Ski de fond

Fini, les «obsessions» pour Alex Harvey

Alex Harvey a passé des prises de sang. Rien pour écrire à sa mère, enfin si puisqu’elle est la médecin de l’équipe canadienne de ski de fond. Mais juste des petites carences en fer et en vitamines. En gros, ça se passait dans sa tête. Et après deux semaines à Québec, il repart l’esprit libre de ses «obsessions» qui ont gâché sa première moitié de saison.

On l’a retrouvé dans un café de Beauport, lundi en fin de journée. Le meilleur fondeur masculin que le Canada ait porté arrive de se faire masser. Tranquille, il sirote un espresso macchiato au coin du feu.

Tennis

Auger-Aliassime à la Coupe Davis

Pour la deuxième fois de sa carrière, Félix Auger-Aliassime participera à la Coupe Davis par BNP Paribas. Le joueur de tennis de L'Ancienne-Lorette a été nommé au sein de l'équipe canadienne qui affrontera la Slovaquie dans son match de qualification qui aura lieu les 1er et 2 février à Bratisvala. Denis Shapovalov et Peter Polansky ont également été retenus par Frank Danvecic, qui sera à la fois joueur et capitaine de la sélection.

Classé au 106e rang mondial, Auger-Aliassime avait fait partie de l'équipe canadienne sans toutefois voir d'action dans son match remporté 3-1 contre les Pays-Bas, à Toronto, en septembre 2018.

Si le Canada devait l'emporter contre la Slovaquie, il obtiendrait sa place en ronde finale. Le dernier duel entre les deux pays remonte à 1997, quand la Slovaquie l'avait emporté. À ce jour, par contre, le Canada occupe le 16e rang mondial contre le 29e pour la Slovaquie.

À 18 ans, Auger-Aliassime est bien sûr le plus jeune membre du carré d'as canadien. Il raté sa récente qualification pour le tableau des Internationaux d'Australie, tournoi majeur qui bat son plein présentement à Melbourne.

Même s'il n'a que 19 ans, Shapovalov en sera à une sixième présence en match de la Coupe Davis. Son 27e rang mondial lui confère le meilleur classement des joueurs des deux équipes en présence.

«Nous faisons partie du groupe mondial depuis 2012, mais nous souhaitons démontrer que nous sommes un pays qui peut aspirer aux plus grands honneurs dans un prochain avenir. La première étape est de se qualifier pour les finales (disputées à Madrir) et nous savons que la Slovaquie sera un adversaire de taille, alors que nous éluerons sur la route et sur la terre battue. Notre équipe sera jeune, mais nos joueurs sont motivés à défendre les couleurs de notre pays», laissait savoir le joueur-capitaine Dancevic via le communiqué dévoilant la composition de l'équipe.

Soccer

Le nouveau président de l’Impact souhaite apporter une mentalité de gros marché

Kevin Gilmore a été clair : l’Impact de Montréal doit adopter une attitude digne des plus grands marchés.

C’est ce qu’a déclaré le nouveau président du club montréalais, qui a été présenté aux médias par Joey Saputo, mardi.

«Je pense que ça prend un changement de culture, a souligné Gilmore. Peut-être parce qu’on est dans l’ombre du Canadien, on se dit que nous sommes dans un petit marché. Montréal, c’est un gros marché. Un marché en croissance économique, un marché où le sport est très important pour les gens. Pas seulement le hockey : tous les sports. Il y a 2,1 millions de partisans de sports, dont 1,9 million de partisans de soccer. De ce nombre, 1,3 million de personnes regardent le soccer à la télévision. La culture doit donc changer. On doit agir comme un club de gros marché.

