Sports

Le patineur Denis Ten, médaillé à Sotchi, meurt poignardé

ASTANA - Le patineur artistique kazakh Denis Ten, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, est décédé jeudi à 25 ans des suites d’une agression à coups de couteau, a annoncé à l’AFP le ministère kazakh de la Culture et des Sports.

Le service de presse du ministère kazakh de la Culture et des Sports a indiqué à l’AFP que le patineur était décédé dans un hôpital d’Almaty (sud), où il a été reçu alors qu’il avait perdu trois litres de sang.

«Malheureusement, Denis Ten est décédé. Les médecins ont fait tout ce qu’ils ont pu», avait auparavant déclaré le ministère à l’agence de presse russe Ria Novosti.

Selon le site internet Vesti.kz, Denis Ten a été agressé par des inconnus qui lui ont donné plusieurs coups de couteaux, notamment à la cuisse droite. Il été reçu à l’hôpital alors qu’il se trouvait déjà dans un état critique, selon la même source.

La police d’Almaty a indiqué être à la recherche de deux hommes non identifiés qui «tentaient de voler les rétroviseurs de son automobile», selon Ria Novosti.

La Fédération internationale de patinage (ISU)a indiqué sur Twitter être «profondément attristée des informations des médias au Kazakhstan annonçant la mort du patineur Denis Ten». «Nos condoléances sincères vont à la famille de Denis, ses amis et admirateurs à travers le monde», a ajouté l’ISU.

Denis Ten était très populaire au Kazakhstan où sa mort est abondamment commentée. D’origine coréenne, il était l’arrière-arrière-petit-fils du général coréen Min Keung-ho, qui avait combattu contre l’occupant japonais au début du XXe siècle.

Il avait obtenu la médaille d’argent aux Championnats du monde en 2013, un an avant de décrocher le bronze aux JO-2014 de Sotchi. En 2015, il obtenait une nouvelle fois le bronze aux Championnats du monde, mais peinait depuis à confirmer ces succès.

«Quel cauchemar! Quelle tragédie!», a commenté la Russe Tatiana Tarasova, l’une des entraîneurs les plus renommées au monde, qui fut son coach à la fin des années 2000.

Sports

Des viols et des coups: le calvaire d’une joueuse de tennis sud-coréenne

SÉOUL - À l’âge de 10 ans, quand Kim Eun-hee rêvait d’être une vedette de tennis, son entraîneur l’a violée pour la première fois. Aujourd’hui, elle renonce à son anonymat pour dénoncer les abus sexuels subis en silence par les sportives sud-coréennes.

L’élève de primaire ne savait même pas ce qu’étaient les relations sexuelles. Mais elle savait qu’elle avait peur quand son entraîneur lui ordonnait d’aller dans sa chambre, elle savait la douleur et l’humiliation.

«Il m’a fallu des années pour réaliser que c’était du viol», dit à l’AFP Kim Eun-hee. «Et pendant deux ans, il n’a pas cessé de me violer. Il me disait que c’était un secret entre lui et moi».

À 27 ans, la jeune femme parle pour la première fois à un média international, balayant son droit à l’anonymat pour dénoncer les agressions sexuelles infligées aux sportives par leurs entraîneurs.

La Corée du Sud est connue pour ses technologies dernier cri et ses vedettes de la K-pop, mais c’est aussi une puissance sportive, l’un des deux seuls pays d’Asie à avoir accueilli à la fois les jeux Olympiques d’hiver et d’été.

C’est un pays relativement petit, mais il figure régulièrement dans le tableau des dix premiers médaillés olympiques, domine au tir à l’arc, au taekwondo, au patinage de vitesse short-track et cartonne dans les classements féminins du golf.

Mais la société reste profondément patriarcale et hiérarchisée, avec un establishment sportif essentiellement masculin. Les liens personnels sont presque aussi importants que les performances pour forger une carrière réussie.

