, plutôt que de les faire passer à 28 jeudi prochain, comme prévu. Aucune décision n’a été prise.

«Pour ainsi dire, c’est une situation que l’on évalue au jour le jour. Il s’agit de se lever chaque matin et trouver un moyen de compléter une autre journée et faire en sorte d’assurer la sécurité de tout le monde», a expliqué Manfred.

Il est possible que certaines équipes ne soient pas en mesure de compléter un calendrier de 60 matchs.

«Nous devons faire preuve de souplesse à ce sujet», a avisé Manfred.

«Regardez, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous sommes revenus sur le format étendu des séries éliminatoires. Si certaines formations jouent 60 matchs, d’autres en jouent 58, il existe cette formule qui s’appelle le pourcentage victorieux. On peut en arriver à une solution.»

Dans un autre changement aux règlements qui est entré en vigueur cette fin de semaine, tous les programmes doubles d’ici la fin de la saison seront composés de deux matchs de sept manches, au lieu de neuf.

Le premier de ces programmes doubles nouveau genre doit avoir lieu dimanche entre les Reds de Cincinnati et les Tigers de Detroit, dimanche au Comerica Park, après que le duel entre les deux clubs, samedi, eut été reporté à cause du mauvais temps.

«Les programmes doubles représentaient un problème d’un point de vue sanitaire dès le début de notre planification. C’est la raison pour laquelle nous étions hésitants à insérer beaucoup de programmes doubles pour le simple fait de jouer plus de matchs», a confié Manfred.

«Ça donne de trop longues périodes de temps ensemble dans un vestiaire, a-t-il ajouté. À partir du moment où nous avons dû apporter des changements au calendrier et planifier des programmes doubles, je pense qu’il est devenu évident que nous devions faire tout en notre pouvoir pour raccourcir autant que possible ces journées, d’un point de vue sanitaire.»

Une joueuse reçoit un diagnostic positif à la COVID-19 à l'Omnium de Palerme

Tennis

Une joueuse reçoit un diagnostic positif à la COVID-19 à l'Omnium de Palerme

PALERME — Une joueuse de tennis inscrite à l'Omnium de Palerme a reçu un diagnostic positif au coronavirus et s'est retirée du tournoi, ont annoncé les organisateurs samedi.

Le circuit de la WTA, qui a précisé que la joueuse était asymptomatique, a ajouté par voie de communiqué qu'elle demeurera en quarantaine «jusqu'à ce qu'elle reçoive le feu vert d'un médecin, en respectant le protocole établi».

«De plus, toutes les personnes qui seraient entrées en contact avec elle devront se soumettre à un test de dépistage, en accord avec le protocole établi par la WTA», a ajouté le circuit professionnel féminin.

«La 31e édition de l'Omnium de Palerme se déroulera comme prévu», a-t-on précisé.

Les organisateurs locaux, qui n'ont pas voulu révéler l'identité de la joueuse infectée, ont mentionné qu'elle avait été admise dans un centre médical italien destiné aux patients asymptomatiques de la COVID-19.

«L'efficacité de notre protocole et les tests de dépistage qui y sont associés nous ont permis d'intercepter une porteuse du virus, a évoqué le Dr Antonio Cascio, un spécialiste des maladies infectieuses de l'Université de Palerme qui est également le coordonnateur anti-virus du tournoi. La joueuse n'a jamais quitté sa chambre d'hôtel, en attendant le résultat du test.»

Toutes les joueuses inscrites au tournoi demeurent dans le même hôtel.

Ce sera le premier tournoi de la WTA à la suite d'une interruption de cinq mois des activités en raison de la pandémie de coronavirus.

Ce sera même le premier tournoi officiel - masculin ou féminin - depuis le début du mois de mars.

Le tableau des qualifications s'est mis en branle samedi, et les matchs du tableau principal commenceront lundi.

Drew Brees ne s’agenouillera pas, mais respecte ceux qui le feront

NFL

Drew Brees ne s’agenouillera pas, mais respecte ceux qui le feront

NOUVELLE-ORLÉANS - Le quart des Saints de La Nouvelle-Orléans Drew Brees a déclaré qu’il continuera de rester debout pendant l’hymne national américain, mais a précisé qu’il respecte ceux qui manifesteront de manière pacifique - dont ceux qui s’agenouilleront - pour dénoncer l’injustice sociale et le racisme systémique aux États-Unis.

«Je suis toujours resté debout devant le drapeau à cause de sa signification à mes yeux, et pour honorer ceux qui ont dû se sacrifier pour lui, qui se sont enrôlés dans l’armée et qui sont morts au combat pour notre pays, et tous ceux qui ont été persécutés afin de faire progresser ce pays», a déclaré Brees samedi lors d’une conférence téléphonique avec les membres des médias à la veille de l’ouverture des camps d’entraînement de la NFL.

«Je respecte tous ceux qui ont choisi de s’agenouiller, ou de poser un autre geste pacifique afin de dénoncer l’injustice sociale et le racisme systémique dont plusieurs ont été victimes et continuent de l’être dans ce pays», a poursuivi Brees.

Il a ajouté qu’il «appuiera toujours et militera en faveur de la communauté noire dans sa lutte contre l’injustice sociale».

Le vétéran âgé de 41 ans, qui domine la NFL aux chapitres des verges de gains par la passe, des passes complétées et des touchés, entame sa 20e saison et sa 15e avec les Saints.

