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Drakkar

Cataractes 5/Drakkar 4: un autre revers à Baie-Comeau

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a échappé un autre point à la maison samedi, s’inclinant 5-4 en prolongation devant les Cataractes de Shawinigan. En 21 matchs à leur domicile du Centre Henry-Leonard, les troupiers de Jon Goyens présentent une fiche bien déficitaire de 7-10-4.

Les visiteurs tiraient de l’arrière 4-3 après deux périodes, mais le duo Mavrik Bourque-Vasiliy Ponomarev a renversé la vapeur. Ce dernier a créé l’égalité sur un double avantage numérique à mi-chemin en troisième. Bourque a mis fin au débat en prolongation avec son second de la soirée.

«Très déçu» de la sortie des siens, Goyens a expliqué que l’équipe d’entraîneurs a passé plusieurs heures cette semaine à travailler sur l’aspect défensif avec les joueurs. Le Drakkar a répondu en étant atroce dans son territoire.

«Aujourd’hui, on a décidé qu’on ne touchait pas à personne, qu’on ne défendait pas notre zone, qu’on se foutait de protéger l’enclave. C’était affreux», a lancé l’entraîneur-chef, qui espérait que les siens ne présentent pas le même visage dimanche contre Chicoutimi. «Si on joue comme ça demain, ça va être 8-0 après la première période.»

Soulignant au passage les mauvaises sorties en première et en troisième, et le fait que sans Lucas Fitzpatrick, le Drakkar n’aurait mérité aucun point, Goyens a hâte de voir un seul Drakkar, celui qui a une fiche de 12-7-1-1 à l’étranger. «On veut l’identité qu’on a sur la route chez nous. C’est malheureux pour nos partisans parce que généralement, ils ne voient pas la vraie équipe», a-t-il soutenu.

Pour sa part, Daniel Renaud vantait l’attitude de ses hommes, qui ne sont pas laissés abattre malgré le retard et une baisse d’énergie en deuxième. «Quand (Baie-Comeau) a pris les devants 3-2, on a senti qu’on était fragiles, mais on a trouvé le moyen de garder le match serré même si on n’avait pas notre niveau d’énergie habituel. Antoine (Coulombe) a aussi fait de bons arrêts aux bons moments.»

Laissé seul devant Fitzpatrick durant un avantage numérique, Olivier Nadeau (9e) a lancé les hostilités dès la deuxième minute de jeu du match. Baie-Comeau a ensuite essuyé deux autres pénalités d’affilée, retardant ainsi son moment de se montrer menaçant.

Ce moment est venu à 10:49, Coulombe s’avérant incapable de stopper le lourd lancer des poignets de Nathan Légaré (22e). Soixante-quatorze secondes plus tard, Xavier Bourgault a relancé Shawinigan en avant avec son 20e. Cette avance n’a cependant duré que 53 secondes, Valentin Demchenko (10e) répliquant pour les locaux.

En deuxième, après des filets de Gabriel Proulx (11e) pour le Drakkar et de Mavrik Bourque (23e) pour les Cataractes, les deux équipes croyaient bien rentrer au vestiaire avec une égalité, même si Baie-Comeau avait été la meilleure équipe dans cet engagement.

Toutefois, avec 24,5 secondes à faire, à la suite d’un revirement en zone adverse, Charles-Antoine Giguère (12e) a redonné les devants au Drakkar. Ce fut là le dernier but des locaux.

«Je pense que ce qu’on a appris le plus depuis Noël, c’est lorsque l’autre équipe prend les devants tard dans le match et qu’on s’effondrait. Aujourd’hui, on a trouvé le moyen de rester concentrés», a conclu Daniel Renaud.

NOTES : Durant une pause au premier entracte, le Drakkar a salué son responsable de l’équipement, Brian St-Louis, récemment revenu avec une médaille d’or méritée avec Équipe Canada junior. L’organisation a également souligné la présence du thérapeute athlétique des Cats, Kyle Sutton, aussi membre d’ECJ.

F1

L’Arabie saoudite souhaiterait organiser un Grand Prix dès la saison 2023

QIDDIYA, Arabie saoudite — L’Arabie saoudite aimerait présenter un Grand Prix de Formule 1 dès la saison 2023, a indiqué le quotidien français L’Équipe sur son site internet samedi.

Les promoteurs de l’événement ont signifié leurs intentions lors de l’arrivée du rallye de Dakar, vendredi à Qiddiya. Ils ont mentionné que le circuit serait situé en banlieue de Riyad, la capitale du pays, au coeur d’un immense complexe de divertissements, avec notamment un parc d’attractions.