Dans cette société ultraconcurrentielle où gagner compte plus que tout, nombre de jeunes athlètes renoncent à aller à l’école et quittent leur famille pour s’entraîner avec leurs pairs et leurs coaches, vivant pendant des années dans des dortoirs.

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Golf

Le club Orléans a-t-il vraiment 150 ans?

Le club de golf Orléans se targue d’avoir 150 ans en proclamant jouer sur «le premier parcours en Amérique du Nord». Mais rien de moins sûr. Aucune preuve ne subsiste des fameux trois trous originels et l’année fondatrice de 1868 s’avère aujourd’hui contestable.

«Cette date n’est pas reconnue par Golf Canada», établit d’emblée la directrice des services du patrimoine à Golf Canada, Meggan Gardner, jointe au quartier général de l’organisme à Oakville, en Ontario.

«Nous avons demandé des preuves aux gens du golf Orléans à propos de 1868 et n’avons jamais rien reçu à ce sujet», poursuit Gardner, reléguant dorénavant la chose au rayon des légendes.

La clochette a été attachée par Jean-Claude Dionne, chimiste de formation et retraité passionné d’histoire. Il a passé sa jeunesse à l’île d’Orléans et y a encore de la famille. L’homme a contacté Le Soleil pour souligner l’incongruité de ce jubilé.

«Selon les actes notariés de l’époque, Thimoty Hibbard Dunn a acheté son premier terrain le 9 avril 1869. Alors comment a-t-il pu y jouer au golf en 1868?» se questionne Dionne.

Les gens du club Orléans ne prétendent pas à la fondation d’un club ou même d’un réel terrain de golf dès 1868. À peine y aurait-il eu trois trous aménagés sur une propriété privée, un simple parcours.

Mais à ce compte-là, William Doleman, un immigrant écossais, jouait au golf sur les plaines d’Abraham avec un bâton et une balle dès 1854. Cette anecdote vérifiable fait-elle des plaines d’Abraham le premier parcours de golf en Amérique? Assurément non, atteste la spécialiste Gardner.

La plus vieille mention écrite du jeu de golf au Canada remonte à 1826 dans le Montreal Herald. Et le titre de premier club en Amérique du Nord revient jusqu’à nouvel ordre au Montréal golf club, en 1873, fait historique reconnu à la fois par l’Association royale de golf du Canada (RCGA) et l’Association de golf des États-Unis (USGA).

«J’ai fait beaucoup de lectures sur le golf au XIXe siècle et Orléans n’est jamais mentionné», ajoute Gardner, de Golf Canada.

Plutôt 125 ans

Le président du conseil d’administration du club Orléans ne peut que constater les faits exposés. «Ça tombe excessivement mal, en pleines festivités du 150e. Mais nos informations sur 1868 n’avaient jamais été contredites auparavant», explique Pierre Gosselin, précisant que les archives papier du club ont été détruites dans le passé par un incendie.

On sait que le club a été incorporé en 1939. Un article du Soleil du 11 septembre 1943 nous renseigne davantage sur la probable année de création.

«M. Charlie Done [sic Dunn], propriétaire, avec le major G. Done [sic Dunn], des terrains de golf de l’île d’Orléans, a expliqué lors de la remise des trophées et prix aux gagnants des différents tournois du Club Royal Québec, à Boischatel, que le 7 septembre 1943 marquait la date du cinquantième anniversaire de fondation du club de l’île d’Orléans. C’est, dit-il, le plus ancien club de golf de la province, si l’on considère qu’il a toujours conservé son nom depuis un demi-siècle et qu’on y joue au golf depuis 50 ans», peut-on lire dans une nouvelle brève publiée en page 13.

Le même jour, L’Action catholique, un autre quotidien de Québec, rapporte les mêmes informations à une nuance près : «[...] l’on joue le golf depuis 50 ans sur le même terrain.»

Ce serait donc depuis 1893 qu’on y jouerait au golf et non 1868. Ce qui permet quand même au golf Orléans de célébrer ses 125 ans cette année.