Brees était devenu bien malgré lui un symbole des privilèges octroyés aux Blancs lorsqu’il avait réitéré son inconfort à voir quelqu’un s’agenouiller pendant l’hymne national américain, en déclarant qu’il n’approuverait jamais les gestes d’une personne qui manque de respect au drapeau américain.

Ces commentaires avaient été formulés peu après les nombreuses manifestations organisées aux quatre coins du pays pour dénoncer les gestes d’un policier blanc de Minneapolis, qui avait été filmé alors qu’il assassinait en pleine rue George Floyd, un Noir.

D’ailleurs, Brees est revenu sur ses commentaires formulés en juin, et il a de nouveau exprimé des remords samedi.

«Ça me brise le coeur de penser que quelqu’un de La Nouvelle-Orléans, ou de l’État de la Louisiane, ou de la communauté noire, croit que je ne milite pas en faveur de la justice sociale. Ç’a été dévastateur. Jamais, au grand jamais, je serai contre ça», a évoqué Brees.

«J’admets que j’ai raté une belle opportunité cette journée-là. J’avais l’opportunité de discuter et de mettre l’emphase sur les injustices sociales qui persistent envers la communauté noire, et nous devons l’appuyer, et militer pour que le système change. Et mon manque de jugement à ce moment-là a blessé beaucoup de personnes.»

Brees a ajouté qu’il avait discuté avec plusieurs coéquipiers depuis ce temps-là, et surtout au cours des derniers jours, et a assuré qu’il s’était «réconcilié et avait tourné la page sur les événements passés. Nous poursuivons notre route, en mettant l’emphase sur les enjeux de justice sociale qui secouent l’ensemble de notre pays».

Lewis Hamilton décroche la pole position au Grand Prix de Grande-Bretagne

F1

Lewis Hamilton décroche la pole position au Grand Prix de Grande-Bretagne

SILVERSTONE — Le pilote Mercedes Lewis Hamilton a décroché la position de tête lors des qualifications en vue du Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne, samedi.

Hamilton a enregistré un chrono d’une minute et 24,303 secondes sur le circuit de Silverstone, un nouveau record de piste. Il s’agissait de sa 91e pole en carrière, et il n’a besoin que de cinq victoires supplémentaires pour rejoindre Michael Schumacher, meneur de tous les temps avec 91 victoires.

Hamilton convoite également un septième championnat du monde, ce qui lui permettrait d’égaler le record de Schumacher.

«Cette piste est formidable, s’est exclamé Hamilton. C’est comme s’il fallait jongler, alors qu’on se trouve sur une plateforme mobile.»

Le Britannique a devancé son coéquipier Valtteri Bottas, qui convoitait une deuxième position de tête consécutive en Grande-Bretagne, par 0,313 seconde, tandis que Max Verstappen, sur Red Bull, s’est adjugé la troisième place à 1,022.

«Elles (les Mercedes) étaient tout simplement trop rapides, a confié Verstappen. Il faut accepter son sort, et faire de son mieux.»

Charles Leclerc a offert une petite lueur d’espoir à Ferrari en signant le quatrième chrono, devant le pilote McLaren Lando Norris. Ce dernier pourrait toutefois écoper d’une pénalité sur la grille après avoir omis de ralentir sous un drapeau jaune dans la deuxième portion de la séance de qualifications, à la suite d’une rare excursion hors-piste de Hamilton. Il a brièvement perdu le contrôle de sa voiture, avant de propulser du gravier sur la piste, forçant les responsables de l’entretien à intervenir.

Pour sa part, le Québécois Lance Stroll, qui avait enregistré le meilleur temps à l’issue de la deuxième séance d’essais libres vendredi, a terminé sixième, à 1,536 seconde de Hamilton.

«Je crois que nous pourrons faire des progrès en travaillant sur la voiture au cours des prochaines heures, et que nous serons compétitifs pour la course, a déclaré Stroll par voie de communiqué. Nous pourrons de toute évidence lutter pour obtenir de nombreux points demain.»

Sebastian Vettel, qui a éprouvé des ennuis de sous-virage avec sa Ferrari et qui a failli être victime d’un accident vers la fin de Q3, s’est adjugé la 10e position sur la grille.

L’autre pilote Racing Point, Nico Hulkenberg, qui a remplacé au pied levé le Mexicain Sergio Perez après qu’il eut reçu un diagnostic positif à la COVID-19 jeudi, s’élancera de la 13e place sur la grille de départ dimanche.

Le pilote George Russell, chez Williams, a réalisé le 15e temps, mais les commissaires de piste lui ont infligé une pénalité de cinq places sur la grille pour avoir omis de ralentir suffisamment sous un drapeau jaune pendant la première portion des qualifications.

Ainsi, le Torontois Nicholas Latifi, qui a été victime d’une sortie de piste - sans véritable conséquence au volant de sa Williams - vers la fin de la première portion de la séance de qualifications, partira 19e.

«C’est une simple erreur de pilotage, je n’ai pas d’excuse», a-t-il confié.

Hamilton entamera le Grand Prix de Grande-Bretagne dimanche à Silverstone dans le rôle du favori pour l’emporter. Le vétéran âgé de 35 ans y convoitera une septième victoire en carrière, mais une première à huis clos - les partisans seront absents en raison de la pandémie de coronavirus.

«Ça ne ressemble pas au Grand Prix de Grande-Bretagne, pour être franc, a dit le directeur de Red Bull, Christian Horner. L’ambiance n’est carrément pas là.»

