Coupe Vanier

François Rocheleau veut aussi sa Coupe

Alors que plusieurs de ses coéquipiers des Mustangs de l’Université Western Ontario ont goûté au champagne de la Coupe Vanier l’an dernier, le receveur de passes de première année François Rocheleau aimerait bien les imiter.

Le natif de Saint-Basile-le-Grand a décidé de suivre un parcours différent de la plupart des footballeurs collégiaux du Québec en s’exilant dans la province voisine pour y poursuivre ses études et ses exploits sur le terrain. «Ce n’est pas tant le fait qu’ils soient les champions de la Coupe Vanier qui m’a amené là-bas. Cette université et cette équipe m’intéressaient déjà. Quand j’ai visité, j’ai vu que c’était ce qui me convenait le mieux académiquement et au niveau sportif», explique l’étudiant en actuariat lors d’une entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Il faut dire que l’ancien du Phénix du Collège André-Grasset a aussi de la famille à London, ce qui rendait également le campus de l’Université Western Ontario encore plus attrayant à ses yeux.

Alors que plusieurs joueurs de première année attendent patiemment leur tour avant de fouler le terrain au niveau universitaire, Rocheleau a pu capter quelques passes, cette année, en plus d’évoluer au sein des unités spéciales sur les retours de bottés.

«J’estime avoir vécu une belle progression. Il fallait que je me prouve en arrivant, il fallait que je montre que j’étais capable d’être un joueur fiable. C’est un processus en continu. Ce que j’ai aimé, c’est qu’en travaillant fort comme ça chaque jour, je me suis beaucoup amélioré en cours de saison.»

Filière québécoise

Ils sont un contingent de 10 Québécois à porter les couleurs des Mustangs, dont le très dangereux porteur de ballon Cedric Joseph, qui a dominé la conférence ontarienne pour les touchés et les verges par match encore cette année.

Lors du match de la Coupe Vanier, Rocheleau verra chez le Rouge et Or plusieurs joueurs qu’il a déjà affrontés au niveau scolaire ou collégial, mais aucun ex-coéquipier. «Peut-être quelques-uns avec qui j’ai joué avec Team Québec ou Team Canada, cependant. Mais je les ai presque tous déjà affrontés si on exclut les plus vieux du lot», poursuit-il, ajoutant qu’on ne lui demande pas vraiment de renseignements sur ses anciens adversaires.

«Je ne crois pas que c’est nécessairement un avantage d’être du Québec et de connaître les joueurs. Mes coachs sont meilleurs que moi pour analyser tout ça, avec les vidéos qu’ils ont sur les équipes. Au mieux, on me demande ce dont je me rappelle d’eux.»

Étant natif du Québec, Rocheleau connaît cependant très bien la réputation de ses adversaires. «C’est le Rouge et Or, alors on s’attend à un match difficile. Un très bon match, comme tous les matchs où on affronte une bonne équipe.»

Comme il n’était pas encore un Mustangs l’an dernier, Rocheleau aimerait aussi beaucoup aider son équipe à ramener un autre titre en Ontario. Surtout qu’il n’a jamais réussi à remporter un championnat au football collégial.

«Le Phénix avait déjà gagné le Bol d’or en troisième division [2010] et en deuxième division [2011 et 2012]. Il était passé en première division les années où j’ai joué là-bas, mais on n’a pas gagné le championnat», raconte-t-il au sujet de la défaite en demi-finale contre les Cheetahs de Vanier, l’an dernier, et en grande finale contre le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy, en 2016.

Rocheleau a cependant suivi de près la première conquête du Bol d’or en première division de ses anciens coéquipiers il y a quelques jours, un gain de 41-17 sur les Élans de Garneau. «J’ai encore des amis dans cette équipe et de les voir gagner le Bol d’or à leur quatrième année en première division, je pense que c’est très très bien.»