Voilà un excellent sujet de discussion en vue du tournoi du 150e anniversaire réservé aux 175 membres, les 23 et 24 août.

Le sympathique parcours insulaire de neuf trous est ouvert au public tout l’été pour seulement 26 $, taxes incluses, à plein prix les matins de fin de semaine. On peut aussi y jouer pour la modique somme de 19 $ en semaine, après 15h.

Soccer

L'Impact remporte le match aller contre Vancouver

MONTRÉAL — L’Impact voulait envoyer un message fort à ses rivaux du Championnat canadien, mercredi. Sans rugir, la formation montréalaise s’est tout de même offert un avantage de 1-0 lors de la première manche de sa demi-finale face aux Whitecaps de Vancouver.

Malgré un avantage de 13-9 au chapitre des tirs, et de 4-1 du côté des tirs cadrés, Alejandro Silva a été le seul à faire bouger les cordages pour l’Impact. Il a complété une belle séquence avec Jeisson Vargas et Saphir Taïder, à la 58e minute de jeu.

«Nous voulions mettre un maximum de chances de notre côté — non pas de se qualifier dès ce soir, mais d’envoyer un message fort et démontrer à tout le monde que nous voulons gagner la compétition», a affirmé l’entraîneur-chef de l’Impact, Rémi Garde, au sujet de la présence de nombreux réguliers dans son onze partant.

«Nous sommes à la mi-temps et nous n’avons pas concédé de but à l’étranger, ce qui est important, a-t-il ajouté. Nous aurions bien aimé pousser pour ce deuxième but parce que nous savons que ce sera difficile là-bas. Mais nous nous sommes mis dans une position plutôt favorable.»

Le Bleu-blanc-noir s’en voudra pour un manque flagrant de réussite dans le dernier tiers. L’Impact a dominé la rencontre 55-45 au niveau de la possession du ballon et a notamment vu Anthony Jackson-Hamel atteindre deux fois le cadre du filet. Taïder a aussi tenté cinq frappes, mais une seule a forcé le gardien Stefan Marinovic à faire l’arrêt.

«[Jackson-Hamel] a manqué un peu de chance, car oui, il aurait pu marquer deux buts, a noté Garde. J’ai aimé son implication dans le mouvement collectif. Je demande à tous les joueurs d’être aussi impliqués du côté défensif. C’est peut-être différent de ce à quoi Jackson était habitué par le passé. Il est maintenant plus impliqué à ce niveau et je suis heureux de le voir le faire.»

Mauvaises décisions

Pour leur part, les Whitecaps ont pu quitter Montréal en se disant que leur déficit aurait pu être beaucoup plus difficile à surmonter lors de la deuxième manche.

«C’est décevant de ne pas avoir inscrit de but à l’étranger et je crois que nous avons eu des chances, a souligné l’entraîneur des Whitecaps, Carl Robinson. Nous avons pris les mauvaises décisions et raté les passes clés autour de leur surface de réparation. C’est ce qui fait la différence, non seulement dans ce championnat, mais aussi en MLS. Si vous avez les qualités nécessaires pour déséquilibrer la défensive adverse, vous avez de meilleures chances de gagner. Ce n’était pas notre cas, et ce fut leur cas sur un tir.»

Le match retour de la série au total des buts sera disputé le 25 juillet, à Vancouver. Entre-temps, l’Impact se rendra à Portland pour y affronter les Timbers, samedi, en MLS, tandis que le même jour, les Whitecaps rendront visite aux Sounders de Seattle.

L’Impact obtiendra son billet pour la finale avec une victoire, un verdict nul ou un revers avec un écart d’un but d’au moins 2-1.

Dans l’autre demi-finale, le Toronto FC a pris les commandes en l’emportant 1-0 contre le Fury d’Ottawa, qui joue en USL, grâce à un but de Jonathan Osorio. Le TFC présentera la deuxième manche, également mercredi prochain.

