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LNH

Le Canadien échange le vétéran Nate Thompson aux Flyers

BROSSARD - Le Canadien de Montréal a échangé l’attaquant Nate Thompson aux Flyers de Philadelphie en retour d’un choix de cinquième ronde en 2021.

Thompson, qui est âgé de 35 ans, a inscrit quatre buts et 10 aides en 63 rencontres avec le Canadien cette saison, en plus de remporter 55,1% de ses mises en jeu. Il pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet.

Le Tricolore avait acquis les services de Thompson et d’un choix de cinquième ronde des Kings de Los Angeles le 11 février 2019, en retour d’un choix de quatrième ronde.

En 760 parties dans la LNH avec les Bruins de Boston, les Islanders de New York, le Lightning de Tampa Bay, les Ducks d’Anaheim, les Sénateurs d’Ottawa, les Kings et le Canadien, Thompson a récolté 62 buts et 93 aides.

Hockey

Tournoi pee-wee: Québec en liesse pour l'Océanic

Rarement la foule de Québec aura été aussi heureuse d’une victoire de l’Océanic. En battant les Stars de Syracuse 3-2 en finale de la classe AA-Élites, la formation de l’Est-du-Québec a vengé l’élimination des Nordiques et des Remparts.

«Entendre 15 000 personnes ici au Centre Vidéotron crier pour l’Océanic, ça ne devrait pas arriver souvent», a lancé l’entraineur Alexandre Daneau.

Il s’agit d’un premier titre au Tournoi international pee-wee pour l’Océanic.

«Pour être franc, je suis sans mot. Je suis tellement fier de mes gars!» a déclaré l’entraineur de l’Océanic, très ému à la suite de la victoire de son équipe. «On savait qu’on ne partait pas favoris en arrivant ici. Qu’on soit rendu là aujourd’hui, j’en reviens pas encore.»

Le défi de battre Syracuse était loin d’être évident puisque l’Océanic devait neutraliser deux des meilleurs joueurs du tournoi : Cooper Dennis (10 buts, 2 passes) et Matthew Judge (1 but, 12 passes). Mission accomplie.

«Ça faisait partie du plan de match. Sur vidéo, on a vu quelques tendances dans leur jeu. Ça a préparé les gars en conséquence et ils ont exécuté [le plan] à merveille», explique l’entraineur.

«Il [Dennis] a tellement dominé qu’il n’a pas tant été habitué à l’adversité dans le tournoi. Et là, de voir aujourd’hui que ses jeux ne marchaient pas, il a peut-être été emporté par ses émotions. Mais tant mieux pour nous.»

Le match avait mal commencé pour l’Océanic qui avait accordé le premier but à Axel Black. Mais Elliot Dubé est venu créer l’égalité en deuxième.

En troisième, l’Est-du-Québec est revenu en force avec un but de Louis-François Bélanger. Mais Cooper Dennis a répliqué par la suite. Deux minutes plus tard, Julien Blais a joué les héros en déjouant le gardien des Stars en échappée.

C’est donc dire que Tim Connolly ne sera pas parvenu à remporter le tournoi en tant qu’entraineur des Stars, alors qu’il avait réussi comme joueur il y a 25 ans avec cette même équipe.

«Je le savais»

À la fin du match, Julien Blais scandait : «Je le savais, je le savais!» De quoi parlait-t-il?

«Je le savais qu’on allait gagner!» a-t-il déclaré après le match. «Il ne savait pas qu’il allait compter, mais depuis ce matin, il s’est levé et il m’a dit : “Alex, j’ai rêvé qu’on allait gagner la coupe”», raconte son entraineur.

Une fierté régionale

Cette victoire s’avère une grande source de fierté pour l’Est-du-Québec.

«Une équipe de région qui s’amène ici et performe comme ça, ça n’arrive pas souvent.

«On a senti l’appui de toute la région dernièrement. Surtout depuis qu’on a gagné en quart de finale, on reçoit des messages sur les cellulaires, ça n’arrête pas. On a dû leur retirer parce que tout le monde voulait leur parler [aux joueurs]», a affirmé l’entraineur.

Et pourtant, l’Océanic avait mal entamé ce tournoi avec une défaite de 4 à 0 contre Shawinigan. Mais à partir de ce moment, l’équipe a adopté la philosophie d’y aller un jour à la fois. Une décision judicieuse.

Des amitiés durables

Après la partie, les joueurs de l’Océanic n’ont pas célébré leur triomphe entre eux seulement. Ils ont invité leurs bons amis de la Croatie.

«On les a affrontés en matchs hors concours. On a gagné 7-0 mais c’est une superbe équipe, l’ambiance était le fun. Les jeunes sont super heureux avec nos gars. Et depuis le quart de finale, ils viennent à tous nos matchs. Ils crinquent même nos parents pour nous encourager», raconte Daneau.

Un bel exemple des amitiés internationales que peut créer le Tournoi de hockey pee-wee de Québec.

Canadien

Le Canadien échange Kovalchuk aux Capitals

Le Canadien de Montréal a échangé l’attaquant Ilya Kovalchuk aux Capitals de Washington en retour d’un choix de troisième ronde en 2020, dimanche soir.

Âgé de 36 ans, Kovalchuk a signé un contrat d’un an avec le Canadien le 3 janvier, après avoir été libéré par les Kings de Los Angeles.

Pendant son court passage avec le Tricolore, l’ailier russe a récolté six buts et 13 points en 22 matchs et il a montré un différentiel de + 6. Kovalchuk a amassé 439 buts et 863 points en 902 matchs dans la LNH avec les Thrashers d’Atlanta, les Devils du New Jersey, les Kings et le Canadien.

Selon plusieurs médias, la formation montréalaise retiendrait 50 % du salaire restant à verser à Kovalchuk, soit environ 76 000 $ US.

Le Canadien a ajouté un 13e choix à son total, et un deuxième de troisième tour, en vue du repêchage de juin, qui aura lieu au Centre Bell.

Hockey

Après Samuel Blais, les Alliés

Les gens de Montmagny auront une nouvelle occasion de célébrer. Après avoir vu Samuel Blais leur amener la Coupe Stanley l’été dernier, c’est maintenant les Alliés qui débarqueront avec leur titre de champion Inter-B du 61e Tournoi international pee-wee de Québec à la suite de leur victoire de 2 à 1 en prolongation aux dépens des Cantonniers de Magog.

L’attaquant vedette Jasmin Émond (8e) a joué les héros en contournant à merveille le gardien Loick Tremblay. Un souvenir impérissable.

«C’est fou, je ne pensais pas qu’on allait gagner. J’étais content [de marquer]. D’habitude, je la passe toujours dans les patins, mais j’ai décidé de déborder alors ç’a marché», a déclaré le capitaine des Alliés.

Une stratégie que ses entraineurs lui ont recommandée à plusieurs reprises et qui a porté ses fruits, en fin de compte. «Je me fais tellement gosser par les coachs de déborder, ben je l’ai fait!»

«Ça fait longtemps qu’on lui dit d’arrêter de faire des petites feintes, d’essayer de la passer dans les patins, mais de se servir de sa vitesse pour protéger la rondelle et c’est ça qu’il a fait à la fin et il a compté un but…Un beau but à part de ça!» ajoute son entraineur Léopold Gagné. 

Le gardien des Cantonniers est passé bien près de museler la puissante attaque de Montmagny jusqu’à ce qu’Eliot Bernier (2e) dénoue l’impasse en créant l’égalité en troisième période.

«Ils ont réussi à nous contenir. Je pense qu’ils ont une bonne défensive. Ils ont mis de la pression tout au long de la partie. Ils dominaient la partie, mais petit à petit, on a pris de la confiance et à la fin, c’est nous qui avions le contrôle», explique l’entraineur.

Pour sa part, Jasmin Émond n’était pas inquiet de voir son équipe revenir dans le match, car les joueurs sont «habitués de sortir en force en troisième».

La troisième fois la bonne

Une victoire oh combien significative dans la carrière de Léopold Gagné. «C’est incroyable, on ne peut pas le réaliser tant qu’on ne l’a pas vécu. Je suis venu [au tournoi] en tant que joueur à deux reprises. Le premier coup, on n’est pas allé loin, mais la deuxième fois, on s’est rendu en finale. J’ai dit aux petits gars : “Je ne veux pas le vivre une troisième fois”», a déclaré un entraineur soulagé après la partie.

Ce dénouement ne surprend nullement l’instructeur.

«Ce que je dis depuis le début, on a une bonne gang d’entraineurs. Les jeunes sont disciplinés sur ce qu’on leur demande de faire depuis le début de l’année. Ça donne les résultats qu’on a eus.»

Les Alliés savourent ainsi un premier titre au Tournoi pee-wee depuis 2006.

Volleyball

Volleyball masculin: le Rouge et Or en finale québécoise

L’entraîneur Pascal Clément ne pouvait pas espérer mieux pour son dernier match au PEPS de l’Université Laval. Le Rouge et Or a remporté en trois manches de 25-18, 25-20 et 25-16 le troisième et ultime match de la demi-finale contre le Vert & Or de Sherbrooke et passe en grande finale contre ses rivaux des Carabins de l’Université de Montréal.

Clément, qui a annoncé sa retraite à la fin de la présente saison après 28 ans de loyaux services comme entraîneur-chef, a d’ailleurs tenu à prendre la parole après le match pour remercier ses joueurs.

«Je ne pouvais demander mieux que de terminer une longue carrière ici par une victoire. Merci beaucoup! Je tiens aussi à remercier les partisans. Je sais que je n’ai pas toujours été le coach le plus sympathique...», a-t-il lancé, ovationné par la foule.

En point de presse, Clément a avoué qu’il était soulagé de passer en finale québécoise et d’obtenir ainsi l’un des deux laissez-passer pour le championnat canadien.

«J’ai encore perdu quelques livres ce soir. Je l’avoue, ça m’a hanté une bonne partie de la semaine. Bien égoïstement, je ne voulais pas que ça finisse avec une défaite chez nous!» a-t-il confié.

Fortin, Martin, Obomsawin

L’entraîneur s’est aussi dit satisfait de ce qu’il a vu au cours des deux derniers matchs contre le Vert & Or dans cette série qui avait pourtant commencé par une défaite vendredi et après une saison en dents de scie marquée par les blessures. 

«Nicolas Fortin nous a sorti des coups de canon assez impressionnants ce soir. Il a les capacités athlétiques pour faire des points», a-t-il poursuivi à propos de son attaquant qui a dominé le match avec 16 attaques marquantes et un pourcentage d’efficacité de .379.

Le retour de l’attaquant Alexandre Obomsawin, qui avait été blessé trois mois, et le remplacement du vétéran Ethan Ellison par le joueur de deuxième année Ludovic Martin au poste de passeur auront aussi été des moments décisifs, selon Clément.