Jakob Pelletier soulève les siens

Jakob Pelletier a soulevé une partie de la foule, mardi au Centre Vidéotron, mais il ne s’agissait pas de celle appuyant l’équipe locale. À son premier match dans sa ville natale, le joueur du quartier Neufchâtel a marqué deux buts dans une victoire de 6-3 des Wildcats de Moncton contre les Remparts de Québec.

Et lorsqu’il a touché la cible, on aurait cru qu’il jouait à domicile, tellement les membres de sa famille et ses amis venus le voir étaient bruyants. Il s’agissait de ses 14e et 15e buts de la saison.

«Ils étaient environ 60. J’étais un peu nerveux, au début, c’est un gros aréna ici et il y avait beaucoup de fans des Wildcats. J’étais un peu lent à mes premières présences, mais j’ai retrouvé mon rythme par la suite», disait le jeune homme de 17 ans à la porte du vestiaire après avoir mérité la première étoile.

En journée, il avait envoyé un message texte à son entraîneur-chef pour lui dire qu’il verrait «le vrai Jake» pendant ce match. «Il a livré ce qu’il a dit. Ça fait toujours du bien de revenir à la maison, il a passé quelques jours chez lui», notait Darren Rumble.

Pelletier a créé l’égalité 2-2 en début de deuxième et coupé les jambes des Remparts en marquant en désavantage numérique pour faire 5-2 en milieu de troisième.

Un bogue

«Je pense qu’on a eu les jambes sciées bien avant ça», a observé l’entraîneur-chef Patrick Roy. «Je n’ai rien à redire des deux premières périodes, mais c’est regrettable que l’on trouve une façon de perdre qui n’est pas nécessaire alors qu’on joue du bon hockey.

«On a pris une punition en zone offensive à 4 contre 4, ce qui leur a donné un 5 contre 3 [en début de troisième] et ils ont marqué. On peut corriger ces choses-là, mais en même temps, c’est difficile parce que c’est répétitif. Il faut trouver une façon de ne pas prendre de mauvaises punitions et de commettre des revirements dans les moments importants. On appelle cela de la maturité, mais le bogue, c’est qu’il s’agit souvent des plus vieux qui sont impliqués dans ces affaires-là.»

Une punition à Mikaël Robidoux au son de la cloche en fin de deuxième a permis aux visiteurs de profiter d’un double avantage dès les premières secondes de la troisième. Ils allaient capitaliser sur cette chance en or.

«Je ne critique pas les arbitres, on a pris des punitions bizarres... Pelletier avait beaucoup de jambes, c’était la première fois qu’il jouait à Québec devant sa famille, mais c’est dévastateur de se faire compter à cinq contre trois alors qu’on ne marque pas», notait l’attaquant Olivier Mathieu.

Les Remparts menaient 2-1 après une période grâce à des buts de Gagné (6e) et Aleksei Sergeev (9e). Les Wildcats ont brisé une égalité de 2-2 avec quatre buts d’affilée en troisième. Outre le doublé de Pelletier, Jeremy McKenna (2), Dylan Seitz et Alexander Khovanov ont aussi marqué pour Moncton.

NOTES: Philipp Kurashev (11e) a réussi le troisième but des Remparts... Le défenseur Étienne Verrette a raté le match en raison d’un malaise au cou... Les Wildcats ont inscrit trois de leurs cinq buts sur les unités spéciales, dont deux en avantage numérique... Le gardien Dereck Baribeau était l’adjoint d’Anthony Morrone et affrontera les Foreurs de Val-d’Or, vendredi.

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Coupe Vanier

La revanche tant attendue pour le Rouge et Or

Pour le demi de coin Émile Chênevert et le porteur de ballon Christopher Amoah, qui étaient là lors de la défaite de 39-17 du Rouge et Or contre les Mustangs de Western Ontario l’an dernier, la finale de la Coupe Vanier prend des allures de revanche attendue.