Golf

La Coupe Lepage Millwork, un tournoi unique au Canada

RIMOUSKI — Le président du Circuit Canada Pro Tour, Jean Trudeau, manquait de superlatifs pour décrire la présentation de la Coupe Lepage Millwork qui se tiendra au Club de golf Rivière-du-Loup du 6 au 9 août. Inspiré de la Coupe Ryder, l’événement réunira les plus grands noms du golf du Canada.

Dans les faits, une équipe composée des meilleurs joueurs du Circuit Great Lakes Tour fera face à l’une du Circuit Canada Pro Tour. «C’est la seule compétition à l’image de la Coupe Ryder au Canada et ça va se tenir sur les allées du golf du club de Rivière-du-Loup, souligne fièrement Jean Trudeau. C’est la première fois que ça se fait à Rivière-du-Loup, mais aussi au Canada, entre deux circuits professionnels.»

Si, au cours des deux dernières années, les adeptes de golf de Rivière-du-Loup ont pu assister à des tournois de la Coupe Lepage Millwork joués selon la formule parties par trous, ils verront une compétition nationale fort différente cette fois. À l’image de la Coupe Ryder, elle mettra en vedette l’élite du golf provenant de deux circuits professionnels canadiens. La Coupe Lepage Millwork est dotée d’une bourse globale de 42 000 $, dont 30 000 $ seront remis à l’équipe gagnante.

Chaque formation est composée de 12 joueurs, y compris le capitaine qui, pour le camp de Circuit Canada Pro Tour, sera Sonny Michaud (La Tempête), qui vient de remporter l’Omnium Bâton Rouge. 

Quant à l’équipe du Circuit Great Lakes Tour, elle sera dirigée par David Morland IV (Innisfil). Dix professionnels ont été choisis pour chaque équipe selon le Classement Coors Light du 6 juillet, alors que deux autres sont les choix des capitaines. Michaud a choisi Clément Herviou (La Tempête) et Raoul Ménard (Ange-Gardien) pour compléter son équipe, tandis que Morland a jeté son dévolu sur Lucas Kim (Richmond Hill) et Sebastian Szirmak (Toronto).

La Coupe Lepage Millwork comprendra trois volets : pour la première journée, il y aura six matchs opposant des duos de chaque équipe selon la formule «Coups alternatifs». La deuxième journée opposera encore six duos de chaque formation, cette fois, selon la formule «Quatre balles, meilleure balle». Enfin, la troisième journée, pour la ronde finale, ce sera des matchs en simple impliquant tous les joueurs.

Maintenant présentée à tous les deux ans depuis 1979, la Coupe Ryder est une compétition opposant les meilleurs golfeurs des États-Unis à ceux d’Europe. Les États-Unis ont remporté huit fois les honneurs, tandis que l’Europe a soulevé la coupe à dix reprises.

Capitales

Deuxième vilain revers en deux soirs pour Québec

Pour une seconde fois d’affilée, les Capitales de Québec n’ont pas été en mesure d’offrir une 500e victoire à leur gérant, Patrick Scalabrini. Deux poussées de quatre points ont permis aux Champions d’Ottawa de l’emporter 9-4, mercredi, au parc RCGT.

Scalabrini avait obtenu sa 499e victoire à la barre des Capitales, lundi, lors du premier match entre les deux équipes, mais n’a pas atteint le plateau symbolique lors des deux suivants. Les Champions ont finalement remporté cette série.

Les Capitales s’inclinaient une deuxième fois de suite et montrent un dossier de 5-5 à leurs 10 dernières rencontres. Ils ont glissé à 2,5 matchs du premier rang de la Ligue Can-Am et des Miners de Sussex, auteurs d’un coup de balai dans un programme double contre Rockland, mercredi.

«Ce fut tout simplement un mauvais match de notre part, sûrement le premier de la saison où ç’a été aussi difficile. On a commis trois erreurs, mais c’est une disgrâce, car on en méritait au moins cinq. Tu ne peux pas gagner en donnant autant de points», admettait le gérant, rejoint après le match.