Le Grand Prix de Grande-Bretagne sera la quatrième course au calendrier 2020, qui devait initialement se mettre en branle en mars. Tous les pilotes seront de retour à Silverstone le week-end prochain, dans le cadre du Grand Prix soulignant le 70e anniversaire de la F1.

Mercedes a remporté les trois premières courses. Bottas a gagné la première en Autriche, tandis que Hamilton a remporté les deux suivantes en Autriche et en Hongrie. Avec l’Associated Press

COVID-19: Le gouvernement espagnol recommande l’annulation du Masters de Madrid

Tennis

COVID-19: Le gouvernement espagnol recommande l’annulation du Masters de Madrid

MADRID - Les responsables de la santé publique de la capitale espagnole ont recommandé aux organisateurs du Masters de Madrid d’annuler le tournoi, qui avait été déplacé au mois de septembre en raison de la pandémie de coronavirus.

Les organisateurs du tournoi ont mentionné samedi qu’ils avaient demandé une mise à jour de la situation sanitaire dans la ville, et ajouté que les responsables de la santé publique «ont recommandé d’annuler le tournoi en raison de la tendance à la hausse du nombre de cas de COVID-19».

Les organisateurs ont mentionné qu’ils «analysent et étudient scrupuleusement toutes leurs options, en priorisant toujours la santé et la sécurité de toutes les personnes qui sont impliquées dans le tournoi».

Le Masters de Madrid doit se dérouler du 12 au 20 septembre.

Ce tournoi de tennis, le plus important en Espagne, avait été reporté au printemps en raison de la gravité de la situation sanitaire dans le pays, qui n’a pu être maîtrisée qu’après une période de confinement obligatoire de trois mois. Alors que l’économie espagnole tente une relance, de plus en plus d’observateurs s’inquiètent de la recrudescence du nombre de cas ces dernières semaines.

Le ministère de la Santé d’Espagne a rapporté plus de 1500 nouveaux cas à travers le pays vendredi, et plus de 300 uniquement dans la région de Madrid.

La série de défaites des Alouettes se poursuit malgré l'arrivée de Scalabrini

Baseball

La série de défaites des Alouettes se poursuit malgré l'arrivée de Scalabrini

Patrick Scalabrini devra attendre avant de savourer sa première victoire en tant que gérant des Alouettes. Malgré un début de match prometteur, la formation de Charlesbourg s’est inclinée 8-6 contre les Aigles de Trois-Rivières, subissant ainsi un dixième revers consécutif.

Les Alouettes avaient donné le ton à la rencontre dès la première manche en inscrivant quatre points, grâce à deux circuits gracieuseté de Raphaël-John Leblanc et Pierre-Olivier Boucher. Mais la cinquième manche a été fatale pour Charlesbourg, alors que les Aigles ont effectué une poussée de cinq points. 

Malgré la défaite, l'entraîneur des Capitales de Québec qui passera l'été comme gérant des Alouettes entrevoit de belles choses pour les prochains matchs. Il a tout de même ciblé un aspect particulier qui peut expliquer la défaite de vendredi, ainsi que le début de saison de l’équipe. 

«C’est un peu l’histoire de la saison qui s’est répétée avec un manque de profondeur sur le monticule alors qu’on a donné plusieurs cadeaux avec de nombreux buts sur balle», a-t-il affirmé en entrevue avec Le Soleil après le match.  

Scalabrini a tout de même souligné le bon travail de son lanceur partant Zacharie Allard, qui sera un élément essentiel si les Alouettes souhaitent retrouver le chemin de la victoire. 

Le gérant a ajouté qu’il était en mode évaluation lors du match contre les Aigles et qu’il travaillera sur quelques ajustements d’ici la prochaine rencontre. 

Les Alouettes et Patrick Scalabrini renoueront avec l’action mardi prochain lors de la visite des Voyageurs de Saguenay au parc Henri-Casault. 

Les Raptors prêts à défendre leur titre

Basketball

Les Raptors prêts à défendre leur titre

Les Raptors avaient pris un bel élan au début de mars avec quatre gains de suite lors d’un séjour dans l’Ouest, s’assurant ainsi d’une place en séries.

La COVID-19 a ensuite frappé. L’interruption de la saison de la NBA, le 11 mars, n’a été que le premier domino à tomber, dans ce qui allait devenir une crise mondiale.

Maintenant, 145 jours après que le dernier match significatif de Toronto-une victoire de 101-92 contre le Jazz, le 9 mars, les Raptors reprendront la défense de leur titre samedi soir face aux Lakers de Los Angeles, dans un monde bien différent.

La relance de la NBA se déroule dans la bulle de la NBA à Disney, en Floride. Autour du campus et dans plusieurs régions, le virus continue de faire rage.

En parallèle, on veut aussi continuer de promouvoir la justice sociale.

Après la mort de George Floyd et les soulèvements qui ont suivi, les joueurs craignaient que la reprise de la NBA diminue la portée du message. La ligue et ses joueurs ont donc consacré une grande partie de la relance à mettre de l’avant la lutte aux inégalités.

Les Raptors sont deuxièmes dans l’Est (46-18). Ils ne devraient pas glisser plus bas que le troisième rang, au fil de leurs huit matchs de classement.

Après que Kawhi Leonard se soit joint aux Clippers comme joueur autonome, plusieurs observateurs ont négligé les Raptors. Ceux-ci en ont fait fi, même si l’équipe a souvent dû visiter l’infirmerie (Toronto est au cinquième rang pour le plus de matchs ratés en raison de blessures).