«J’ai suivi la demi-finale [entre Western Ontario et les Huskies de la Saskatchewan]. Je ne prenais pas pour une équipe plus que l’autre, mais je pense que tout le monde espérait revoir de nouveau les Mustangs en finale», confiait Chênevert après l’entraînement de mardi.

«C’est le scénario qu’on souhaitait depuis un an. Personne n’en parlait, mais tout le monde l’avait en tête», reprend celui qui a été élu au sein de l’équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec cette année.

Chênevert croit que le Rouge et Or possède quelques atouts de plus cette année en vue de ce duel entre équipes invaincues. Il ne croit pas que la victoire facile de 63-0 contre les X-Men de St. Francis Xavier en demi-finale canadienne aura un effet négatif en prélude du plus gros match de l’année.

«Si ça peut changer quelque chose, c’est qu’on sera plus reposés que l’an dernier, alors qu’on avait dû voyager à Calgary pour remporter la Coupe Mitchell dans un match serré contre les Dinos. Aussi, on était revenus de là sur un gros high d’émotion et on n’est pas sortis aussi forts en finale», rappelle-t-il.

«Je crois qu’on a eu un parcours plus facilitant cette année. Et de toute manière, notre préparation de la semaine dernière avait été aussi intense même si on n’a pas eu beaucoup d’opposition», résume l’étudiant en médecine, qui ne prendra pas de décision quant à son avenir sur le terrain avant la fin du match de la Coupe Vanier.

Dernier tour de piste

Quant à Amoah, il sait que ce match sera son dernier puisqu’il a écoulé ses cinq années d’admissibilité au niveau universitaire. Il souhaite terminer son parcours sur une bonne note.

«C’est un moment très excitant et je pense que c’est la même chose pour tous les joueurs de cinquième année : on veut bien finir ça. En plus, on a la chance de pouvoir rejouer contre la même équipe que l’an dernier», explique le numéro 20, qui a remporté la Coupe Vanier en 2016 contre les Dinos.

«Je veux aider l’équipe, je veux aller chercher des verges positives sur le terrain», poursuit celui à qui on a demandé de porter le ballon plusieurs fois contre les X-Men. «Je pense que cette année, pour l’emporter contre Western, la stratégie sera d’être plus physiques, plus intenses. Je crois qu’on ne l’était pas suffisamment l’an dernier, mais on a travaillé sur ces lacunes toute la saison de façon à être prêts pour ce match.»

Le porteur de ballon se trouvera aussi en terrain connu puisque la brigade défensive des Mustangs n’a pas trop changé par rapport à l’an dernier. «On sait à qui on a affaire. Il s’agira d’être meilleurs que l’an passé au niveau de l’exécution», conclut l’ancien des Blues d’Upper Canada College.

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LNH

Mardi noir pour les entraîneurs-chefs

ST. LOUIS — Après une campagne où aucun entraîneur-chef n’a été congédié pendant la saison régulière, une première depuis 1966-1967, la confrérie des coachs n’est pas épargné cette année. Mardi, Mike Yeo (Blues) et Todd McLellan (Oilers) sont devenus les troisième et quatrième entraîneurs-chefs à se faire montrer la porte.

Le congédiement de Yeo est survenu dans la nuit de lundi à mardi après une défaite de 2-0 des Blues de St. Louis contre les Kings de Los Angeles. Craig Berube assumera l’intérim pendant que le dg Doug Armstrong s’attelle à dresser une liste de candidats pour le poste permanent.

Course automobile

«Je vais revenir!» jure Sophia Flörsch

HONG KONG — «Je vais revenir!» La jeune pilote allemande Sophia Flörsch, qui a survécu à un effroyable accident dimanche au Grand Prix de Macao de Formule 3, s’est voulue rassurante mardi sur son état de santé après une longue opération.

«J’ai survécu à l’opération qui a duré 11 heures. J’espère à partir de maintenant que cela va aller mieux», a-t-elle écrit sur sa page Facebook. «Je vais revenir!»