Ainsi, leur projet s’apparenterait à celui du circuit Yas Marina, à Abou Dhabi.

«Notre projet à Qiddiya est en bonne voie pour une première phase d’offres, et il sera prêt au début de 2023, a expliqué Mike Reininger, le président et directeur général de la société Qiddiya Investment Company dans des propos rapportés par L’Équipe. Nous construisons les infrastructures pour pouvoir accueillir les plus grands et les meilleurs événements de sports mécaniques, dans toutes les catégories.»

Cette nouvelle survient alors que la prochaine saison de F1 totalisera 22 courses, un record, à la suite de l’ajout des Grands Prix de Formule 1 du Vietnam et des Pays-Bas. Plusieurs pilotes ont déjà exprimé leur réticence à l’arrivée de nouvelles courses, et il y a fort à parier que ces informations risquent d’entraîner de nouvelles réactions.

Déjà, le pilote québécois Lance Stroll avait déclaré à La Presse canadienne l’automne dernier qu’»honnêtement, je considère que 22 courses, comme ce sera le cas la saison prochaine, c’est amplement suffisant. [...] Je crois que ce serait très intense de devoir disputer — peut-être un jour — 25 courses; il va peut-être falloir faire passer les week-ends de course de quatre à deux jours seulement. On verra.»

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Tennis

Tout ira bien aux Internationaux d’Australie, disent Federer et Nadal

MELBOURNE, Australie — Tandis que des messages diffusés sur les écrans géants des Internationaux d’Australie prévenaient les spectateurs «d’être vigilants, car la qualité de l’air peut varier» samedi, Roger Federer et Rafael Nadal semblaient certains que tout ira bien lors du premier tournoi majeur de la campagne — en dépit des nuages de fumée qui proviennent des brasiers à plus de 160 km de Melbourne Park.

Le voile qui recouvre le secteur s’est légèrement dissipé à l’approche du coup d’envoi des activités lundi, mais même si les choses s’aggravent, les détenteurs d’un total de 39 titres du Grand Chelem en carrière faisaient partie des joueurs qui croient que les organisateurs du tournoi feront tout en leur pouvoir pour s’assurer de leur bien-être pendant le tournoi.

Federer et Nadal ont chacun indiqué qu’ils étaient allés rencontrer le directeur du tournoi afin de comprendre l’état de la situation, après que des informations diffusées dans les médias australiens recommandaient aux gens de rester à l’intérieur. Le processus de qualifications s’est tout de même déroulé à l’extérieur.

Mardi, une joueuse s’est effondrée après avoir été prise d’une vilaine quinte de toux; un autre a demandé l’intervention d’un thérapeute puisqu’il éprouvait de la difficulté à respirer.

«J’ai dit : “Je crois que nous sommes confus. Est-ce super dangereux, ou si c’est sécuritaire de jouer ?”, a évoqué Federer. Je leur ai dit : “Écoutez, je crois que la clé réside dans la communication entre nous, entre nous tous. Nous avons besoin d’avoir l’heure juste”. Parce que j’avais l’impression qu’il me manquait des éléments pour prendre ma décision.»

Il y a deux semaines, tandis que les feux de forêt faisaient rage sur la côte est de l’Australie, entraînant la mort d’une vingtaine de personnes et de millions d’animaux, le champion en titre Novak Djokovic se questionnait à haute voix à savoir si le tournoi ne devrait pas être repoussé jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Le directeur du tournoi Craig Tiley a rappelé que trois stades sont couverts d’un toit rétractable, en plus des huit terrains intérieurs, qui pourraient être exceptionnellement utilisés.

Évidemment, tous espèrent que les organisateurs ne se rendront pas jusque-là. La pluie est prévue pour quatre des cinq prochains jours, ce qui pourrait faciliter la tâche des organisateurs.

Nadal, le favori du tournoi, a déclaré que des mesures de la qualité de l’air sont prises toutes les quatre minutes, et que les critères pour qualifier la qualité de l’air de «bonne» sont plus sévères que ceux utilisés par le Comité international olympique.

«Je ne peux pas croire que le comité le plus influent au monde souhaite que les athlètes souffrent des mauvaises conditions, a dit Nadal. Donc, leur réponse m’a convaincu. Je suis ici pour jouer.»

MLB

Pete Rose s'exprime sur le scandale du vol de signaux des Astros de Houston

LAS VEGAS — Pete Rose était en pause d'une séance d'autographes à l'hôtel MGM Grand lorsqu'on lui a posé une question à laquelle seul lui pouvait répondre.