«Ce club doit s’établir de plus en plus et jouer un peu plus grand rôle, a-t-il ajouté. Non seulement vis-à-vis de la communauté et de nos partisans, mais aussi en ce qui concerne nos partenaires corporatifs, ainsi que dans le domaine du sport et du divertissement à Montréal et au Québec. On sait tous que les succès sur le terrain se reflètent sur les succès de l’entreprise, mais on oublie souvent que l’équipe qu’on bâtit dans les coulisses est tout aussi importante. Celle-ci est une pièce incontournable aux succès du club et de l’entreprise.»

Afin d’y arriver, Gilmore aura plusieurs défis à relever. Il devra notamment rehausser le nombre de détenteurs d’abonnements de saison.

«Notre base de détenteurs d’abonnements est en deçà de la moyenne de la MLS. C’est incompréhensible dans le marché où on est, a-t-il souligné. On va travailler là-dessus, mais ça commence par une confiance et une vision et développer une stratégie à l’interne.»

Piatti, «l'étoile»

Gilmore est aussi bien conscient que les succès aux guichets devront passer par la réussite sur le terrain, qui ne rime pas nécessairement avec folles dépenses.

«La priorité, c’est le succès sur le terrain. Si on parle de vedettes, on en a une : ESPN parlait dans les dernières semaines qu’Ignacio Piatti est possiblement le meilleur joueur de la ligue que personne ne connaît. [...] On l’a notre étoile!

«Il y a une perception dans le sport que plus on dépense, plus on a de succès. Il n’y a rien de moins vrai. Ce n’est pas une question de dépenser de l’argent, mais de bien le dépenser. Regardez la MLS : dans les cinq dernières saisons, sept clubs ont participé aux séries au moins quatre fois. Deux clubs seulement étaient dans le top 10 au chapitre des dépenses.»

Le temps de passer le flambeau

Joey Saputo accepte ainsi de prendre un pas de côté après avoir mené à bout de bras cette organisation depuis 25 ans. Le propriétaire de l’Impact a décidé de céder les rênes de l’équipe afin de pouvoir investir davantage de son temps au sein de ses autres entreprises.

«On a eu la chance de travailler ensemble sur un autre dossier et j’ai vu qu’il y avait une certaine synergie, et je me sentais très à l’aise à ce niveau-là. J’étais prêt à donner la relève à quelqu’un d’autre, c’était le bon moment pour le faire, a expliqué Saputo. [...] Je laisse cette équipe avec un sentiment de fierté.»

«Je veux lui assurer que son club est entre bonnes mains, car je vais y mettre tous les efforts, la rigueur, le soin, la passion et le travail nécessaires pour non seulement assurer sa pérennité, mais aussi sa croissance et son succès, tant sur le terrain qu’à l’extérieur», a répondu Gilmore.

Afin de ne pas nuire au travail de Gilmore, Saputo a même renoncé à son bureau du stade portant son nom. «Je serai toujours leur partisan no 1 cependant — même si ma belle-mère dit que c’est elle. Mais je regarderai maintenant l’équipe d’une perspective différente. J’ai toujours voulu ce qui était le mieux pour ce club. Je ne m’attendais pas, il y a 25 ans, à ce qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui. Si je souhaite que sa croissance se poursuive, je dois me retirer de ses opérations quotidiennes.»

Baseball

Rivera élu unanimement à Cooperstown; Walker se rapproche

L’ex-releveur des Yankees de New York Mariano Rivera mènera une délégation de quatre nouveaux membres lors de la prochaine cérémonie d’intronisation du Temple de la renommée du baseball, après être devenu mardi le premier joueur de l’histoire à être admis de façon unanime.

Rivera a dominé le scrutin mené auprès de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique (BBWAA), obtenant la faveur de tous les électeurs à sa première année d’éligibilité. Il sera accompagné à Cooperstown, le 21 juillet prochain, de Roy Halladay, Edgar Martinez et Mike Mussina.

L’ex-voltigeur des Expos de Montréal Larry Walker a fait un bond prodigieux, récoltant un pourcentage de 54,6 des voix. Walker en sera en 2020 à sa 10e et dernière année d’admissibilité, un scénario qui n’est pas sans rappeler celui de Tim Raines, élu en 2017 à sa dernière chance.