Remparts

Jour de retrouvailles pour Pelletier et Laperrière

Le match entre les Wildcats de Moncton et les Remparts de Québec, mardi au Centre Vidéotron, a des allures de retrouvailles entre Martin Laperrière et Jakob Pelletier, l’ancien attaquant vedette du Blizzard du Séminaire Saint-François (SSF) qui dispute un tout premier match dans la ville où il a vu le jour.

Laperrière dirigeait Pelletier, en 2016-2017, quand le SSF a tout remporté dans la Ligue midget AAA avant de s’incliner en finale de la Coupe Telus, en prolongation. Lors de la visite des Wildcats à Québec, l’an passé, Pelletier participait plutôt au Défi mondial des moins de 17 ans.

«On s’est texté, la semaine passée, pour prendre de nos nouvelles. Je suis chanceux d’avoir une telle relation avec lui, ça va faire drôle de le voir sur le banc adverse. C’est sûr que je vais lui faire un beau petit sourire quand nos yeux vont se croiser», racontait Pelletier en prévision de ce retour à la maison.

Le joueur du quartier Neufchâtel était le joyau du SSF, cette année-là. Il avait bouclé la saison avec une récolte de 57 points en 40 matchs, avant d’ajouter 29 points en séries éliminatoires. Ça lui avait valu d’être sélectionné au troisième rang du repêchage de 2017, derrière Alexis Lafrenière (Rimouski) et Samuel Poulin (Sherbrooke).

«Dans mon cas, ce fut un privilège de diriger un joueur d’impact comme lui. Jakob, c’était une perle, autant comme joueur que comme personne. Il était intense, enthousiaste, il permettait à ses coéquipiers d’être meilleurs, on pouvait l’utiliser à toutes les sauces», se souvenait l’entraîneur associé des Remparts.

Laperrière ne l’a eu sous ses ordres qu’une seule saison. À 16 ans, Pelletier a fait le saut dans la LHJMQ, où il a compilé un dossier de 23 buts et 61 points à sa première année. Il compte déjà 33 points en 22 matchs depuis le début du présent calendrier.

«Pendant le camp d’entraînement, en 2016, j’avais dit à notre président Serge Duchesne d’en profiter, parce qu’on allait l’avoir juste un an», rappelle Laperrière, qui croise le père de Jakob à l’occasion.

Un gagnant

Il n’a pas oublié les deux occasions où le jeune joueur était venu le voir pour s’excuser de ne pas avoir livré la marchandise. «Ce n’est pas pour rien qu’il a toujours contribué à amener ses clubs à un autre niveau. Jakob est un excellent coéquipier, et partout où il a joué il a gagné», notait-il en ayant en tête les victoires de Pelletier et ses équipes au Tournoi pee-wee et dans le midget AAA.

Et où logent les Wildcats, cette saison? Au premier rang de l’association Est avec 38 points et à égalité avec Rouyn-Noranda au sommet du classement général.

«On a pas mal le même groupe que l’an dernier, notre moyenne d’âge est de 18 ans, c’est plaisant de voir qu’on peut gagner avec une équipe. Le fait de remporter une ronde en séries, l’an passé, nous aide beaucoup, ça nous a permis de prendre de la maturité», expliquait-il à propos de la victoire en sept matchs contre Rimouski au premier tour, au printemps 2018.

Le joueur de 17 ans poursuit sa progression à bon rythme. Il devrait entendre son nom au prochain repêchage de la Ligue nationale. Pour l’instant, il est classé dans le groupe B selon la centrale de dépistage.

«J’y pense, mais pas trop. Je ne m’en fais pas trop avec les listes. Mon objectif est d’abord de gagner la Coupe du Président, d’aller à la Coupe Memorial, d’être un meilleur joueur que l’an passé, de devenir encore plus complet, et après, d’être repêché», avouait-il lorsqu’on lui a parlé à bord de l’autocar de l’équipe.