Qu'est-ce qui est pire : parier sur des matchs de baseball ou tricher sur le terrain ?

«Je l'ignore, a dit Rose à l'Associated Press. Tout ce que je sais, c'est que je suis suspendu depuis 30 ans. Je ne connais personne qui soit suspendu depuis 30 ans.»

C'est juste, surtout lorsqu'on considère la gravité des sanctions qui ont été annoncées dans le cadre du plus important scandale à secouer les Ligues majeures depuis l'époque des stéroïdes anabolisants. Ce que Rose a fait était illégal — selon les règlements du baseball majeur —, mais beaucoup de gens croient qu'il devrait pouvoir se présenter en tant que membre du Temple de la renommée du baseball lorsqu'il participe à des séances d'autographes dans sa nouvelle ville d'adoption, Las Vegas.

Ainsi, une peine de 30 ans semble disproportionnée pour un joueur qui était aussi dominant à son époque, au moment où les Ligues majeures et les autres sports nord-américains majeurs font la paix — et des affaires — avec les preneurs aux livres qui font des paris en ligne sur leurs matchs.

Il ne faut pas se leurrer. Si vous croyez Rose sur les gestes illégaux qu'il a posés — et parfois, c'est difficile à croire —, alors vous vous dites que l'impact qu'il a eu sur le baseball ne peut être aussi important que le scandale qui a remis en doute la légitimité non seulement d'une Série mondiale, mais bien de deux.

«Qu'est-ce qui est pire, voler des signaux électroniquement, prendre des stéroïdes ou parier sur le baseball ?, a demandé le meneur de tous les temps au chapitre des coups sûrs. Les trois sont mauvais. Mais au moins je n'ai jamais pu changer l'issue d'une rencontre.»

Le scandale de vol de signaux qui secoue les Astros de Houston est encore récent, du moins publiquement. Il y a une semaine, personne ne doutait que les Astros avaient remporté la Série mondiale en 2017 de manière frauduleuse ni les Red Sox de Boston l'année suivante.

D'ailleurs, le voltigeur des Blue Jays de Toronto Randal Grichuk a déclaré qu'il aimerait que les Ligues majeures punissent les tricheurs de la façon la plus sévère possible.

Il a entendu les rumeurs à propos des Astros, qui auraient utilisé des caméras vidéo, des signaux sonores — comme des coups assénés à des poubelles en aluminium — et des émetteurs attachés au torse des frappeurs pour tricher.

Maintenant que ces allégations sont portées publiquement, il croit que le Baseball majeur doit priver les Astros de leur titre de champions de la Série mondiale en 2017.

Tout est donc remis en doute, et les discussions portent essentiellement sur la gravité du vol des signaux par rapport aux autres scandales qui ont ponctué l'histoire des Ligues majeures de baseball.

Rose, qui aura 79 ans en avril, a déclaré que le vol de signaux existait aussi à son époque, mais pas de manière électronique. À l'époque, c'étaient surtout les instructeurs aux extrémités du losange qui décryptaient les signaux et les transmettaient au coureur situé au deuxième coussin, qui lui les acheminait au frappeur. Et il existait des manières, acceptables, de rompre le stratagème.

«Habituellement, le lanceur s'arrangeait pour effectuer un tir à la hauteur de la tête du frappeur, s'est-il souvenu. 90 % d'entre eux cesseraient alors de le faire, parce qu'ils veulent éviter d'être atteints gravement.»

De plus, si Rose a été reconnu coupable d'avoir commis des gestes qui ont nui au baseball, il a assuré qu'il n'était pas très porté sur le vol de signaux.

«J'ai effectué 15 000 présences au bâton, et je n'ai jamais voulu qu'un coureur au deuxième m'indique ce qui s'en venait, a-t-il martelé. Je ne voulais pas le savoir, parce qu'il a peut-être tort et que je ne suis pas le genre de frappeur qui tentait de décoder un lanceur, donc ça ne m'aurait pas aidé.» Avec La Presse canadienne

Ski alpin

«Je vais me concentrer sur les épreuves de vitesse» - Marie-Michèle Gagnon

Dans ce qu’elle considère comme « l’une de ses dernières épreuves techniques de la saison », Marie-Michèle Gagnon a pris le 44e rang des qualifications du slalom géant disputé samedi, à Sestrières, en Italie, dans le cadre de la Coupe du monde de ski alpin.

