Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Océanic

L’Océanic retombe sur ses patins

RIMOUSKI — De retour d’un voyage infructueux dans les Maritimes, l’Océanic a embarqué sur la patinoire du Colisée Financière Sun Life de Rimouski, vendredi, le couteau entre les dents. Dotés d’une solide défensive et usant de rapidité comme ils en sont capables, les Bas-Laurentiens ont donné bien peu de chance aux Mooseheads d’Halifax, qu’ils ont battus 6-2.

«J’ai bien aimé comment ils se sont ressaisis cette semaine, comment ils se sont regroupés ensemble et ça a donné du très bon hockey, a fait valoir l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. J’ai beaucoup aimé l’intensité qu’on a déployée. Les gars ont fait amende honorable; ils ont travaillé très fort. J’ai beaucoup aimé la façon dont on a patiné, comment on était sur la rondelle. On était rapides et c’est comme ça qu’on doit jouer! Colten a aussi été très solide. C’était beau à voir! C’est un match que j’apprécie!» 

À moins de 10 minutes du début de la rencontre, Dmitry Zavgorodniy (26e) a, d’un habile tir précis du revers, dirigé la rondelle d’un angle quasi impossible dans la partie supérieure du filet pendant qu’Alexis Gravel était agenouillé. «Je ne sais pas où il a passé la rondelle, rigolait Beausoleil. Il n’y avait vraiment pas beaucoup d’espace! Il a été vraiment très, très solide!» Le gardien Colten Ellis a récolté sa deuxième mention d’aide de la saison sur ce but. Ce seul but de la première période a donné le ton à la partie. «C’était un but important», confirme l’entraîneur-chef.

Lors d’un deuxième vingt plus physique, les Rimouskois ont ajouté deux buts à leur priorité sur des tirs de Justin Bergeron (14e) et de la recrue de 17 ans Isaac Belliveau (11e), avec la complicité de Zavgorodniy. Frustré, Gravel n’a rien pu faire. «Justin Bergeron a été notre meilleur défenseur», a souligné le pilote local.

Tôt au troisième tiers, Alexis Lafrenière (30e) a trouvé le fond du filet grâce à un bon tir des poignets, assisté de Zavgorodniy qui récoltait son troisième point du match. À 7:27, Alexandre David (2e) a inscrit le premier but des visiteurs. Mais, Lafrenière (31e) n’avait pas dit son dernier mot. À mi-chemin de l’engagement, le capitaine a déjoué la défensive d’un spectaculaire lancer pour inscrire son deuxième but de la soirée. «Alexis a fait deux solides buts, a salué son entraîneur. Avec des présences courtes, il a été intense pendant tout le match.» 

À 15:38, Adam Raska (13e) a compté le dernier but de Rimouski. «Raska était de retour, a d’ailleurs souligné Beausoleil. Ça a fait du bien! Raska amène une dimension physique qui est intéressante.» Mais à moins de deux minutes à jouer au match, Kevin Gursoy (21e) n’a pu s’empêcher, pour sa dernière visite à Rimouski, d’ajouter un but à sa fiche, marqué en avantage numérique. «On a donné un but gratuit à la fin», a toutefois déploré Beausoleil. 

Drakkar

Le Drakkar pulvérisé par Moncton

BAIE-COMEAU — Les Wildcats de Moncton ont égalé avec faste deux records d’équipe vendredi à Baie-Comeau, celui du plus de victoires consécutives (14) et du plus de matchs consécutifs avec au moins un point (20), pulvérisant le Drakkar par la marque de 8-1.

Tirant de l’arrière 3-1 après 20 minutes de jeu, tout s’est écroulé au deuxième vingt pour le Drakkar, qui a encaissé quatre buts sans riposte. On a vu là l’écart qui sépare une équipe bâtie pour gagner et une autre qui est en reconstruction. La dernière défaite en temps régulier des Chats sauvages remonte au 11 janvier, alors qu’ils s’étaient inclinés à domicile contre…le Drakkar.

«Moncton, ce n’est pas juste une grosse équipe sur papier. Ils ont de 9 à 12 joueurs qui vont avoir des opportunités professionnelles», a lancé le pilote Jon Goyens, qui ne pouvait qu’admirer la performance de l’adversaire. «Et la leçon à tirer, c’est que même s’ils ont beaucoup de talent, tu vois la façon dont ils travaillent ensemble. C’est un beau jeu d’équipe.»

Avec un pareil pointage, pas besoin d’avoir vu le match pour comprendre que les défenseurs n’ont pas eu la tâche facile. Goyens a cependant rappelé que les arrières ne sont pas seuls sur la patinoire.

«En unité de cinq, notre soutien n’était pas assez bon. On sait qu’on va affronter une vague de quatre joueurs talentueux et on ne peut pas juste dire aux défenseurs : bonne chance. Le soutien, c’est essentiel», a lancé l’entraîneur-chef, qui a néanmoins donné son étoile du match à Étienne Arseneau.

«Un gars comme Étienne Arseneau, ç’a été notre meilleur joueur durant les 60 minutes. Il n’a pas joué pas comme un gars de 17 ans. Il a été solide en désavantage numérique, il a sorti la rondelle. Il a joué dans ses forces et il s’est bien amélioré cette année.»

Le Drakkar a ouvert le pointage alors qu’il n’y avait que 15 secondes d’écoulées avec le filet de Charles-Antoine Giguère (18e) contre son ex-coéquipier Dakota Lund-Cornish. Ce fut toutefois l’un des rares passages des locaux en zone adverse dans cet engagement. Les Wildcats ont répliqué à trois reprises par l’entremise de trois défenseurs, soit Sean Stewart, Axel Andersson et Tristan De Jong.

Jeremy McKenna a amorcé la deuxième avec deux buts, le second chassant du match Lucas Fitzpatrick (10 arrêts sur 15 tirs). Mika Cyr et Alexander Khovanov ont suivi aux dépens de Ventsislav Shingarov. McKenna a complété son truc du chapeau en troisième.

Pour son retour à Baie-Comeau, Gabriel Fortier a été limité à une mention d’assistance. Il a eu droit à un court hommage avant le match, où on lui a offert une toile, remise par son ancienne famille de pension. Avant et après la rencontre, l’ex-capitaine du Drakkar a reçu une belle ovation des 1561 spectateurs présents au Centre Henry-Leonard.

LNH

Le chauffeur de Zamboni au Temple!

TORONTO — David Ayres a participé à un petit match organisé la semaine dernière.

Entre le travail, les enfants et enfiler l’uniforme des Maple Leafs de Toronto en tant que gardien d’entraînement, le chauffeur de surfaceuse de 42 ans n’a pas sauté sur la glace avec ses amis depuis quelques mois.

Maintenant, une de ses pièces de l’équipement qu’il a utilisé pour ledit match se trouvera au Temple de la renommée du hockey.

Ayres, le gardien d’urgence qui a été propulsé au vedettariat après avoir été appelé en relève par les Hurricanes de la Caroline quand leurs deux gardiens ont subi une blessure contre les Maple Leafs, samedi, a donné son bâton au Temple de la renommée, vendredi.

«Je ne m’attendais pas du tout à ça, a mentionné Ayres lors d’une cérémonie à Toronto. Je m’attendais à aller sur la patinoire, à jouer quelques minutes et à me faire interviewer une ou deux fois.»

Ce n’est vraiment pas ce qui s’est produit.

Ayres s’est élevé au titre de vedette internationale depuis qu’il est devenu le plus vieux gardien de l’histoire de la LNH à remporter son premier match. Il est aussi devenu le premier gardien d’urgence à signer une victoire.

Originaire de Bowmanville, en Ontario, Ayres a été interviewé une douzaine de fois, il a fait une apparition aux émissions américaines Today et The Late Show with Stephen Colbert et il a été invité par les Hurricanes en compagnie de son épouse, mardi, à Raleigh.

«Tu ne réalises pas à quel point il y a de l’adrénaline dans tes veines quand tu participes à quelque chose du genre», a affirmé Sarah Ayres, qui est devenue une sensation sur Twitter grâce à un gazouillis coloré lorsque son mari est entré dans le match.

Son époux a rencontré le commissaire de la LNH, Gary Bettman, à New York, il a parlé au téléphone avec l’animateur James Corden et il a reçu un appel du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

«Je n’ai pas encore eu l’occasion de tout absorber, a dit David Ayres. L’accueil de tout le monde et le positivisme entourant cette histoire sont fantastiques.»

Excitation

Ayres, qui a subi une greffe de rein au milieu des années 2000, a alloué un but aux Maple Leafs lors de leurs deux premiers lancers, mais il a stoppé les huit suivants, dont le dernier avec sa mitaine alors que la sirène marquait la fin de la rencontre.

«Il y a tellement d’excitation et soudainement, la foule t’aperçoit, a-t-il indiqué lorsqu’il a sauté sur la glace du Scotiabank Arena, samedi. Tes jambes se raidissent et la nervosité se met de la partie.»

Ayres, qui n’est pas un employé du groupe Maple Leaf Sports & Entertainment, est en très bonne forme pour son âge et il adore donner un repos au partant Frederik Andersen et à son adjoint Jack Campbell lors des entraînements.

Son curriculum vitae en matière de hockey est toutefois très mince. Ses derniers matchs compétitifs notoires remontaient à 2014, lorsqu’il jouait à la Coupe Allan, une ligue pour hommes de haut niveau.

Malgré la belle histoire, les directeurs généraux de la LNH discuteront notamment de la situation entourant les gardiens d’urgence, la semaine prochaine, en Floride.

«Les gens pensent qu’ils m’ont fait descendre de la Zamboni, qu’ils m’ont donné un équipement et qu’ils m’ont souhaité bonne chance. Ce n’était pas le cas, a expliqué Ayres, qui agit aussi à titre de gardien d’urgence dans la Ligue américaine de hockey. Je comprends leur point, mais j’aimerais voir quelqu’un d’autre dans la ligue obtenir cette même occasion.»

Parlant d’occasion, Ayres espère utiliser la nouvelle renommée pour conscientiser la population au don d’organes. Il sera aussi présent au match des Blades de Saskatoon, vendredi prochain, afin d’appuyer l’événement de l’équipe de la Ligue de l’Ouest visant à promouvoir cette cause.

Natif de Whitby, en Ontario, Ayres n’avait jamais visité le Temple de la renommée du hockey à son emplacement actuel avant vendredi.

Il y reviendra assurément plus souvent avec sa conjointe et leurs trois enfants maintenant que son nom est associé à celui d’autres grands de l’histoire du sport.

Canadien

Danault: «Vingt minutes à aller chercher» 

BROSSARD — Les membres du Canadien de Montréal ont beau répéter depuis quelques jours qu’ils sont à court d’explications quand vient le moment de commenter leurs ennuis à protéger leurs avances, l’entraîneur-chef Claude Julien continue à tenter de trouver une manière positive pour corriger les problèmes.

Le Canadien a perdu ses quatre derniers matchs à domicile, chaque fois après avoir marqué au moins les deux premiers buts de la rencontre. Après la défaite de 5-2 face aux Rangers de New York, jeudi, le centre Phillip Danault avait admis qu’il y avait «un nuage noir» au-dessus du Tricolore.

Depuis le début de la campagne, le Tricolore a encaissé neuf défaites quand il a marqué au moins les deux premiers buts d’une rencontre. La fiche du Canadien est de 19-11-6 quand il inscrit le premier but d’un match. Elle est aussi de 18-6-4 quand il mène après deux périodes.

«Il y a une petite peur dans le fond de nos têtes qui nous suit depuis un bon moment, avait mentionné Danault. Il faut chasser ça.

«Il ne faut pas avoir peur de jouer avec l’avance. Sinon, aussi bien accorder le premier but!»

Même après une bonne nuit de sommeil, Danault a répété que le Tricolore était peut-être affecté mentalement par ses ennuis à défendre l’avance.

«Nous en entendons beaucoup parler et c’est certain que nous avons ça en tête, a-t-il dit, vendredi matin. À nous d’être forts mentalement et jouer 60 minutes de la même façon. Hier [jeudi], nous avons été solides pendant 40 minutes. Il reste 20 minutes à aller chercher. Si nous pensons à ça, c’est cinq minutes par joueur. C’est possible.»

Julien était visiblement frustré après la défaite face aux Rangers, jeudi soir. Il répète depuis quelques jours déjà qu’il demande aux joueurs de jouer de la même manière pendant 60 minutes et que c’est à eux de passer de la parole aux actes.

C’était encore son message vendredi matin. Il a toutefois rappelé l’importance d’éviter de sombrer dans le négativisme.

«On pourrait sortir le marteau, mais nous parlons de confiance et si nous agissons de la sorte, ils vont la perdre, a noté Julien. Aujourd’hui [vendredi], nous avons voulu démontrer ce qui n’a pas fonctionné en troisième période. Nous avons montré que s’ils avaient fait telle ou telle chose, tout se serait bien déroulé.

«L’entraîneur doit démontrer les choses à corriger, mais il doit le faire grâce à du renforcement positif.»

Même s’il est de moins en moins probable que le Canadien réussisse l’impossible et revienne dans la course aux séries, Julien croit néanmoins qu’il est nécessaire pour les joueurs de corriger ce problème.