L’entraîneur a cependant tenu à faire une fleur à Ellison, qui termine sa dernière année universitaire, en le ramenant sur le terrain dans les derniers moments du match. «Je voulais qu’il finisse sur le terrain et, après la partie, il m’a remercié pour mon geste», a commenté Clément.

De son côté, Martin était à l’aise avec la confiance que lui avait accordée son entraîneur. «J’étais un peu anxieux hier [samedi], mais après, c’était comme d’habitude, surtout que j’ai toujours aimé les matchs des séries. Je suis habitué à la pression après avoir fait plusieurs championnats canadiens au collégial», a déclaré l’étudiant en administration des affaires.

Contre les Carabins

Le Rouge et Or devra maintenant se préparer pour la finale provinciale, qui débute le 6 mars et sera entièrement disputée au Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM), le domicile des Carabins.

«C’est sûr que ce sera une série difficile. Ils nous ont fait mal lors des trois derniers matchs contre eux et on ne sera pas chez nous. Il faudra avoir une bonne réception, car quand c’est le cas, on peut attirer les bloqueurs où on veut», a indiqué Martin.

Son entraîneur, lui, n’a pas fait de cachette quant à ses sentiments envers les Carabins. «Je ne les ai jamais aimés en 35 ans, ce n’est pas là que ça va commencer», a-t-il laissé tomber.

«Cependant, Montréal a une bonne équipe de volleyball et, maintenant, je sais qu’on n’ira pas se battre avec des tire-pois!» a-t-il résumé, ajoutant que ni la rivalité avec les Carabins, ni la «vengeance» après trois revers en quatre cette année n’étaient des sentiments qui l’animaient pour son ultime finale québécoise.

Sports

Un cinquième titre pour Leboeuf à la Coupe du monde de Triathlon d’hiver

Maxime Leboeuf, originaire de Québec, est monté pour une cinquième fois sur la plus haute marche du podium à l’issue de la Coupe du monde ITU de Triathlon d’hiver S3 qui se déroulait dimanche après-midi sur les Plaines d’Abraham. Une satisfaction pour l’ex-biathlète qui confirmait une fois de plus sa domination dans la classe élite de la compétition.

Résidant aujourd’hui à Gatineau, Maxime Leboeuf semblait heureux de remettre les pieds à Québec et de chausser ses skis à nouveau dans son ancien chez lui.

«Ça fait du bien un retour aux sources. Je me suis entraîné ici toute ma jeunesse, alors c’est plaisant de pouvoir voir la famille qui vient encourager», a pointé l’homme de 33 ans en bordure de la ligne d’arrivée. 

Il a mis 1h07 pour compléter le parcours de 25 km regroupant les épreuves de course à pied, de patin et de ski de fond, soit un peu moins d’une minute que son plus proche rival, le Québécois Christopher Busset.

Talonnant Busset pendant les deux premières étapes du circuit, Leboeuf a bien fait de se rattraper lors des trois tours de piste en ski de fond, sa discipline de prédilection. «La course s’est déroulée à peu près comme je pensais, a-t-il affirmé, s’avouant étonné de ses bonnes performances en course à pied pour cette sixième participation à la compétition internationale. 

«J’ai réussi à prendre une plus grande avance qu’à l’habitude, ce qui faisait mon affaire parce qu’en ski de fond je suis moins bon que les autres années», a confié celui qui a été membre de l’équipe canadienne de biathlon pendant une dizaine d’années, jusqu’en 2009. 

«Avec l’âge, on gagne en maturité, alors je sacrifie un peu de la vitesse et j’use de plus de stratégie. Christopher gagne en vitesse et moi je ralentis chaque année, donc ce n’est qu’une question de temps», a-t-il ajouté sur un ton de complicité avec son collègue. 

«Tant que je suis passionné, je vais continuer», a promis Maxime Leboeuf avant d’aller retrouver les siens. 

Retour d’Ariane Carrier

Du côté des dames, Ariane Carrier s’est emparée de la seconde place, faisant d’elle la seule Québécoise à monter sur le podium, aux côtés de la gagnante Lovisa Modig et de Clara Auland, les deux Suédoises. 

La championne de la Coupe du monde de triathlon de 2017 effectuait un retour en piste après deux ans d’absence, à la suite de sa grossesse de 2018. «J’ai pris la décision mercredi de participer, je ne me sentais pas prête. Je suis vraiment contente du résultat finalement», s’est-elle réjouie face à ses performances, surtout en ski. 

«C’était ma première grosse course depuis quelques mois, mais ça redonne le goût de continuer de m’entraîner», a prévu Ariane Carrier. 

En outre, il s’agissait d’une troisième victoire en autant de participations à l’événement se déroulant dans la Vieille-Capitale pour la Suédoise Lovisa Modig. 

Pour cette 7e édition de la Coupe du monde ITU de Triathlon d’hiver S3, autant les hommes que les femmes devaient compléter les trois défis : 4,5 km de course à pied, suivis de 11 km de patin puis de 9,5 km de ski, pour un total de 25 km. 

Drakkar

Le festival Nathan Légaré 2.0 [VIDÉO]

BAIE-COMEAU – Pour un second après-midi consécutif, les Foreurs de Val-d’Or ont eu droit au festival Nathan Légaré. Le capitaine, qui avait amassé quatre points la veille (3-1), en a récolté cinq dimanche, avec un autre tour du chapeau et deux mentions d’aide, guidant le Drakkar vers un gain de 6-3.

Privés de leur meilleur buteur, Nicolas Ouellet, et de leur meilleur passeur, Alexandre Doucet, tous deux blessés la veille, les Foreurs, qui complétaient un trois en trois, auraient pu représenter une proie facile pour le Drakkar.

Ils se sont toutefois vaillamment battus, limitant même les locaux à 29 tirs et mettant la recrue Ventsislav Shingarov à l’épreuve à plusieurs reprises. Outre Légaré, le jeune cerbère a été l’autre élément important dans ce 10e gain à domicile du Drakkar cette saison, lui qui a stoppé 37 rondelles.

«La dernière fois que j’ai eu ça (deux tours du chapeau d’affilée), ça doit être novice ou atome», a lancé Légaré, qui compte maintenant 33 réussites.

«C’est spécial mais le plus important, ce sont les deux victoires en fin de semaine. En entrevue l’autre jour, Jon (Goyens) a dit qu’il devait se regarder dans le miroir, mais c’était à tout le monde dans la chambre de faire la même chose parce que tout le monde avait quelque chose de plus à donner. On l’a vu en fin de semaine avec la contribution de tous les joueurs», a ajouté le capitaine.

«Nathan a pris les choses en main avec les autres leaders de l’équipe», a acquiescé l’entraîneur-chef du Drakkar. «Pour se sortir de notre mauvaise séquence, ça devait venir de la chambre et nos leaders ont fait tout un travail.»

Goyens ne pouvait évidemment passer sous silence la performance de Shingarov, solide à ses trois départs en carrière. «Il a fait les arrêts qu’il était supposé faire et il en a fait une couple qu’il n’était pas supposé faire. Il est calme, il gagne beaucoup d’expérience et il nous donne la chance de gagner. Je suis très confiant pour l’avenir au poste de gardien de but.»

Outre Légaré, Gabriel Proulx avec deux, dont un dans un filet désert (21e), et Valentin Demchenko (15e) ont été les autres marqueurs du Drakkar. La réplique des Foreurs est venue de Jacob Gaucher, Olivier Mathieu et Anthony Allepot, son premier en carrière à son 158e match junior majeur.

Pénalités

S’il y un point sur lequel le pilote avait à redire, c’était les pénalités. Le Drakkar a concédé sept jeux de puissance dimanche, cédant une fois. «Une chose qu’on doit améliorer tout de suite, ce sont les pénalités. On prend trois punitions après le sifflet, on en prend une autre à quatre contre quatre avec trois minutes à jouer. Pour certains, les pénalités, ils vont arrêter (d’en prendre) ou ils vont arrêter de jouer», a prévenu Goyens en concluant.

Sports, etc

Les JO de nouveau dans la mire de Philippe Marois

Presque 15 ans après avoir accroché ses lames, Philippe Marois a remis les Jeux olympiques dans sa mire. Aujourd’hui à l’aube de la quarantaine ce n’est évidemment pas comme patineur de vitesse longue piste qu’il souhaite retourner au grand rendez-vous mondial. C’est en tant qu’officiel.

«Je suis aux portes de la scène internationale», confie le Québécois qui a pris part aux Jeux de Salt Lake City en 2002. «Actuellement, c’est possible d’être officiel au niveau international jusqu’à l’âge de 65 ans, j’ai donc 25 ans devant moi pour aller au moins une fois aux JO. Et c’est certain que j’adorerais y être. Ça me permettrait de vivre l’expérience olympique, mais de l’autre côté de celui d’athlète. Et je pourrais avoir plus de liberté pour me promener sur les différents sites. Je pourrais davantage vivre les Jeux.

«Une chose est sûre, retourner aux Jeux serait un bel accomplissement dans la seconde phase de ma vie, l’après-athlète. Et c’est certain que je vais profiter de l’ouverture de l’anneau à Sainte-Foy pour essayer de me placer dans le top 5 des officiels qui vont œuvrer lors des compétitions.»

C’est en 2010 que Marois s’est initié au travail d’officiel. Habitant à Calgary et ayant coupé tous les liens avec le patinage de vitesse afin de se consacrer à sa vie professionnelle et familiale au lendemain de sa retraite, il reçut en 2009 un courriel de Greg Planert qui avait besoin d’officiels pour une compétition. Planert lui disait aussi que ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu et il l’invitait à l’anneau de glace. Mais Marois ne répondit pas. Un an plus tard, il reçut un autre courriel de Planert.

«J’ai décidé d’y aller. Quand je suis arrivé à l’anneau, j’ai eu des frissons. J’ai revu Greg et plein de monde que je connaissais. Je retombais dans ce que j’avais toujours aimé. Je n’en revenais tout simplement pas que j’avais passé quatre années loin du patin.

«À ce moment-là, Dave Thompson, qui était officiel international de niveau 5, m’a pris sous son aile. Je suis vraiment tombé en amour avec le travail d’officiel. Pour moi, c’était une belle façon de redonner ce que j’avais reçu. Bien des gens me demandent pourquoi je n’ai pas fait comme la plupart des athlètes et que je ne suis pas devenu entraîneur. La raison est simple : j’ai le sentiment que je ne serais pas un bon coach. Je crois que je serais trop dur. Je m’attendrais toujours à ce que la personne se pousse autant et même plus que je me poussais dans le temps.»