L’athlète de Lac-Etchemin a signé un temps de 1 min 13,59 s lors de la première manche, ce qui n’a pas été suffisant pour se tailler une place parmi les 30 premières qui ont ensuite participé à la descente ultime.

« Cette épreuve n’a jamais été ma force! En plus, c’est toujours très glacé à Sestrières et, en faisant le ski libre sur la piste hier (vendredi), je savais déjà à quoi m’attendre », a concédé Gagnon, qui a vu l’Italienne Federica Brignone et la Slovaque Petra Vlhova boucler la compétition avec un cumulatif de 2 min 21,15 s pour terminer à égalité au premier rang.

Cette participation au slalom géant marque la fin d’une étape pour Gagnon qui, pour le reste de la saison, mettra l’accent sur ses épreuves de prédilection, soit la descente, le super-géant et le combiné.

« C’était probablement ma dernière chance de faire du slalom géant cette année. Ça me prendrait beaucoup d’entraînement sur la glace pour obtenir de meilleures performances et je préfère me concentrer sur les épreuves de vitesse où je suis plus à l’aise », a-t-elle conclu.

Avant toute chose, la skieuse de 30 ans sera de retour sur les pistes suisses dimanche, pour y disputer le slalom géant en parallèle, tout comme sa coéquipière Laurence St-Germain.

LNH

Ovechkin réussit un tour du chapeau, dépasse Lemieux et rejoint Yzerman

UNIONDALE, N.Y. — L’attaquant étoile Alexander Ovechkin a rejoint Steve Yzerman au neuvième rang des buteurs de l’histoire de la LNH, samedi, après avoir réussi un tour du chapeau dans la victoire de 6-4 des Capitals de Washington contre les Islanders de New York.

L’ailier gauche de 34 ans a d’abord rejoint Mario Lemieux au 10e rang de l’histoire de la LNH en inscrivant son 690e filet en carrière à 10:22 de la première période, après avoir déjoué le gardien des Islanders Semyon Varlamov d’un tir des poignets en échappée.

Il a ensuite dépassé Lemieux en rétrécissant l’écart à 4-3 en marquant un but spectaculaire à 5:18 du troisième tiers, avant de compléter son tour du chapeau, et la remontée des Caps, avec 56 secondes à écouler au match.

«Pour être honnête avec vous, c’est quelque chose d’assez spécial. C’est l’histoire. Ce sont les noms», a déclaré Ovechkin.

Ovechkin totalise maintenant 692 buts en 1133 matchs au cours de ses 15 saisons dans la LNH avec les Capitals.

Le Russe est à égalité avec Steve Yzerman (692) en neuvième place dans l’histoire des buteurs de la LNH, ainsi qu’à deux de Mark Messier (694), au huitième rang.

«Ce sont des joueurs qui étaient mes modèles, a déclaré l’entraîneur-chef des Capitals, Todd Reirden. C’était un honneur de jouer contre eux. Et de voir aujourd’hui Ovechkin les surpasser - avec plusieurs matchs encore à disputer en carrière - c’est spécial et de le voir se battre comme il l’a fait ce soir, c’est aussi spécial.»

Tom Wilson a nivelé la marque à 14:32 du troisième engagement et Jakub Vrana a donné les devants aux Capitals avec 2:30 à faire après que les Islanders eurent commis un revirement dans leur propre territoire. Les Capitals ont prolongé à quatre leur séquence de matchs avec une victoire. La formation new-yorkaise a pour sa part encaissé un quatrième revers en cinq affrontements.

Ilya Samsonov a disputé un septième match en relève de Braden Holtby, qui a alloué quatre buts en 22 tirs.

«Nous avons un groupe très solide, a reconnu Vrana. Nous croyons en chacun d’entre nous et nous bataillons toujours même si nous tirons de l’arrière, même quand le match semble sans issue. Nous restons concentrés et c’est plaisant de sortir vainqueurs.»

Semyon Varlamov a accordé quatre buts au troisième tiers et a conclu avec 24 arrêts. Brock Nelson, Casey Cizikas, Jordan Eberle et Devon Toews avaient permis aux Islanders de prendre les devants 4-1 après 40 minutes de jeu.

Lemieux, le premier choix du repêchage en 1984, avait marqué 690 filets en 915 rencontres étalées sur 17 saisons avec les Penguins de Pittsburgh, avant de prendre sa retraite en 2006.