S’ils se rendaient en finale, les Raptors resteraient sur le campus de la NBA jusqu’à la mi-octobre. L’entraîneur Nick Nurse croit que son équipe a ce qu’il faut.

« Nous avons des joueurs uniques, a dit Nurse. Nous jumelons bien l’expérience à l’énergie de la jeunesse. Nous sommes robustes, nous jouons en défense et nous y prenons plaisir. L’équipe a très hâte de rejouer. Nous estimons être difficiles à battre. »

Les Raptors affronteront notamment Milwaukee, Philadelphie et Boston, au cours des deux prochaines semaines.

La répartition du temps de jeu ne devrait pas être trop fixée avant les séries, pour aider les joueurs à reprendre le rythme. Il pourrait être difficile de freiner les ardeurs, par contre.

« Ça va être trop dur pour moi et les joueurs comme moi de se limiter, a confié Kyle Lowry. Mais nous avons confiance en Nick. Nous allons nous ajuster à ses décisions.

“Nous avons toujours en tête de nous améliorer et de remporter chaque match. »

Serge Ibaka pense que l’expérience et la solidarité des Raptors les mèneront loin.

« Nous avons cette confiance en nous suite à l’an dernier, a t-il déclaré. Personne ne peut nous enlever ça. Nous savons ce qu’il faut faire pour gagner. »

Y a-t-il quelque chose que Lowry est curieux de voir de la part de son équipe, après la longue pause ?

« Non, a t-il répondu. Je veux juste retourner au travail, bien honnêtement. »

Cap sur Tokyo 2021

Sports

Cap sur Tokyo 2021

Dans un monde sans COVID-19, cela ferait déjà une semaine que l’on acclamerait les athlètes et suivrait avec intérêt le tableau des médailles des Jeux olympiques de Tokyo. Prévus initialement pour démarrer le 24 juillet, les JO auront lieu en 2021. Le Soleil s’est entretenu avec des Olympiens québécois qui auraient dû se trouver à Tokyo cette semaine pour connaître leur état d’esprit.

À 28 °C et un taux d’humidité de plus de 70 %, la chaleur tokyoïte de cette semaine aurait enveloppé les performances des athlètes olympiques venus des quatre coins du monde. Mais les JO sont désormais prévus l’année prochaine et plus personne ne peut rien y faire. «C’est sûr que ça fait quelque chose, admet l’entraîneur de l’équipe canadienne de canoë-kayak Frédéric Jobin. L’autre jour à l’entraînement, on a remarqué que normalement, on serait sur place actuellement.»

Mais ce moment un peu triste s’est rapidement effacé. Pour l’entraîneur, les athlètes sont très résilients et ont de grandes capacités d’adaptation. «Au lieu de s’apitoyer sur leur sort, lors de l’annulation, ils se sont rapidement tournés vers leur nouvel objectif qui est dans 12 mois», indique-t-il.

Le Canada a été le premier pays à signifier aux organisateurs des JO de Tokyo qu’il n’enverrait pas une délégation pour 2020. «Ça a été une décision très difficile, mais soutenue unanimement par les athlètes», relate le porte-parole du comité olympique canadien, Photi Sotiropoulos. Quarante-huit heures plus tard, le report des JO était confirmé.

Le spécialiste québécois du 1500 m en athlétisme, Charles Philibert-Thiboutot, a aussi fait partie des partisans du report des compétitions. «Avec la pandémie, ça ne faisait aucun sens que les jeux aient lieu, c’était surtout ça qui m’inquiétait», dévoile l’athlète.

Un an de sacrifices de plus

L’horloge qui trône devant la gare de Tokyo faisant le décompte avant le début des festivités a donc été remise à zéro, et il reste un peu plus de 300 jours. «Plusieurs athlètes sont déçus, car pour certains c’étaient probablement leurs derniers Jeux olympiques, commente M. Sotiropoulos. Ils vont avoir des décisions difficiles à prendre dans les prochains mois.»

Un an de plus qui représente autant de sacrifices de plus. L’équipe nationale de canoë-kayak pilotée par Frédéric Jobin s’entraîne six mois par année en dehors du pays. Pour l’un des vétérans de l’équipe, le champion du monde en 2014 et en 2015 au 200 m, Mark De Jonge, 35 ans, Tokyo 2020 représentait ses derniers Jeux. «Avec une femme et un enfant, quand tu t’attends à ce que ta carrière sportive se termine dans quelques mois et qu’au final tu repars pour un an de plus, c’est compliqué, explique son entraîneur Frédéric Jobin. C’est beaucoup de sacrifices, dans son cas surtout sur le plan familial.»

L’insécurité, plus particulièrement au niveau des performances, touche l’ensemble des athlètes, tous âges confondus, assure Jobin. «Vais-je être au top de ma forme dans 12 mois? C’est sûr qu’il y a ce questionnement», confie l’entraîneur.

Le comité olympique canadien offre le programme Plan de match pour soutenir ses athlètes, qui peuvent passer par des moments difficiles. C’est un programme qui touche aussi à la préparation physique et mentale. Plusieurs webinaires ont été organisés pendant le confinement, dont le plus suivi a été celui de l’astronaute canadien Chris Hadfield, dans lequel il a abordé sa préparation à sa mission dans l’espace et sa façon d’envisager ce défi.