Débuts remarqués

Membre de l’équipe nationale, Marois avait connu des débuts remarqués chez les juniors. En 2000, il établit un record au 1500 m. Un exploit que la bague qu’on lui a donnée et qu’il porte depuis au doigt lui rappelle tous les jours. Son passage chez les seniors a cependant été plus difficile. Malgré tout, il a pris part aux Jeux de Salt Lake City en 2002. C’est après avoir raté sa qualification pour les JO de Turin en 2006 qu’il a décidé de prendre sa retraite pour vivre à plein sa vie familiale et professionnelle.

«Bien que le bilan de ma carrière soit très positif, j’ai quand même des regrets. Je pense que tous les athlètes en ont à l’exception de ceux qui ont tout gagné lors des championnats et qui ont battu des records. J’aurais aimé aller à Turin. Par contre, je n’ai pas de regrets de ne pas avoir gagné de médailles à Salt Lake City. Je connaissais mes limites. J’avais un talent naturel, mais il n’était pas aussi développé que celui de certains patineurs. Aujourd’hui, je préfère regarder le positif de ma carrière. J’ai été capable de travailler assez fort pour me rendre où je me suis rendu. Et je suis allé aux Jeux. C’est d’ailleurs comme ça que je vis. Je veux toujours être positif, de bonne humeur et jovial.»

À la retraite, Marois a travaillé pour l’Agence de revenu du Canada à Calgary pendant quelques années. Il avait aussi appliqué pour un poste de chauffeur au Calgary Transit. En 2010 il est revenu au Québec afin d’y rejoindre son amoureuse qu’il avait rencontrée au lendemain de son divorce. Travaillant avec lui à l’Agence du revenu du Canada à Calgary, elle avait demandé à être transférée dans la Vieille capitale. Marois a aussi demandé son transfert, mais après quelques mois, il a réorienté sa carrière et il a appliqué au RTC.

«J’ai toujours tripé sur les voitures, les moteurs et j’ai toujours eu une attirance pour la conduite des véhicules lourds. J’aurais aimé faire une formation complète pour conduire des camions. Mais j’aimais mieux travailler dans la région et avoir des horaires fixes. Et j’aime être avec le monde, jaser, etc. Au volant d’un bus, je suis donc dans ma zone de confort.

«À bord de mon autobus, j’ai toujours ma musique et je fredonne. Et chaque personne qui monte à bord a son bonjour. J’adore ma job

C’est avec impatience que Marois attend l’ouverture de l’anneau de glace de Sainte-Foy. Et non seulement parce qu’il compte y travailler comme officiel lors de compétitions ou parce qu’il y retrouvera des amis patineurs. Il devrait aussi recommencer à patiner.

«Ça fait 14 ans que je ne me suis pas entraîné. J’aimerais ça recommencer à le faire. J’ai adoré patiner à l’anneau de Sainte-Foy. Mais ça ne me tentait pas de retourner dehors. Là, je vais pouvoir patiner au chaud. Et comme je suis capable d’avoir des horaires coupés, je vais pouvoir aller patiner après mon shift du matin.»

LNH

Est-ce qu'Alex Ovechkin peut battre le record de buts de Wayne Gretzky?

Alex Ovechkin a le don de transformer un objectif en apparence inatteignable en exploit totalement réalisable.

Pendant des décennies, les 894 buts en carrière de Wayne Gretzky se sont élevés comme un des records du hockey les plus inatteignables. La Merveille a placé la barre si haute qu'elle semblait intouchable pour les meilleurs marqueurs de la LNH.

Tennis

Félix Auger-Aliassime s'incline devant Stefanos Tsitsipas en finale à Marseille

MARSEILLE, France — Félix Auger-Aliassime a encaissé une deuxième défaite en autant de semaines en finale d'un tournoi de l'ATP.

Le Québécois s'est incliné 6-3, 6-4 devant le Grec Stefanos Tsitsipas en finale du tournoi en salle de Marseille, dimanche.

Auger-Aliassime, qui disputait une cinquième finale en carrière sur le circuit de l'ATP, devra encore patienter avant de soulever son premier trophée. Il avait subi le même sort en finale contre le Français Gaël Monfils la semaine dernière lors du tournoi en salle de Rotterdam, aux Pays-Bas.

«Je suis déçu, a admis le tennisman âgé de 19 ans. Personne n'aime perdre en finale, et c'est la cinquième fois que ça m'arrive, donc c'est dur.

«C'est difficile à avaler, mais je crois que ça va me permettre de devenir un meilleur joueur. Ça forge mon caractère, et je vais surmonter cet obstacle un jour ou l'autre. Je vais me retrousser les manches et travailler pour y parvenir. Je travaille pour remporter de gros tournois, et accomplir de grands exploits, donc je ne vais pas me laisser affecter par ça.»

De plus, Auger-Aliassime a perdu ses deux derniers duels contre Tsitsipas, après avoir gagné ses cinq premiers matchs contre le Grec (deux chez les professionnels, et trois chez les juniors).

«Je suis fier de ne pas avoir craqué, pas une seule fois», a souligné Tsitsipas, qui est reconnu pour son tempérament bouillant. C'était très bien. Même s'il m'a brisé, je ne peux dire que c'est parce que j'ai perdu ma concentration. Je suis très satisfait de la façon dont j'ai réagi tout au long du match.»

Tsitsipas a préservé quatre des cinq balles de bris offertes au tennisman qui pointe au 18e rang mondial, et il a remporté 78 % de ses points avec sa première balle de service - soit un rendement 11 % supérieur à celui d'Auger-Aliassime.

Ainsi, Tsitsipas, la deuxième tête de série du tournoi, a défendu son titre avec succès à Marseille — il est le premier à accomplir cet exploit depuis Thomas Enqvist en 1998. Il s'agissait de son cinquième titre en carrière, et de son premier en 2020.

«Je connais [Thomas] très bien. Il était notre capitaine à la Coupe Laver, a expliqué le tennisman âgé de 21 ans. Je suis encore plus affamé. Je veux retourner sur le terrain et établir de nouveaux records, et accomplir des choses que personne n'a fait auparavant. C'est un de mes traits de caractère.»

Par ailleurs, le Vancouvérois Vasek Pospisil et son partenaire de jeu Nicholas Mahut ont remporté le titre du double masculin après avoir disposé du Hollandais Wesley Koolhof et du Croate Nikolas Mektic 6-3, 6-4 en finale.

«Ç'a été une semaine incroyable, a admis Pospisil. Honnêtement, je crois que j'ai très bien joué dès mon match de premier tour ici. Nous avons été très solides. Nous avons bien servi, avons excellé en retour de service et avons été très dynamiques sur le terrain toute la semaine. Ce sont de toute évidence des aspects du jeu très importants en double.»

Il s'agissait du septième titre de Pospisil en double en carrière sur le circuit de l'ATP, et de son premier depuis celui acquis à Rotterdam en 2016.

«C'est toujours agréable de jouer avec Nico; je crois qu'il est le meilleur joueur de double au monde, a confié Pospisil. Il dispose de la meilleure volée, et c'est un très bon gars.

«Je crois qu'ils [nos succès] sont attribuables au fait que nous nous amusons sur le terrain, et que nous formons une très bonne équipe», a résumé le Canadien.

Volleyball

Volleyball universitaire: le Rouge et Or reste vivant

Après avoir été battus vendredi, les joueurs de l’équipe masculine de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval sont restés vivants samedi en l’emportant en trois manches sur le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke en première ronde des séries. Les filles passent quant à elles en finale provinciale.

Après avoir remporté la première manche 25 à 20, les joueurs du Rouge et Or ont disputé une seconde manche-fleuve où aucune des deux équipes ne réussissait à obtenir un écart de deux points pour l’emporter.

Le Rouge et Or a finalement eu le dessus 36 à 34 pour ensuite remporter le match en gagnant la troisième manche 25 à 17. «Ça faisait longtemps que je n’avais pas souri, si j’excepte les nombreux hommages qui m’ont été rendus au cours des dernières semaines», a déclaré l’entraîneur-chef Pascal Clément, qui a annoncé sa retraite à la fin de l’année après 28 saisons avec le Rouge et Or.

«On n’avait pas le choix de gagner et ça a été l’un des plus beaux matchs de volleyball qu’il y ait eus au PEPS cette année. Ce deuxième set était de toute beauté», a commenté Clément.

«Je lève mon chapeau à Ludovic (Martin) et Nicolas (Fortin), mais c’est l’ensemble du groupe qui a joué un fort match. On a arrêté depuis deux matchs de compiler les statistiques. À partir de maintenant, la seule statistique qui compte, ce sont les trois victoires pour remporter le match», a noté l’entraîneur, qui savait toutefois que les siens avaient cumulé un pourcentage d’efficacité de 35% à l’attaque, un sommet depuis un bon bout de temps.

Le Rouge et Or jouera son troisième et ultime match à 14h30 dimanche. «J’ai quelques petits trucs que j’ai gardés dans ma poche... Ça en prend, ne serait-ce que pour perturber mentalement l’adversaire. J’ai utilisé quelques lapins comme ça aujourd’hui, mais il m’en reste quelques-uns», a déclaré Clément.

Les filles passent en finale

Du côté féminin, les joueuses du Rouge et Or ont éliminé les Citadins de l’UQAM en remportant, bien difficilement toutefois, leur deuxième match en cinq manches de 25-23, 20-25, 25-17, 17-25 et 15-11.

«Tout avait bien commencé, mais j’ai l’impression que les deux équipes se testaient afin de savoir quel niveau d’énergie il leur restait», a déclaré l’entraîneur du Rouge et Or Danny Da Costa, après la partie.

«On les a laissées remonter. En les laissant frapper comme elles voulaient, on leur a permis de reprendre confiance. Je savais que le match allait être long. Des cinq sets, on en a fait toute l’année...», a-t-il ajouté, signalant que ses protégées semblaient un peu fatiguées après le match de la veille.

La prochaine étape pour les filles du Rouge et Or sera la finale provinciale contre les Carabins de l’Université de Montréal, qu’elles n’ont pas battues de l’année. 

«Contre les Carabins, il faudra que toute l’équipe joue bien, on ne peut pas compter seulement sur quatre ou cinq joueuses pour l’emporter. Oui, ça a été dur contre les Carabins, mais ça a été chaud», a résumé Da Costa.

LHJMQ

Rimouski 2/Cap-Breton 4: l'Océanic battu par le gardien Mandolese

RIMOUSKI — Malgré le fait que l'Océanic ait presque doublé la quantité de tirs au but (35-18) par rapport à ceux des Eagles, il n'a rien pu faire contre Kevin Mandolese. Lors du match de samedi au Centre 200 à Sydney en Nouvelle-Écosse, l'imperturbable gardien a anéanti toutes les chances des visiteurs de pouvoir marquer. Cap-Breton a donc remporté la victoire 4-2 et récolté deux points dans un amphithéâtre rempli à capacité.