Avec huit buts de plus, Ovechkin deviendra le huitième joueur de l’histoire de la LNH à atteindre le plateau des 700, rejoignant ainsi Wayne Gretzky (894), Gordie Howe (801), Jaromir Jagr (766), Brett Hull (741), Marcel Dionne (731), Phil Esposito (717) et Mike Gartner (708).

Tennis

Internationaux d'Australie: Serena est toujours là et elle fait encore peur

MELBOURNE — Maman et femme d’affaires de 38 ans, Serena Williams n’en a pas tout à fait fini avec le tennis : à les Internationaux d’Australie, elle vise un 24e titre du Grand Chelem pour égaler le record de Margaret Court, là-même où elle a remporté son 23e il y a déjà 3 ans.

Depuis, elle a échoué quatre fois en finale à Wimbledon (2018, 2019) et à l’US Open (2018, 2019), mais elle arrive à Melbourne le moral gonflé à bloc après avoir remporté le tournoi d’Auckland, son premier trophée depuis les Internationaux  d’Australie 2017.

«Cela faisait longtemps. Je pense que vous pouvez lire le soulagement sur mon visage», a souligné à Auckland l’Américaine qui visera un 8e titre à Melbourne après ceux de 2003, 2005, 2007, 2009, 2010, 2015, 2017.

La cadette des soeurs Williams a laissé des jeunettes lui passer devant au classement WTA : aujourd’hui 9e mondiale, elle joue moins de tournois que lors de ses plus grandes années, lorsqu’elle dominait le tennis féminin de son jeu surpuissant.

Elle n’a ainsi plus été N.1 mondiale depuis le 15 mai 2017 et a même plongé au 491e rang lorsqu’elle est revenue à la compétition après un congé maternité pour donner naissance à sa fille Olympia en septembre 2017.

Mais ses adversaires en sont persuadées, la business woman qui dirige sa propre marque de vêtements reste en mesure de gagner un Majeur.

«Elle est tellement puissante, avec un jeu toujours aussi incroyable... je suis sûre qu’elle est encore capable de gagner», a assuré deux jours avant le début des hostilités australiennes la N.2 mondiale Karolina Pliskova (27 ans).

Serena-Tyson

«Elle a tellement d’expérience que je suis persuadée que cette fois elle peut l’emporter», a ajouté la Tchèque en rappelant que l’Américaine continuait de s’entraîner «énormément».

On l’a ainsi vue il y a quelques jours sur les réseaux sociaux s’entraîner physiquement aux côtés de l’ancienne terreur des rings de boxe Mike Tyson.

Ni sa réputation ni sa fortune ne sont plus à faire, et les plus grandes pages de son histoire sportive ont été écrites. Mais sa volonté d’ajouter encore un glorieux chapitre provoque l’admiration sur le circuit.

«Je suis vraiment impressionnée qu’elle continue à jouer à un tel niveau tout en ayant eu un enfant et avec un âge un peu plus avancé que les autres joueuses», a reconnu samedi Simona Halep (28 ans).

«Elle est impressionnante et je suis persuadée qu’elle peut faire encore mieux» que de simplement atteindre les finales des tournois du Grand Chelem a ajouté la Roumaine, 4e mondiale qui ne pourra pas l’affronter à Melbourne avant la finale, tout comme Pliskova.

Un sentiment largement partagé par l’Australienne Samantha Stosur : «Je n’ai aucun doute sur le fait que gagner à Auckland la semaine passée est un grand pas pour elle vers le gain d’un nouveau Grand Chelem», a commenté Stosur qui considère sans l’ombre d’un doute Serena comme l’une des favorites de l’édition 2020 des Internationaux d’Australie.

De par son âge, 35 ans, Stosur subit depuis de longues années la loi Williams. Mais c’est chez elle aussi un sentiment d’admiration qui ressort, plus que de frustration.

«Elle représente l’apogée de la longévité comme championne de ce sport ! Ce qu’elle a fait tout au long de sa carrière est vraiment remarquable», a jugé l’Australienne, ancienne 4e mondiale actuellement 97e, au sujet de celle qui a épousé le cofondateur du site d’actualités sociales Reddit Alexis Ohanian.

Tennis

Internationaux d’Australie: Fernandez accède au tableau principal

MELBOURNE, Australie — Leylah Annie Fernandes sera du tableau principal des Internationaux d’Australie. Elle a mérité cet honneur en revenant de l’arrière dans le deuxième set pour vaincre l’Américaine Danielle Lao en deux manches de 7-5.

Ce sera pour Fernandez une première présence au tableau principal en Grand Chelem. Chez les juniors, elle a pris part à deux finales de tournois majeurs l’an dernier : elle a perdu en Australie, avant de triompher à Roland-Garros.