Recordman des sauvetages avec 652 en carrière, Rivera a récolté l’ensemble des 425 voix, alors que 319 voix sur 425 étaient nécessaires pour obtenir les 75 % requis pour être élu.

Et les autres...

Halladay, décédé tragiquement dans un accident d’avion en novembre 2017, est l’un des six lanceurs à avoir gagné le Cy Young dans les deux ligues, en plus de terminer cinq autres fois dans le top 5. Entre 2003 et 2011, il a terminé sept fois au premier rang pour les matchs complets. Il a obtenu la faveur de 85,4 % des électeurs, alors que son nom était inscrit pour la première fois sur les bulletins de vote.

Martinez, plus grand frappeur désigné de son époque, a mis du temps à faire l’unanimité au sein de l’électorat, mais à sa 10e et dernière année d’admissibilité, sa place à Cooperstown est maintenant acquise. Son nom a été inscrit sur 85,4 % des voix.

En 18 saisons à Seattle, il a redéfini la position de frappeur désigné. Le trophée donné au joueur le plus méritant annuellement à cette position porte d’ailleurs son nom. Deux fois champion frappeur de l’Américaine (1992 et 1995), Martinez a reçu cinq Bâtons d’Argent et a été nommé six fois au sein de l’équipe d’étoiles.

Mussina a su tirer son épingle du jeu à une époque où Greg Maddux, Tom Glavine, John Smoltz, Randy Johnson, Pedro Martinez, Roger Clemens, Halladay et Curt Schilling dominaient au monticule, remportant 270 victoires, sans toutefois remporter le Cy Young. Il a par contre terminé six fois dans le top 5 et trois autres fois sixième.

À sa sixième année d’admissibilité, Mussina a obtenu la faveur de 76,7 % des électeurs.

Quant à Walker, sa progression au cours des dernières années laisse croire qu’il pourrait recevoir l’appel de Cooperstown en 2020. Après n’avoir recueilli que 15,5 % de la faveur des électeurs en 2016, il est passé à 21,9 % l’année suivante, et 34,1 % en 2018. Cette année, il a frappé à la porte avec 54,6 % des voix.

Quant à Barry Bonds et Roger Clemens, ils ont augmenté leur influence, mais n’ont pu accéder au Temple de la renommée pour la septième fois. Bonds a récolté 59,1 % des voix, tandis que Clemens en a obtenu 59,5.

Soccer

Cristiano Ronaldo plaide coupable à une accusation d’évasion fiscale

MADRID — Le joueur étoile de soccer Cristiano Ronaldo a plaidé coupable, comme prévu mardi, à une accusation d’évasion fiscale dans une cour de justice de Madrid.

L’athlète portugais, qui évolue avec la Juventus de Turin en Italie et qui faisait face à des accusations remontant à l’époque où il jouait avec le Real Madrid, a passé environ 45 minutes à la cour pour signer une entente qui lui coûtera environ 19 millions d’euros (plus de 28,7 millions $ CAN).

Il s’est également vu imposer une sentence suspendue de deux ans en vertu d’une entente conclue avec l’État espagnol l’an dernier.

En Espagne, les procureurs peuvent suspendre les sentences de deux ans ou moins en cas de première infraction.

Arrivé dans une camionnette noire, Ronaldo portait des lunettes de soleil, un veston sport noir, des pantalons noirs et des espadrilles blanches. Il s’est arrêté pour signer un autographe avant de monter les escaliers menant au palais de justice. Il était accompagné de ses avocats et de sa partenaire, Georgina Rodriguez. Il était escorté de policiers.

Quelques centaines de journalistes ont attendu à l’extérieur de la salle de cour, mais Ronaldo ne s’est pas arrêté pour leur parler.