Après avoir encaissé un revers de 10-2, mardi, les Capitales n’avaient pas l’avantage sur le monticule dans ce duel qui opposait Jordan Kurokawa (6-3) au nouveau venu Juan Benitez (0-2).

Après deux manches sans histoire, Benitez a flanché en troisième, accordant quatre points aux locaux, dont deux sur le simple de Daniel Bick, qui a bouclé la soirée avec une récolte de quatre points produits à la faveur de deux coups sûrs. L’ancien des Capitales Steve Brown a produit deux points pour les vainqueurs.

«Ça fait deux départs difficiles de suite pour nos partants. Benitez avait bien commencé, le mot d’ordre était de ne pas donner de passes gratuites à Ottawa, mais il a été erratique en troisième avec deux buts sur balles, atteint un frappeur et une erreur de notre troisième-but [T.J. White], même si le marqueur a donné un coup sûr, ce qui a fait mal», a résumé Scalabrini.

Débuts de Stevenson

Du côté des Capitales, Lachlan Fontaine a poussé deux coéquipiers au marbre, tout comme Nick Van Stratten, celui-ci le faisant au moment où les siens tiraient de l’arrière 9-2 en début de neuvième.

Appelé en relève, J.P. Stevenson a permis au personnel de relève de souffler un peu. Mis sous contrat en journée, le gaucher de l’Île-du-Prince-Édouard a lancé 3,1 manches, donnant deux points à son quatrième passage sur la butte dans ce qui fut une autre poussée de quatre points des Champions. Stevenson s’amenait de la Conférence Metro Atlantic Athletic (MAAT), où il a été nommé lanceur de l’année et joueur par excellence des séries éliminatoires remportées par son équipe, le Collège Canisius, alma mater de l’ancien releveur des Capitales Chris Cox. En 92,2 manches, il a obtenu 92 retraits au bâton et 10 victoires.

«Il n’y a pas que du négatif, Fontaine et Van Stratten s’élancent bien, on a aimé ce qu’on a vu de Stevenson. Mais il faut quand même que les gars se regardent dans le miroir, car on a une grosse série à disputer à Rockland. Il faut faire mieux, sinon ce sera difficile, et je ne parle pas en termes de résultats, mais plutôt de rendement sur le terrain, car on n’avait pas l’air d’une équipe professionnelle dans les deux derniers matchs.»

Après le match, les Capitales se rendaient dans l’État de New York pour y affronter les Boulders de Rockland, à compter de jeudi, dans le premier match d’une série de quatre. Les Capitales miseront dans l’ordre sur leurs quatre meilleurs partants, actuellement, soit Ryan Searle, Brett Lee, Jay Johnson et Karl Gélinas. Blessé à un poignet, le voltigeur Kalian Sams est sur le point de revenir au jeu.

Boxe

Alvarez ne veut pas rater sa chance contre Kovalev

MONTRÉAL — Eleider Alvarez attend depuis longtemps l’occasion de livrer un combat de championnat du monde. C’est pourquoi il n’entend pas laisser filer l’occasion que lui offre le tenant du titre de la World Boxing Organization (WBO) chez les mi-lourds, Sergey Kovalev.

Quand il montera sur le ring à Atlantic City, le 4 août, Alvarez (23-0, 11 K.-O.) aura patienté près de 33 mois avant d’obtenir cette chance de mettre la main sur une ceinture, lui qui est devenu l’aspirant obligatoire d’Adonis Stevenson, champion du World Boxing Council (WBC), le 28 novembre 2015.

Ce soir-là, Alvarez avait battu Isaac Chilemba par décision majoritaire. Depuis, le champion a trouvé toutes les défaites possibles pour ne pas l’affronter.

Bon joueur, Alvarez a accepté de céder sa place en chaque occasion, engrangeant au passage des victoires contre Robert Berridge, Norbert Dabrowski, ainsi que les ex-champions Lucian Bute et Jean Pascal. Aucun de ces boxeurs ne représente toutefois l’énorme défi que sera pour lui Kovalev (32-2-1, 28 K.-O.).