Une année pour être meilleur

Pour certains, le report devient une année de plus à s’entraîner pour être encore meilleur pour 2021. C’est le cas de Charles Philibert-Thiboutot. Plus souvent blessé qu’à son tour les années précédentes, l’athlète peut reposer son corps grâce à cette période de plus qui s’offre à lui, et repartir à zéro. «C’est vraiment un reset, indique-t-il. J’ai eu plusieurs blessures et parfois on tournait les coins ronds pour être prêt, en deux mois, pour des compétitions mondiales. Là, j’ai eu le temps de me soigner et de m’entraîner progressivement. Je le vois d’un bon œil.»

Sans compétition en vue jusqu’en décembre, il peut s’entraîner avec moins de pression, prendre moins de risques et il dit avoir ramené une importante dose de plaisir dans sa routine. «Je vois les choses différemment maintenant, explique Charles Philibert-Thiboutot. J’ai même intégré d’autres sports à mes exercices sportifs, avec le tennis, le golf ou le basketball.»

L’athlète de 29 ans envisage cette période avec beaucoup d’espoir. Son objectif : le top 12 pour accéder à la finale de sa discipline. Ensuite, tout peut arriver.

Avec une équipe dont la moyenne d’âge oscille autour de 24 ans, Frédéric Jobin voit ce report positivement. «Ça laisse le temps aux jeunes de combler le retard qu’ils pourraient avoir sur des athlètes plus matures», fait-il remarquer.

Revoir sa stratégie

Pour les entraîneurs, le report a signifié l’adoption de nouvelles démarches. Au canoë-kayak, l’entraîneur a son plan pour chaque athlète, établi sur quatre ans. Un programme entrecoupé chaque année par les championnats mondiaux, avec comme apothéose les JO. L’idée du plan est d’arriver au sommet de la forme de chaque athlète à la quatrième année. Mais cette cinquième année vient jouer les trouble-fêtes. «On est retourné à la planche à dessin, car sinon on aurait frappé un mur», image Frédéric Jobin. L’entraîneur a choisi d’adapter sa vision en prenant cette année qu’offre le report comme une période à part entière, avec une planification qui lui est propre.

Pour le comité olympique canadien, le report pose un casse-tête différent : celui de faire face à deux JO en six mois. Car après Tokyo en 2021, le comité national aura à se préparer aux JO d’hiver de Beijing, en février 2022 — si la COVID-19 n’est à ce moment-là qu’un mauvais souvenir.

Pas besoin de grand discours avant le premier match Canadien-Penguins

Canadien

Pas besoin de grand discours avant le premier match Canadien-Penguins

TORONTO — Personne ne prévoit faire un grand discours dans le vestiaire du Canadien de Montréal avant le premier match de la ronde de qualification face aux Penguins de Pittsburgh. Si quelqu'un en fait un, ce sera sous le coup de l'émotion, de la passion.

À un peu plus de 24 heures du lancement de la série au meilleur de cinq rencontres, l'entraîneur-chef de la formation montréalaise a rappelé que sa troupe a confiance en ses moyens.

«Regardez les matchs contre Pittsburgh, ceux contre les bonnes équipes. Quand nous jouons de la bonne façon, nous sommes capables de bien contrer ces équipes-là. Je ne pense pas que nous manquons de confiance», a affirmé Claude Julien.

«Tout le monde est excité, a renchéri le capitaine Shea Weber. Il y a quelques mois, nous étions essentiellement hors de la course. Là, c'est presque comme une autre saison qui commence. Personne n'a le vent dans les voiles. Nous ne savons pas ce qui va se produire. Nous voulons passer à travers cette ronde de qualification. Nous voulons établir nos intentions dès le premier match.»

Du côté des Penguins, le message était semblable. L'entraîneur-chef Mike Sullivan a rappelé qu'il n'était pas difficile de se motiver quand vous jouez pour la coupe Stanley.

«Les séries, ça représente la plus belle période de la saison pour jouer au hockey, a affirmé Sullivan. Les gars sont contents de jouer.»

Jouer en équipe et avec rapidité

Les Penguins sont largement favoris dans cette série. Ils avaient 15 points de plus que le Tricolore au compteur, en deux rencontres de moins, lorsque la saison de la LNH a été mise sur pause le 12 mars à cause de la pandémie du nouveau coronavirus.

Ils ont aussi plus d'expérience que le Tricolore, eux qui comptent sur un noyau ayant remporté trois fois la coupe Stanley et participé à quatre finales depuis 2008.

Le Canadien aura donc besoin d'être à son meilleur s'il souhaite réussir à causer la surprise.

«Nous devons compter sur la contribution de toute l'équipe. Nous n'avons pas le choix, a reconnu Julien. Nous n'avons pas beaucoup de marge de manoeuvre si nous voulons espérer gagner contre Pittsburgh avec la contribution de la moitié ou des deux tiers de l'équipe. Il va nous falloir l'aide de tout le monde.»

Julien a également rappelé que son équipe brille quand elle joue avec rapidité. Cette facette du jeu fait aussi partie de la recette du succès des Penguins.

«La rapidité peut être définie de différentes manières, mais elle représente l'avantage ultime, a déclaré Sullivan. Au fil des ans, Jim (Rutherford, le directeur général) a amélioré notre vitesse sur patins, mais notre plus grande force en matière de rapidité est la rapidité d'esprit.

«Nous comptons sur des joueurs très intelligents, qui peuvent anticiper le jeu et réussir des jeux grâce à leur rapidité d'esprit.»