«Plus nous corrigeons de problèmes maintenant, moins nous en aurons à corriger plus tard, a mentionné Julien. Habituellement, à ce temps-ci de la saison, vous reposez les joueurs pour vous assurer qu’ils soient en forme pour les matchs. Nous, nous avons d’autres choses à travailler.»

Ouellet de retour samedi?

Le défenseur Xavier Ouellet a participé à un premier entraînement régulier depuis qu’il a subi une commotion cérébrale, le 20 février, face aux Capitals de Washington.

Ouellet devait rencontrer les médecins du Tricolore, vendredi après-midi, pour savoir s’il serait en mesure d’affronter les Hurricanes de la Caroline, samedi.

«Je suis content du fait que ç’a été moins pire que ça en avait l’air, a dit Ouellet, qui avait encaissé une dure mise en échec de Garnet Hathaway. Je me sentais bien dans les jours qui ont suivi le contact. J’ai suivi le protocole en matière de commotion cérébrale. Je fais confiance aux médecins. Ça s’améliore chaque jour et je me sens bien physiquement et mentalement.»

Ouellet a disputé sept matchs avec le Canadien cette saison, amassant une aide. Il a été rappelé du Rocket de Laval le

6 février, après avoir accumulé neuf buts et 15 aides en 39 rencontres dans la Ligue américaine cette saison.

Par ailleurs, le gardien Carey Price (congé) et le défenseur Shea Weber (traitements) n’ont pas participé à l’entraînement, vendredi. L’attaquant Jonathan Drouin (cheville) était aussi absent.

Remparts

Remparts: une séquence cruciale

Avec cinq matchs en huit jours, la séquence qui débute samedi soir avec la visite des Mooseheads d’Halifax au Centre Vidéotron sera cruciale pour les Remparts de Québec, qui souhaitent consolider leur place dans les séries de fin de se saison. Ils affronteront d’ailleurs les Mooseheads, qui bataillent pour tenter d’obtenir une place dans les séries, à deux reprises durant cette période.

Avant-derniers au classement général, les Mooseheads sont à neuf points des Remparts avec deux parties jouées de moins. L’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, sait toutefois très bien que ses protégés ont souvent eu tendance à connaître de meilleures performances contre les équipes de haut de classement que contre des formations plus «accessibles».

«J’ai visionné une partie de notre dernier match contre Drummondville et il n’y a aucune raison qui justifie qu’on l’ait perdu. Il faudra être meilleurs», a déclaré Roy après l’entraînement des siens vendredi, au Centre Vidéotron.

«J’ai remarqué que Drummondville était une équipe qui fait beaucoup d’interférences, qui bloque beaucoup devant le filet. Il faudra trouver une façon d’être plus rapides sur les rondelles libres devant le filet, de toujours demeurer en mouvement. Un de nos problèmes est qu’on projette des rondelles en zone adverse et qu’après, on arrête de patiner», a-t-il analysé. 

Du mordant

Roy ne le cache pas, il n’a pas beaucoup étudié les Mooseheads et a regardé davantage de bandes vidéo de ses Remparts en prévision de cette séquence cruciale. «Je n’ai pas vraiment regardé Halifax... Shame on me... Je me suis plutôt concentré sur nous car je me dis que si on corrige certains petits aspects, je n’ai pas vraiment de crainte», ajoute-t-il, confiant.

«Au cours des quatre derniers matchs, on a dominé tant au chapitre des tirs que des chances de marquer et du temps de possession de la rondelle. Ce qui nous manque? Un peu plus de mordant autour du filet!», reprend-il.

Les deux matchs locaux de la fin de semaine contre Halifax et Baie-Comeau sont très importants pour Roy, qui déléguera d’ailleurs son gardien numéro un Tristan Côté-Cazenave à chaque occasion. «Si on peut gagner demain et dimanche, on va régler certaines affaires.»

Sato ou Melanson

Roy aura aussi la chance de compter sur une équipe en santé après avoir été marquée par les blessures en début de saison. Il pourra encore se permettre de retrancher quelques joueurs de son alignement. 

«Je n’ai pas encore décidé qui jouerait entre [Yu] Sato et [Jacob] Melanson... Jacob, je n’ai pas aimé sa semaine de pratique et je n’ai pas aimé non plus son match contre Drummondville. J’ai discuté avec lui ce matin. Il fait partie des plans de l’équipe, mais je ne veux pas qu’il change son identité parce qu’il sent qu’il a besoin de nous en montrer plus», a conclu Roy.

Rouge et Or

«Camp de printemps» loin des palmiers pour le Rouge et Or

Pour la première fois depuis plusieurs années, le camp d’entraînement de l’équipe de football du Rouge et Or s’amorçait vendredi loin des palmiers de la Floride, au stade intérieur du PEPS de l’Université Laval. Une décision rendue par U Sports, l’organisation qui gère le sport universitaire canadien, interdisant aux équipes de football de tenir des camps à l’extérieur du Canada est à l’origine de la situation.

«Nous sommes contents de disposer d’un stade couvert comme celui-là», a d’abord lancé l’entraîneur-chef Glen Constantin à la fin de la première journée du camp, qualifié de camp de printemps même s’il commence trois semaines avant le solstice. 

Constantin avoue cependant que la fin du voyage en Floride a ses désavantages. «Ce ne sera pas la même chose du côté de la cohésion d’équipe, car c’est un aspect qui se bâtissait beaucoup avec le voyage. C’est une belle expérience dont les athlètes doivent malheureusement faire leur deuil», poursuit-il, maintenant que le voyage hivernal à Orlando ne constituait pas un avantage indu pour sa formation. «Je ne pense pas que le fait d’aller en Floride nous rendait supérieurs aux autres», signale-t-il.

Le receveur de passes Jonathan Breton-Robert partageait le point de vue de son entraîneur quant à l’interdiction de tenir des camps hors du Canada. «C’est sûr que c’est différent cette année. Au moins, on est dans nos installations, mais la Floride, c’était très bon pour développer l’esprit d’équipe. Selon moi, c’est un peu du nivellement par le bas», a-t-il déploré en faisant référence à l’interdiction décrétée par U Sports.

Calendrier

Il n’y a pas que le changement d’emplacement du camp de printemps qui faisait tiquer Constantin vendredi puisque le calendrier de la prochaine saison de football universitaire a été dévoilé et qu’il comporte une semaine de congé pour le Rouge et Or dès la première semaine de compétition et une deuxième lors de la cinquième semaine de jeu. De plus, le Rouge et Or lancera sa saison à domicile le 6 septembre contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal.

«On aurait aimé que le match contre Montréal ne soit pas en ouverture... C’est que le match d’ouverture et le match contre les Carabins sont toujours des parties très courues par les partisans. Mettre notre premier match local contre les Carabins aura certainement un effet sur nos foules», indique-t-il.

«De plus, les deux matchs contre les Carabins sont très tôt, chez nous le 6 septembre et à Montréal le 10 octobre. Normalement, tu ne vois jamais ça. Dans la NCAA, aux États-Unis, c’est la dernière semaine de jeu qui est qualifiée de «Rivalry Week». Les équipes entre lesquelles il y a une grande rivalité s’affrontent à la fin de la saison, pas au début!», déplore-t-il.

Pour compenser le fait que l’équipe débute sa saison par une semaine de congé, le Rouge et Or a ramené un match hors-concours présaison contre une équipe d’une autre conférence canadienne. Cette tradition avait fait relâche l’an dernier après avoir eu lieu de 2006 à 2018. Le Rouge et Or affrontera donc les Ravens de Carleton le 29 août au Stade Telus dans un match de quatre quarts de 12 minutes chacun. 

«Nous avons trouvé un bon partenaire cette année. C’est important pour nous de jouer ce match, car je crois qu’on avait ressenti l’an dernier les effets de ne pas avoir joué de match hors-concours. Dans la NFL, la meilleure ligue de football au monde, on joue quatre matchs hors-concours par année et dans la Ligue canadienne de football (LCF), on en joue deux. C’est un peu illogique qu’on n’en joue aucun au niveau universitaire, n’est-ce pas?», a-t-il conclu.

+

Patinage de vitesse

Laurent Dubreuil remporte l'or en Norvège

HAMAR, Norvège — Le Québécois Laurent Dubreuil a obtenu la médaille d’or à l’épreuve masculine du 500 mètres, vendredi, lors des Championnats du monde de sprint et de toutes distances de l’ISU.

Dubreuil, de Lévis, a parcouru la distance en un temps de 34,55 secondes, ce qui lui a permis de devancer le Japonais Tatsuya Shinhama (34,58) et le Russe Pavel Kulizhnikov (34,60). Le Canadien Davis La Rue a conclu l’épreuve au 18e échelon.

Âgé de 27 ans, Dubreuil, qui a terminé cinquième au 1000 mètres, occupe actuellement la deuxième place au classement général après la première journée de compétitions.

Jeremy Wotherspoon, en 2008, est le dernier Canadien a avoir terminé au sommet du classement à ces Championnats du monde.

Chez les dames, Kaylin Irvine, de Calgary, a pris la huitième place au 500 mètres (38,00 secondes) et la 14e au 1000 mètres (1:16,28). Irvine était la Canadienne la mieux classée après la journée de vendredi, alors qu’elle pointe au 12e rang. Ses compatriotes Heather McLean, de Winnipeg, et Abigail McCluskey, de Penticton en Colombie-Britannique, se retrouvent respectivement aux 16e et 22e échelons.

La portion «sprint» des compétitions prendra fin samedi, avec la tenue d’une deuxième épreuve de 500 mètres et de 1000 mètres. La portion «toutes distances» se mettra en branle avec les courses de 500 mètres, de 3000 mètres chez les dames et de 5000 mètres chez les hommes.

Sports

Plongeon: les duos canadiens récoltent 3 médailles à la Série mondiale de Montréal 

MONTRÉAL — Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. C’est en quelque sorte ce qu’ont fait les duos canadiens vendredi à la Série mondiale de plongeon de Montréal, en l’absence de la Chine.

Les Canadiens ont conclu la première journée de compétitions au Centre sportif du Parc olympique avec une solide récolte de deux médailles d’or et d’une de bronze.

Cette compétition est cependant un peu moins relevée qu’initialement prévu, notamment à cause de la menace associée à la propagation du coronavirus. Après avoir confirmé la semaine dernière que l’équipe chinoise ferait l’impasse sur la compétition, Plongeon Canada a indiqué jeudi que d’autres pays, dont le Japon, la Corée du Sud, l’Italie et la France seraient absents ce week-end.

Ainsi, après la conquête de l’or de Meaghan Benfeito et Caeli McKay à la tour synchro chez les dames en début d’après-midi, leurs compatriotes Jennifer Abel et Mélissa Citrini-Beaulieu ont doublé la mise en début de soirée, au tremplin de 3 m synchro.

Puis, pour compléter la journée, Zsombor-Murray et Vincent Riendeau ont mis la main sur le bronze à la tour synchro, en vertu d’un pointage cumulatif de 407,76. La Russie (412,44) et le Mexique (407,94) les ont devancés.

Benfeito et McKay ont ainsi pu tourner la page à la suite de leur contre-performance l’été dernier aux Championnats du monde de la FINA à Gwangju.

En Corée du Sud, Benfeito et McKay avaient obtenu une quatrième place crève-coeur, tout juste derrière les Américaines, à la tour synchro chez les dames aux Mondiaux. Elles avaient ainsi échoué à leur première tentative de se qualifier dans cette épreuve pour les Jeux olympiques de Tokyo.

«C’est sûr que ça fait du bien, parce que nous étions un peu déçues de notre épreuve en Corée du Sud, a expliqué Benfeito, qui participait à une première compétition depuis les Jeux panaméricains de Lima en août dernier. Les Américaines ont plongé après nous, mais ça ne voulait rien dire. Nous sommes maintenant en 2020, c’est une nouvelle année et une nouvelle compétition.

«On s’entraîne fort - oui, c’était une erreur de notre part en Corée du Sud -, mais aujourd’hui ça montrait qu’on travaille fort et qu’on méritait d’être sur le podium», a poursuivi la triple médaillée olympique.

Benfeito, de Montréal, et McKay, de Calgary, ont conclu la compétition avec 313,02 points, loin devant leurs plus proches poursuivantes. L’équipe malaisienne a mérité l’argent, à 15,36 points, tandis que la formation russe a complété le podium, à 24,72.

Les représentantes de l’unifolié ont occupé le deuxième rang à l’issue des deux premières manches, derrière les Malaisiennes, avant de dégringoler d’un rang après avoir été brouillonnes sur leur triple saut périlleux arrière et demi retourné.

Elles ont retrouvé leur aplomb lors de la quatrième manche, avant de couronner leur remontée en réussissant leur double saut périlleux arrière et demi avec une vrille et demie, lors de leur cinquième et dernier passage. Benfeito et McKay ont ainsi obtenu leur première médaille ensemble en Série mondiale.

«Nous n’avons pas regardé le tableau pendant toute l’épreuve. Nous étions tout de même assez confiantes de gagner cette compétition - nous nous battons très souvent contre les Malaisiennes, donc ça fait du bien de les dépasser aujourd’hui, à la maison», a résumé Benfeito.