De son côté, Eugenie Bouchard s’est vue écartée au tableau principal des Internationaux d’Australie par Martina Trevisan, de l’Italie, qui l’a vaincue en deux manches de 6-4, 6-3. «Très difficile à avaler, a admis Bouchard à propos de la défaite. C’est le dernier tour des qualifications. J’étais si près.»

La Québécoise qui a commis 29 fautes directes, plus du double de sa rivale (13). Trevisan a également obtenu trois des quatre bris du match. Elle a perdu sept jeux de suite à 4-4 au premier set, avant de venir de l’arrière pour prendre les commandes 5-3 au deuxième. Elle a alors reçu l’appui de la — petite, mais bruyante — foule présente dans les gradins. Trevisan a gardé son sang-froid, et conclu la rencontre avec un as.

La Québécoise a indiqué que le vent avait changé de direction pendant la rencontre et que le fait que Trevisan était une gauchère lui avait donné du fil à retordre à cause des effets qu’elle donnait à la balle. Mais une seule chose l’a vraiment ennuyée.

Chaque coup, chaque bruit provenant des joueuses, était décalé d’environ une demi-seconde. Après le troisième jeu, Bouchard s’est approchée de l’arbitre Carlos Bernardes pour discuter du bruit.

«J’ai dit : “J’ignore si ce sont les haut-parleurs, la télé ou quelque chose du genre, mais je peux entendre notre match en différé d’environ une demi-seconde”. Au cours de ce point, je nous entendais pousser des cris en différé, a-t-elle ajouté. C’était vraiment étrange.»

L’écho — provenant d’un écran géant situé derrière l’aréna — s’est poursuivi jusqu’au dernier point du match.«Ça ne m’était jamais arrivé auparavant», a confié Bouchard.

Elle est toutefois consciente qu’elle sera confrontée à de nombreux défis, alors qu’elle tente de revenir parmi l’élite mondiale. Et elle est prête à y faire face.

«La vie n’est pas un long fleuve tranquille, a-t-elle dit. Il faut tirer du positif de chaque expérience. Il suffit parfois de foncer, tête baissée, et de garder confiance. C’est ce que j’essaie de faire.»

En meilleure forme

La joueuse de Westmount a ajouté que sa santé et sa condition physique s’étaient améliorées.

«Je me sens habituellement assez bien... Mais aujourd’hui j’avais l’impression d’être lente et je n’avais pas les mêmes sensations qu’à l’habitude. C’est une de ces journées où les choses ne fonctionnaient tout simplement pas. Je n’étais pas aussi confortable sur le terrain. Mais de manière générale, je me suis sentie bien.»

Elle se concentrera maintenant sur sa saison sur le circuit Challenger. Avec AP

Océanic

Acadie-Bathurst 4/Rimouski 3: l’Océanic devra se regarder dans le miroir, selon Beausoleil

RIMOUSKI — L’Océanic a nettement dominé au chapitre des tirs au but (46-21), vendredi, sans réussir à terminer avec un seul point au classement. Le Titan d’Acadie-Bathurst est reparti du Colisée Financière Sun Life avec une victoire de 4-3. «Ils ont bien fait ça, Bathurst, a reconnu Serge Beausoleil, visiblement déçu de la performance de ses joueurs. Ils ont travaillé avec acharnement [...]. Mais de notre côté, on ne s’est pas préparés de la bonne façon. On a à se regarder dans le miroir!»

Le match a donné lieu à un duel de gardiens qui ont déjà été coéquipiers, soit Colten Ellis et Tristan Bérubé. En première période, 4 buts ont été marqués en 3 minutes 46 secondes. C’est Maxime Collin (2e) qui a marqué le premier, suivi de Rémy Anglehart (22e) avec un tir sur réception, de Bennett MacArthur (3e) sur une échappée et de Christopher Innis (2e) qui a nivelé la marque. Dans une bousculade devant le filet des visiteurs, à moins d’une minute à faire à la première période, Justin Bergeron (8e) a permis aux siens de retraiter au vestiaire en avance d’un but. 

L’engagement médian a été pénible pour les hommes de Serge Beausoleil, ayant même été incapables de profiter d’un jeu de puissance à 5 contre 3. Beaucoup plus performant, Acadie-Bathurst a inscrit deux buts, l’un d’Olivier Coulombe (5e) et l’autre de Riley Kidney (4e). Après un cafouillage devant le filet d’Acadie-Bathurst, Nicolas Guay a eu droit à un tir de punition, mais en vain. 