Pelletier ne sera pas seul de son clan tissé serré au Centre Vidéotron, mardi. Plus d’une soixantaine de membres de la famille et des amis seront présents. «Ils me suivent depuis que je suis tout petit.»

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EN VITESSE...

- Les Remparts dévoileront, mardi, les grandes lignes des activités entourant le passage à Québec de la tournée du 50e anniversaire de la LHJMQ, prévue le 1er février.

- En plus du match de mardi, contre Moncton, les Remparts joueront deux autres rencontres à domicile dans les prochains jours, soit vendredi, contre les Foreurs de Val-d’Or, et dimanche, face à l’Armada de Blanville-Boisbriand.

- L’ailier Jimmy Huntington et le gardien Colten Ellis, de l’Océanic de Rimouski, ont été nommés au sein de l’équipe d’étoiles de la semaine dans la LHJMQ.

- Dimanche, avant que l’entraîneur-chef Patrick Roy ne remette en question le choix des trois étoiles, les Remparts annonçaient que l’attaquant Philipp Kurashev et l’arrière Sam Dunn avaient remporté le titre de joueur offensif et défensif de la première tranche de la Coupe Budweiser. 

Canadien

Eller se charge de son ancienne équipe

MONTRÉAL — Lars Eller a trouvé le fond du filet avec 1:26 à jouer à la période de prolongation pour donner aux Capitals de Washington une victoire de 5-4 face au Canadien de Montréal lundi soir au Centre Bell.

Alexander Ovechkin a mené la charge avec deux buts, ses 14e et 15e cette saison. Brett Connolly (3e) et Nicklas Backstrom (6e) ont également déjoué Carey Price, qui a fait face à 34 tirs.

Mike Reilly (2e), Brendan Gallagher (10e), Jeff Petry (2e) et Kenny Agostino, dont c’était le premier but dans la LNH depuis février 2017, ont déjoué Pheonix Copley, qui n’a joué que pendant 21 minutes 35 secondes avant de céder sa place à Braden Holtby.

Petry a ajouté une mention d’aide et Jesperi Kotkaniemi en a obtenu deux pour le Canadien, qui a bombardé les deux gardiens adverses de 44 tirs.

Malgré les cinq buts concédés, Price a été sensationnel en plusieurs occasions, incluant avec un peu plus de huit minutes à jouer à la troisième période contre Ovechkin en lui volant un but grâce à sa mitaine gauche. Cinq minutes plus tard, il a réalisé un autre bel arrêt contre Ovechkin, avec sa jambière droite, sur un tir peu commode à ras la glace.

Il a cependant gardé son meilleur arrêt pour les toutes dernières secondes du temps réglementaire en se lançant vers sa droite pour bloquer de façon incroyable un autre tir d’Ovechkin. Même Ovechkin a applaudi l’arrêt de Price et lui a même donné une petite tape sur le ventre en passant devant le filet.

Toutefois, Holtby n’allait pas être en reste. Il a imité Price avec 2:45 à la prolongation en frustrant Gallagher après une belle passe de Phillip Danault.

Price n’a cependant pas très bien paru sur le but victorieux alors que la rondelle a semblé se faufiler entre ses jambières.

Dans la défaite, Max Domi a obtenu une mention d’aide pour prolonger à dix sa séquence de matchs avec au moins un point. Ce faisant, il est devenu le premier joueur du Canadien à connaître une telle séquence de succès depuis Vincent Damphousse... en février 1996.

De l’action et encore de l’action!

Comme elles l’avaient fait le 1er novembre dernier au Centre Bell, les deux formations ont livré un spectacle de haut niveau, comme on en voit trop peu souvent en saison régulière.

Ce fut particulièrement le cas en deuxième période qui a vu le Canadien inscrire trois buts en 75 secondes, tout ça à l’intérieur des deux premières minutes de jeu de l’engagement pour se bâtir un coussin de 4-2.

Tout a commencé avec Gallagher, qui a foncé au filet de Copley pour faire dévier une passe de Danault dès la 20e seconde de jeu.