Ce résultat est encourageant pour Benfeito, qui avait indiqué jeudi qu’elle est toujours incommodée par une blessure à un coude subie l’an dernier. Cette dernière a d’ailleurs choisi de faire une croix cette saison sur l’épreuve mixte à la tour, en compagnie de son partenaire Nathan Zsombor-Murray, afin d’éviter d’aggraver sa blessure. Vendredi, elle s’est fait rassurante.

«Ç’a super bien été aujourd’hui. J’ai mis un sac de glace sur mon coude tantôt, mais j’ai réussi mes entrées à l’eau, donc ça c’est motivant pour demain», a évoqué la plongeuse âgée de 30 ans, qui sera de retour en action samedi à l’occasion de l’épreuve individuelle à la tour.

Quant à Abel et Citrini-Beaulieu, elles ont dominé leurs adversaires d’un bout à l’autre au tremplin de 3 m synchro, concluant la compétition avec un coussin de 12 points en tête. Les représentantes de l’unifolié ont récolté un total de 298,83 points et devancé le Mexique (286,20) et la Russie (285,60).

«La foule nous a inspirées ce soir, a d’abord évoqué Abel. C’est un bon départ, et nous voulons maintenant nous améliorer en vue de la prochaine compétition, et pour le reste de la saison.»

Un problème de constance

Les coéquipiers de Zsombor-Murray et Riendeau ont toutefois connu moins de succès qu’eux, au tremplin de 3 mètres synchro.

Les Québécois Philippe Gagné et François Imbeau-Dulac ont abouti au quatrième rang en vertu d’une récolte de 380,19 points. La compétition a été remportée par la Russie avec 421,95 points, suivie de la Grande-Bretagne (415,74) et du Mexique (407,22).

«J’ai commis une erreur sur mon cinquième plongeon, mais même si je l’avais évitée, l’écart de 27 points (derrière les Mexicains) était trop imposant», a souligné Imbeau-Dulac.

«Nous ne pouvons pas être très déçus, parce qu’on savait que les trois premières équipes sur le podium ont des degrés de difficulté excessivement élevés. On va vraiment essayer de jouer sur la constance pour rétrécir l’écart cette saison», a-t-il ajouté.

La Série mondiale de plongeon de Montréal se poursuivra samedi et dimanche, et elle sert en quelque sorte de répétition aux athlètes en vue des Jeux olympiques de Tokyo, qui doivent avoir lieu l’été prochain.

Natation

Coup de massue pour le nageur Sun Yang, suspendu huit ans

LAUSANNE — Coup de massue pour Sun Yang : le nageur chinois, icône sportive dans son pays, a écopé vendredi de huit ans de suspension, la plus lourde sanction qu’il encourait devant le tribunal arbitral du sport (TAS), pour la destruction à coups de marteau d’un échantillon lors d’un contrôle antidopage inopiné datant de septembre 2018.

À 28 ans, Sun Yang, premier nageur chinois sacré champion olympique en 2012, se voit ainsi privé des Jeux de Tokyo dans cinq mois (24 juillet-9 août). Et, au-delà, voit probablement sa carrière toucher à sa fin.

Triple champion olympique (400 m et 1500 m en 2012, 200 m en 2016) et sacré onze fois champion du monde entre 2011 et 2019, le natif de Hangzhou, près de Shanghaï, a toutefois rapidement annoncé qu’il allait déposer un recours contre cette sanction «injuste» à ses yeux.

Une procédure devant le tribunal fédéral suisse est l’ultime carte dont il dispose. Il peut demander que sa suspension ne soit pas exécutée le temps qu’une décision définitive soit rendue, mais ce sera au tribunal fédéral de trancher.

Le contrôle antidopage qui vaut à Sun Yang huit ans de suspension remonte à septembre 2018 à son domicile chinois et s’était achevé de manière rocambolesque, sur la destruction d’un échantillon de sang au marteau. Pour sa défense, le nageur a argué que les contrôleurs n’avaient pas produit «les documents prouvant leur identité». Ce que n’a pas retenu le TAS.

Deuxième violation 

«Le jury a déterminé unanimement que le personnel chargé du contrôle antidopage avait respecté toutes les exigences» réglementaires, a expliqué vendredi matin son secrétaire général, Matthieu Reeb. «Deuxièmement, l’athlète n’a pas établi qu’il avait une explication valable pour détruire son échantillon et troisièmement, il ne (lui) revenait pas de décider seul qu’un contrôle antidopage devait être invalidé et un échantillon détruit.»

«En conséquence, Sun Yang a commis une violation des règles antidopage en falsifiant le contrôle. Considérant qu’il s’agit de sa deuxième (...) et en l’absence de circonstances atténuantes, le jury a conclu qu’une suspension de huit ans devait être infligée», à compter de ce vendredi, a complété M. Reeb.

Sun Yang avait déjà été suspendu trois mois pour un contrôle positif à un stimulant (trimétazidine) en 2014. Dans le plus grand secret, puisqu’il n’avait été rendu public qu’une fois sa sanction largement purgée.

Néanmoins, les résultats obtenus par le nageur postérieurement au contrôle avorté de septembre 2018, en particulier les titres mondiaux des 200 m et 400 m remportés à Gwangju (Corée du Sud) en juillet dernier, ne lui sont pas retirés, notamment parce qu’il n’a pas fait l’objet de contrôle positif dans l’intervalle.

Camouflet pour la Fina

L’affaire de l’échantillon détruit a atterri devant le TAS après un recours de l’Agence mondiale antidopage (AMA) contre de précédentes conclusions controversées de la Fédération internationale de natation (Fina), qui avait blanchi Sun Yang pour vice de forme. La Fina subit ainsi un sévère camouflet.

L’AMA, qui estimait que «de nombreux points (de la décision de la Fina) semblaient incorrects au regard du code mondial antidopage», a immédiatement salué la décision du TAS, qui «confirme ces inquiétudes et constitue un résultat significatif», par la voix de son directeur général Olivier Niggli.

«Bravo le TAS ! Bonne décision, a tweeté le Sud-Africain Chad Le Clos, vice-champion olympique du 200 m en 2016, derrière Sun. Comme beaucoup d’autres nageurs propres, j’ai couru contre Sun Yang et +perdu+. Les tricheurs n’ont pas leur place dans le sport.»

La relaxe initialement prononcée par la Fina avait permis à Sun Yang de participer aux Mondiaux-2019. Ça n’avait pas été du goût des autres nageurs : plusieurs d’entre eux avaient alors ostensiblement manifesté leur défiance face à sa présence. L’Australien Mack Horton, médaillé d’argent du 400 m — devancé par Sun —, avait refusé de monter sur le podium en signe de protestation. Puis le Britannique Duncan Scott, en bronze sur 200 m, avait refusé de lui serrer la main à la fin de la cérémonie protocolaire.

Cette fois-ci, la Fina a dit «prendre acte du jugement publié par le TAS» et annoncé qu’elle «appliquerait la décision du TAS en ce qui concerne l’action disciplinaire à l’encontre du nageur».

L’imposant Chinois (1,98 m) était déjà dans le collimateur des nageurs depuis sa première suspension.

«Sun Yang, il pisse violet», s’était emporté le Français Camille Lacourt lors des JO-2016 à Rio.

Tennis

Internationaux de Dubaï: Djokovic bien en selle

DUBAï — Assuré de conserver lundi la première place mondiale, Novak Djokovic affrontera vendredi pour une place en finale à Dubaï Gaël Monfils, contre lequel il n’a jamais perdu, alors que Stefanos Tsisipas partira favori contre Daniel Evans.

Dans son quart de finale, «Djoko» a surclassé le Russe Karen Khachanov, 17e mondial, en deux sets (6-2, 6-2) et 1h06.

Quadruple vainqueur de l’épreuve (2009-2011 et 2013), le Serbe a rapidement pris le service de son adversaire dans les deux manches et Khachanov a également montré des signes d’agacement par rapport à sa couverture du terrain.

Le dernier affrontement sur le circuit ATP entre les deux joueurs avait tourné à l’avantage du Russe, lors de la finale du Masters 1000 de Paris en 2018.

Avant de songer à un cinquième titre dans la mégalopole des Émirats arabes unis, le natif de Belgrade va trouver sur son chemin un autre homme en forme ces dernières semaines.

Dans une confrontation 100 % française, Gaël Monfils, no 9 mondial, s’est en effet aisément défait de son compatriote Richard Gasquet, classé au 56e rang, 6-3, 6-3 en 1h13.

Monfils, titré à Montpellier et Rotterdam cette saison, reste sur 12 victoires consécutives, mais il a été battu par Djokovic, de très loin sa bête noire, lors de leurs 16 affrontements, le dernier à la Coupe ATP en janvier.

Seize, c’est aussi le nombre de victoires cette saison de Djokovic, invaincu depuis le début d’année, en comptant sa participation à la Coupe ATP.

Alors que le public était présent en nombre pour assister à la démonstration de Djokovic, le match entre Monfils et Gasquet s’est déroulé devant des tribunes quasiment vides.

Tsitsipas/Evans

Dans l’autre demi-finale, le Grec Stefanos Tsisipas rencontrera le Britannique Daniel Evans.

Tsitsipas, sixième joueur mondial, a remporté un combat de près de deux heures et demie contre l’Allemand Jan-Lennard Struff (no 34).

Vainqueur 4-6, 6-4, 6-4, le récent lauréat du tournoi de Marseille a éprouvé quelques difficultés.

«C’était très serré, j’étais un peu fatigué aujourd’hui», a déclaré Tsitsipas à l’issue du match. Mais «ce match était important pour moi, donc j’ai essayé de le cacher», a-t-il encore affirmé.

Solides sur leur mise en jeu, Tsitsipas et Struff se sont rendu coup pour coup, particulièrement dans la dernière manche, mais c’est finalement l’Allemand qui a craqué le premier en concédant son jeu de service à 4-4 dans le troisième set.

Son adversaire a confirmé le bris dans la foulée pour remettre le compteur des confrontations Struff-Tsitsipas à égalité (deux victoires chacun).

Evans s’est lui imposé 6-2, 7-6 (11/9) contre le Russe Andrey Rublev, tête de série no 6 du tournoi émirati.

«C’était difficile [...] Je n’avais juste pas envie de disputer un troisième set. Je pense que c’est ce qui a fait la différence» dans la seconde manche, a confié le 37e joueur mondial.

Le Britannique de 29 ans a disputé deux finales sur le circuit ATP mais ne compte aucun titre à son palmarès.

Qatar

Au Qatar, la favorite Ashley Barty a battu l’ancienne première raquette mondiale Garbiñe Muguruza, 6-1, 6-7 (4), 6-2, jeudi, pour obtenir son billet pour les demi-finales.

Barty a pris les devants 5-2 lors de la manche décisive et Muguruza a mis fin à la rencontre en envoyant un coup droit un peu trop loin. L’Australienne se mesurera à Petra Kvitova, qui a pris la mesure de Ons Jabeur 7-6 (2), 7-6 (4).

Canadien

Le CH gaspille une avance de deux buts et perd 5-2 face aux Rangers

MONTRÉAL — Les détenteurs d'abonnements saisonniers au Centre Bell vont commencer à croire qu'ils regardent le même match chaque soir.

Pour une quatrième fois de suite, le Canadien de Montréal a gaspillé une avance d'au moins deux buts devant ses partisans, jeudi soir, s'inclinant finalement 5-2 face aux Rangers de New York.

Les Rangers ont frappé deux fois dans un intervalle de 1:15 à mi-chemin en troisième période pour renverser la formation montréalaise.

Le Tricolore avait aussi gaspillé une avance de deux buts mardi, dans un revers en prolongation de 4-3 face aux Canucks de Vancouver, de trois buts le 15 février, en route vers une défaite en prolongation de 4-3, face aux Stars de Dallas, et de deux buts le 10 février, dans un revers de 3-2 face aux Coyotes de l'Arizona.

«Nous sommes capables de jouer 40 minutes, mais incapables d'en jouer 60, a déclaré l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, visiblement frustré. Nous encourageons les joueurs à jouer 60 minutes, à rester agressifs et à ne pas jouer sur les talons en troisième période. Ce n'est pas ça qui se produit. Regardez les buts, nous étions sur les talons.

«Je ne peux pas jouer pour les joueurs. À un moment donné, il faut que la décision vienne d'eux.»

Le Canadien a glissé à neuf points des Maple Leafs de Toronto et d'une place en séries éliminatoires. Les Maple Leafs ont vaincu les Panthers de la Floride 5-3, jeudi soir.

Max Domi et Tomas Tatar ont offert un coussin de 2-0 au Canadien (29-28-9). Carey Price a repoussé 30 lancers.

Price en était à un 11e départ consécutif. Il a défendu le filet du Tricolore lors de 17 de ses 18 derniers matchs.

«Il a eu une journée de repos entre chaque match et il ne patine pas les jours de match. Il a fait des arrêts incroyables encore une fois ce soir, a martelé Julien quand il a été questionné sur la charge de travail de son gardien vedette. Un tir se faufile à travers son équipement et vous allez remettre en question son niveau de fatigue? Et que pensez-vous des arrêts qu'il a réussis? Vraiment?»