«Je n’ai pas peur d’affronter un puissant cogneur comme Kovalev, a déclaré le huitième aspirant du WBO au cours d’une téléconférence organisée mercredi pour les médias internationaux. J’ai déjà affronté de bons cogneurs dans ma carrière. Je sais ce qu’est un vrai punch et j’y ai survécu. Je pense que mes 23 combats m’ont suffisamment préparé pour cet affrontement. J’ai fait face à des gars de bon calibre. J’ai toujours dit que si j’avais peur, je ne ferais pas la boxe. Pas même face à Kovalev. J’ai attendu deux ans et demi pour cette occasion. C’est mon plus gros combat et je ne laisserai pas filer cette occasion.»

«Eleider est rendu au sommet de sa carrière, a fait valoir son promoteur Yvon Michel. Il est prêt depuis un an. Kovalev se cherchait un adversaire de haut niveau; Eleider se cherchait un combat de championnat du monde. Ça s’est réglé en une journée. Toute l’équipe considère que le style de Kovalev sied très bien à celui d’Eleider. Plus le défi est grand, plus sa performance est grande. Il sera à la hauteur de la tâche à accomplir. 

«Pour nous, ce serait d’aller chercher un troisième champion du monde sur quatre de la division [avec Stevenson et Artur Beterbiev]. Ce serait extraordinaire, autant pour Eleider, les partisans de boxe du Québec et notre organisation.»

L’objectif : unifier les titres

Pour Kovalev, Alvarez représente un obstacle dans sa quête des quatre titres de la division, lui qui a déjà détenu trois ceintures en même temps chez les mi-lourds. Si Alvarez n’a pas le profil des Andre Ward, Bernard Hopkins, voire même Pascal au moment de ses deux affrontements contre le Québécois, le Russe maintenant établi aux États-Unis sait très bien qu’il ne peut pas prendre le Montréalais à la légère.

«Je suis certain qu’Alvarez sera un adversaire difficile à affronter, parce qu’il est invaincu,qu’il a longtemps été l’aspirant no 1 du WBC, et qu’Adonis Stevnson l’a évité deux ou trois fois, a-t-il noté. Mais je n’ai pas peur et je compte bien le battre. Je vais défendre mon titre.»

Kovalev compte ensuite lancer des défis aux autres champions de la division.

«Je suis prêt à me battre contre n’importe lequel champion. Mon objectif est d’unifier les titres.  Je ne me sens pas vieux à 35 ans. C’est juste un nombre pour moi. J’ai l’occasion de me battre au plus haut niveau à titre de champion et j’espère le faire jusqu’à ce que j’aie les quatre titres. Quand j’aurai atteint cet objectif, ce sera le temps de penser à la retraite.» 

Baseball

Manny Machado échangé aux Dodgers

Les Orioles de Baltimore ont échangé l’arrêt-court étoile Manny Machado aux Dodgers de Los Angeles en retour de cinq joueurs d’avenir, mercredi.

Les espoirs sont le voltigeur Yusniel Diaz, les lanceurs droitiers Dean Kremer et Zach Pop ainsi que les troisièmes buts Rylan Bannon et Breyvic Valera.

Machado, un frappeur de puissance doté de grandes qualités défensives, améliore grandement les chances des Dodgers de participer à la Série mondiale pour une deuxième année d’affilée. Il mène les Orioles pour la moyenne au bâton (,315), les circuits (24) et les points produits (65).

Le contrat de Machado vient à échéance à la fin de la saison et les Orioles, derniers dans l’Est de l’Américaine, ont décidé que de négocier une prolongation à long terme n’en valait pas la peine financièrement, alors que l’équipe a plusieurs lacunes à combler et se trouve davantage en mode reconstruction.

«Manny Machado a fourni aux partisans de nombreux beaux souvenirs dans l’uniforme des Orioles. Nous allons toujours apprécier son talent», a dit sur Twitter le vice-président des opérations baseball de l’équipe, Dan Duquette.

«Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans la Ligue nationale, a t-il poursuivi. Nous commençons à rebâtir pour redevenir compétitifs, et nous avons hâte de voir éclore les cinq joueurs obtenus [mercredi].

«Diaz est un jeune frappeur doué, tandis que Valera et Bannon sont polyvalents en défense et excellents sur les sentiers, et Kremer et Popp ont des chiffres qui laissent présager de brillants avenirs.»

Très convoité

Machado était convoité par plusieurs formations, dont les Phillies de Philadelphie, les Brewers de Milwaukee, les Cubs de Chicago et les Diamondbacks de l’Arizona, qui ne sont qu’à un demi-match des Dodgers et du premier rang dans l’Ouest de la Nationale.

Les Dodgers obtiennent un joueur sélectionné quatre fois pour le Match des étoiles, qui a gagné deux Gants dorés et qui a frappé 129 circuits au cours des trois dernières saisons et demie.

Repêché troisième au total par les Orioles en 2010, Machado a effectué ses débuts dans les ligues majeures en 2012.

Les Dodgers comblent ainsi un besoin à l’arrêt-court, causé par la perte de Corey Seager, opéré au coude en mai.

Machado passe à une équipe en plein coeur de la course aux séries. De plus, il pourra demeurer à l’arrêt-court, position qu’il a adoptée cette saison après avoir surtout joué au troisième coussin, avec Baltimore.

En 860 matchs dans les majeures, l’Américain de 26 ans frappe pour ,283 avec 162 circuits et 471 points produits.

Baseball

Les Marlins, des proies moins faciles

MIAMI — Quand on étudie un peu les Marlins de Miami, rien ne semble avoir changé depuis que Derek Jeter en est devenu le chef de la direction.

Ils ont — de loin — le pire différentiel de points dans la Ligue nationale. Leur fiche a été la pire de la ligue pendant une bonne partie de la saison. Ils sont bien campés en dernière place pour les assistances dans les majeures.

Mais au sein du club, l’optimisme est à son plus haut point depuis que le très impopulaire Jeffrey Loria a mis l’équipe en vente, au début de 2017. Le nouveau groupe de propriétaires, dont Jeter fait partie, semble avoir replacé l’organisation sur la bonne voie.

Regardez seulement au classement : grâce à une récente série de victoires, les jeunes Marlins (41-57) ne sont même plus derniers dans l’Est de la Nationale. Et leurs adversaires les louangent.

«Ils sont meilleurs que leur fiche ne le laisse croire, a déclaré le troisième-but des Brewers de Milwaukee, Travis Shaw. Leur formation n’est pas mauvaise. Ils ont quelques gars capables de lancer. Leurs releveurs sont plutôt bons. Ce n’est plus une équipe qui donne des victoires.»

Les Marlins ont amorcé la saison avec une fiche de 20-39. En commençant à engranger les victoires, ils ont aussi commencé à gagner la confiance de sceptiques qui estimaient que la nouvelle direction n’allait pas remplir ses promesses de faire tourner le vent. «Jeter en a parlé au camp d’entraînement, a indiqué le troisième-but Martin Prado. Personne ne l’a cru.»

Mattingly aime tout... sauf la fiche

Après que les Marlins eurent envoyé Giancarlo Stanton, Christian Yelich, Marcell Ozuna et Dee Gordon sous d’autres cieux, l’hiver dernier, certains ont prédit une saison historiquement mauvaise à l’équipe. En lieu et place, malgré une rotation et une formation rapiécées, les Marlins ont compilé une fiche de 21-18 depuis le 5 juin. Ils ont gagné leurs deux dernières séries avant la pause du Match des étoiles, contre des équipes de première place par surcroît : Philadelphie et Milwaukee. Dernièrement, ils ont eu le don d’effectuer des remontées et de bien faire dans les matchs serrés.