Petry a ensuite exploité une punition mineure à Madison Bowey pour donner l’avance au Canadien à 1:08. Seulement 27 secondes plus tard, c’était au tour d’Agostino de déjouer Copley, dont la brève soirée de travail a aussitôt pris fin.

Cette spectaculaire explosion a semblé déranger les Capitals à un point frôlant l’impatience, voire la panique. On l’a senti quand Eller a écopé une double mineure pour bâton élevé à l’endroit de Gallagher avec un peu plus de 13 minutes à écouler à l’engagement.

Mais le Tricolore a été incapable de planter les derniers clous dans le cercueil des visiteurs. Et comme les partisans de l’équipe étaient en droit de le craindre, ils allaient possiblement en payer le prix.

C’est ce qui est arrivé quand Backstrom a d’abord réduit à 4-3 l’avance du Canadien, à 13:20 du deuxième vingt.

Puis, à 1:02 de la troisième période, avec Danault et Jordie Benn au cachot, Ovechkin a ramené tout le monde à la case de départ en marquant, déjà, son quatrième but de la saison face à Price.

Les joueurs du Canadien reprendront la route pour deux matchs en trois soirs cette semaine. Mercredi soir, ils se rendront à Newark pour y affronter les Devils du New Jersey. Vendredi soir, ils affronteront les Sabres à Buffalo.

Boxe

Stevenson se prépare discrètement à affronter Gvozdyk

MONTRÉAL — Adonis Stevenson et son entraîneur Javon «Sugar» Hill ont décidé de revoir leur plan de match en vue de l’affrontement du champion des mi-lourds WBC face à son aspirant obligatoire, Oleksandr Gvozdyk.

À un peu moins de deux semaines du choc du 1er décembre, au Centre Vidéotron de Québec, les deux hommes ont fait le point au gymnase montréalais du champion. Habitué d’être constamment sous les feux de la rampe, Stevenson a plutôt choisi de faire les choses plus simplement pour ce camp d’entraînement, éloignant même quelques membres de sa garde rapprochée afin que son entraîneur et lui puissent s’isoler, se recentrer.

«Nous avons connu un très bon camp d’entraînement, bien différent de ce à quoi Adonis est habitué», a admis Hill. «Nous avons fait les choses en privé, nous nous sommes isolés en quelque sorte. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble. C’est quelque chose que mon oncle Emanuel [Stewart, l’ex-entraîneur de Stevenson] faisait avec ses boxeurs. Il trouvait essentiel qu’un boxeur et son entraîneur passent du temps ensemble, afin d’apprendre à se connaître et que la chimie soit parfaite le soir du combat.»

«Il y a des aspects de l’entraînement que nous avons changés», a pour sa part expliqué Stevenson (29-1-1, 24 K.-O.). «J’ai beaucoup travaillé au point de vue technique. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble. J’ai fait le vide autour de moi, ce qui fait que j’étais très concentré sur mon camp d’entraînement.

«Nous avons aussi visionné des vidéos de Gvozdyk. Mais après quelques combats, on trouvait ça trop endormant, alors nous avons arrêté», a-t-il dit en riant. «Nous savions déjà à quoi nous en tenir avec lui.»

Adversaire coriace

C’est d’ailleurs un coriace adversaire qu’affrontera Stevenson en Gvozdyk (15-0, 12 K.-O.). Le médaillé de bronze des Jeux olympiques de Londres n’a peut-être pas l’expérience du champion en combats de championnats du monde, mais il a tout un bagage chez les amateurs. Trois fois champion national d’Ukraine, il a terminé dans le top 8 aux Mondiaux de 2011, avant de participer aux Séries mondiales de boxe entre 2011 et 2013, où il a compilé une fiche de 9-0.

«Gvozdyk est un trop bon adversaire pour ne pas le prendre au sérieux», a souligné avec justesse Stevenson. Celui qui tentera d’effectuer une 10e défense de titre a également noté qu’il doit toujours être au sommet de sa forme, peu importe l’adversaire.