Ryan Strome a inscrit deux buts et une aide, Adam Fox a amassé un but et une aide, tandis que Phillip Di Giuseppe et Mika Zibanejad ont également touché la cible pour les Rangers (35-24-4), qui ont gagné un cinquième match de suite. Artemi Panarin et Ryan Lindgren ont récolté chacun deux aides et Alexandar Georgiev a réalisé 32 arrêts.

Domi, la bougie d'allumage

Pour un troisième match de suite, Domi a été la bougie d'allumage du Canadien. Il a ouvert la marque après 3:12 de jeu quand il a vu sa passe dévier sur le patin de Fox avant d'aboutir dans l'objectif.

Il s'agissait pour Domi d'un sixième point en quatre matchs.

La première portion de la deuxième période n'a pas été très animée. Georgiev s'est signalé en revenant à temps devant son filet après s'être fait ravir le disque par Gallagher et il a privé Phillip Danault d'un but certain.

Georgiev a toutefois été impuissant devant Tatar avec 2:59 à faire. Tatar, qui était en échappée, y est allé d'une belle série de feintes avant de marquer du revers.

Dale Weise aurait pu assomer les Rangers quelques instants plus tard, mais il s'est buté à Georgiev.

Les Rangers ont remercié leur gardien en réduisant l'écart avec 1:26 à écouler au deuxième vingt. Di Giuseppe a profité d'une mise en scène parfaite de Fox pour inscrire son premier but de la saison.

Les visiteurs ont continué à appliquer de la pression au retour de la pause. Price a réalisé un arrêt de justesse du bouclier aux dépens de Zibanejad après un peu plus de sept minutes de jeu.

Zibanejad a eu sa revanche avec 8:54 à faire, déjouant Price avec un tir bas du côté du bouclier à partir du cercle des mises en jeu à la gauche du gardien.

Fox a ensuite donné les devants aux Rangers 1:15 plus tard, quand son lancer s'est faufilé à travers la circulation pour surprendre Price.

Strome a porté le coup de grâce en avantage numérique, avec 4:37 à écouler. L'attaquant des Rangers a ajouté un but d'assurance dans un filet désert avec 1:33 à faire.

L'attaquant Charles Hudon avait été rappelé du Rocket de Laval plus tôt dans la journée et remplaçait Jonathan Drouin, incommodé par une blessure à une cheville.

Le Canadien jouera son prochain match samedi, quand il accueillera les Hurricanes de la Caroline.

Échos de vestiaire

Le Canadien a encaissé un 10e revers quand il mène après deux périodes (18-6-4), un sommet dans la LNH. Carey Price a noté que c'était peut-être un problème de mentalité:

«Nous devons continuer à appliquer de la pression. Dès le niveau Pee-Wee, les entraîneurs répètent de jouer comme si le pointage était 0-0. Ça ne devrait pas être un problème.»

Tomas Tatar a rappelé qu'une des forces du Canadien était sa capacité à remonter:

«Nous sommes capables de faire des remontées, mais pour une raison quelconque, nous avons des ennuis quand nous avons l'avance. C'est dommage.»

Phillip Danault ne voulait pas donner trop de crédit aux Rangers pour leur remontée:

«Toutes les équipes ont une part de crédit qui leur reviennent. [Les Rangers] ont poussé fort, mais nous ne sommes pas capables de défendre notre avance.»

Hockey

Le but en or de Crosby: «Une question de fierté nationale»

MONTRÉAL — Quand le sujet du but vainqueur de Sidney Crosby aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010 est abordé avec quelqu’un, les premiers mots qui sortent de sa bouche sont presque toujours : «Je me souviens exactement où j’étais.»

L’attaquant Jordan Weal du Canadien de Montréal, qui est natif de North Vancouver mais qui évoluait pour les Pats de Regina dans la Ligue de l’Ouest, se rappelle avoir suivi la rencontre dans le sous-sol d’un coéquipier le 28 février 2010 et avoir sauté jusqu’au plafond quand Crosby a donné la victoire au Canada à 7:40 de la prolongation.

«Je regardais le match avec un Suédois, un Américain et un autre Canadien, a-t-il récemment raconté à La Presse canadienne. C’était un moment spécial et un match intense. Tout le monde était sur le bout de sa chaise!»

Tout le monde a sa petite histoire sur le but de Crosby, qui représente sans aucun doute l’un des grands moments du sport canadien. Il fait même partie de ces quelques événements qui transcendent l’univers sportif et qui ont marqué l’imaginaire des gens de toutes les sphères de la société.

«C’était une question de fierté nationale, a rappelé Jean-Patrice Martel, ancien président de la Société internationale de recherche sur le hockey. La victoire était indispensable.»

Il n’y a que très peu de moments sportifs qui égalent l’importance du but de Crosby, selon Martel. Ce but a d’ailleurs souvent été comparé à celui de Paul Henderson, qui a permis au Canada de remporter la Série du siècle, en 1972.

Crosby c. Henderson

Aux yeux de Martel, il est toutefois impossible de placer le but de Crosby devant celui de Henderson.

«Au Canada, le concept d’équipe nationale avec des joueurs professionnels n’existait pas vraiment, a-t-il rappelé. Il y avait aussi moins d’échanges dans la LNH et c’était bizarre de voir Phil Esposito sur le même trio qu’Yvan Cournoyer.

«C’était aussi nouveau de voir les Soviétiques débarquer. Ils n’étaient pas expressifs. [...] Il s’est créé des mythes entourant leur style de jeu.»

Les attentes avaient chaviré plus d’une fois pendant la série de huit rencontres. Les Canadiens s’attendaient à balayer la série, mais après avoir vu leurs favoris être humiliés 7-3 lors du premier match, on croyait que les Soviétiques allaient tout gagner.

La série s’était finalement jouée au huitième match. Le Canada avait comblé un déficit de deux buts à la troisième période, puis Henderson avait inscrit son but historique avec 34 secondes à faire. «On n’imaginerait pas aujourd’hui un match aussi important être présenté en après-midi pendant la semaine, a souligné Martel. Il est difficile de faire la comparaison avec le but de Crosby, mais je ne pense pas qu’un autre événement atteindra le niveau du but de Henderson. Avec le marketing du sport aujourd’hui, il y a tellement un gros battage médiatique autour de ces événements. Le ratio entre l’événement et la couverture qui y est consacrée est tellement différent.

«Il ne se passait plus rien dans les rues des villes à travers le Canada, a ajouté Martel en revenant sur le match ultime de la Série du siècle. Plusieurs écoles avaient interrompu les cours pour permettre aux enfants de regarder le match sur des télévisions installées dans le gymnase. De mon côté, puisque le Canada perdait 5-3 après deux périodes, nous étions retournés en classe!»

Mémorable

Martel croit que les circonstances entourant le but de Crosby ont contribué à le rendre si mémorable.

«C’était chez nous et avec une de nos plus fortes équipes jamais assemblées sur glace, a-t-il noté. En prolongation, c’est encore plus stressant, mais ça rend la victoire encore plus réjouissante. Si le Canada avait gagné 5-0, nous aurions été contents, mais nous ne nous rappellerions probablement pas autant du but gagnant.»

Martel a admis que même si le but vainqueur de Henderson en 1972 demeurait le plus grand moment sportif canadien, il sentait son importance diminuer au fil du temps, particulièrement au Québec.

«Il y a une génération qui va dire que la Série du siècle, c’était à une époque passée, a-t-il mentionné. Ils vont plutôt se rappeler de Crosby qui demande la rondelle à Jarome Iginla en criant : “Iggy!” puis son tir qui surprend Ryan Miller entre les jambières et les célébrations dans le coin de la patinoire.

«Je dirais que pour les gens qui sont nés après 1985, ce sera le plus grand événement sportif canadien dont ils vont se souvenir parce qu’ils l’ont vécu.»

F1

Essais hivernaux: Vettel le plus rapide, ennuis mécaniques pour Hamilton

MONTMELO, Espagne — Le pilote Ferrari Sebastian Vettel a inscrit le temps le plus rapide de la dernière journée des essais hivernaux de Formule 1, jeudi, tandis que Lewis Hamilton a dû couper court à sa session en raison d'ennuis mécaniques.

La Mercedes de Hamilton s'est arrêtée sur le bitume du circuit de Catalogne, entraînant le déploiement d'un drapeau rouge et privant le sextuple champion du monde de deux heures en piste.

L'écurie a indiqué que cette panne a été causée par une anomalie de la pression d'huile et qu'elle allait investiguer pour trouver la nature du problème.

Vettel stoppé le chrono à une minute, 16,841 secondes (1:16,841) lors de son tour le plus rapide, le meilleur temps de l'écurie au cours des cinq jours d'essais.

Pierre Gasly (AlphaTauri) a réussi le deuxième temps, devant le Québécois Lance Stroll (Racing Point). Le pilote de Mont-Tremblant a ainsi complété 130 tours, à l'occasion d'une journée où les conditions en piste ont passablement évolué.

«Nous avons effectué beaucoup de tours - mon cou va être un peu raide demain matin!, a déclaré Stroll en riant. Nous avons été un peu retenus par la pluie ce matin, et il y avait vraiment du vent cet après-midi, ce qui a un peu compromis la séance pour tout le monde. Dans l'ensemble, la voiture s'est assez bien comportée et nous sommes satisfaits du résultat.»

Pour sa part, le Torontois Nicholas Latifi a abouti en quatrième place, tout juste derrière son compatriote. Latifi, un pilote titulaire recrue chez Williams, s'est dit optimiste pour la saison 2020.

«Elle (la voiture) a fait un bond en avant, sans aucun doute, a déclaré l'Ontarien. C'est difficile de savoir à quel point nous serons près de nos adversaires à Melbourne, car nous ignorons ce que font les autres équipes. Mais nous sommes certains que nous nous sommes améliorés (par rapport à l'an dernier). Il s'agira d'être patients de voir où nous en serons, mais je suis vraiment excité pour la saison qui est à nos portes.»

De son côté, Stroll a lui aussi dressé un bilan positif des deux dernières semaines passées au circuit Catalunya de Barcelone - même s'il a dû s'adapter, comme tous les autres pilotes, au nouveau format écourté des essais hivernaux.

«C'est bizarre d'avoir un peu moins de temps à bord de la voiture par rapport aux années précédentes, mais je dirais que ç'a été mes meilleurs essais hivernaux en carrière. Je me sens frais après tous ces essais, et je suis prêt à commencer la saison», a résumé le pilote âgé de 20 ans.

Les essais se concluront vendredi.

Le premier Grand Prix de la saison, à Melbourne, en Australie, sera disputé le 15 mars.

Sports

Le coronavirus pris au sérieux à la Série mondiale de plongeon de Montréal

MONTRÉAL — Même si le Québec est toujours épargné par le coronavirus, les conséquences de sa propagation sur la planète se feront sentir ce week-end à la Série mondiale de plongeon de Montréal, au Centre sportif du Parc olympique.

Après avoir confirmé la semaine dernière que l’équipe chinoise fera l’impasse sur la compétition, Plongeon Canada a indiqué que d’autres pays, dont le Japon, la Corée du Sud, l’Italie et la France seront également absents. Selon l’organisation, l’absence de la Chine ce week-end serait attribuable à des problèmes de visa - et non au coronavirus.

Pour calmer les craintes, la FINA a souligné jeudi qu’elle avait transporté dans la métropole tout le matériel nécessaire pour procéder aux tests de dépistage du virus, et même dépêché à Montréal une équipe de médecins pour faire le point sur la situation.

«Tout d’abord, il faut rappeler qu’aucun cas n’a encore été confirmé au Québec, a évoqué le Dr Jim Miller, de la FINA. De plus, nous tentons de limiter les risques de propagation aux athlètes. Il semble, présentement, que le mode de transmission du virus COVID-19 soit davantage aérien que par des gouttelettes. C’est très similaire aux autres types d’influenzas, bien que nous n’ayons toujours pas une idée précise du mode de transmission.

«En conséquence, nous recommandons aux athlètes les mêmes précautions que celles pour la grippe; c’est-à-dire de bien se laver les mains, et de limiter les contacts entre personnes. De plus, nous leur recommandons d’utiliser abondamment les liquides désinfectants, et de rapporter tout cas qui semble suspect et qui mérite d’être analysé.»

M. Miller a ajouté que son équipe et lui avaient visité tous les hôpitaux montréalais qui sont en mesure d’effectuer des tests de dépistage du coronavirus, afin de vérifier s’ils y avaient été exposés. Le médecin a également indiqué que pour l’instant, aucun cas ne s’était révélé positif au coronavirus parmi les plongeurs.

Par ailleurs, il a dit que la FINA n’avait toujours pas pris de décision quant à la tenue - ou non - de l’épreuve-test en plongeon en vue des Jeux olympiques de Tokyo qui doit avoir lieu en avril. Pour sa part, une porte-parole de Plongeon Canada a indiqué qu’une décision devrait être prise à ce sujet «quelque part au mois de mars».