Bientôt des réponses

Quelques questions demeurent en suspens dans les deux camps. Chez le Canadien, la composition de la troisième paire de défenseurs n'est peut-être pas entièrement coulée dans le béton. Xavier Ouellet et Victor Mete semblent avoir une longueur d'avance, tandis que Brett Kulak devrait se retrouver à la gauche de Jeff Petry, au sein de la deuxième paire.

Cependant, Julien a laissé entendre vendredi que le temps d'utilisation en défensive pourrait varier selon l'efficacité des joueurs.

Du côté des Penguins, Sullivan n'a toujours pas dévoilé l'identité du gardien qui défendra le filet de l'équipe. Matt Murray et Tristan Jarry se sont partagé le travail lors du match préparatoire des Penguins, mardi, contre les Flyers de Philadelphie.

Les réponses seront connues à l'arrivée des joueurs sur la patinoire du Scotiabank Arena, samedi soir. Il s'agira de la quatrième rencontre de la journée dans la LNH, 142 jours après le dernier match avant l'arrêt des activités.

«L'attente a été longue et l'anticipation est forte après autant de mois sans savoir ce qui allait se produire. Mais nous sommes ici maintenant et nous avons tous hâte de jouer du hockey significatif», a conclu l'étoile des Penguins Sidney Crosby.

LNH: le tournoi anime discrètement Toronto

Hockey

LNH: le tournoi anime discrètement Toronto

TORONTO — Dans la boutique de souvenirs du Temple de la renommée du hockey, il n’y a qu’une famille qui termine ses emplettes. Au loin, un jeune garçon est aperçu avec une casquette des Maple Leafs de Toronto sur Yonge Street.

À moins de 48 heures du début de tournoi de relance de la LNH, il est difficile de ressentir l’engouement des Torontois. Si ce n’était des barrières à l’effigie de la LNH qui ceinturent le Scotiabank Arena et l’hôtel Fairmount Royal York — où les joueurs de la LNH, donc ceux du Canadien de Montréal, sont confinés ­—, personne ne pourrait s’imaginer que 12 équipes seront en action à compter de samedi dans la Ville reine.

«Je pense que quand le tournoi va commencer, on va sentir l’engouement», a affirmé Frank Campo, directeur général du Novotel, à quelques coins de rue du Scotiabank Arena. «Même si c’est moins visible dans la ville parce que nous ne pouvons pas nous rassembler et célébrer en groupe, je pense qu’il y aura un engouement dans les salons», a-t-il ajouté.

La grande place sur le flanc ouest du Scotiabank Arena est habituellement envahie par les amateurs lors des matchs de séries éliminatoires des Maple Leafs et des Raptors de Toronto. Pandémie oblige, il n’y aura pas de grands rassemblements cet été pour célébrer les victoires de leurs favoris — autant les Leafs que les Raptors, ces derniers reprenant l’action samedi, dans la bulle de la NBA érigée près d’Orlando, en Floride.

«C’est ce qui rend Toronto spéciale; tous ces partisans qui se rassemblent ici au Maple Leafs Square ou au Parc jurassique, selon l’équipe», a souligné Marcus, un partisan âgé de 19 ans, originaire de Whitby.

«Et en plus, nous ne verrons pas de spectateurs dans les gradins. Ce sera étrange», a-t-il ajouté.

La boutique Sportchek en face du Scotiabank Arena est pratiquement déserte. Les étalages sont bondés de chandails, de casquettes et d’autres items aux couleurs des Maple Leafs et des Raptors. On aperçoit aussi quelques souvenirs des Blue Jays de Toronto et du Toronto FC.

Déconfinement

La plupart des bars sportifs sont fermés même si les Blue Jays sont en action, car le gouvernement ontarien autorise uniquement le service sur les terrasses et les commandes à emporter. Ce sera toutefois différent à compter de vendredi, alors que les salles à manger pourront rouvrir sous des conditions strictes en vertu du début de la phase 3 du déconfinement à Toronto.

Les hôtels demeurent également peu achalandés.

«Normalement, nous serions à pleine capacité. Là, quand je parle avec mes collègues de l’industrie, certains atteignent les 20 % d’occupation les fins de semaine, tandis que nous nous situons généralement entre 10 et 15 % pendant la semaine», a admis Campo.

La LNH a beau avoir décidé d’utiliser deux hôtels de Toronto pour construire sa bulle de l’Est, l’événement ne générera pas beaucoup de tourisme et de retombées économiques puisque les spectateurs ne seront pas admis.

Malgré tout, Campo, qui porte un couvre-visage à l’effigie des Raptors, voit d’un bon œil la présentation de l’événement.

«Ça démontre une confiance envers notre ville, la confiance que nous sommes en mesure de maîtriser la pandémie. Bien sûr que ça n’aura pas le même impact que si les spectateurs étaient admis, mais ça contribue quand même à une certaine relance. Petit à petit, nous allons relancer notre industrie», a-t-il noté.

Même si les hôtels ne se rempliront pas en raison du tournoi, que les boutiques ne feront pas des ventes exceptionnelles et que les bars sportifs ne seront pas envahis par les amateurs, les Torontois sont malgré tout heureux de revoir leurs favoris en action.

«Ça donne un peu de dynamisme à la ville, et ça attire les curieux vers le centre-ville», a affirmé Marcus.

«Après quatre mois sans pouvoir regarder du sport en direct, ce sera un véritable paradis pour les amateurs», a conclu Campo.