«Je ne suis vraiment pas content [...], fulminait le pilote de Rimouski. […] Après la deuxième période, on avait des gars qui étaient centrés sur eux-mêmes, qui se fustigeaient, qui étaient négatifs par rapport à ce qui était arrivé. Il faut arrêter de s’autoflageller et jouer au hockey! Ce n’est pas parce qu’on est l’Océanic de Rimouski et qu’on a Alexis Lafrenière que ça va être la Mer rouge qui va s’ouvrir comme pour Moïse!»

Pour le dernier vingt, Creed Jones s’est amené en relève à Ellis, qui ne semblait pas se sentir en confiance ni au maximum de sa forme, ayant cédé quatre fois sur 16 lancers. «Il n’était vraiment pas dans son élément», a confirmé Beausoleil. J’ai bon espoir qu’il va rebondir. Mais disons que ce soir, c’est un match, pour lui, qui est à oublier.» L’Océanic est revenu en troisième avec 20 tirs contre 5. Mais, les Bas-Laurentiens se sont butés à Bérubé qui n’en a pas échappé une. Les deux mêmes formations s’affronteront samedi à Bathurst.

Remparts

Les Remparts gagnent en tirs de barrage

Après avoir marqué le but égalisateur sur une échappée en fin de troisième période, Théo Rochette a procuré aux Remparts de Québec une victoire 5 à 4 sur les Huskies à Rouyn-Noranda en marquant l’unique but des tirs de barrage pendant que le gardien Tristan Côté-Cazenave arrêtait tout.

Un but marqué par Alexis Brisson à 14:51 de la troisième avait donné la priorité 4 à 3 aux locaux et fait sortir de ses gonds l’entraîneur des Remparts, Patrick Roy. 

«Il y a avait clairement interférence sur mon gardien. Ce qui m’agace, c’est que contre Val-d’Or, on a eu la même situation et le but a été refusé et là, il a été accepté... Il y a plusieurs livres de règlements et à un moment donné, il faudra m’expliquer comment on fonctionne parce que ça ne peut pas être toujours différent», a déclaré Roy après la partie, faisant remarquer que les deux arbitres avaient appelé le jeu différemment.

Rochette a cependant pris les choses en mains et ramené son entraîneur de meilleure humeur 1:18 avant la fin du temps réglementaire quand il a profité d’un revirement en zone neutre pour foncer vers Zacharie Émond, et marquer le but égalisateur.

Acquis des Saguenéens de Chicoutimi durant les Fêtes, Rochette a eu une autre belle chance de marquer en prolongation, mais Émond a fait l’arrêt. Le cerbère des Huskies a aussi réalisé un arrêt miraculeux de la mitaine contre Aleksei Sergeev qui s’était aussi échappé seul devant lui.

En tirs de barrage, Rochette a été patient et a battu Émond entre les jambières pendant que Côté-Cazenave arrêtait les tirs d’Alex Beaucage, Vincent Marleau et du jeune Slovaque Oleksii Myklukha, qui a obtenu deux aides à son premier match dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Pour Théo, c’est drôle, car on en jasait hier. Je sentais qu’il faisait de plus en plus de belles choses sur la glace et que c’était une question de temps avant que ça rapporte. Heureusement pour nous, c’est arrivé ce soir et il nous a donné la victoire. Je suis très content pour lui», a poursuivi Roy.

«Quand on joue de la façon dont on joue dernièrement, on va gagner des matchs. On fait encore quelques petites erreurs qu’on pourrait améliorer. Par exemple, on n’a pas bien joué les surnombres et ça a coûté deux buts. Mais c’est quelque chose qu’on va pouvoir améliorer en le travaillant à l’entraînement», a ajouté le Diable rouge en chef.

James Malatesta, en première période, Dylan Schives et Thomas Caron en deuxième ont inscrit les autres buts des Remparts alors que Marleau (deux buts) et le Beauceron Charles-Édouard Drouin ont été les autres compteurs des Huskies.

Les Remparts affronteront de nouveau les Huskies samedi à l’Aréna Iamgold de Rouyn-Noranda. Le jeune Émerik Despatie sera devant le filet pour l’occasion. «Nous espérons qu’il sera aussi bon qu’il l’a été dans les deux dernières périodes du match contre l’Armada de Blainville-Boisbriand», a déclaré Roy.