Entre-temps, la FINA a annoncé plus tôt cette année que la deuxième escale de la Série mondiale de plongeon, qui devait avoir lieu à Pékin, en Chine, a été annulée à cause de la menace du coronavirus.

Cette décision s’inscrit dans la longue liste des événements sportifs qui ont été annulés depuis l’éclosion du COVID-19, et parmi lesquels se retrouvent notamment les Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste de Séoul, en Corée du Sud, le Grand Prix de Formule 1 de Chine ainsi que des matchs de la Série A italienne de soccer.

Des leçons tirées des JO de Rio

La Presse canadienne a sondé quelques plongeurs canadiens présents sur place, jeudi, afin de déterminer s’ils étaient préoccupés par le coronavirus. L’opinion différait, d’un athlète à l’autre.

«C’est tellement loin - le virus se propage en Asie, et maintenant en Europe -, mais j’ai l’impression que nous l’avons vraiment à l’oeil ici, au Canada, et encore davantage ici, à l’INS, a mentionné Jennifer Abel. Nous sommes suivies par des médecins, donc ce n’est pas quelque chose qui me stresse. Ceci étant dit, c’est certain qu’on prend des précautions. J’ai toujours du ‘Purel’ ou des lingettes désinfectantes sur moi, et ce sera encore le cas lorsqu’on commencera à effectuer des voyages en avion. On ne le prend pas à la légère, même s’il y a toujours quelque chose pendant une année olympique.»

La Lavalloise âgée de 28 ans a ajouté qu’elle avait tiré de nombreuses leçons de l’éclosion du Zika, pendant les mois qui ont précédé les Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016. Ainsi, jure-t-elle, son niveau de stress est beaucoup moins élevé cette fois-ci, par rapport au coronavirus.

«Personnellement, le Zika, ça me stressait un peu plus, parce que le virus était transmis par des moustiques. Je me souviens de m’être fait piquer pendant une Coupe du monde qui avait précédé les JO à Rio, et de l’avoir regardée (la piqûre), mais finalement rien n’était arrivé, a raconté Abel. Ça ne m’a pas déconcentrée, même si parfois on réagit excessivement. Au fond, il faut juste se dire que tout ça, ça fait partie de la vie.»

Et c’est exactement cet état d’esprit que compte adopter sa compatriote Meaghan Benfeito d’ici aux JO de Tokyo en juillet - à condition qu’ils aient bel et bien lieu.

«Sans dire que je ne porte par attention aux nouvelles, je ne veux pas commencer à trop y penser, à cause du fait que les Jeux sont à Tokyo, et que c’est en Asie, a-t-elle évoqué. J’aimerais quand même ça aller aux Jeux olympiques, car s’ils les annulent, alors ça me ferait de la peine, parce que j’ai quand même repoussé ma retraite de quatre ans pour m’y rendre.»

Basketball

Le Rouge et Or en grande finale

Le Rouge et Or de l’Université Laval passe en grande finale du circuit universitaire québécois de basketball féminin en vertu d’une victoire de 55 à 51 arrachée mercredi soir aux Martlets de McGill.

Les deux formations se sont échangé l’avance entre les deuxième et troisième quarts. Laval a vu son avance de 15 à 10 fondre à seulement trois points après deux quarts et les Martlets ont même pris une courte avance de 37 à 36 au troisième quart.

Remparts

Drummondville 3/Québec 2: vainqueurs aux tirs, perdants aux buts [VIDÉO]

Les Remparts de Québec ont eu beau dominer les Voltigeurs de Drummondville 37 à 19 au chapitre des lancers au but, ça n’a pas été suffisant mercredi soir. Les représentants du Centre-du-Québec ont quitté le Centre Vidéotron avec une victoire de 3 à 2 et les deux points au classement.

«Anthony Morrone est un bon gardien, on ne peut pas lui enlever, il a joué un bon match. Cependant, on a raté le filet à plusieurs occasions, on a lancé sur lui», a commenté Pierrick Dubé, auteur du second but des siens en troisième période. Quelques secondes plus tard, Aleksei Sergeev frappait la barre horizontale avec un lancer qui aurait pu être le but égalisateur.

«Quand on a beaucoup d’avantages numériques comme ça, il faut que ce soit des occasions de changer l’issue du match, mais ce soir, ça n’a pas été le cas. Il faudra être meilleurs. C’est décevant, car on a joué un beau match et la luck n’était pas de notre côté», a ajouté le capitaine Anthony Gagnon.

Gagnon et un autre vétéran, le défenseur Darien Kielb, n’ont pas impressionné leur entraîneur avec leur jeu mercredi. Patrick Roy les a d’ailleurs identifiés dans son point de presse d’après-match. «Dans un match comme celui de ce soir, nos plus vieux doivent être nos meilleurs et Kielb n’a pas connu un fort match. C’est la même affaire avec notre capitaine, je n’ai pas senti qu’on avait ce mordant. On ne prend pas des tirs de qualité pour marquer des buts», a-t-il analysé.

«Quand tu domines 37 à 19 au chapitre des lancers, tu t’attends à gagner ce match-là, alors c’est décevant», a résumé Roy.

De l’autre côté de la patinoire, l’entraîneur des Voltigeurs, Steve Hartley, était de meilleure humeur. «Morrone a été solide devant le filet et c’est à ça qu’on s’attend d’un gardien de 20 ans. Les désavantages numériques ont ralenti notre rythme un peu. On a plié, mais on n’a pas cassé.»

Les Remparts ont limité les Voltigeurs à 11 tirs au cours des deux premiers engagements, mais une séquence d’une minute 41 secondes en fin de première a été suffisante pour pousser les visiteurs en avant. 

Ayant saisi une belle passe de Nicholas Girouard, Isiah Campbell n’a eu aucune peine à pousser le disque dans un but béant à 16:44. Ensuite, c’est Brandon Skubel qui a fait le tour du filet pour ensuite déjouer Tristan Côté-Cazenave.

Il aura fallu quatre avantages numériques avant que les Diables rouges ne réussissent à déjouer Morrone. C’est Gabriel Montreuil, avec un lancer du revers qui a frappé Morrone pour se retrouver au fond du filet, qui a ainsi réduit l’écart avec moins d’une minute à faire au deuxième engagement.

Charlie Da Fonseca est cependant venu ramener l’écart à deux buts à 2:58 de la troisième avec une superbe pièce de jeu quand il fonçait seul devant Côté-Cazenave après avoir reçu une passe d’Elliot Lavoie, un attaquant des Chevaliers de Lévis rappelé comme joueur affilié par les Voltigeurs.

NOTES: Les Voltigeurs ont perdu Brandon Skubel, qui a écopé de dix minutes de mauvaise conduite, en milieu de troisième. L’attaquant aurait critiqué une fois de trop la pénalité décernée à son coéquipier Thimo Nickl pour avoir accroché... L’attaquant japonais Yu Sato était rayé de l’alignement mercredi, mais Patrick Roy a annoncé qu’il avait aimé son jeu lors du dernier match à Chicoutimi et qu’il appliquerait dorénavant un système d’alternance entre lui et Jacob Melanson. Melanson, un choix de première ronde au dernier repêchage, a le même nombre de points que Sato, soit 10... Patrick Roy donnera encore le filet au vétéran Tristan Côté-Cazenave au cours des deux prochains matchs. Emerik Despatie, qui avait défendu le filet dans la défaite de 3 à 1 contre les Saguenéens de Chicoutimi samedi, pourrait voir de l’action une fois que les Remparts auront consolidé leur place dans les séries...

Hockey

Mathieu Turcotte a encore peine à croire à la saison record des Chevaliers

Presque un an plus tard, l’ex-entraîneur-chef des Chevaliers de Lévis Mathieu Turcotte dit avoir encore de la difficulté à croire la saison record que son équipe avait connue l’an dernier.

«Avec le temps, c’est encore plus impressionnant quand on regarde ça et qu’on se rend compte que, de septembre à janvier, on n’a pas perdu un seul match. C’est difficile à croire même si je l’ai vécu!» a déclaré mercredi au Soleil celui qui est maintenant l’adjoint de Steve Hartley avec les Voltigeurs de Drummondville.

Dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Turcotte revoit quand même régulièrement des visages qui lui rappellent cette saison incroyable de 41 victoires, une seule défaite et 118 points.

Charles-Antoine Dumont, qui est présentement sur la liste des blessés, est en effet un joueur régulier à Drummondville, et Elliot Lavoie, meilleur marqueur des Chevaliers cette année, disputait mercredi son troisième match de la saison avec les Voltigeurs.

«C’est l’fun de les voir progresser. Charles-Antoine a eu un lent départ selon son standard, mais c’est un gars que j’ai apprécié durant mon passage à Lévis. J’aime aussi jouer contre les joueurs que j’ai dirigés avec les Chevaliers, les [William] Veillette, [Xavier] Bourgault, [Nicolas] Daigle et [Joshua] Roy», poursuit-il.

«Les Chevaliers sont l’équipe midget AAA qui compte le plus de joueurs dans la LHJMQ avec 29. Ce sont tous des gars que j’ai coachés durant mes quatre saisons à Lévis», indique Turcotte avec fierté.

«Nous étions vraiment axés sur le développement et on voit le résultat. Bien sûr, les victoires ont fini par venir l’an passé, mais pour moi ça a toujours été le développement d’abord et avant tout.»

Un œil sur les Chevaliers

Même dans son nouvel emploi, Turcotte garde toujours un œil du côté de Lévis et est heureux de constater que les Chevaliers connaissent une autre belle saison avec 28 victoires et 12 défaites, la meilleure fiche du circuit après celle de leurs éternels rivaux des Cantonniers de Magog.

«Je parle régulièrement au staff d’entraîneurs de Lévis, ils ont de bons jeunes et font du bon travail», poursuit-il.

Retour

Malgré tout, Turcotte ne regrette pas du tout son retour dans la LHJMQ, où il avait été adjoint avec les Foreurs de Val-d’Or et les Saguenéens de Chicoutimi de 2010 à 2014 avant de devenir l’entraîneur-chef des Chevaliers.

«Ça se passe exactement comme j’avais pensé. J’aime bien travailler avec Steve [Hartley] et Philippe [Boucher]. Après une éclipse de cinq ans, je retrouve une ligue où il y a toujours autant de bons joueurs et un calibre aussi relevé.»

À Drummondville, il peut aussi continuer à s’investir dans le développement des hockeyeurs. «La différence avec le midget AAA, c’est que tu as plus de temps. Au niveau midget, tu dirigeras tes meilleurs joueurs pendant un an seulement alors qu’ici, tu les as pendant deux ou trois ans», conclut-il. 

Drakkar

Gatineau 2/Baie-Comeau 3: Fitzpatrick vole la victoire [VIDÉO]

BAIE-COMEAU – Le Drakkar de Baie-Comeau a porté à trois sa séquence de victoires consécutives, disposant des Olympiques de Gatineau par la marque de 3-2.

Si les hommes de Jon Goyens ont repris confiance avec leurs deux gains de la fin de semaine dernière, ils ont malgré tout affiché leurs lacunes dans leur territoire, permettant à l’adversaire d’être régulièrement fin seul devant Lucas Fitzpatrick, encore le meilleur des siens mercredi. Ils ont également généré peu d’offensive, étant limités à 24 lancers sur le gardien substitut Tommy DaSilva.

Le Drakkar a notamment débuté le second vingt les deux pieds dans la même bottine, cafouillant constamment dans sa zone. Si les Olympiques avaient été moindrement opportunistes, ils auraient aisément marqué trois ou quatre fois.

«On est contents d’avoir gagné, on est content de la façon dont Fitz a joué mais après ça, je veux pitcher le vidéo dans les vidanges», a fait savoir le pilote du Drakkar. «Quand on commence à conduire NASCAR dans notre zone, quand tu tournes en rond, on ne joue pas comme il faut défensivement, on devient frustrés et on ne peut pas bien jouer offensivement non plus», a-t-il indiqué.

«On est revenus avec une deuxième (période) soft et en troisième, ce n’était pas beaucoup mieux. La chose qui ressort de ce match, c’est la constance de Fitz, a répété Goyens. Il a volé un match aujourd’hui. Je ne veux pas être trop négatif, mais quand tu es dans une situation où tu n’es pas à 100 %, tu dois jouer à 100 % dans la structure, pas à temps partiel.»

Baie-Comeau a marqué deux fois au premier engagement, par l’entremise de Charles-Antoine Giguère (17e) et Raivis Kristians Ansons (11e). Entre ces deux buts, Zachary Dean a touché la cible pour Gatineau, Keenan MacIsaac prenant une bonne grosse tasse de café sur la séquence.

Malgré une deuxième période difficile, les locaux sont parvenus à porter le pointage 3-1 avec le 12e de Brandon Frattaroli, ce qui allait s’avérer le but de la victoire. Tyler Boivin a toutefois ramené l’écart à un but avant le son de la sirène pour le dernier filet des visiteurs.

Le Drakkar devra assurément faire mieux vendredi s’il espère récolter des points, car il recevra la visite des Wildcats de Moncton. Ce sera le retour à Baie-Comeau pour l’ex-capitaine du Drakkar Gabriel Fortier.