Les locaux ont ainsi vengé leur défaite de 9-2 lors de leur visite à Rimouski en début de saison. De son côté, l'Océanic est reparti bredouille d'un voyage de trois matchs dans les Maritimes. «C'est sûr que c'est un voyage où on ne récolte pas les points escomptés, mais dans mon livre, on a joué deux très bons matchs sur trois», a nuancé Serge Beausoleil.

Devant mauvaise fortune bon coeur, l'entraîneur-chef de Rimouski n'était pas déçu de ses joueurs. «Bien honnêtement, je suis content du match, a-t-il confirmé. C'est une bonne équipe de hockey. Sokolov est un des meilleurs marqueurs du circuit, qui est très dur à contrer. Mandolese a volé le match! Les chances de marquer à bout portant étaient doubles et on les a pratiquement triplés sur les chances de marquer en tout et partout. Il a fait des arrêts sensationnels en deuxième et en troisième périodes. Il a fermé la porte tout simplement! Colten a été correct, mais Mandolese a été vraiment au-delà des normes!»

Trois buts sans riposte des Eagles

Les deux meneurs des Eagles ont rapidement pris le contrôle de l'action. À 1:13, Egor Sokolov (42e) a ouvert la marque en lançant dans la partie supérieure du filet. Puis, à un peu plus de 8 minutes à jouer à la première période, Mathias Laferrière (19e) a doublé l'avance des siens. «Ils ont capitalisé en début de match», a reconnu Beausoleil. 

À 39 secondes à faire à l'engagement médian, les locaux ont accru leur avance sur le deuxième but de Sokolov (43e), qui a déjoué la défensive et surpris Colten Ellis. Ce troisième but des hommes de Jake Grimes a fait très mal aux Bas-Laurentiens, d'autant plus que, de l'avis du pilote des Bleus, «on les a doublés sur les chances de marquer, doublés sur les lancers, mais on a donné un but en fin de période qui était très dangereux»!

Rafale tardive de l'Océanic

En tout début de troisième, un but de Ludovic Soucy a redonné l'espoir à l'Océanic de pouvoir rebondir dans le match. À mi-chemin de l'engagement, sur une deuxième passe en autant de buts d'Andrew Coxhead, Justin Bergeron (13e) qui, doté d'un sens offensif exceptionnel, y est allé d'un léger tir du revers pour couper au but et faire passer la rondelle entre les jambières de Mandolese. L'écart était alors réduit à un seul but. Le cerbère Colten Ellis a obtenu une mention d'assistance sur ce but, récoltant ainsi son premier point de la campagne. 

«Ils n'ont pas touché à la rondelle, a observé Beausoleil du côté des Eagles. Les gars n'ont pas abandonné, même si c'était un troisième match en quatre jours et qu'on s'était tapés 2 000 km. Autant je n'étais pas content du match à Halifax, autant aujourd'hui, j'ai été content comment les gars ont été résilients et ont travaillé jusqu'au bout. C'est le jour et la nuit sur le plan de l'effort!»

«Malheureusement, on a joué de malchance, se désolait l'entraîneur. Tout était installé, on avait du trafic, il restait en masse de temps et on a cassé un bâton à la pointe qui a donné le but dans un filet désert.» C'est Derek Gentile (20e) qui, dans les dernières secondes de jeu, a profité de cette opportunité.

LNH

Les Hurricanes battent les Maple Leafs avec leur gardien d'urgence 

TORONTO — Le gardien d'urgence David Ayers a gagné un premier match dans la LNH, aidant les Hurricanes de la Caroline à vaincre les Maple Leafs de Toronto 6-3, samedi, même s'ils ont perdu les services des gardiens James Reimer et Petr Mrazek.

Warren Foegele a inscrit deux buts, Martin Necas a récolté un but et une aide, tandis que Lucas Wallmark, Nino Niederreiter et Sebastian Aho ont aussi touché la cible pour les Hurricanes.

Alexander Kerfoot, Pierre Engvall et John Tavares ont répliqué pour les Maple Leafs. Kasperi Kapanen et Tyson Barrie ont amassé chacun deux aides et Frederik Andersen a repoussé 43 tirs.

Reimer a obtenu le départ pour les Hurricanes face à son ancienne équipe, mais il a quitté la rencontre en première période en raison d'une blessure au bas du corps. Il a été remplacé par Mrazek, qui est aussi tombé au combat à la suite d'une violente collision avec Kyle Clifford alors que les deux fonçaient vers une rondelle libre le long de la rampe.

Cette situation a forcé Ayres, un ancien gardien au niveau junior maintenant âgé de 42 ans, à faire son entrée dans le match alors que les Hurricanes menaient 3-1.

Après avoir reçu quelques tirs d'échauffement, Ayres a vu les Hurricanes creuser l'écart à 4-1. Cependant, Tavares l'a déjoué 19 secondes plus tard, sur le premier tir des Leafs dans sa direction.

Engvall a profité d'une rondelle libre pour marquer sur le deuxième tir des Leafs contre Ayres.

Les Leafs se sont ensuite retrouvés en avantage numérique et les partisans ont commencé à crier pour encourager les joueurs des Maple Leafs à tirer chaque fois qu'ils avaient la rondelle en zone des Hurricanes. Ces derniers ont toutefois fait du bon travail pour éviter que la rondelle se rende à Ayres.

Ayres a réussi un premier arrêt tard en deuxième période, permettant aux Hurricanes de rentrer au vestiaire avec une avance de 4-3.

Les Hurricanes ont creusé l'écart après 53 secondes de jeu en troisième période, quand Foegele a profité d'un revirement. Puis, Necas a porté la marque à 6-3 à 3:44 de la période et les spectateurs ont fait connaître leur mécontentement en huant les Leafs.

Frustrés par la tournure des événements, les spectateurs ont scandé «Let's go Raptors» en fin de rencontre.

Pour leur part, les joueurs des Hurricanes se sont rués vers Ayres pour célébrer avec lui après la sirène. Ayres a été crédité de sept arrêts dans la rencontre.

Hockey

Tournoi pee-wee: le rêve des Nordiques prend fin contre Syracuse

Le parcours miracle des petits Nordiques au Tournoi pee-wee a pris fin samedi. Malgré la défaite de 3-0 contre les puissants Stars de Syracuse, les représentants du fleurdelisé peuvent quitter le tournoi la tête haute.

Même si les Nordiques sont parvenus à bien contrer l’offensive des Stars, ils n’ont pas été en mesure de profiter de leur chance en attaque. Et ce, malgré quelques bonnes séquences en territoire adverse.

Malgré l’amertume de la défaite, l’équipe, qui porte normalement le chandail des Corsaires de Pointe-Lévy, éprouve un grand sentiment de fierté quant à ses performances.

«Je suis vraiment fier de mes joueurs, on n'a aucun regret. Personne ne nous voyait ici jusqu’en demi-finale. Les gars peuvent avoir le chest bombé peuvent sortir d’ici la tête haute», a déclaré l’entraîneur Keven Lemelin à la fin du match.

Syracuse a ouvert la marque en première, grâce à un but par déviation de Wyatt Cull. Jason Simons a nivelé la marque en deuxième période.

L’une des sensations du tournoi, Cooper Dennis, (9 buts, 2 passes)  n’a pu se contenter que d’un but dans un filet désert en fin de match, la défensive de Québec l’ayant surveillé de très près tout au long du match.

Mais la palme du joueur du match revient sans la moindre hésitation au gardien des bleus, Philippe Boucher, qui a su se dresser devant les attaques répétitives des Stars.

«On ne leur a pas donné beaucoup de chances, mais le numéro 24 l’autre côté (Cooper Dennis) c’est un joueur assez exceptionnel. Ils nous a donné du fil à retordre toute la game, on l’a contenu le mieux qu’on pouvait finalement».

Gagner le respect

Avec une fiche en saison régulière de 5-14-5 dans Ligue de hockey d’excellence du Québec (LHEQ), plusieurs ont douté du mérite des petits Nordiques de participer au Tournoi pee-wee.

Leur performance au fil du tournoi prouve, selon Keven Lemelin, que leur place était amplement méritée.

«Ce qui va ressortir de ces deux semaines, c’est qu’on a gagné le respect de tout le monde. On riait de nous autres dans notre ligue parce qu’on n’a pas une grosse fiche et on a été capable de compétitionner avec des équipes internationales, et certaines de notre ligue qui ont une meilleure fiche que nous», ajoute l’entraîneur.

À défaut de voir les Nordiques ou les Remparts en grande finale, deux autres clubs de la région auront la chance de quitter le tournoi en vainqueurs. 

Les Alliés de Montmagny vont ouvrir le bal en affrontant les Cantonniers de Magog dans la classe Inter-B. Tout de suite après, il y a aura la finale scolaire entre les Lynx de Jésus-Marie de Beauceville contre les Diabolos de Lucile-Teasdale.

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Hockey

Le Drakkar défait les Foreurs de Val-d'Or 7-3

BAIE-COMEAU — Après cinq revers consécutifs, le Drakkar de Baie-Comeau a de nouveau goûté à la victoire, sa troisième seulement à ses 15 dernières rencontres. Sa victime a été les Foreurs de Val-d’Or, qui ont plié l’échine par la marque de 7-3.

Le but de la victoire a été enfilé par Nathan Légaré, son deuxième du match, à 8:19 du dernier tiers. Le capitaine a complété son tour du chapeau à 16:46 en enfilant l’aiguille d’un tir dans la partie supérieure d’un angle restreint.

Légaré, qui a maintenant 30 buts au compteur, a aussi amassé une mention d’aide sur le dernier but des siens, le 7e d’Antoine Rochon. Mikisiw Awashish (3e) a aussi marqué dans cette troisième période de quatre buts sans réplique.

«On a eu des contributions des quatre lignes. Ça fait du bien et ça donne confiance individuellement et en équipe», a lancé Jon Goyens, heureux de constater que ses troupiers se sont relevé les manches après cette mauvaise séquence, «avec plusieurs moments où on jouait mou, mais aujourd’hui, on a choisi de rétablir notre identité», a-t-il soutenu.

«On n’a pas commencé le match comme il faut, mais les gars ont pris charge. Les entraîneurs, on est des ressources, on peut modifier ce qu’on peut faire pour (améliorer) l’apprentissage, mais en bout de ligne les joueurs doivent prendre charge et ils l’ont fait aujourd’hui», d’enchaîner l’entraîneur-chef.

Pour démarrer le match devant le but, l’entraîneur-chef de Val-d’Or, Pascal Rhéaume, avait délégué Xavier Bolduc, envers qui le Drakkar avait lancé la serviette en l’échangeant contre un choix de 12e ronde l’an dernier. Ce dernier a cédé sept fois sur 41 lancers, mais il n’est sûrement pas à blâmer pour ce revers. Son vis-à-vis Lucas Fitzpatrick a été pas mal moins occupé, stoppant 22 rondelles.