Les autorités judiciaires avaient rejeté une requête de Ronaldo d’entrer dans l’édifice par le stationnement, ce qui lui aurait permis d’éviter les médias. La demande avait été présentée pour des raisons de sécurité, mais la cour a jugé qu’une telle mesure n’était pas nécessaire, malgré la notoriété du joueur de soccer.

Selon des employés du palais de justice, Ronaldo n’a émis aucun commentaire dans la salle de cour au moment de signer l’entente.

Souriant à sa sortie du palais de justice, il s’est de nouveau arrêté pour signer des autographes pour quelques amateurs qui s’étaient faufilés parmi le groupe de journalistes.

Ronaldo a été accusé en 2017 d’évasion fiscale d’une valeur de 14,7 millions d’euros (22,2 millions $) pour les années 2011 à 2014 en utilisant des sociétés-écrans à l’extérieur de l’Espagne pour cacher des revenus. Ces accusations ne visaient pas son salaire du Real et après un interrogatoire de 90 minutes, il a déclaré qu’il n’avait jamais cherché à cacher ces sommes à l’impôt.

Dans un tout autre ordre d’idées, Ronaldo fait toujours face à une allégation de viol aux États-Unis. En septembre, au Nevada, Kathryn Mayorga a déposé une poursuite en cour civile dans laquelle elle affirme que Ronaldo l’a violée dans une chambre d’hôtel de Las Vegas en 2009.

À la demande de la présumée victime, la police a rouvert l’enquête dans cette affaire. Ronaldo nie les allégations.

Soccer

Les joueurs de l’Impact prêts à suer pendant la première semaine du camp

MONTRÉAL — À leur premier camp sous Rémi Garde, les joueurs de l’Impact avaient rapidement découvert l’identité de leur nouveau tortionnaire: le préparateur physique Robert Duverne.

Les joueurs avaient raconté comment Duverne les avait fait suer, et parfois souffrir, lors d’un camp exigeant sur le plan physique.

Un an plus tard, les joueurs de l’équipe sont mieux préparés pour ce que Duverne leur a préparé - du moins, ils l’espèrent.

«Nous blaguons beaucoup avec Robert et il dit que ce sera encore plus intense», a mentionné le milieu de terrain Samuel Piette, lundi, avant le départ de l’équipe vers la Floride.

«Je ne sais pas si c’est pour nous faire peur, mais c’est un mal pour un bien, a-t-il ajouté. Je pense qu’il est important de se remettre rapidement en forme, de retrouver les bases côté ‘fitness’. Nous avons bien fini la saison dernière parce que nous étions très en forme. Le camp avait fait du bien. Ça fait peur un peu, mais il faut passer par là.»

Le gardien Evan Bush est peut-être le joueur le plus en forme au sein de l’Impact, ou du moins l’un de ceux pour qui la condition physique est aussi une question de fierté. Il a indiqué avoir modifié sa préparation pendant la saison morte afin d’être mieux préparé à relever les défis de Duverne.

«J’ai couru beaucoup plus afin d’être prêt pour la première semaine du camp, a raconté Bush. Pendant la première moitié de saison l’an dernier, j’avais des petites blessures du côté des mollets et des tendons d’Achille parce que nous avions tellement couru pendant le camp. Je crois qu’il y avait quelques autres joueurs dans la même situation.

«Nous savons mieux à quoi nous attendre cette fois-ci et les gars ont pu adapter leur préparation pendant la saison morte. Je crois que vous devez toujours effectuer des ajustements en fonction de ce que vous allez faire. Si les gars qui étaient ici ne sont pas prêts pour ce qui les attend, ils n’auront qu’eux-mêmes à blâmer.»

De son côté, l’entraîneur-chef Rémi Garde a tenu à calmer le jeu concernant les défis physiques du camp, même s’il n’a pu s’empêcher de sourire un peu quand il a été questionné à ce sujet.