Soccer

Ligue des Champions: l’Impact se qualifie pour les quarts de finale

L’Impact de Montréal poursuivra sa route au tournoi de la Ligue des Champions de la Concacaf à la suite d’un verdict nul de 0-0 contre le Deportivo Saprissa lors du match retour des huitièmes de finale, présenté devant 21 505 spectateurs mercredi soir au Stade olympique.

Le duel en deux volets se termine donc par un score cumulatif de 2-2 ce qui permet à la troupe de Thierry Henry d’accéder aux quarts de finale grâce aux deux buts qu’elle a marqués la semaine dernière sur le terrain du Saprissa.

La formation montréalaise a su tirer les marrons du feu et tenir le coup devant une équipe qui a contrôlé le ballon et passé une grande partie du match en territoire adverse.

«Je reviens à ce que je disais, c’est une super équipe. (Ses joueurs) savent manoeuvrer le ballon. Encore une fois, les mecs se sont battus, on a les occasions, peut-être un peu moins le ballon qu’eux, ils ont à peu près le même nombre d’occasions que nous, mais on a réussi à mettre deux buts là-bas, ils en ont mis deux aussi, alors voilà, on passe», a résumé Henry lors de sa conférence d’après-match.

L’équipe du Costa Rica a été limitée à deux tirs cadrés sur le gardien Clément Diop, lui qui en avait reçu 11 lors de la seule deuxième demie la semaine dernière.

Le deuxième est venu près de gâcher la fête pour l’Impact. Toutefois, Diop a sauvé la situation grâce à un spectaculaire plongeon vers sa gauche, dans les airs, sur un tir de Mariano Torres à la 89e minute.

«J’ai entière confiance en lui», a déclaré le milieu de terrain Amar Sejdic, lorsqu’un journaliste lui a demandé si son coeur avait arrêté de battre pendant quelques minutes sur le tir de Torres.

«Il fait des arrêts comme ça régulièrement à l’entraînement et je sais qu’il a ça en lui.»

Le premier match de la ronde quarts de finale doit avoir lieu à Montréal contre les Sounders de Seattle, de la MLS, ou le CD Olimpia, une formation du Honduras, les 10, 11 ou 12 mars. Les Sounders et le CD Olimpia joueront leur match retour jeudi soir à Seattle après un match nul de 2-2 la semaine dernière au Honduras.

Okwonkwo blessé

L’Impact a joué sans le milieu de terrain Orji Okwonkwo, qui n’était pas rétabli de sa blessure à un muscle fessier survenue en première demie, mercredi dernier. Le Finlandais Lassi Lappalainen était de nouveau absent, mais Romell Quioto, auteur de l’un des deux buts de l’Impact la semaine dernière, était à son poste.

Comme il l’avait fait la semaine dernière, Henry a décidé d’employer cinq défenseurs, dont le nouveau venu Luis Binks, à la place de Rudy Camacho absent pour une période de quatre à six semaines.

L’Impact a aussi joué la deuxième demie sans son capitaine Jukka Raitala. Blessé à la cinquième minute de jeu en tentant d’intervenir sur une menace du Saprissa, Raitala est demeuré sur le terrain pendant le reste de la première demie avant de laisser sa place à Joel Waterman.

L’Impact sera de retour au Stade olympique dès samedi, à 15h, pour son match d’ouverture en MLS face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

Des menaces rapides

Les spectateurs n’ont pas eu besoin d’attendre très longtemps pour voir les premières occasions de briser la glace.

Il y avait à peine 30 secondes d’égrenées au cadran lorsque Bojan s’est retrouvé seul face à Aaron Cruz à la suite d’une bévue défensive près de la surface de réparation du Saprissa.

Cruz est cependant allé à la rencontre de l’Espagnol pour stopper sa tentative de tir.

L’Impact a dû patienter 44 minutes pour obtenir une autre chance de marquer, mais c’en fut toute une.

Après une belle poussée sur le flanc droit, Quioto a glissé le ballon en retrait, à sa gauche, à Shamit Shome. Posté en plein coeur de la surface de réparation, Shome a laissé partir un puissant tir du pied droit que Cruz a stoppé avec brio en sortant de quelques mètres de son filet.

Les joueurs du Saprissa n’ont obtenu que deux chances de marquer et un seul tir cadré en première moitié de rencontre.

Christian Bolanos a d’abord forcé Diop à faire un bel arrêt sur un tir à bout portant, dirigé du côté gauche de la surface de réparation, à la cinquième minute de jeu.

Un peu moins de dix minutes plus tard, Bolanos a effectué un centre vers Johan Venegas. L’ancien de l’Impact a cependant fait dévier le ballon de sa tête sur le dessus du filet de Diop.

«Je me sens très triste pour les joueurs parce qu’ils ont joué deux excellents matchs», a déclaré l’entraîneur-chef du Deportivo Saprissa Walter Centeno en conférence de presse.

«Le crédit revient à l’autre équipe, a-t-il ajouté. Nous avions besoin de marquer et nous n’avons pas réussi parce qu’elle a très bien joué défensivement.»

LNH

Bouwmeester ne reviendra pas eu jeu cette saison

SAINT-LOUIS — Le directeur général des Blues de St. Louis, Doug Armstrong, a annoncé mercredi que Jay Bouwmeester ne reviendrait pas au jeu cette saison.

Bouwmeester s'est adressé aux membres des médias pour la première fois depuis qu'il a été victime d'un malaise cardiaque au banc de son équipe le 11 février lors d'un match contre les Ducks d'Anaheim.

Canadien

Des partisans du Canadien de plus en plus irrités

Les insuccès du Canadien cette saison commencent à en irriter plusieurs. Mercredi matin, au Complexe Bell de Brossard, un spectateur a même brandi une affiche sur laquelle était inscrit : «Congédié (sic) Bergevin et Timmis (sic)».

La patience des spectateurs a été mise à rude épreuve cette saison, et encore davantage lorsqu’on réalise que la défaite de 4-3 en prolongation du Canadien contre les Canucks de Vancouver était sa 21e en 34 rencontres au Centre Bell. En comparaison, le Tricolore présente une fiche — plus respectable — de 16-12-3 à l’extérieur.

Bref, les partisans du CH n’ont pas été gâtés.

L’entraîneur-chef Claude Julien n’a pas caché que cette réalité explique une partie des déboires de l’organisation cette saison. Surtout que jusqu’ici, la plupart de ses tentatives pour corriger la situation se sont révélées vaines.

«C’est difficile. De la façon dont on se débrouille sur la route, si nous avions été aussi bons à domicile, alors nous serions dans la course aux séries éliminatoires présentement», a-t-il confié sans détour.

«Mais honnêtement, je ne sais pas [pourquoi c’est comme ça]. On doit corriger la situation. C’est sûr que certains de nos joueurs produisent davantage à l’extérieur qu’à domicile. Mais je n’ai vraiment pas de réponse; on essaie encore de changer ça», a ajouté Julien, excédé.

Dans le vestiaire, le même message d’espoir a été relayé par le capitaine, Shea Weber. Ce dernier avait encore sur le cœur la remontée victorieuse des Canucks la veille. Un scénario crève-cœur qui s’est produit trop souvent cette saison.

«Il faut être meilleurs à la maison, a martelé Weber. Je n’ai toutefois aucune réponse à vous fournir pour expliquer cette situation. Nous connaissons de bons débuts de match — nous avons pris les devants 2-0 contre les Canucks hier —, mais il faut qu’on trouve des façons de sceller l’issue de ces rencontres. Il faut jouer pendant 60 minutes.»

Tennis

La vedette russe Maria Sharapova prend sa retraite [VIDÉO + PHOTOS]

PARIS - «Tennis - je te dis adieu»: c’est sur ce clap de fin théâtral que la Russe Maria Sharapova a quitté mercredi à 32 ans le sport dont elle a été une vedette durant 18 ans avec son physique hollywoodien, ses titres et sa suspension pour dopage.

Femme d’affaires qui fait depuis longtemps fructifier son image, c’est par une tribune publiée d’abord sur le site du magazine de mode Vogue, avant d’être postée sur les réseaux sociaux, que la grande blonde (1,88 m) a officialisé une décision qui semblait devenue inéluctable en raison notamment de ses incessantes blessures.

«Tout au long de ma carrière, "Est-ce que ça en vaut la peine?" n’a jamais été une question. Dernièrement, ça l’était en permanence», explique la Russe dont les dernières années de représentations ont été plombées par les blessures.

Suspendue 15 mois pour dopage (meldonium) en 2016, Sharapova n’est jamais parvenue à retrouver le niveau qui était le sien avant cette interruption.

«Un an et demi loin du tennis ça a été terrible, ça lui a porté un coup. C’est pour ça qu’elle a mis un terme à sa carrière prématurément», a estimé le président de la Fédération russe de tennis Shamil Tarpishev, cité par l’agence RIA Novosti.

«Je suis désolé qu’elle ait dû s’arrêter sur une blessure, mais elle peut être fière d’elle», a commenté le N.1 mondial Novak Djokovic en marge du tournoi de Dubaï. «La façon dont elle s’est battue pour revenir et jouer au niveau qu’elle désirait est une source d’inspiration», a ajouté le Serbe.

Ex-N1 mondiale redescendue au 373e rang mondial, Sharapova restait ainsi sur quatre défaites consécutives, dont des éliminations aux premiers tours de l’US Open 2019 face à Serena Williams et de l’Open d’Australie 2020 contre la Croate Donna Vekic, son dernier match.

Cris 

Mais, contrairement à sa compatriote Anna Kournikova qui avait très tôt échangé son costume de joueuse pour celui de starlette, Sharapova a marqué le circuit féminin par des résultats spectaculaires obtenus à force de hargne bruyante. Les cris stridents qui accompagnaient chacune de ses frappes résonneront encore longtemps sur les plus grands courts du monde où elle a écrit quelques pages du tennis mondial.

Elle est ainsi l’une des rares joueuses à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem: Wimbledon (2004), US Open (2006), Open d’Australie (2008) et Roland-Garros (2012 et 2014) pour un total de 36 titres et 21 semaines au sommet de la hiérarchie mondiale entre le 22 août 2005 et le 8 juin 2012.

«Elle a eu une sacrée carrière ! Évidemment, elle était derrière Serena (Williams), mais elle est probablement la meilleure après Serena», a estimé le Grec Stefanos Tsitsipas qui a des origines russes par sa mère. «Elle a beaucoup apporté à notre sport», a-t-il ajouté à Dubaï.

En carrière, Sharapova a ainsi gagné 38,8 M de dollars. Seules les soeurs Serena et Venus Williams (respectivement 92,7 et 41,8 M dollars), ont gagné plus d’argent qu’elle sur un court de tennis.

La petite fille née le 19 avril 1987 à Nyagan, dans la plaine de Sibérie occidentale à plus de 1700 km de Moscou, a également vécu un rêve américain en marge de sa carrière sportive.

Rêve américain

«À six ans, j’ai traversé la planète jusqu’en Floride avec mon père (...) Tout me semblait immense, tout comme l’étaient les sacrifices de mes parents», se souvient-elle dans Vogue.

Ces sacrifices ont porté leurs fruits puisque de 2005 à 2015, la Russe s’est maintenue au sommet, non pas du classement WTA, mais de la liste Forbes des sportives les mieux payées. Ce mercredi, le magazine estimait sa fortune à 325 millions de dollars, en comptant ses gains en tournois, ses différentes interventions, mais aussi et surtout ses partenariats commerciaux. Seule Serena Williams a fait mieux avec, à ce jour, 350 millions de dollars.

En 2019 encore, malgré de faibles gains en tournois (1 million de dollars) à cause des blessures qui ne lui ont permis de disputer que 18 matches, elle a touché 6 millions de dollars de contrats publicitaires pour un total de 7 M USD qui en faisait encore la 7e joueuse de tennis la mieux payée de l’année.

«La beauté fait vendre. Je sais que c’est en partie pour ça que les gens me veulent et ça me convient. Je ne vais pas me rendre laide exprès», avait-elle commenté un jour.

En 2019, elle était liée à Nike, Porsche, Head, Evian et Tag Heuer. Elle a également investi en 2016 dans l’UFC, principal organisateur de MMA, et a lancé en 2012 sa propre marque de bonbons Sugarpova.

Après Wozniacki en janvier, Sharapova est le deuxième grand nom du tennis à quitter définitivement le circuit en 2020.

Canadien

Autre avance gaspillée... autre revers du CH

Malgré le départ de vétérans avant l’heure limite des transactions la veille, le Canadien n’a pas mal paru contre un rival au cœur de la course aux séries dans l’Association de l’Ouest.

Cependant, la formation montréalaise a gaspillé une autre avance de deux buts, puis a aussi échappé un avantage d’un but en troisième période, en route vers un revers en prolongation de 4-3 face aux Canucks de Vancouver, mardi soir au Centre Bell.

Tyler Toffoli a joué les héros après 1:35 de jeu en période supplémentaire. Il a complété un bel échange avec Bo Horvat, tirant dans un filet ouvert.