Le Drakkar a commencé le match en perdant une rondelle dans sa zone et dès la 49e seconde, Alexandre Doucet a lancé les siens en avant. Un peu avant la mi-période, Gabriel Proulx (19e) a créé l’égalité, égalité qui n’a toutefois duré que 29 secondes, soit jusqu’au premier du match d’Olivier Mathieu.

Le premier but du deuxième vingt est aussi survenu à la 49e seconde, le 28e de Légaré. Encore une fois, Mathieu a ensuite redonné l’avance aux Foreurs, en supériorité numérique. Le Drakkar a créé l’égalité dans les mêmes circonstances, lorsqu’Alexandre Parent (4e) a bondi sur le retour du tir sur le poteau d’Alex Falardeau.

Le Drakkar et les Foreurs se revoient dimanche après-midi, de nouveau sur la glace du Centre Henry-Leonard. Cette fois, le gardien partant sera Ventsislav Shingarov, qui effectuera son premier départ en carrière à Baie-Comeau après une solide sortie à Shawinigan la semaine dernière.

Avec un troisième match en quatre jours pour le Drakkar, «on n’a pas le choix de gérer les minutes de Fitz et de toute façon, Shingarov le mérite, de la façon qu’il pratique», a conclu Jon Goyens.

Sports

Ice Cross: la rivalité Croxall-Dallago se transporte au Massif

PETITE-RIVIÈRE-SAINT-FRANÇOIS — Les amateurs de patinage extrême qui suivaient les épreuves du Red Bull Crashed Ice à Québec connaissent bien l’Ontarien Kyle Croxall et l’Autrichien Marco Dallago. Le premier a remporté l’épreuve dans la capitale en 2010 et le second a fait la même chose en 2014. 

Les deux patineurs font partie de la catégorie «à ne pas inviter à la même soirée» et se rencontraient une fois de plus sur une piste glacée samedi pour la finale de l’épreuve de patinage extrême qui avait lieu au Centre de ski Le Massif. 

Cette fois, c’est Croxall qui l’a emporté devant Dallago et un autre ontarien, John Fisher. La lutte finale entre les deux grands rivaux a encore une fois donné lieu à une petite controverse qui n’est pas étrangère à ce jeune sport où certains compétiteurs sont prêts à tout pour se donner un avantage.

«J’ai eu un très bon départ et j’ai essayé de rester près de Kyle. J’ai réussi à passer devant lui, mais il a attrapé mon chandail pour me ramener en arrière. J’ai demandé une révision, mais il semble que les officiels ne pouvaient pas voir le geste avec l’angle de caméra», a déclaré un Dallago déçu après la compétition.

«Il y a une course propre et il y a être déloyal. Je sais ce que j’ai senti et j’estime qu’il a été déloyal», a poursuivi l’Autrichien.

«J’ai bien démarré, j’ai frappé la bande à un certain moment, mais j’ai réussi à revenir en avant, c’est tout. Je savais que c’était une piste rapide et j’ai bien descendu. Pour ce qui est de ma relation avec Marco, appelez ça une rivalité si vous voulez, je m’en fous! C’est lui qui désire être un rival...», a pour sa part laissé tomber Croxall.

Vous aurez deviné que les deux patineurs ne se sont pas fait la conversation, ni après la course ni au moment de recevoir leurs prix sur le podium.

Cox sans attente

Quant à Steven Cox, de Charlesbourg, qui avait surpris avec une troisième place à Yokohama il y a quelques semaines, il n’a pas réussi à traverser les quarts de finale. 

«Malgré ma troisième place à Yokohama, je n’avais pas d’attente en arrivant ici. Je sais que j’ai été chanceux au Japon», a indiqué avec franchise l’athlète de 29 ans qui gagne sa vie en concevant des pistes de vélo de montagne pour l’entreprise Velosolutions.

«J’aime beaucoup descendre, faire du “free-riding”. Je viens à la fois du monde du ski et du hockey. J’allais faire du ski après l’école et, ensuite, j’arrivais à l’aréna en bottes de ski», illustre-t-il.

Trunzo chez les femmes

Chez les femmes, c’est la hockeyeuse Amanda Trunzo, du Minnesota, qui a remporté l’épreuve du Massif devant la Magogoise Maxie Plante et l’Ontarienne Jacqueline Legere.

«Je suis satisfaite même si j’ai terminé deuxième. Ça a bien été dès le départ de la course, je me sens bien et c’est ma meilleure année jusqu’à maintenant», a déclaré celle qui s’est mise au «ice cross» il y a six ans.

La gagnante, elle, pensait à la prochaine épreuve. «Je suis sortie première et je suis restée là tout le long de la descente. Je suis super heureuse, mais je pense déjà à Moscou, la dernière course de l’année», a déclaré l’Américaine, qui n’est qu’à quelques points de Legere au classement général.

Athlétisme

Athlétisme: le Rouge et Or rafle tout

Pour une troisième année consécutive, les équipes d’athlétisme du Rouge et Or ont tout raflé lors des championnats provinciaux qui avaient lieu samedi à l’Université Laval, remportant une fois de plus les bannières masculine et féminine.

Il s’agissait d’un septième sacre consécutif du côté masculin, où les locaux l’ont emporté avec une impressionnante avance de 110 points, et d’un troisième pour l’équipe féminine, dont l’avance était de 87 points. Au total, les athlètes du Rouge et Or ont remporté 16 médailles d’or, 13 d’argent et huit de bronze.

Jessy Lacourse a réalisé la meilleure performance avec trois médailles d’or (1 500m, 3 000m, Relais) et une d’argent alors que David Gendreau-Fillion rapporte aussi trois fois l’or (600m, 1 000m, Relais) et une médaille de bronze. Les deux porte-couleurs du Rouge et Or ont d’ailleurs été élus athlètes par excellence de la compétition.

Quelques records sont tombés également samedi, notamment le record féminin du saut en longueur de l’Université Laval alors qu’Audrey Leduc a battu une marque qui remontait à 28 ans en réalisant un bond de 6 m.

Quant à Noémie Jeffrey, elle a battu le record d’équipe et son record personnel au lancer du marteau avec un jet de 18,83 m, 78 cm de plus que la marque précédente.

Audrey Leduc a battu un record qui remontait à 1992 au saut en longueur en réalisant un bond de 6m. (Photo fournie par le Rouge et Or - Mathieu Bélanger)L’équipe d’athlétisme du Rouge et Or participera du 5 au 7 mars aux championnats canadiens universitaires qui auront lieu à l’Université d’Alberta.

Sports

Christian Papillon, celui qui a fait du «Crashed Ice» un sport

PETITE-RIVIÈRE-SAINT-FRANÇOIS — Plusieurs se souviendront de lui comme du type qui s’était fabriqué une piste de glace pour s’entraîner pour le Red Bull Crashed Ice de Québec sur le terrain d’un ami. Christian Papillon demeure toujours à Lac-Beauport, mais sa passion pour le patinage extrême est maintenant devenue un emploi à temps plein.

Directeur sportif du Championnat du monde de Red Bull Ice Cross (le sport autrefois connu sous le nom de Red Bull Crashed Ice) depuis 2010, Christian est aussi depuis cinq ans directeur sportif de la All Terrain Skate Cross Federation, qui chapeaute ce sport qu’on appelle maintenant patinage de descente extrême en français.

«Je me tiens occupé tout l’hiver, je voyage un peu partout pour superviser les courses et le développement du sport par la création de fédérations nationales entre autres», expliquait samedi celui qui est aussi étroitement lié à la mise en place de la course de niveau 500 qui avait lieu au centre de ski Le Massif de Petite-Rivière-Saint-François en fin de semaine.

Une carrière dans la glace

«La piste du Massif, elle a été fabriquée par le même gars chez qui on fabriquait une piste pour m’entraîner au milieu des années 2000, mon ami Gaétan Lemelin. Je peux te dire qu’à l’époque, ni lui ni moi ne pensions que je serais rendu là», poursuit celui qui a délaissé la compétition après quatre saisons de «Crashed Ice».

«Aujourd’hui, je descends encore les pistes pour les essayer, mais mon travail se fait davantage dans le développement du sport. J’espère vraiment garder un événement au Massif», poursuit celui qui avait fait ses classes en travaillant dans le domaine des arts graphiques et en organisant des événements sportifs, notamment l’épreuve de motocross qui avait lieu au Colisée de Québec, comme passe-temps.

«Quand Red Bull m’avait rencontré au début, on était assis autour d’une table en Autriche et les gens me posaient des questions sur ma vision du «Crashed Ice». Pour moi, il a toujours été clair que c’était un sport, qu’on pouvait en faire quelque chose qui ne soit pas juste un événement promotionnel», rappelle Christian Papillon.

Sport en évolution

«Et bien je peux te dire qu’il y a un an et demi, presque dix ans après cette rencontre, je me suis rendu compte que ce que je voyais à l’époque était maintenant réalisé», poursuit-il.

Une structure, une fédération, 14 pays représentés et 150 athlètes à la compétition du Massif, elle représente en elle-même une façon de rendre le sport plus accessible. 

«Les pistes des épreuves de niveau 500, comme le Massif, et 250 sont moins difficiles, plus accessibles pour les débutants. C’est une façon de démocratiser le sport», explique le directeur sportif.

Si elles rapportent un peu moins de points que les épreuves de niveau 1 000, comme celles autrefois tenues à Québec, les épreuves de niveau 500 attirent quand même plusieurs des meneurs du circuit. Avec 30 000 $ en bourses, contre 80 000 $ pour le niveau 1 000, elles offrent quand même des prix intéressants.

«Cette année, nous présentons 12 courses au total : deux de niveau 1 000, six de niveau 500 et quatre de niveau 250. Il faut maintenant stabiliser le circuit, pour ne pas qu’il grossisse trop vite et qu’on perde le standard du sport», enchaîne Papillon.

Projets

La prochaine étape, pour lui, serait de trouver une façon pour que certains compétiteurs puissent vivre de leur sport comme le font certains athlètes de sports extrêmes, notamment les planchistes. Le rêve olympique n’a pas non plus été mis de côté. «C’est un dossier qu’on travaille aussi», assure-t-il.

Et serait-il possible que le Ice Cross revienne un jour à Québec, d’où il est absent depuis novembre 2015? «Oui, Québec est toujours dans les discussions et la ville n’a plus de preuve à faire. Il s’agit de s’entendre avec un promoteur et de trouver des dates! Il y a toujours des discussions et on espère que ça revienne avant les Nordiques!», termine Papillon, sourire en coin.