Une saison difficile pour le dek hockey

Sports

Une saison difficile pour le dek hockey

L’industrie du sport n’échappe pas aux contrecoups de la pandémie. Prisé par des milliers de Québécois, le dek hockey vit des heures difficiles. En plus des inscriptions à la baisse cet été et des règles sanitaires à faire respecter, des joueurs testés positifs à la COVID-19 font mauvaise presse au sport, déplorent des propriétaires de centres de hockey balle.

«On se sent brimés. On nous fait de la publicité négative pour 15 cas qui ne viennent pas du dek alors qu’il y a plus de 70 000 joueurs au Québec. C’est fâchant», déplore Mathieu Hainault, copropriétaire du Dek hockey DIX10 à Granby.

GYM blanchi de trois des quatre accusations déposées par la RACJ

Sports

GYM blanchi de trois des quatre accusations déposées par la RACJ

Groupe Yvon Michel a été blanchi de trois des quatre accusations déposées par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) en lien avec le gala du 20 septembre dernier.

GYM est disculpé d’avoir toléré la présence d’un groupe criminalisé à des événements et d’exercice d’un permis au bénéfice d’un tiers. Il est aussi acquitté en partie d’avoir porté atteinte au bon renom de la boxe.

Eleider Alvarez fera face à Joe Smith fils dans «la bulle»

Boxe

Eleider Alvarez fera face à Joe Smith fils dans «la bulle»

MONTRÉAL — C'était un secret de polichinelle, mais Top Rank a convié jeudi les médias au combat éliminatoire au titre des mi-lourds de la World Boxing Organization WBO) entre Eleider Alvarez et Joe Smith fils.

Le combat entre Alvarez (25-1, 13 K.-O.) et Smith (25-3, 20 K.-O.) aura lieu du «Bubble» de l'hôtel MGM Grand de Las Vegas, le 22 août.

Ce duel éliminatoire pour le titre laissé vacant par Saul «Canelo» Alvarez à la suite de sa victoire contre Sergey Kovalev devait avoir lieu plus tôt cet été, mais une blessure au pied subie par Eleider Alvarez a empêche le promoteur d'aller de l'avant avec ce gala.

Alvarez a brièvement été détenteur de cette ceinture de la WBO à la suite de son retentissant K.-O. aux dépens de Kovalev en août 2018. Il a toutefois perdu une décision unanime lors du combat revanche, présenté six mois plus tard.

Après sa défaite contre Kovalev, Alvarez a rebondi en passant le K.-O. à Michael Seals, le 18 janvier dernier.

À la suite de la reconquête de son titre, Kovalev l'a défendu une fois contre Anthony Yarde avant de s'incliner par K.-O. au 11e round devant Canelo Alvarez.

Le Montréalais d'origine colombienne est le troisième aspirant de la WBO, tandis que Smith, de New York, est classé quatrième. Le vainqueur de ce duel affrontera le gagnant du combat entre les Russes Umar Salamov (25-1, 19 K.-O.) et Maksim Vlasov (45-3, 26 K.-O.), respectivement classés premier et deuxième aspirants, pour le titre vacant.

Il n'y a toujours pas de date prévue pour le combat Salamov-Vlasov.

WTA : Clijsters, Osaka, Venus Williams inscrites à Cincinnati

Tennis

WTA : Clijsters, Osaka, Venus Williams inscrites à Cincinnati

LOS ANGELES — La revenante belge Kim Clijsters et quatre autres lauréates de levées du Grand Chelem, les Américaines Naomi Osaka, Venus Williams et Sloane Stephens disputeront le tournoi WTA de Cincinnati, délocalisé du 20 au 28 août à New York, juste avant les Internationaux des États-Unis.

Ces joueuses, ainsi que l’Américaine de 18 ans Caty McAnally, bénéficient d’une invitation à l’évènement disputé à huis clos, pandémie de coronavirus oblige, ont annoncé jeudi les organisateurs.

Elles viennent compléter un tableau relevé qui comprend la Tchèque Karolina Pliskova (N.3 mondiale), les Américaines Sofia Kenin (N.4), Serena Williams (N.9), Madison Keys (N.13) ou encore la Néerlandaise Kiki Bertens (N.7).

L’Espagnole Garbine Muguruza, lauréate du tournoi en 2017, est également présente tout comme la jeune star montante du tennis américain Coco Gauff (16 ans).

Si Osaka fait partie des favorites de cette édition au même titre de Pliskova et Kenin, les regards seront aussi tournés vers Clijsters.  

À 37 ans, la Belge, mère de trois enfants, a décidé de tenter un retour huit ans après avoir pris sa retraite sportive. Éliminée précocement à Dubaï en février puis à Monterrey en mars, elle participe actuellement à la World Team Tennis, une compétition mixte par équipes, en Virginie-Occidentale.

Ex-numéro 1 mondiale, lauréate de l’Open d’Australie en 2011, elle espère ainsi se préparer pour les Internationaux des États-Unis, qu’elle a remportés trois fois (2005, 2009, 2010) et qui se dérouleront du 31 août au 13 septembre.

Les JO de Tokyo devant un «nombre limité de spectateurs»?

Sports

Les JO de Tokyo devant un «nombre limité de spectateurs»?

TOKYO — Les Jeux olympiques de Tokyo, reportés à 2021, pourraient se tenir devant un «nombre limité de spectateurs» en raison de la pandémie de coronavirus, a indiqué le directeur général du comité d'organisation, Toshiro Muto, à la BBC mercredi.

«Tout le monde devrait se concentrer sur la tenue de l'événement l'année prochaine - nous sommes sur la même longueur d'onde» avec le Comité international olympique (CIO) et son président Thomas Bach, a tout d'abord indiqué M. Muto concernant les Jeux prévus désormais du 23 juillet au 8 août 2021.