Le Tricolore avait aussi gaspillé des avances de trois et deux buts à ses deux sorties précédentes au Centre Bell, s’inclinant 4-3 en prolongation face aux Stars Dallas et 3-2 face aux Coyotes de l’Arizona.

«L’effort était là, mais nous avons parfois eu de la difficulté dans notre gestion de la rondelle, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Puis sur le but en prolongation, nous avons été coincés avec des joueurs fatigués sur la patinoire.»

Le Canadien a glissé à sept points des Maple Leafs de Toronto et d’une place en séries éliminatoires. Les Maple Leafs ont défait le Lightning de Tampa Bay 4-3, mardi, et ils ont un match de plus que le Tricolore à disputer cette saison.

Paul Byron, Shea Weber et Jordan Weal ont fait bouger les cordages pour le Canadien (29-27-9). Max Domi a récolté deux aides et Carey Price a repoussé 30 lancers.

Jake Virtanen et Bo Horvat ont amassé un but et une aide, tandis qu’Alexander Edler ont également touché la cible en temps réglementaire pour les Canucks (34-22-6). Adam Gaudette a récolté deux aides et Thatcher Demko a effectué 37 arrêts.

Les Canucks ont mis fin à une série de huit défaites face au Tricolore et de six revers à Montréal. Ils n’avaient pas gagné au Centre Bell depuis le 9 décembre 2011.

Domi s’est vite signalé en obtenant une occasion du haut de l’enclave après avoir assené un double-échec au défenseur Quinn Hughes. Quelques instants plus tard, sur une chance similaire, Domi a encaissé un bon coup d’épaule de Jake Virtanen et a reçu la visite de l’agitateur Antoine Roussel.

J.T. Miller a orchestré une attaque à deux contre un des visiteurs après un peu plus de cinq minutes de jeu, mais Price a réussi un bel arrêt de la mitaine.

Domi est revenu à la charge à 5:59, mettant la table pour le but de Byron. Domi s’y est pris à deux reprises pour remettre le disque devant le filet et Byron n’a eu qu’à le dévier dans le haut du filet.

Weber a creusé l’écart 1:24 plus tard grâce à un puissant lancer frappé, atteignant le plateau des 15 buts pour une 10e fois en carrière et une première fois depuis sa première campagne avec le Canadien en 2016-17.

Horvat a cogné deux fois à la porte à la suite de revirements du Tricolore en sortie de zone, mais le capitaine des Canucks a finalement eu raison de Price en avantage numérique, avec 4:03 à faire au premier vingt. Horvat a déjoué le gardien du Canadien à l’aide du tir sur réception vif dans la partie supérieure du côté de la mitaine.

Le Canadien a accordé seulement quatre tirs aux Canucks lors de la deuxième période, mais les visiteurs ont trouvé le moyen de créer l’égalité. Edler a mis fin à une disette de 30 matchs sans toucher la cible en profitant de la circulation pour surprendre Price à partir de la pointe.

Weal a relancé le Canadien après 50 secondes de jeu en troisième période, profitant d’une déviation sur le patin de Hughes devant le filet pour surprendre Demko avec un tir raté.

Cependant, les Canucks ont de nouveau créé l’impasse 5:03 plus tard, encore en avantage numérique. Cette fois, le tir de Virtanen a menotté Price et le disque a bondi sur l’épaule gauche du gardien avant de tomber derrière la ligne des buts.

Toffoli a finalement tranché en prolongation.

Les attaquants Jake Evans, Dale Weise et Weal avaient été insérés dans la formation du Canadien à la suite des départs d’Ilya Kovalchuk, Nate Thompson et Nick Cousins par le biais de transactions dans les derniers jours.

Le Canadien jouera son prochain match jeudi, quand il accueillera les Rangers de New York.

+

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Carey Price a noté que son travail en prolongation n’était pas toujours facile:

«Vous devez essayer de bien anticiper le jeu. Il y a tellement d’espace sur la patinoire. Vous tentez du mieux possible de bien lire le jeu.»

Paul Byron croyait que ce sont les unités spéciales qui ont coulé le Canadien:

«Nous ne nous sommes pas contentés de défendre notre avance en deuxième et en troisième. Nous avons joué un bon match. Nous étions agressifs. L’unité de désavantage numérique n’a pas fait le travail. Nous avons accordé deux buts alors que nous devions trouver un moyen de les neutraliser.»

Max Domi a rappelé que le Canadien devait exploiter ses forces:

«En tant qu’équipe, nous avons du succès quand nous jouons en ligne droite et que nous évitons les revirements. Je pense qu’en deuxième, nous avons peut-être trop joué de manière latérale. (...) Globalement, nous avons connu un bon match, mais nous devons trouver un moyen de marquer le dernier but.»

Capitales

Les Capitales perdent leur releveur numéro un

Les Capitales de Québec devront se passer de celui qui aurait probablement été leur releveur numéro un alors que Jonathan de Marte a ratifié un contrat des ligues mineures avec les Cubs de Chicago. Il devrait commencer la saison avec les Pelicans de Myrtle Beach dans le calibre A Fort.

En 40 manches et un tiers, le releveur de 26 ans avait maintenu une moyenne de points mérités de 2,23 la saison dernière, retirant 42 frappeurs sur des prises, accordant 15 buts sur balles et seulement deux coups de circuit à l’adversaire. Le vétéran Dustin Molleken, qui ne sera pas de retour lui non plus, et lui étaient les hommes de confiance du gérant Patrick Scalabrini en relève.

Remparts

Un calendrier difficile pour les Remparts... comme Roy les aime

Dix matchs. C’est le nombre de rencontres qu’il reste au calendrier 2019-2020 des Remparts. Et c’est avec la visite des Voltigeurs de Drummondville, mercredi soir au Centre Vidéotron, que les Diables rouges amorceront le sprint final de leur saison régulière. Une fin de campagne qui s’annonce difficile, les hommes de Patrick Roy devant jouer 8 de leurs 10 derniers matchs contre des équipes qui les devancent au classement.

«J’adore un calendrier difficile», a indiqué l’entraîneur-chef Patrick Roy qui, d’ici la fin de la saison, continuera d’accorder davantage d’importance au processus plutôt qu’au résultat. «Je regarde nos adversaires lors de nos derniers matchs : Chicoutimi, Chicoutimi, Sherbrooke, Rimouski, Moncton et Cap-Breton. On va être testés. Et si on réussit à mériter une place en séries, on est présentement neuf points devant les Mooseheads. Cette séquence sera bonne pour notre équipe au niveau de la progression.»

Roy n’a pas caché que les deux prochaines semaines seront cruciales pour son équipe qui n’est toujours pas officiellement qualifiée pour les éliminatoires. Pendant cette période, les Diables rouges affronteront deux fois les Mooseheads, la seule équipe qui pourrait brouiller les cartes dans la course à une place en séries. Dix-septième au classement général, la formation de Halifax est à cinq points du 16e échelon occupé par les Olympiques de Gatineau, le dernier permettant de prolonger sa saison, et à neuf du 15e où l’on trouve les Remparts.

Du plaisir sur la patinoire

Ayant gagné deux de leurs trois dernières rencontres et ayant livré une lutte de tous les instants aux Saguenéens dans une défaite de 3 à 1 à Chicoutimi, les joueurs québécois étaient de retour à l’entraînement mardi. Et il n’y a pas de doute que les récentes performances de l’équipe avaient allégé l’atmosphère sur la patinoire. Les Diables rouges ont travaillé fort, mais ils l’ont fait dans le plaisir.

«J’aime ce que je vois depuis une couple de semaines. On essaie de s’appliquer à avoir de bons entraînements, de bien pratiquer et d’avoir une bonne exécution. Ce que j’aime, c’est que j’ai le sentiment que l’on peut faire encore mieux. Je regarde notre dernière rencontre face à Chicoutimi où on a dominé l’adversaire autant au niveau de la possession de la rondelle que des chances de marquer. Pour moi, c’est un bon signe. Il s’agit maintenant de travailler un peu notre exécution autour du filet de façon à marquer les buts qui peuvent faire la différence. Et on veut juste continuer de cette façon-là.»

Appelé à identifier parmi son groupe de jeunes hockeyeurs ceux qui lui apportaient le plus de satisfaction, Roy a d’abord indiqué qu’il ne pouvait pas juste en nommer un ou deux. Il a ajouté qu’il adorait ses trois arrières de 17 ans Savoie (Édouard), Cournoyer (Nicolas) et Rodzinski (Romain).

«Je suis vraiment content. Les trois me forcent la main à les faire jouer tous les soirs. [Charles] Truchon la même chose. Il n’a que 16 ans. Ma défensive est là encore pour les deux prochaines années.

«À l’avant, les [Nathan] Gaucher, [James] Malatesta me procurent beaucoup de satisfaction. Et ils n’ont que 16 ans. Un gars comme [Jacob] Mélanson progresse très bien. Je sais qu’il ne joue pas tous les jours, mais il fait de belles choses sur la patinoire et démontre de belles habiletés. Je regarde nos 17 ans, que ça soit [Théo] Rochette, [Cole] Cormier, [Xavier] Filion. Ils ont de super belles progressions. On voit que l’avenir des Remparts est vraiment entre bonnes mains. Et si je suis un partisan des Remparts, je suis obligé de dire que j’aime ce que je vois.»

EN VITESSE: Le gardien Tristan Côté-Cazenave a enfin pu se débarrasser de ses jambières jaunes aux couleurs des Tigres de Victoriaville, son ancienne équipe, puisqu’il en a reçu de nouvelles qui se marient mieux avec son chandail des Remparts. Il a d’ailleurs profité de l’entraînement de mardi pour les «casser»... Interrogé si le fait de terminer la saison en ayant un calendrier moins chargé que celui des dernières semaines allait permettre à son équipe d’arriver reposée en séries, Roy a expliqué que le personnel d’entraîneurs avait trouvé une manière de bien gérer les entraînements afin de ne pas brûler les joueurs.

Baseball

Larry Walker visite le Temple de la renommée 

COOPERSTOWN, N.Y. — La main droite de Larry Walker tremblait un petit peu alors qu’il s’apprêtait à signer l’espace où sa plaque sera accrochée, au Temple de la renommée du baseball.

Ça ne lui semble pas encore réel, un mois après l’annonce qu’il va entrer au Panthéon.

«J’ai encore de la misère à y croire. J’ai l’impression d’avoir gagné à la loterie, a dit Walker mardi, après une visite du sanctuaire de baseball en vue de son intronisation, cet été.

«Je tremble un peu en ce moment. Rien ne semble réel à ce sujet. J’essaie toujours de tout absorber, mais ce n’est pas encore arrivé. Je ne sais pas quand ça va changer... peut-être en juillet. Peut-être plus tard [mardi]. Je ne sais juste pas quand, mais c’est fou de penser à ce que je viens de vivre.»

Âgé de 53 ans, Walker a mérité la plus haute distinction du baseball en janvier, à sa 10e et dernière présence au scrutin. Il a reçu 304 voix, six au-dessus des 75 % qu’il faut, et sera intronisé le 26 juillet en compagnie de Derek Jeter, Ted Simmons et Marvin Miller.

Originaire de Maple Ridge, en Colombie-Britannique, Walker rejoint le lanceur Ferguson Jenkins en tant que Canadiens au Temple, et c’est là une source de fierté.

«Recevoir cet honneur et être originaire du nord de la frontière, le premier joueur de position, le deuxième Canadien, je ne trouve pas les mots, a dit Walker. Je bégaie.»

Le hockey d’abord

Enfant, Walker rêvait de patins et de bâtons de hockey, pas de gants et de bâtons de baseball. Son frère aîné, Carey, un gardien de but, a été repêché par le Canadien de Montréal, en 1977. Larry allait suivre ses traces.

«Mon rêve était de jouer au hockey. C’est ce que je voulais faire, raconte Walker. Grandir au Canada, c’est jouer au hockey. Pour moi, le Temple de la renommée était celui du hockey, et non du baseball.»

Walker a essayé pendant deux ans, évoluant dans le hockey junior A. Il a connu peu de succès, et ce fut le tournant.

«La dernière année, ils m’ont envoyé en junior B à Swift Current. Je me souviens avoir conduit jusque là-bas, avoir vu la patinoire.... puis j’ai remballé mes affaires. Le baseball m’a trouvé après ça.»

Découvrant le baseball avec son père, qui jouait semi-pro dans les années 50 (les anciens Mounties de Vancouver, de la Pacific Coast League), Walker a joué dans une ligue amateur. Il a également excellé à la balle-molle.

«C’est là que j’ai vraiment appris à frapper, je pense, a dit Walker. Les gars lançaient d’une façon “moulin à vent” à 40 pieds de distance. J’ai été le joueur le plus utile de la ligue à 16 ans.»

Walker a signé avec les Expos pour 1500 $ en 1984. La route vers les Majeures a débuté à Utica (la ligue New York-Penn, de niveau A) — une époque qui est restée gravée dans sa mémoire.

«J’ai appris non seulement à l’entraînement et aux camps, mais dans les ligues mineures comme telles», a dit Walker. J’étais vraiment mauvais. J’ai frappé pour ,223 avec deux circuits. Utica était un peu où les rejets se retrouvaient. J’étais l’un d’eux pendant les deux premières années de ma carrière. Mais il faut commencer quelque part.»