«Il n’y aura rien de plus méchant que l’année dernière, c’est-à-dire simplement l’envie de bien se préparer, a-t-il dit. On le sait, dans le football, il est important d’avoir une très, très bonne condition physique.

«Il n’est pas question d’augmenter les doses cette année. Il est question de bien les préparer dans la bonne humeur parce que ce sont des athlètes professionnels, simplement.»

La bonne humeur sera effectivement importante au sein du groupe parce que les joueurs passeront beaucoup de temps ensemble au cours des prochaines semaines et des prochains mois. L’Impact effectuera un bref retour à Montréal du 7 au 11 février avant de retourner en Floride pour la deuxième portion de son camp.

Même s’il y a eu peu de changements au sein de l’effectif pendant la saison morte, ce temps ensemble permettra aux joueurs de reforger rapidement des liens et retrouver l’esprit de famille qui habite une équipe professionnelle.

«Il est très important de passer du temps ensemble, de mieux se connaître, a indiqué Garde. Je suis pas mal certain que lorsque vous jouez avec des coéquipiers, des amis, que vous formez une bien meilleure équipe que lorsque vous jouez avec des personnes qui pratiquent simplement le même sport que vous. (...) Mais après 10 semaines loin les uns des autres, c’est correct de passer autant d’heures tous ensemble à jouer au football.»

Les joueurs de l’Impact n’auront qu’une semaine pour retrouver la forme puisque l’équipe disputera un premier match préparatoire le 30 janvier, contre le FC Cincinnati.

Tennis

Internationaux d'Australie: Nadal rejoint Tsitsipas en demi-finale

MELBOURNE — Melbourne a consacré deux nouveaux demi-finalistes en Grand Chelem mardi: le Grec Stefanos Tsitsipas, incarnation de la jeunesse montante, et l’Américaine Danielle Collins, plus inattendue. En habitué, Rafael Nadal s’invite lui pour la trentième fois dans le dernier carré.

Sa victoire face à Roger Federer n’a pas été sans lendemain: 48 heures après, Tsitsipas (15e mondial) s’est frayé un chemin jusqu’en demi-finales, à vingt ans, aux dépens de l’Espagnol Roberto Bautista (24e) en un peu plus de trois heures (7-5, 4-6, 6-4, 7-6 (7/2)).

«C’est un conte de fées, je vis un rêve. Je suis ému, mais pas trop parce que je sais que j’ai vraiment travaillé dur pour ça», s’est réjoui le jeune Grec, qui s’était révélé la saison dernière en atteignant sa première finale en Masters 1000 à Toronto en août, avec au passage quatre victoires sur des membres du top 10, dont Novak Djokovic.

«Au début de la saison, on m’a demandé quels étaient mes objectifs et j’ai répondu une demi-finale en Grand Chelem. Quand j’ai dit ça, je me suis dit que j’étais fou, mais c’est bien réel, ça vient juste d’arriver !», a-t-il raconté.

«Pas un accident» 

«Le défi, c’était de confirmer. Ça montre que ce n’était pas un accident», a souligné Tsitsipas.

Dans chacun des trois premiers sets, Bautista a fait la différence le premier, mais l’Espagnol de 30 ans, un des joueurs en forme du début de saison (titre à Doha, victoire contre Djokovic), n’a su conserver son avance que dans le deuxième. Et l’Athénien a saisi sa chance dans le jeu décisif de la quatrième manche.

Tsitsipas n’en finit plus de signer des premières pour le tennis grec: premier joueur à entrer dans le top 100, le top 50, puis le top 20 l’été dernier, premier joueur à remporter un trophée, à Stockholm fin octobre 2018, et désormais premier joueur (hommes et femmes confondus) demi-finaliste en Grand Chelem.

Avant lui, aucun joueur ni aucune joueuse de son pays n’avait même joué de quart de finale en tournoi majeur. Lui-même y affichait comme meilleur résultat un huitième de finale (Wimbledon 2018).