«Je suis toujours préparé, car lorsqu’on boxe contre moi, les gars sont motivés au maximum. Lorsque je monterai dans le ring, je serai gonflé à bloc. Peu importe ce qu’il va faire, dès qu’il va commettre une erreur, avec ma rapidité, je vais le faire payer. Je suis un bon contre-attaquant, alors je n’ai pas besoin de forcer les choses, je sais que ça va arriver.»

C’est sur cette mise en scène que Hill a mis l’accent à l’entraînement. Il souhaite voir son protégé préparer ses K.-O. davantage.

«Je veux voir plus de jabs, plus de préparations, pas seulement qu’il vise le K.-O. Je veux qu’il prépare ce K.-O. avec des combinaisons, qu’il passe du corps à la tête et vice-versa. L’une des choses que nous avons travaillées, c’est d’être plus incisif au niveau technique. Je veux en faire un boxeur plus rapide, plus puissant des deux mains, pas seulement de la gauche. Nous avons hâte de pouvoir montrer ces nouveaux aspects le 1er décembre.»

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FAIRE MIEUX QU'EN MAI

Un peu comme avant son affrontement face à Badou Jack, un décevant verdict nul, plusieurs estiment que l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk est un meilleur boxeur qu’Adonis Stevenson. Mais le champion s’en sert comme motivation. «Il y a tellement de choses qui se disent. Mais je viens d’un bon endroit, le Kronk Gym, avec Suger et Emanuel, et j’ai Tiger Paul [il dirige le gymnase montréalais où Stevenson s’entraîne] dans mon coin. Ce sera donc très difficile pour un boxeur de me déclasser. Je connais bien mon métier.»

Stevenson est toutefois conscient qu’il devra livrer le 1er décembre une meilleure performance qu’en mai dernier, alors qu’il était affaibli par un virus. «Je ne veux pas m’en servir comme une excuse, mais avec le virus qui m’a affaibli, ça ne s’est pas passé comme je voulais. On disait pourtant que Badou Jack allait offrir une boxe supérieure à la mienne et qu’il était un meilleur boxeur. Ce n’est pas ça qui s’est passé du tout. Il a été vraiment surpris : il a trouvé qu’il n’y avait pas juste la gauche qui pouvait causer beaucoup de dégâts.» 

Football

Pas de favori clair à la Coupe Vanier

À l’instar des autres présentations de la Coupe Vanier au Stade Telus-Université Laval, Christian Côté devrait afficher sa neutralité lorsqu’il s’installera derrière le micro pour animer la foule, et ce, même si cœur bat au rythme du Rouge et Or depuis 24 ans.

Il en va ainsi en raison de son rôle de président du comité organisateur, mais l’on a quand même cherché à connaître son opinion sur les forces en présence. Qui doit-on établir comme étant les favoris entre ces deux clubs ayant été classés 1 et 2 au pays tout au long de la saison?

«C’est difficile à dire, parce qu’il s’agit de deux équipes très puissantes. S’il devait y avoir un favori, ça devrait être les Mustangs, parce qu’ils ont quand même 23 victoires de suite, leur dernière défaite remontant à la Coupe Yates en 2016. De l’autre côté, le Rouge et Or a une fiche parfaite, n’a qu’une défaite l’an passé à la Coupe Vanier. Les entraîneurs seraient les premiers à vous dire que les impondérables peuvent avoir un impact, c’est donc difficile d’établir un favori», répondait-il.

Il sait une chose, cependant : les deux formations invaincues en 2018 ont un objectif bien précis en tête. «Laval a une revanche à prendre sur sa défaite de l’an passé et Western Ontario a un rendez-vous avec l’histoire en pouvant remporter la Coupe Vanier deux fois de suite», dit Côté sur ce troisième face-à-face en finale entre les deux universités. En 2008, à Hamilton, Laval l’avait emporté 44-17. 