Selon M. Muto, le président du CIO «ne veut pas» que les JO se déroulent à huis clos mais «pourrait peut-être réfléchir à un nombre limité de spectateurs en prenant pleinement en compte la distanciation sociale» pour éviter toute propagation de la COVID-19.

«Nous devons construire un environnement où le public se sent en sécurité. Les athlètes comme la famille du CIO pourraient être soumis à des tests avant et après leur arrivée au Japon», a-t-il développé.

Pour M. Muto, il est «trop optimiste de supposer que toutes les restrictions (en vigueur au Japon) seront levées» l'été prochain, cette situation menant à «réfléchir à d'autres options» d'organisation, alors que l'entrée sur le territoire japonais est aujourd'hui interdite aux visiteurs de plus de 100 pays.

Concernant la découverte d'un vaccin éprouvé, M. Muto a estimé que cela serait «un avantage (mais) pas une condition préalable» à la tenue des Jeux.

Récemment, le président du comité d'organisation Yoshiro Mori avait lui indiqué que «le premier point (avant les JO) sera le développement d'un vaccin ou d'un médicament».

Pour le président du comité de coordination du CIO pour les JO-2020, John Coates, s'exprimant dans un quotidien australien, les organisateurs «avancent en partant du fait qu'il n'y aura pas de vaccin» afin de se préparer à tous les scénarios.

Le Japon a connu jusqu'à présent une épidémie de coronavirus relativement limitée, avec 1 001 morts et 31 900 cas recensés, mais les infections sont en augmentation, en particulier dans la capitale Tokyo.

La NBA reprend sa saison le genou à terre avant de sauter au panier

NBA

La NBA reprend sa saison le genou à terre avant de sauter au panier

ORLANDO — Genou à terre pendant l'hymne américain, joueurs, entraîneurs et arbitres de la NBA ont protesté contre les injustices raciales, jeudi, en marge des matchs Utah-New Orleans et Lakers-Clippers sonnant la reprise de la saison après quatre mois et demi d'interruption due au coronavirus.

Comme ils en avaient pris l'engagement, les basketteurs évoluant dans la ligue nord-américaine ont décidé de profiter de leur retour sur les parquets, à l'intérieur de la bulle floridienne, pour afficher leur soutien au mouvement «Black Lives Matter» dans le sillage de la mort de George Floyd, asphyxié lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis.

Ces derniers jours, les joueurs des 22 équipes qualifiées pour cette reprise très attendue du championnat, interrompu pendant plus de quatre mois à cause du coronavirus, se sont concertés pour agir à l'unisson.

Sur les parquets du HP Field House et de l'Arena, deux des trois salles de l'immense complexe ESPN World Wide of Sports où les matchs auront lieu à huis clos jusqu'à mi-octobre, le même instant solennel a ainsi été observé.

Les principaux acteurs des deux rencontres se sont d'abord tous rassemblés le long de la ligne de touche, revêtus du même t-shirt noir à manches longues avec écrit dessus «Black Lives Matter», des mots également peints sur le parquet au-dessus du logo de la NBA. Puis ils se sont agenouillés se tenant bras dessus dessous.

«Moment unique»

Reconnaissant «un moment unique dans notre histoire» sur CNN plus tôt jeudi, le patron de la NBA Adam Silver a décidé qu'aucune sanction ne serait infligée pour ces agenouillements.

«Je respecte l'acte unifié de protestation pacifique de nos équipes pour la justice sociale et, dans ces circonstances uniques, je n'appliquerai pas notre vieille règle exigeant que nous nous tenions debout pendant notre hymne national», a-t-il ensuite déclaré dans un communiqué juste avant d'assister, masqué en tribunes, au choc de Los Angeles entre les Lakers et les Clippers.

Ces deux derniers mois, les États-Unis ont été le théâtre de nombreuses manifestations contre l'injustice raciale et les brutalités policières après la mort de Floyd. Depuis, poser un genou à terre est devenu un symbole de contestation adopté par les manifestants, parmi lesquels de très nombreux sportifs professionnels.

Suzuki fait tourner le vent, les Nationals battent les Blue Jays

Baseball

Suzuki fait tourner le vent, les Nationals battent les Blue Jays

WASHINGTON — Kurt Suzuki a donné les devants aux Nationals avec un double de deux points et Washington a eu raison des Blue Jays de Toronto 6-4, jeudi.

Suzuki a cogné le coup de deux buts en troisième manche, procurant les devants 2-1 aux siens. Les Nationals sont restés aux commandes, méritant un deuxième gain d'affilée, à la suite de trois revers.

Michael A. Taylor a fourni un circuit de deux points, tandis que Starlin Castro a réussi trois simples et un double.

«Je me sens bien et je frappe la balle durement», a dit Castro dont la moyenne est ,360 en sept matchs, à sa première saison avec les Nationals.

Carter Kieboom a frappé deux simples et a soutiré deux buts sur balles, marquant deux fois.

Du côté des Blue Jays, Teoscar Hernandez a frappé deux circuits dans un match pour la deuxième fois en 2020.

Cavan Biggio a aussi cogné la longue balle, tandis que Lourdes Gurriel fils a obtenu un simple d'un point.

De retour au jeu après une absence de trois matchs (arrière de la cuisse), Bo Bichette a claqué deux doubles. Il est venu marquer sur le simple de Gurriel.