Après Federer, Tsitsipas va désormais se mesurer à Nadal. En quarts de finale, l’Espagnol aux 17 trophées en Grand Chelem n’a jamais été mis en danger (6-3, 6-4, 6-2) par le jeune Américain Frances Tiafoe (39e), nouveau venu à cette altitude et breaké d’entrée dans chaque manche. Il n’a pas perdu le moindre set au cours de ses cinq premiers matches.

«C’est très émouvant pour moi d’être de retour en demi-finale ici. C’est une sensation géniale, mieux c’est impossible», s’est félicité «Rafa», qui avait abandonné en quarts de finale il y a un an, touché à la jambe droite.

Nadal fait à l’Open d’Australie son retour à la compétition après un peu plus de quatre mois hors circuit, la faute à une panoplie d’ennuis physiques (genou, abdominaux, cheville et cuisse).

Kvitova cinq ans après 

Elle n’avait pas remporté le moindre match en Grand Chelem en cinq tentatives, et voilà Collins (35e) dans le dernier carré dès son premier Open d’Australie après sa victoire 2-6, 7-5, 6-1 contre la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (44e).

L’Américaine de 25 ans, venue tardivement sur le circuit après avoir privilégié ses études, ne débute que sa troisième saison en tant que joueuse professionnelle. Son palmarès encore vierge ne l’avait pas empêché de balayer la N.2 mondiale Angelique Kerber en 56 minutes (6-0, 6-2) au tour précédent pour s’offrir sa première victoire sur une joueuse du top 5. Et dire qu’elle était passée à trois points de la défaite dès le premier tour (2-6, 7-6 (7/5), 6-4) face à l’Allemande Julia Görges (13e)...

Pour sa première demi-finale majeure, Collins défiera Petra Kvitova, N.6 mondiale. La Tchèque de 28 ans, tombeuse convaincante (6-1, 6-4) de l’Australienne Ashleigh Barty (15e) et qui a perdu moins de cinq jeux en moyenne par match à Melbourne, n’avait plus été à pareille fête depuis cinq ans, sur la route de son second sacre à Wimbledon.

Depuis, la carrière de Kvitova s’est un temps écrite en pointillé, après qu’elle a été victime d’une agression au couteau lors d’un cambriolage à son domicile en République tchèque, fin décembre 2016, qui lui a valu une opération de la main gauche.

La gauchère tchèque a accueilli «la première demi-finale de sa seconde carrière» avec quelques larmes: «Vraiment, non, je n’avais pas imaginé rejouer dans ce stade et contre les meilleures, c’est génial.»

Boxe

Le grand décollage de Lexson Mathieu

«Je ne sais pas précisément d’où vient mon intérêt pour la boxe. Quand j’étais petit, je disais toujours que j’allais devenir le plus fort du monde!»

D’accord, Lexson Mathieu est encore loin du compte. Le boxeur de Québec s’apprête tout juste à livrer son premier combat dans les rangs professionnels ce samedi, au cabaret du Casino de Montréal.

Mais à seulement 19 ans, son affrontement face au Mexicain Edgar Santoyo (2-1-2, 1 K.O.) s’avère loin d’être anecdotique. Celui que l’on surnomme «The Next» est effectivement considéré comme le prochain grand espoir du noble art issu de la capitale. Sans doute le plus talentueux depuis Pier-Olivier Côté, retraité depuis 2012.

«Nerveux? Non. Juste hâte de faire ce pour quoi je suis préparé, ce pour quoi je m’entraîne depuis tout ce temps. Vraiment hâte. Mais nerveux? Noooon», a-t-il lâché en souriant, lundi midi, lors d’une rencontre avec Le Soleil au club Empire de Sainte-Foy.