LNH

Alex Ovechkin atteint le plateau des 700 buts 

NEWARK, N.J. — Grâce à un tir puissant qui a fait sa marque de commerce, Alex Ovechkin fait maintenant partie d'un club sélect.

L'attaquant des Capitals de Washington est devenu le huitième joueur de l'histoire de la LNH à atteindre le plateau des 700 buts en carrière, samedi après-midi, réussissant l'exploit lors d'une défaite de 3-2 face aux Devils du New Jersey.

Ovechkin, qui est âgé de 34 ans, a touché la cible à 4:50 de la troisième période pour créer l'égalité 2-2. Il s'agissait de son 42e filet de la présente campagne, un de moins que les comeneurs du circuit, David Pastrnak, des Bruins de Boston, et Auston Matthews, des Maple Leafs de Toronto.

«C'est un moment spécial, a dit Ovechkin. Quand vous approchez du plateau, vous commencez à vous demander quand cela se produira. C'est enfin derrière moi et nous n'avons plus à en parler. Nous pouvons passer à autre chose.»

Le joueur étoile des Capitals a accompli son exploit à sa façon légendaire, c'est-à-dire en décochant un tir sur réception foudroyant du haut du cercle droit des mises en jeu qui a mystifié le gardien des Devils Mackenzie Blackwood.

Après avoir levé les bras vers le plafond de l'amphithéâtre, Ovechkin s'est dirigé vers le centre de la patinoire. Le banc des Capitals s'est alors vidé et ses coéquipiers se sont massés autour de lui pour le féliciter. Les partisans des Devils lui ont offert une ovation bien sentie.

«Ce n'était qu'une question de temps, mais ce fut en plus un but important dans le match, a dit l'entraîneur-chef des Capitals, Todd Reirden. C'est spécial d'avoir pu assister à ce moment. Il est l'une des grandes étoiles de son époque et le meilleur franc-tireur que j'ai eu l'occasion de voir en personne.»

Wayne Gretzky est le meilleur buteur de l'histoire de la LNH avec 894 buts en carrière. Gordie Howe (801), Jaromir Jagr (766), Brett Hull (741), Marcel Dionne (731), Phil Esposito (717) et Mike Gartner (708) suivent Gretzky au classement.

«C'est spécial de faire partie de ce groupe, mais je n'aurais jamais atteint ce plateau sans l'aide et l'appui de mes coéquipiers, de ma famille et des partisans, a dit Ovechkin. Nous voulons continuer à écrire l'histoire.»

Ovechkin n'avait pas touché la cible lors de cinq matchs consécutifs avant d'inscrire son 699e but face au Canadien de Montréal, jeudi. Il avait marqué 14 buts à ses sept matchs précédents avant de tomber en panne.

En 1144 parties

Le franc-tireur russe a eu besoin de 1144 matchs pour atteindre le plateau des 700 buts. Gretzky est le seul à l'avoir atteint plus rapidement, ayant besoin de seulement 886 rencontres. Ovechkin est passé de 600 à 700 buts en carrière en seulement 154 parties, le plus petit total parmi ceux qui ont atteint ce plateau.

Malgré le but d'Ovechkin, les Capitals ont encaissé un quatrième revers de suite et ont chuté à 3-7-1 à leurs 11 derniers matchs. Ils partagent le premier rang de la section Métropolitaine avec les Penguins de Pittsburgh, qui ont perdu 5-2 face aux Sabres de Buffalo. Les Penguins ont un match en main sur les Capitals et les deux équipes s'affronteront à Washington dimanche.

Damon Severson a inscrit le but vainqueur pour les Devils avec 1:59 à faire en temps réglementaire, à la suite d'une passe transversale de Nikita Gusev. Wayne Simmonds et Jesper Bratt ont également fait bouger les cordages pour les Devils et Blackwood a repoussé 33 lancers.

«Nous aurions pu baisser notre garde après avoir vu Ovechkin marquer son 700e, a noté Severson. Je le félicite. Il est un des meilleurs joueurs de l'histoire. Mais nous avons gagné, nous avons joué un peu les trouble-fête et c'est satisfaisant.»

Tom Wilson a été l'autre buteur des Capitals. Ilya Samsonov a effectué 26 arrêts.

Sports

Ski acrobatique: médaillé d’argent, Lewis Irving voit son travail récompensé

0,46 point de plus et il était sacré champion! Pour la deuxième fois de sa carrière, Lewis Irving est médaillé à une épreuve individuelle en Coupe du monde des sauts de ski acrobatique. Samedi, à l’étape de Raubichi (Bélarus), le skieur de Québec a mis la main sur la médaille d’argent.

Grâce à son pointage de 124,43, Irving est passé à un cheveu de monter sur la plus haute marche du podium où est grimpé l’Américain Justin Schoenefeld (124,89 points). Un autre Américain, Christopher Lillis (122,17 points) a mis la main sur le bronze.

L’autre podium d’Irving avait été une troisième place à Secret Garden, en Chine, en décembre 2017.

Question d’ajouter encore plus de lustre à cette prestation, le Québécois a été le sixième et dernier à se qualifier pour la Super Finale. Il a donc utilisé cette situation à son avantage comme il l’a expliqué en entrevue à Sportcom.

«J’étais le premier à m’élancer (en finale) et je savais que je n’avais pas le choix de donner le tout pour le tout, surtout avec les cinq autres gars qui allaient sauter (après moi) avec des triples périlleux cinq vrilles, ce qui sont les sauts les plus difficiles dans le circuit», a soutenu celui qui a exécuté un triple périlleux quatre vrilles.

«Je l’ai pratiqué à l’entraînement cette semaine et je me sentais prêt et confiant. J’ai senti que j’ai mis un petit peu de pression sur les autres en sortant un saut avec un gros score.»

Malgré cette belle prestation, le médaillé d’argent est demeuré humble dans ses commentaires, tout en mettant de l’avant le travail fait par son entraîneur Jeff Bean.

«Jeff et moi travaillons sur un très bon plan. Ça continue d’évoluer jour après jour et nous allons dans la bonne direction. Il fallait juste mettre toutes les étapes ensemble au bon moment et ce que nous avons fait aujourd’hui», a poursuivi celui qui avait fini dixième, une semaine plus tôt, à la Coupe du monde de Moscou.

«Je m’améliore chaque semaine et c’est la troisième en ligne que j’accède à la finale (12 premiers). J’ai chuté les deux autres fois, mais cette semaine, je ne voulais pas répéter la même erreur.»

L’autre Québécois inscrit, Félix Cormier-Boucher, a terminé en 27e place.

Irving et Cormier-Boucher seront de retour en action dimanche, à la compétition en synchro, une épreuve qui ne comptera pas au classement du circuit de la Coupe du monde.

Saison terminée pour Catrine Lavallée

La Montréalaise Catrine Lavallée devait être du concours féminin, mais elle a déclaré forfait en raison d’une blessure qui met un terme à sa saison.

«Malheureusement, c’est la fin de l’aventure pour moi cette saison. Je ne prendrai pas part au reste du circuit de la Coupe du monde cet hiver en raison d’une blessure au genou/jambe. Ce fut une décision difficile à prendre de retourner à la maison avant la fin, mais il faut deux jambes pour performer en ski acrobatique», a écrit Lavallé dans sa page Facebook.

Sports

Le bronze pour De Bruin et Bujnowski en bob à deux aux Mondiaux

ALTENBERG, Allemagne — Les Canadiennes Christine De Bruin et Kristen Bujnowski se sont emparées de la médaille de bronze en bob à deux aux Championnats du monde d’Altenberg, en Allemagne, samedi soir.

De Bruin et Bujnowski, qui étaient cinquièmes après les deux premières manches la veille, ont orchestré une spectaculaire remontée au classement qui leur a permis de conclure la compétition à seulement 1,06 seconde des éventuelles gagnantes, Kaillie Humphries et sa partenaire Lauren Gibbs.

Humphries, une Américaine d’origine canadienne, et sa partenaire ont complété l’épreuve avec un chrono de 3:45,49, après avoir réussi le temps le plus rapide lors des deux premières descentes vendredi.

Humphries, double championne du monde alors qu’elle défendait les couleurs du Canada, disputait ses premiers Mondiaux depuis 2017.

Les Allemandes Kim Kalicki et Kira Lipperheide se sont adjugé la médaille d’argent, à seulement 0,37 seconde du bob américain.

Humphries — qui est mariée à un Américain, mais qui a conservé sa citoyenneté canadienne — s’est jointe à USA Bobsled and Skeleton l’automne dernier, après s’être absentée de la saison précédente en raison des allégations d’abus verbaux et mentaux qu’elle a portées contre le programme canadien. Elle avait même précisé qu’elle avait l’impression de ne plus être en sécurité au sein de l’équipe.

«Ça n’a pas été facile, a reconnu Humphries, tandis que les cris de la foule et les cloches à vache se faisaient entendre en bordure de parcours à Altenberg pour souligner le couronnement de la nouvelle championne. Mais en fin de compte, ça en valait la peine.»

Et en fin de compte, elle a démontré qu’elle était encore la meilleure bobeuse au monde. Humphries a rejoint l’Allemande Sandra Kirasis dans le groupe exclusif des pilotes détentrices de trois titres de championne du monde.

«La vieille l’a encore, a dit Gibbs. Mon travail, c’est d’offrir les meilleures dispositions à Kaillie afin qu’elle puisse exceller, sans être dans son chemin, sans la retenir. C’est un honneur de faire équipe avec elle.»

Hockey

Tournoi pee-wee: ovation pour Côté, Fraser très peu hué

Kerry Fraser persiste et signe «le but d’Alain Côté n’était pas bon». L’ancien arbitre a maintenu sa position lors de sa présence au Tournoi pee-wee de Québec, où l’accueil n’a pas été marqué par une avalanche de huées. À la surprise du principal intéressé.

«À vrai dire, c’était de la musique à mes oreilles. Quand un arbitre commence à se faire applaudir ça veut dire qu’il ne fait pas bien son travail, je suis correct avec les huées surtout avec ces deux gars (Alain Côté et Chris Nilan) pour me protéger», a déclaré un Kerry Fraser tout sourire. 

Après Eric Lindros la semaine précédente, c’était au tour de Fraser et d’Alain Côté d’avoir droit à un moment de réconciliation au Tournoi pee-wee.

Et ce même s’il n’y a pas plus de conflits entre les deux hommes depuis longtemps.

En 2019, en plus d'avoir joué dans une publicité ensemble, ils ont eu l’occasion de se croiser lors du Pro-Am de Simon Gagné et Patrice Bergeron. 

Pour Alain Côté la page est tournée.

«Un moment donné, il faut passer à autre chose et c’est ce qu’on a fait. [Kerry] c’est un bon Jack comme on dit.»