Deux abonnés

Les deux clubs mènent aussi toutes les institutions canadiennes pour le nombre de participations à la Coupe Vanier. Les Mustangs, qui y sont allés plus souvent que quiconque, montre un dossier de 7-6 en 13 présences, tandis que le Rouge et Or, vise une 10e conquête en 12 présences.

Le hasard des rotations fait en sorte que le vainqueur de la Coupe Uteck, donc le Rouge et Or, fera office de club visiteur et portera son uniforme pâle. Western Ontario, qui s’amène en ville par vol nolisé jeudi matin, sera le club receveur et enfilera son chandail foncé.

Par ailleurs, il s’agit de la troisième fois de l’histoire que les deux mêmes équipes s’affrontent deux ans de suite à la Coupe Vanier, le tout s’étant aussi produit en 1976 et 1977 ainsi qu’en 2011 et  2012, quand Laval avait réussi à se venger d’une défaite contre McMaster.

Pour la petite histoire, le Rouge et Or a gagné cinq des six matchs contre Western, peu importe le moment de l’année.

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DES ÉTOILES EN VILLE

En plus de la conférence de presse officielle de jeudi matin, le banquet des étoiles canadiennes aura lieu, jeudi soir, au Centre Vidéotron, «où l’on veut créer un effet wow», indiquait Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval.. On profitera de l’occasion pour dévoiler les vainqueurs des différents trophées et nommer les équipes d’étoiles de la saison 2018. Ils viendront aussi à la rencontre des amateurs, samedi (10h), au tailgate.

Parmi les membres du Rouge et Or qui se retrouvent en nomination, on retrouve le receveur Vincent Forbes-Monbleau (trophée Peter Gorman, recrue de l’année), Mathieu Betts (trophée J.P. Metras, joueur de ligne défensive), Glen Constantin (trophée Frank Randall, entraîneur-chef) et le quart-arrière Hugo Richard (trophée Hec Crighton, joueur par excellence d’U Sports). Deux joueurs des Mustangs sont aussi en nomination, en plus de l’entraîneur-chef Greg Marshall, soit Fraser Sopik (joueur défensif) et MacKenzie Ferguson (implication communautaire). Plusieurs entraîneurs à travers le pays convergeront aussi vers Québec, puisqu’on y tiendra les assises de football U Sports.

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Football

Rouge et Or-Mustangs, la Coupe Vanier souhaitée [VIDÉO]

Tout comité organisateur ne souhaite qu’une chose : présenter le meilleur match possible. À ce titre, celui qui met en place la 54e Coupe Vanier est bien servi puisque les deux meilleures équipes au pays s’affronteront en grande finale du football universitaire canadien, samedi (13h), au Stade Telus-Université Laval.

«Que veux-tu de plus que la reprise de la finale de 2017 entre Laval et Western Ontario», disait Christian Côté, en reprenant une partie du poème qu’il a lu avant le match de la Coupe Uteck, samedi.

Côté pivote aussi le comité organisateur pour cette cinquième présentation de la Coupe Vanier, au PEPS. Selon lui, ce rendez-vous au sommet est du bonbon entre les Mustangs et le Rouge et Or, qui voudra prendre sa revanche sur sa défaite de 39-17 de l’an dernier.

«Nous sommes très fébriles de la présence de ces deux équipes. Il s’agit des deux programmes les plus titrés de l’histoire du football universitaire canadien. Le message qu’on veut lancer aux partisans de partout au Québec et au pays est celui-ci : le PEPS est la place où vous devez être, samedi», indiquait-il, lundi, en marge de la conférence pour lancer la semaine de la Coupe Vanier dans la capitale.

Et depuis la conclusion des coupes Uteck et Mitchell, le téléphone de la billetterie sonne de façon régulière. Près de 2000 billets se sont envolés avec la confirmation que l’UL affronterait UWO. Déjà, 10 000 sont en circulation.