«Mon objectif de vie a toujours été de devenir champion du monde de boxe et je suis en train de l’accomplir. Tu sais, quand tu fais la bonne affaire et que tu sais que tu fais la bonne affaire? On se sent bien», poursuit Mathieu.

Chez les 168 lb

Santoyo, 26 ans, en sera pour sa part à son sixième combat professionnel, une première pour lui hors du Mexique. Si Mathieu compte être classé dans la catégorie des poids super-moyens, soit 168 lb, le premier combat de l’athlète de 5’ 10” s’effectuera à un maximum de 170 lb pour une possibilité de quatre rounds.

«Pour ses débuts, c’est parfait», atteste son entraîneur, François Duguay. «J’ai solutionné son style [de Santoyo] assez rapidement. On a préparé une couple de coups de poing pour ce gars-là, je pense que ça va bien aller», indique celui qui a dirigé Côté, Éric Martel-Bahoéli et encore maintenant Sébastien Bouchard.

LHJMQ

La cote de Jakob Pelletier en hausse

Après avoir été classé en novembre au sein du groupe des potentiels choix de deuxième ou de troisième ronde en vue du prochain repêchage par la Centrale de recrutement de la LNH, l’attaquant de Québec Jakob Pelletier a vu lundi son nom apparaître au 20e rang des meilleurs espoirs évoluant en Amérique du Nord.

Cette liste dominée par le centre américain Jack Hughes ne contient toutefois pas les Européens, dont le meilleur serait l’ailier finlandais de 6’ 2” Kaapo Kakko, ni les gardiens de but. Pelletier, petit ailier gauche de 5’ 9”, un pouce et quart de moins que Hughes, a inscrit 60 points en 44 matchs cette saison avec les Wildcats de Moncton. Il est un produit midget AAA du Blizzard du Séminaire Saint-François.

Le Québécois et représentant de la LHJMQ le mieux classé est le centre de 6’ 3” et demi Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax, en 13e position nord-américaine. Samuel Poulin, fils de Patrick, du Phoenix de Sherbrooke, est le troisième et seul autre parmi les 31 premiers (1re ronde), en 27e position.

Quatre autres patineurs et un gardien répertoriés viennent de la région de Québec ou s’alignent avec l’une des trois équipes de hockey junior majeur du territoire du Soleil : Nathan Légaré (64e, Baie-Comeau), Maxence Guénette (69e, Val-d’Or), Mathieu Bizier (149e, Gatineau), Thomas Pelletier (152e, Drummondville) et Colten Ellis (7e gardien nord-américain, Rimouski).

Pour ceux qui cherchent Alexis Lafrenière dans le lot, le phénomène de l’Océanic de Rimouski ne sera pas admissible au repêchage de la LNH avant 2020. Il a eu 17 ans en octobre! Ce qui ne l’a pas empêché de marquer cinq buts et d’ajouter deux aides sur les quatre matchs en cinq soirs livrés par son équipe au cours des derniers jours, ce qui lui vaut le titre de joueur par excellence de la dernière semaine d’activités dans la LHJMQ.  

NFL

Les Saints incrédules

METAIRIE, Lou. — Le botteur Thomas Morstead des Saints de La Nouvelle-Orléans trouve plus difficile d’afficher un bon esprit sportif cette fois-ci, après une autre décevante fin de saison - celle-là à cause des arbitres plutôt qu’un jeu miraculeux de l’adversaire.

L’an dernier, Morstead avait fait les manchettes pour son comportement, en décidant de quitter le vestiaire des visiteurs et de retourner sur le terrain au Minnesota pour une tentative de transformation nécessaire après que les Vikings eurent mis fin à la saison des Saints en marquant un improbable touché sur un long jeu, en toute fin de match éliminatoire.

«L’an dernier, nous avons eu l’impression d’avoir été battus; ils ont fait un jeu et nous ne les avons pas arrêtés, a rappelé Morstead. Bien que ç’a été difficile à digérer, c’est quelque chose qu’un joueur peut accepter. Celle-ci est juste un peu déloyale.»