Ligues majeures

Walker a fait ses débuts dans les ligues majeures en août 1989, à 22 ans. Il a disputé 17 saisons avec Montréal (six), le Colorado (10) et St. Louis. Il a frappé pour ,313, avec 383 circuits et 1311 points produits.

Champion des circuits avec 49 en 1997, il a été nommé le joueur par excellence de la Nationale cette année-là. Il a été trois fois le champion des frappeurs, a obtenu cinq Gants d’or et a fait partie de cinq équipes d’étoiles.

Du champ droit, il a épinglé 150 coureurs, se classant 18e de l’histoire à ce chapitre, avant de prendre sa retraite après la saison 2005.

Pour les intronisés, la visite du Temple comprend toujours un passage au sous-sol, où les joueurs peuvent toucher à des articles comme un bâton qu’a tenu Babe Ruth. À l’étage, la promenade dans la galerie des plaques est marquante.

«C’est presque comme le jour où j’ai reçu l’appel, a dit Walker, dont la plaque aura une casquette des Rockies. Ça impressionne et ça inspire beaucoup de reconnaissance. [Mardi], c’était une journée fabuleuse. Je viens de signer à l’endroit où sera ma plaque. Ça me semble encore surréaliste, mais je l’ai fait.»

Boxe

Groupe Yvon Michel: suspension de 90 jours recommandée

La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) recommande une suspension de 90 jours du permis d’organisateur d’événements de sports de combat de Groupe Yvon Michel (GYM).

La procureure de la direction du contentieux de l’organisme, Me Joliane Pilon, a conclu son plaidoyer avec cette recommandation, mardi, au palais de justice de Montréal, rappelant que l’objectif de la Régie n’est pas de mettre des bâtons dans les roues des organisateurs, mais de promouvoir un sport riche et intègre.

L’avocat principal de GYM, Me Martin Pichette, réfute toutefois les conclusions de la Régie dans ce dossier.

La RACJ accuse Groupe Yvon Michel d’atteinte au bon renom du sport, d’exercice d’un permis au bénéfice d’un tiers — New Era Fighting and Promotions —, de la présence d’un groupe criminalisé à des événements, ainsi que de l’organisation d’un combat concerté. Les faits reprochés au promoteur montréalais sont en lien avec deux galas organisés conjointement avec New Era, en mai et septembre 2019.

Pour les avocats de GYM, ces accusations reposent sur des questionnements et des impressions. Or, pour Me Pichette, «des questionnements ne constituent pas des motifs raisonnables (pour convoquer GYM devant la Régie). Ce n’est pas le devoir de la RACJ.»

Fardeau de la preuve

Me Pichette a rappelé que dans cette audience administrative, le fardeau de la preuve ne repose pas sur les épaules de son client, mais bien sur celles de la Régie.

«Ce n’est pas à nous de produire une preuve, c’est à la Régie», a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il «attend toujours de savoir quels sont les éléments qui permettent [de convoquer mon client] sous les quatre points de convocation».

Ce combat concerté auquel fait allusion la RACJ est celui opposant l’ex-homme fort et animateur Hugo Girard et le combattant Patrick Côté, tenu lors de l’événement organisé en copromotion avec New Era, le 20 septembre, au centre Pierre-Charbonneau de Montréal, et dont les profits ont été remis à l’organisme AlterGo, qui soutient des athlètes souffrant d’un handicap.

Dans son plaidoyer, Me Pilon a fait valoir que même s’il s’agissait d’un combat caritatif, il aurait dû être encadré par la RACJ ou un organisme reconnu par le ministère de l’Éducation, des Sports et des Loisirs apte à organiser des sports de combat amateurs.

MPilon a également argué qu’en vertu de sa vaste expérience, Yvon Michel, le président de GYM, aurait dû reconnaître rapidement qu’il y avait un problème avec la disposition du périmètre de sécurité lors de la soirée du 20 septembre. Des billets à l’intérieur du périmètre ont alors été vendus, ce qui est interdit par les règles de la RACJ. Qui plus est, les motards criminalisés dont on reproche la présence à GYM les ont achetés.

Sur ce point, MPichette est revenu sur le témoignage de Mario Lacroix, directeur général adjoint, sports de combat, à la RACJ, qui a lui-même admis l’erreur de l’organisme dans l’approbation du plan soumis par GYM. Il a rappelé que le soir du gala, lors de sa conversation téléphonique avec le responsable de la Régie sur place au centre Pierre-Charbonneau, c’est M. Lacroix qui a décidé de ne rien faire à propos du périmètre de sécurité.

«Ce n’est pas vrai que des mois plus tard, vous allez nous dire qu’on a péché et qu’on doit faire face à une suspension», a lancé Me Pichette, qui a basé son plaidoyer sur ce qu’il estime être le manque de rigueur factuelle de la RACJ dans tout ce dossier.

Historique de l’organisme

L’avocate de la Régie a passé de longs moments à décrire l’historique de l’organisme afin de démontrer la façon dont elle s’assure du bon renom de la boxe dans l’œil du public. «Il ne faut pas seulement se fier sur la bonne réputation des gens [pour établir s’il y a eu atteinte au bon renom de la boxe], a fait valoir MPilon. Il faut aussi évaluer ce qui se passe dans un gala. On ne remet pas en doute l’intégrité et la réputation de GYM ou d’Yvon Michel, mais il y a eu manquements et il doit y avoir sanction.»

Finalement, elle prétend qu’en vertu des témoignages entendus, dont celui de M. Michel, et des preuves fournies lors des deux premières journées d’audiences, il est clair aux yeux de la Régie que New Era et son président, Yan Pellerin, étaient co-organisateurs du gala du 20 septembre alors que sa demande de permis annuel d’organisateur faisait toujours l’objet d’une enquête d’habilitation sécuritaire de la Sûreté du Québec, ce qui n’aurait pas dû se produire. New Era a pu faire indirectement ce qu’elle ne pouvait pas faire directement, aux yeux de la Régie.

Les juges administratifs, Me Louise Marchand et MFrance Thériault, ont maintenant 90 jours pour rendre leur décision.

Comme le permis de GYM vient à échéance le 31 mars, les deux parties ont convenu que l’organisateur pourra dès maintenant présenter une demande de renouvellement de permis qui prendra effet le 1er avril — si le tribunal n’a pas statué — afin que GYM puisse poursuivre ses activités en attendant la décision.

Hockey

61e tournoi pee-wee: le plus beau de tous

«Le Tournoi pee-wee de 2020 a dépassé tous les tournois que l’on avait faits avant. Il devance tous les tournois que j’ai organisés en 28 ans. C’est mon plus beau tournoi à vie, et ce, à tous les niveaux.»

Moins de 24 heures après la présentation du dernier match du 61tournoi pee-wee, Patrick Dom, le directeur général du tournoi, a tracé un bilan positif de l’évènement qui a réuni de jeunes hockeyeurs d’une vingtaine de pays mais aussi, qui a attiré plus de 221 000 spectateurs, la deuxième plus grosse foule enregistrée dans l’histoire du pee-wee.

Et la cerise sur le sundae : les cinq matchs de finale n’ont pas seulement été excitants. Ils ont mis en vedette des équipes québécoises, soit six formations sur les dix qui étaient à l’œuvre dont trois étaient de la grande région de Québec.

«On est très, très content de ce qui s’est passé», a renchéri le président, Michel Plante.

«C’est clair que le 61e tournoi pee-wee a été une réussite. Le [tournoi] pee-wee, ce n’est plus juste un tournoi, c’est devenu un évènement. Et on l’a prouvé avec les joueurs que nous avons reçus dans le cadre des signatures d’autographes, où nous avons eu de belles histoires, et de nos autres activités.»

Le Tournoi pee-wee en était à sa cinquième présentation au Centre Vidéotron et, de l’avis de Plante, l’installation de son équipe dans l’amphithéâtre et la gestion de l’évènement a semblé être beaucoup plus facile cette année. «Ça doit vouloir dire que l’on est encore plus chez nous qu’on ne l’a jamais été au Centre Vidéotron. Je suis très fier du travail qui a été accompli par tous ceux qui travaillent avec nous année après année.»

Lindros, Fraser, Nolan...

Les ex-vedettes de la LNH ayant participé à des activités organisées dans le cadre du Tournoi ont été nombreuses cette année. Et comme le souhaitait Dom, la présence de Kerry Fraser et d’Eric Lindros a permis que soit tournée la page sur des évènements ayant marqué les amateurs de hockey de Québec.

«C’était l’année de la réconciliation et c’est vraiment cool que ces deux-là [Fraser et Lindros] soient venus», mentionne Dom. «L’accueil qu’ils ont eu a vraiment été correct. C’est le fun que cette réconciliation se soit passée au Tournoi pee-wee. La conjointe de Lindros m’a dit qu’Eric n’avait pas dormi la veille de se présenter au Centre Vidéotron. Et Lindros m’a avoué que la journée lui avait permis de tourner une page de sa vie et que 30 ans plus tard, il avait pu faire la paix avec certains événements.

Dom a indiqué qu’il ne pouvait plus déroger d’événements comme ceux-là et qu’il ne pouvait plus retourner en arrière au chapitre des activités organisées en parallèle du tournoi comme les feux d’artifices, les sculptures, etc. Le tournoi pee-wee, ce n’est plus juste un tournoi de hockey. Le tournoi fait maintenant partie d’un évènement.

«On a commencé dans cette voie lors du 60e et c’est dans celle-ci que l’on va continuer à se diriger. C’est certain que ça va nous forcer à être meilleurs. On n’aura pas le choix parce que les gens vont avoir des attentes. Et on va faire de notre mieux pour y répondre.»

Fraser comme arbitre?

Dom a rappelé que Kerry Fraser avait mentionné lors de son passage qu’il aimerait arbitrer une rencontre du pee-wee en 2021. Il a ajouté que, dans sa tête, c’est certain que l’ex-arbitre le ferait. Et comme le vétéran voudrait officier sans casque, ce qui est maintenant interdit par Hockey Québec, Dom a déjà amorcé des discussions afin de trouver une solution.

«Imaginez un match des petits Nordiques avec Fraser et Wes McCauley comme arbitres. C’est un exemple. Oui, il y a des joueurs que l’on peut inviter au tournoi, mais il y a tellement de possibilités...»

Parlant de ce qu’il comptait proposer aux amateurs lors du Tournoi pee-wee de 2021, Dom a assuré que son équipe et lui arriveraient avec des projets nouveaux qui devraient enthousiasmer les amateurs.

«Les gens de Hockey Town ne seront pas là l’année prochaine, mais on a vu que l’on pouvait se servir de la place Jean-Béliveau. On ne sait pas encore ce que l’on y organisera. Et il n’y aura pas de match extérieur. Mais on va mettre nos cerveaux en action et on va organiser une activité qui va permettre aux gens de tripper au boutte

Baseball

Baseball majeur: «Tricher fait partie du sport»

NEW YORK — D’essayer de tricher fait partie des sports. C’est ce que le Baseball majeur a argué auprès d’un juge qu’il tente de convaincre de rejeter une poursuite intentée par des participants à un site de paris sportifs.

Cinq hommes ont intenté une poursuite contre la MLB, MLB Advanced Media, les Astros de Houston et les Red Sox de Boston dans un tribunal fédéral de Manhattan pour fraude, infraction aux lois sur la protection des consommateurs, négligence, enrichissement injuste et pratiques commerciales trompeuses de la part des équipes ayant contrevenu aux règles du Baseball majeur sur l’utilisation d’appareils électroniques pour voler les signaux des receveurs adverses.

Les cinq hommes ont participé aux paris offerts sur le baseball par le site spécialisé DraftKings.

Dans les documents soumis au juge de la Cour de district des États-Unis Jed Rakoff, la MLB plaide que «les infractions aux règles — petites ou grandes, intentionnelles ou non, techniques et pouvant affecter le résultat des matchs — sont un sujet inépuisable pour les chaînes de télévision et radio sportives, l’Internet et les discussions entre amateurs de sports».

«Spygate»

La MLB a aussi souligné une opinion émise en 2010 par le juge Robert Cowen, de la 3e Cour d’appel de circuit, qui avait maintenu le rejet d’une poursuite d’un partisan des Jets de New York contre la NFL, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et leur entraîneur Bill Belichick à la suite du Spygate.

«Il appert incontestable que les joueurs commettent souvent des infractions aux règles dans le but d’obtenir un avantage dans le cours d’une rencontre», a écrit le juge Cowen.

La MLB prétend que les plaignants ont obtenu exactement ce pour quoi ils ont parié : des résultats déterminés par les performances des joueurs sur le terrain, tout en ajoutant qu’aucun des plaignants ne prétend avoir perdu un pari en raison des signaux volés.

De leur côté, les Astros ont déposé en preuves leurs statistiques à domicile et à l’étranger en 2017. Les Astros ont maintenu une moyenne de ,279 à domicile, avec 115 circuits et 395 points marqués, contre une moyenne de ,285, 123 circuits et 501 points marqués à l’étranger.