Les assistances demeurent terribles, mais les 14 793 spectateurs qui se sont présentés samedi au Marlins Park ont représenté la plus importante foule depuis le 14 avril. Peut-être que le mot se passe que les Marlins sont vraiment divertissants?

«Nous nous sommes créé une identité, a dit le gérant, Don Mattingly. J’aime notre attitude. Nos gars se donnent à fond tous les jours et dans les matchs serrés, on semble sans cesse s’améliorer. La seule chose que je n’aime pas, c’est notre fiche.»

Mais la fiche ne veut rien dire : cette saison, les Marlins souhaitent découvrir et développer de jeunes talents autour desquels bâtir.

«On s’améliore de jour en jour, a pour sa part noté le lanceur Dan Straily. Les gars commencent à relaxer, à vraiment trouver leur personnalité comme joueurs. Les jeunes commencent à réaliser qu’ils peuvent vraiment jouer dans cette ligue. C’est à ce moment que vous commencez à gagner plus de rencontres.»

Les transactions de l’hiver ont permis à Jeter de renflouer les clubs-écoles dégarnis de l’organisation. Les Marlins comptent maintenant sur plusieurs espoirs et les résultats, comme il était facile de le prévoir, ne sont pas constants.

Les jeunes artilleurs Trevor Richards, Pablo Lopez, Jarlin Garcia, Tayron Guerrero et Sandy Alcantara ont démontré quelques éclairs de génie, mais le roulement au sein de la rotation de partants a été tel qu’aucun de ceux-ci n’a plus de trois victoires à sa fiche. Tandis que Brian Anderson s’épanouit à sa première saison complète dans les majeures, occupant le sixième rang de la Nationale avec 109 coups sûrs, Lewis Brinson, tant vanté, ne frappe que pour ,186 avec 94 retraits au bâton.

En relève, les jeunes Kyle Barraclough, Drew Steckenrider et Adam Conley ont transformé l’enclos en un point fort. 

Volleyball

Les frères Lortie s'affronteront en France

Ancien joueur du club de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval, Bruno Lortie décroche un contrat professionnel en Ligue B de France avec le Grand Nancy. L’attaquant de 6’3” originaire de Cumberland, dans le coin d’Ottawa, affrontera donc son frère aîné Jérémie, aussi un ex du Rouge et Or qui s’alignera en deuxième division française avec Saint-Jean-d’Illac.

L’Association sportive illacaise, près de Bordeaux, vient de tout de rafler en troisième division (National I), la saison dernière. Ce qui vaut à Jérémie Lortie et ses coéquipiers une promotion au niveau supérieur, la Ligue B.

«Ce sera la première fois de notre vie qu’on s’affronte! Nos parents planifient déjà de venir nous voir jouer aux Fêtes», a confié un Bruno emballé, mercredi, lui qui vient de passer la dernière année au centre national d’entraînement à Gatineau.

Les frères Lortie ont joué ensemble à Québec durant un an. Jérémie a porté le rouge et l’or de septembre 2009 à avril 2013, croisant durant une saison Bruno, qui a évolué pour le club de l’UL de septembre 2012 à avril 2017. Ils ont fait partie de l’équipe championne canadienne universitaire de 2012-2013, seule formation québécoise masculine à réussir l’exploit au cours des 24 dernières années.

Jérémie a maintenant 27 ans, Bruno, 24. Leur calendrier de saison s’étalera d’octobre à mars, avec 18 rencontres de ligue et les matchs de coupe. Les séries s’enclenchent en avril et la finale de ligue a lieu en mai.

Fin août, Bruno Lortie n’arrivera pas à Nancy en terrain inconnu. Il y retrouvera son ancien coéquipier du Rouge et Or le libéro français Sylvain Beneix (2013 à 2015), les Canadiens Brook Sedore et Alexander Swiatlowski, ainsi que le passeur Gary Chauvin, transfert de la Ligue A qui a côtoyé Jérémie Lortie à Calais (Ligue B) en 2014-2015. Les attentes s’annoncent élevées pour le Grand Nancy avec dans la mire une promotion en Ligue A.