Boxe

Kean expéditif

RIMOUSKI — Simon Kean conserve sa ceinture WBC International argent des poids lourds. Il ne lui a fallu que trois rounds pour triompher sur l’Américain Daniel Martz par K.O., vendredi soir, lors du gala de boxe tenu au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, devant une foule qui le soutenait bruyamment.

«Mon état d’esprit était à point, aujourd’hui, a commenté Kean pour expliquer sa victoire. J’étais à l’aise. J’ai du fun. J’ai senti l’accueil chaleureux. L’ambiance était survoltée. J’ai adoré combattre ici!» 

Il s’agissait du quatrième gain de suite pour le boxeur trifluvien. Sa seule défaite chez les professionnels remonte à l’automne 2018, alors qu’il s’était incliné devant Dillon Carman de l’Ontario.

Le premier round a pris fin lorsque Kean a assené une solide droite à Martz. Au deuxième round, il a envoyé son adversaire au plancher deux fois plutôt qu’une. Puis au troisième round, Martz est tombé dans les câbles pour terminer sa course par terre, complètement sonné.

Chabot déchaîné

Le combat de Thomas Chabot aura été encore plus court : 1:24. Après avoir été envoyé au sol par le Mexicain Luz Marcos Garcia qui lui a servi un crochet à la tête, le boxeur de Thetford Mines s’est relevé aussitôt. Déchaîné, il a bloqué son adversaire dans le coin. Dès qu’il a aperçu une ouverture, il a servi un vigoureux coup au sternum de Garcia qui s’est immédiatement écroulé, incapable de se relever, la souffrance étant palpable. Chabot a été déclaré gagnant par K.O. technique.

Originaire de Rivière-du-Loup, Leila Beaudoin, qui réside à Québec, a été chaudement applaudie par ses partisans tout au long du combat où elle a affronté une adversaire coriace, Maria Esther Del Angel Diaz. L’attaque constante et le volume de coups plus élevé qui a atteint plusieurs fois sa cible a eu raison de la Mexicaine. La Québécoise a été déclarée gagnante par décision unanime après les quatre rounds prévus. Beaudoin célébrait sa deuxième victoire en autant de combats. «J’ai fait tout ce que j’avais travaillé dans le gym, se réjouissait-elle à l’issue du combat, en soulignant qu’elle avait beaucoup apprécié les encouragements de la foule. La fille [Diaz] avait vraiment un bon menton et elle a bien encaissé. Je l’ai ébranlée et à la fin, elle se sauvait pas mal. Je suis bien contente. La fille avait vraiment beaucoup d’expérience dans le ring. Je n’avais pas affaire à une débutante!»

Duguay mord la poussière

Pour ses premiers pas dans la boxe professionnelle, Mathieu Duguay a mordu la poussière devant un compétiteur féroce nommé Armando Morales Gutierrez. Pourtant, l’athlète de Québec avait démontré beaucoup de ténacité au premier round. Mais, après un premier round énergique de la part de Duguay, le Mexicain a rectifié son tir et a accru la cadence. La guerre était déclarée entre les deux gaillards prêts à tout donner. L’arbitre, voyant Duguay chancelant au quatrième round, a mis un terme au combat à 2:45.

Sébastien Roy ne l’a pas eu facile contre Flavio Michel. Le caractère offensif du Montréalais a compliqué les choses pour Roy, qui a tout de même réussi à sortir victorieux d’un âpre combat contre un belligérant qui, jusqu’à la fin, n’était vraiment pas déterminé à abandonner. Après huit rounds où l’action était à son comble, les juges ont rendu un verdict de décision majoritaire en faveur du boxeur de Québec, qui en était à son premier combat de huit rounds, ce qui lui a demandé une attention particulière à l’entraînement. «C’était un combat dur physiquement, a admis le pugiliste. On s’en attendait! On savait que Flavio Michel était un tough, comme on dit. Mais, je suis vraiment content. J’ai réussi à contrôler le combat malgré tout. À la fin du combat, je n’étais pas sûre que j’allais remporter. Mais, je pense que j’ai réussi à donner les meilleurs coups. J’ai été plus rapide, plus incisif et je pense que c’est ce qui a fait que j’ai gagné. J’ai déjà hâte au prochain!»

Hubert Poulin a soulevé les passions chez les spectateurs de Rimouski qui en ont fait visiblement leur préféré. Après un combat de quatre rounds vifs et costauds contre Eduardo Valencia Aguilar, les juges ont sacré l’athlète de Québec gagnant par décision unanime. Il s’agit de sa deuxième victoire en autant de combats chez les professionnels. «J’ai prouvé que j’étais pas juste capable de frapper l’autre, mais de boxer dans plusieurs facettes, a-t-il commenté. Défensivement, je n’ai pas pris des coups pour rien. J’ ai montré que j’étais meilleur que lui. J’ai moins forcé, j’ai choisi mes shots. J’ai fait avec les réserves de gaz que j’avais. Je suis fier de ma performance et mon coach a l’air fier. J’avais promis à ma fille que j’allais sortir de là avec la victoire et j’ai réussi!»

Hockey

De jeunes rivaux en demi-finale

Les Seigneurs de Lotbinière reverront des visages connus samedi après-midi en demi-finale de la catégorie International B du Tournoi pee-wee de Québec : les Alliés de Montmagny les ont battus trois fois en autant de matchs cette saison!

Non seulement les Seigneurs voudront démontrer qu’ils sont capables de vaincre leur bête noire, mais ils veulent aussi prouver qu’ils peuvent se rendre, même privés de quelques éléments qui ont déserté l’équipe pour le hockey scolaire.

«Non, on ne se voyait pas là au début du tournoi, et encore moins au début de la saison. On n’a pas une équipe menée par deux ou trois jeunes ultra-talentueux, mais une équipe de travaillants. En plus, je n’ai que deux joueurs qui en sont à leur deuxième tournoi», expliquait vendredi l’entraîneur Richard Normand, après la victoire de 3 à 0 de ses jeunes protégés contre la formation française des Drakkars de Caen.

Des coéquipiers en moins

L’an dernier, les Seigneurs s’étaient présentés au tournoi avec une équipe puissante qui visait les plus grands honneurs, après s’être inclinés en demi-finale l’année précédente.

«Mais on a perdu notre deuxième match», indique le capitaine Hugo Martin, l’un des deux «revenants» de l’an passé. «J’étais très déçu. Mais cette année, on s’est donné un défi de réussir même si on a perdu plein de coéquipiers», poursuit-il.

Au moins quatre des coéquipiers en question se préparaient à embarquer sur la glace quand les Seigneurs la quittaient. Ils portent maintenant l’uniforme des Commandeurs du Collège de Lévis au hockey scolaire.

Richard Normand ne le cache pas, ses joueurs aimeraient bien atteindre la finale pour la première fois, histoire de le remettre «dans les dents» de ceux qui ont choisi de quitter l’équipe.

Rouge et Or

Volleyball féminin: le Rouge et Or débute les séries du bon pied

Les joueuses de volleyball du Rouge et Or de l’Université Laval ont bien débuté les séries éliminatoires en l’emportant vendredi 3 à 1 sur les Citadins de l’UQAM dans un match disputé à Montréal.

Les protégées de l’entraîneur Danny Da Costa ont remporté les deux premières manches 25-18 et 25-17 pour ensuite voir les locaux mener dans la troisième. «On tirait de l’arrière par huit points et on a réussi à remonter, mais ça n’a pas été assez et on l’a perdu 25-20», a déclaré le pilote du Rouge et Or en entrevue téléphonique avec Le Soleil après la partie.

«Dans le quatrième set, il a aussi fallu revenir de l’arrière et nous l’avons finalement gagné 26 à 24. C’était tout un match, il y avait de l’intensité dans le gymnase et on affrontait un adversaire très solide», poursuit-il.

Il faut dire que les Citadins, tout comme le Rouge et Or et les Carabins de l’Université de Montréal, ont toutes terminé la saison avec 13 victoires et sept défaites, le différentiel points pour-points contre plaçant les Carabins premières, les Citadins deuxième et le Rouge et Or troisième.

«Nous débutons sur une bonne séquence, mais il faudra améliorer des choses si nous voulons gagner la série demain [samedi] au PEPS», poursuit Da Costa, saluant les performances de ses attaquantes Marianne Saint-Aubin et Maud Chapleau.

Chapleau nommée

Quelques heures plus tôt, Chapleau venait d’ailleurs d’être nommée joueuse par excellence du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) pour la saison qui vient de prendre fin. Il s’agit d’une première pour l’étudiante en santé et sécurité du travail originaire de la capitale.

Elle a dominé le circuit universitaire cette saison avec 262 attaques marquantes et vient au second rang pour le nombre de points avec 298. Elle a aussi réussi 291 récupérations défensives, un sommet au Québec.

«Maud est un pilier dans notre équipe, c’est une joueuse polyvalente et combative qui a un bon leadership sur le terrain, ce dont on a besoin dans une équipe jeune comme la nôtre», a souligné Da Costa à propos de sa joueuse de quatrième année.

Maud Chapleau fait aussi partie de la première équipe d’étoiles du RSEQ alors que ses coéquipières Anne-Sophie Tanguay et Jenny Barbeau, qui évoluent toutes les deux à la position de centrale, ont été nommées respectivement au sein de la deuxième équipe d’étoiles et de l’équipe d’étoiles des recrues.

Les hommes s’inclinent

Pendant ce temps, l’équipe masculine du Rouge et Or s’inclinait à Sherbrooke contre le Vert et Or en trois sets de 25-22, 25-23 et 25-23.

«Nous avons clairement manqué d’audace. J’ai l’impression que nous avions peur de faire des erreurs et finalement, ça nous a coûté le match. Le gars devront avoir un plus gros appétit lors du deuxième match, c’est évident», a commenté l’entraîneur de la formation masculine, Pascal Clément.

Hockey

Les Giguère, gardiens de père en fils

Comme les Mooseheads d’Halifax de 1994 à 1996 et les Whalers de Hartford en 1996-1997, les Diabolos de l’école secondaire Lucille-Teasdale ont un gardien de but qui arbore le numéro 47 et le nom Giguère sur son chandail. Et le Giguère qui était devant le but des Mooseheads et des Whalers, un certain Jean-Sébastien, est aussi derrière le banc des Diabolos.

Plus tôt cette semaine, l’ancien cerbère vedette des Sharks de San Jose Evgeni Nabokov disait être heureux que son fils ait choisi une autre position que celle de gardien de but.

Jean-Sébastien Giguère, entraîneur adjoint des Diabolos, comprend son raisonnement, mais est tout de même heureux que son fils Maxime ait opté comme lui pour l’art d’arrêter des rondelles. 