Les joueurs des Saints ont passé la journée de lundi à tenter de digérer le fait qu’ils accordaient des entrevues de fin de saison et vidaient leurs casiers respectifs plutôt que de se préparer pour le Super Bowl.

Ils demeuraient incrédules devant le fait que deux arbitres aient refusé de jeter leur mouchoir lorsque le demi défensif Nickell Robey-Coleman a frappé hâtivement et à la hauteur de la tête le receveur Tommylee Lewis, un jeu qui aurait mérité une punition autant pour obstruction que pour contact casque contre casque tard au quatrième quart.

Une punition aurait permis aux Saints d’écouler la majorité du temps au cadran avant de tenter un placement qui leur aurait permis de briser l’égalité de 20-20. Plutôt, les Saints ont pris une avance de trois points avec 1:41 à écouler, et les Rams ont eu le temps d’égaler le score avant de gagner le match 26-23 en prolongation.

Il leur était difficile d’accepter la tournure des événements.

«Injustice»

Même la propriétaire des Saints, Gayle Benson, a publié un communiqué dans lequel elle s’est engagée à «demander énergiquement des changements» aux politiques de la NFL qui auront pour but d’apporter plus de «justice et d’intégrité».

«Aucune équipe ne devrait être privée de l’opportunité de se qualifier pour le match de championnat (ou simplement gagner un match) à partir des actions, ou des inactions, de ceux dont la responsabilité est d’assurer une compétition juste et équitable sur le terrain», a déclaré Benson dans son communiqué.

«Comme c’est clair pour tous ceux qui ont vu le match, c’est indéniable que notre équipe et nos fans ont été injustement privés de cette opportunité.»

D’importantes décisions liées au personnel de l’équipe, et des choix de jeux combatifs, ne sont que deux exemples démontrant que les Saints voulaient tout gagner cette saison.

Ils ont obtenu les services de Teddy Bridgewater, vers la fin du camp d’entraînement, afin de faire en sorte que le substitut au quart Drew Brees ait l’expérience et le talent nécessaire pour maintenir leurs aspirations si jamais Brees devait subir une blessure.

Les Saints ont joué pour gagner, et de façon convaincante, en laissant régulièrement leur attaque sur le terrain lors de quatrièmes essais et en exécutant plusieurs feintes de bottés de dégagement. Ils visaient le premier rang de l’Association nationale en se disant que deux matchs éliminatoires au Superdome, leur assourdissant château fort, leur procuraient le chemin le plus sûr vers Atlanta et le Super Bowl.

Rare chimie

Les joueurs des Saints ont aussi affirmé que la chimie qu’ils avaient établie dans le vestiaire était rare.

«C’est ce qui rend la fin de la saison si difficile, a admis le secondeur Craig Robertson. Je n’ai jamais été aussi proche d’autant de joueurs dans une équipe dans toute ma vie.»

Maintenant, ils devront recommencer à zéro, et il pourrait y avoir des changements. Toutefois, à 40 ans et sous contrat pendant encore une saison, Brees semblait confiant, après le match de dimanche, d’être de retour l’an prochain.

Avant de quitter chacun de leur côté, les joueurs ont partagé un message commun portant sur le besoin de trouver la détermination pour revenir, l’an prochain, avec le même optimisme, le même désir, la même détermination qu’ils ont affichés après leur défaite crève-cœur au Minnesota la saison précédente.

«La partie la plus difficile dans ce sport, c’est de s’investir avec émotion chaque semaine. Et quand c’est terminé, c’est un peu comme quitter une personne que vous aimez, a illustré Morstead. Certaines personnes sont incapables d’aimer autant par la suite. C’est difficile d’investir cœur et âme de la même façon que la fois précédente. C’est pour ça qu’il est important de compter sur les bons joueurs dans un vestiaire.»