«J’aurais été content qu’il choisisse une autre position, mais en même temps, c’est normal qu’il veuille faire ce que son père faisait sur la glace. Ça a de très bons côtés aussi, car je passe plus de temps avec lui et avec l’autre gardien de l’équipe, Dominik Morin», expliquait-il au Soleil avant la victoire de 5 à 2 contre le Collège de Lévis qui a propulsé les Diabolos en demi-finale.

La voie scolaire

Et même si lui-même avait choisi le chemin plus traditionnel du hockey civil en route vers une carrière de 16 saisons dans la LNH, Jean-Sébastien est heureux de voir son fils opter pour le hockey scolaire.

«Je suis associé au programme des Diabolos depuis le tout début, il y a quatre ou cinq ans. Je sais que mon fils n’aurait pas fait le pee-wee AAA, alors s’il était resté au hockey civil, il aurait pratiqué seulement une fois par semaine au pee-wee AA ou BB. Ici, on a la chance d’avoir accès à la glace durant la journée et on a trois entraînements par semaine. Ça aide beaucoup au développement», explique-t-il.

«Au hockey scolaire, tu peux aussi avoir des gars qui sont d’âge bantam, mais qui ne sont pas encore prêts physiquement ou mentalement à y aller. Ça aussi, ça donne un coup de main pour le développement.»

Son rôle avec les Diabolos garde Jean-Sébastien près du hockey, qu’il a quitté lorsqu’il a disputé son dernier match dans la LNH avec l’Avalanche du Colorado en 2014.

«J’entraîne Maxime, mais j’entraîne aussi mes deux autres fils, l’un qui joue au basketball et l’autre qui vient de débuter le hockey au niveau novice. Disons que ça me tient occupé!», termine celui qui agit également comme commentateur au réseau TVA Sports.

F1

Essais hivernaux de F1: Mercedes encore dominante

MONTRÉAL — L’équipe Mercedes, de nouveau la favorite pour remporter le championnat de Formule 1 en 2020, a dominé la dernière journée du premier bloc d’essais hivernaux. Valtteri Bottas a enregistré le meilleur chrono vendredi devant son coéquipier — et champion en titre — Lewis Hamilton.

Bottas, au volant de sa Mercedes, a signé un temps d’une minute et 15,732 secondes sur le circuit Catalunya de Barcelone. Il a retranché 0,784 seconde à celui de Hamilton.

Le pilote Renault Esteban Ocon, qui était pilote d’essai chez Mercedes l’an dernier, en a surpris plusieurs en s’adjugeant la troisième place, à 1,370 seconde du Finlandais.

Pour sa part, le Québécois Lance Stroll a obtenu le quatrième meilleur chrono, à 1,606 seconde de Bottas. Le pilote de l’équipe canadienne Racing Point n’a peut-être pas autant impressionné que son coéquipier Sergio Perez pendant ce premier bloc d’essais, mais il a tout de même bien fait. Le pilote de Mont-Tremblant a d’ailleurs été passablement sollicité avec 116 tours complétés vendredi.

«C’était bien d’avoir enfin une journée complète au volant de la voiture, a évoqué Stroll. Mercredi, je n’ai pris part qu’à la moitié de la journée, pour qu’on procède à des tests aérodynamiques. Ç’a fait du bien de tourner aujourd’hui, même si nous avons éprouvé quelques ennuis avec le système de démarrage de la voiture. En général, donc, c’était très positif.

«La voiture est très différente de celle de l’an dernier; l’équipe a fait du très bon boulot pendant l’hiver pour la développer. Il s’agira maintenant d’identifier ses faiblesses, et de les corriger à temps pour le deuxième bloc la semaine prochaine. Une chose est sûre, cependant, c’est que nous sommes en bien meilleure posture qu’au même moment l’an dernier», a-t-il ajouté.

Dur pour Latifi

La journée de travail de l’autre pilote canadien inscrit au championnat de 2020, Nicholas Latifi, n’a pas été aussi satisfaisante.

Le Torontois a été contraint de s’immobiliser en bordure de piste en raison d’un pépin technique sur sa Williams en fin de matinée. L’équipe britannique a donc dû remplacer le bloc moteur de sa voiture avant de le retourner en piste, alors qu’il restait une heure seulement à la séance d’après-midi. Il s’est finalement contenté du 15e temps à 3,272 secondes.

«Ce n’est pas ce que j’espérais, a convenu Latifi. La dernière heure a été passablement occupée, car nous avons dû maximiser notre temps alloué en piste.»

Latifi n’est pas le seul à avoir vécu des problèmes avec sa voiture.

Le pilote Haas Kevin Magnussen a notamment été victime d’une violente sortie de piste après avoir été victime d’une crevaison. Daniel Ricciardo (Renault), Sebastian Vettel (Ferrari) et Lando Norris (McLaren) ont aussi été contraints de s’immobiliser pendant un certain temps en raison de divers pépins techniques sur leur voiture respective.

D’ailleurs, l’un des motifs pour lesquels Mercedes est favorite cette saison, c’est le piètre rendement de la Scuderia jusqu’ici — Vettel s’est contenté du 13e temps vendredi, à plus de 2,6 secondes de Bottas. Le directeur de Ferrari, Mattia Binotto, n’a pas caché sa déception après le premier bloc d’essais.

«Je ne suis pas aussi optimiste que l’an dernier, a convenu Binotto au site Internet F1.com. Certaines voitures sont plus rapides que les nôtres, en ce moment. Il est difficile d’évaluer l’écart entre elles et nous, car je devrai analyser les données au cours des prochains jours, mais je ne crois pas que nous soyons aussi rapides qu’eux en ce moment.

«Sommes-nous préoccupés? Bien sûr que oui, car nous ne sommes pas aussi rapides que nous le souhaiterions, a-t-il ajouté. Mais il est encore trop tôt pour identifier les problèmes, et trouver des solutions. Les trois derniers jours ont été très importants pour nous, parce que nous avons récolté des informations, aurons un portrait clair de la situation et identifierons les pistes de solutions.»

Le DAS ne sera toléré qu’en 2020

Par ailleurs, l’équipe Mercedes a appris vendredi que le système révolutionnaire qu’elle a dévoilé en primeur la veille ne sera admissible qu’en 2020.

Des images filmées par le promoteur de la F1 ont montré jeudi Hamilton en train de tirer sur le volant de sa Mercedes dans une ligne droite, déclenchant simultanément un mouvement de resserrement des roues. Interrogé lors d’une conférence de presse, le directeur technique de Mercedes, James Allison, avait répondu que la FIA était au courant de l’existence de ce système et qu’elle l’avait approuvé.

Cependant, la FIA a indiqué vendredi matin que le système DAS — pour direction à axe double — ne sera plus toléré à la suite de l’adoption des nouveaux règlements qui entreront en vigueur à compter de 2021.

Mercedes pourra approfondir ses connaissances avec ce nouveau système la semaine prochaine, lors du deuxième bloc de trois jours d’essais.

Les essais hivernaux ont été réduits de huit à six jours afin de compenser l’augmentation de nombre de courses (22) au calendrier, à la suite de l’arrivée des Grands Prix du Vietnam et des Pays-Bas. Les essais de mi-saison ont aussi été abolis.

La saison de F1 se mettra en branle le 15 mars avec le Grand Prix d’Australie.

Le Grand Prix d’Espagne, qui se déroule annuellement sur le circuit Catalunya de Barcelone, aura lieu le 10 mai.

Tennis

Auger-Aliassime dans le carré d’as à Marseille

Félix Auger-Aliassime a battu le Bélarusse Egor Gerasimov 7-5 et 6-2, vendredi, accédant ainsi aux demi-finales, à Marseille.

Classé 18e au monde (et septième tête de série), le Québécois a eu le dessus 4-1 pour les bris et 9-7 pour les as contre son rival, qui est 72e. Auger-Aliassime a remporté 83 % des points disputés sur ses premières balles. 

Vaincu en finale à Rotterdam, la semaine dernière, Auger-Aliassime se mesurera en demi-finales au Français Gilles Simon, tombeur du favori, le Russe Daniil Medvedev, au compte de 6-4 et 6-0. 

Vétéran de 35 ans, Simon est la 58e raquette du tennis masculin; il a déjà occupé le sixième rang. Lui et Auger-Aliassime ont croisé le fer une seule fois et le Québécois a prévalu en deux sets, l’année dernière à Stuttgart. 

Plus tôt, l’Ontarien Denis Shapovalov s’est incliné 7-5, 4-6 et 6-3 devant le Kazakh Alexander Bublik. Shapovalov, quatrième tête de série, a plié l’échine en deux heures et 17 minutes devant Bublik, 55e joueur au classement mondial de l’ATP.

Sports

Gut-Behrami l'emporte en descente après une disette de deux ans

CRANS MONTANA, Suisse — Lara Gut-Behrami a signé sa première victoire en plus de deux ans vendredi lorsqu’elle a remporté la descente à la Coupe du monde de ski alpin de Crans Montana, en Suisse.

Gut-Behrami a mis la table pour un doublé sur le parcours du mont Lachaux, venant à bout de la meneuse au classement de la discipline, Corinne Suter, par 80 centièmes de seconde. L’Autrichienne Stephanie Venier a complété le podium, à 0,92 seconde.

Gut-Behrami, une spécialiste des épreuves de vitesse qui a déjà grimpé sur le podium aux Jeux olympiques et signé sept victoires en descente en Coupe du monde, n’avait pu faire mieux qu’une 10e place en six courses jusqu’ici cette saison.

Suter pourra s’adjuger le Globe de cristal dans la discipline samedi, notamment à cause de l’absence prolongée de l’Américaine Mikaela Shiffrin provoquée par la mort soudaine de son père, Jeff.

Shiffrin est toujours en tête du classement général, mais deux skieuses se sont approchées de la triple championne en titre. Petra Vlhova a abouti au pied du podium vendredi, à 1,08 seconde, et les 50 points qu’elle a obtenus étaient inattendus puisqu’il s’agissait de son meilleur résultat en carrière en descente. La spécialiste slovaque du slalom n’avait pris part qu’à une seule descente en Coupe du monde avant le mois dernier.

Federica Brignone a fini septième et récolté 36 points, pour rétrécir l’avance de Shiffrin à seulement 77 points. L’Italienne sera la favorite pour engranger les 100 points octroyés pour la victoire dimanche lors du combiné alpin — une course qu’elle a remportée au cours des trois dernières campagnes à Crans Montana.

La Québécoise Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, a terminé en 23e place à 2,55 secondes, tandis que sa compatriote Roni Remme, de Collingwood, en Ontario, a suivi au 25e échelon.

Cette descente, qui s’est déroulée sous un ciel ensoleillé, s’est ajoutée au programme du week-end afin de remplacer la course du 1er février qui avait été annulée sur le parcours olympique des Jeux de Sotchi en 2014 en raison des mauvaises conditions météorologiques. Avec La Presse canadienne