L’entraîneur-chef des Remparts aura aussi quelques décisions à prendre en vue de ce second match en autant de jours. Il se pourrait que l’attaquant Pierrick Dubé passe le match dans les gradins, Roy lui ayant fait réchauffer le banc en fin de match parce qu’il n’aimait pas son attitude. Il devra aussi choisir quel défenseur il garde en uniforme entre la recrue Charle Truchon et Colton O’Brien, qui avait été laissé de côté vendredi pour éviter qu’il aggrave une blessure à l’aine.

Tennis

Tête d’affiche canadienne en simple Shapovalov prêt pour Melbourne

Parfois, une défaite difficile sur le court peut être ressentie comme une victoire à bien des égards. Pour le Canadien Denis Shapovalov, pousser Novak Djokovic à la limite à la Coupe ATP a des airs d’un obstacle de taille qui a été franchi.

C’est une des raisons pourquoi l’Ontarien de 20 ans se sent confiant, à l’approche des Internationaux d’Australie.

«Honnêtement, ç’a été un match énorme pour moi, a confié Shapovalov, vendredi. Je pense qu’au niveau mental c’est la première fois où j’ai eu l’impression de pouvoir le préoccuper en trouvant un moyen de le battre.»

À un set partout la semaine dernière, Shapovalov a obtenu un bris au troisième set, pour empêcher Djokovic de clore le match. Le Serbe classé deuxième au monde a toutefois remporté le bris d’égalité 7-4, en route vers un triomphe de son pays en finale, contre l’Espagne.

«Même si je n’ai pas gagné, j’ai pu le déranger et je me sentais en contrôle, a dit Shapovalov, dont la fiche contre Djokovic est 0-5. J’ai eu bien des occasions de m’approcher de la victoire. C’est rassurant à propos de mon jeu. Évidemment, je dois continuer à travailler pour maintenir mon niveau et continuer d’avancer.

«Cela dit, c’est sûr que je suis très content d’où j’en suis en ce début de saison.»

Shapovalov, 13e tête de série à Melbourne, est accompagné au tableau principal par le Québécois Félix Auger-Aliassime, 20e tête d’affiche, l’Ontarien Milos Raonic, 32e, et le Britanno-Colombien Vasek Pospisil, 146e.

Bianca Andreescu de Mississauga, championne en titre à New York, doit rater le tournoi en raison d’une blessure au genou.

Shapovalov et Auger-Aliassime font partie d’un groupe élite de joueurs de moins de 23 ans figurant au top 25 de l’ATP. La liste comprend Karen Khachanov, Andrey Rublev et Alex De Minaur, ainsi que les membres suivants du top 10 : Daniil Medvedev, Stefanos Tsitsipas, Alexander Zverev et Matteo Berrettini.

La prochaine génération a certainement commencé à faire du bruit. Reste à savoir si quelqu’un parviendra à déjouer la domination du Big Three : Rafael Nadal, Djokovic et Roger Federer.

Ils ont fait la loi en Grand Chelem ces dernières années. Stan Wawrinka, à Flushing Meadows, il y a quatre ans, est le dernier joueur hors de ce trio à avoir gagné un tournoi de prestige. Parmi les 40 tournois majeurs disputés depuis 10 ans, le Big Three a remporté tous les titres sauf sept.

Est-ce que ça pourrait finalement changer cette année?

«Je crois que ces dernières années, il y avait quand même une bonne marge, vu la qualité de leur jeu et leur expérience. Ils avaient une bonne coche de plus. Je pense quand même que ça va être différent en 2020, a dit Shapovalov. Moi et Daniil avons livré de très forts matches contre Novak. Et [David)]Goffin a battu Rafa à la Coupe ATP.

«Je pense qu’il y aura plusieurs surprises cette année, a poursuivi le jeune Canadien. J’estime vraiment que la différence n’est pas si grande.»

Shapovalov entamera l’événement contre le Hongrois Marton Fucsovics, 66e au monde. Ils se sont entraînés ensemble plusieurs fois mais lundi, ce sera leur premier affrontement.

À son premier match, Auger-Aliassime va se mesurer à un joueur issu des qualifications. Pospisil, lui, devra composer avec le vétéran croate Ivo Karlovic.

Océanic

Hommage à Doris Labonté: reporté au 20 mars

RIMOUSKI — Annoncée pour le 28 février, la cérémonie visant à rendre hommage à l’ex-entraîneur-chef et directeur-gérant de l’Océanic, Doris Labonté, est reportée au 20 mars au Colisée Financière Sun Life de Rimouski.

Ce report est dû à une intervention chirurgicale que devra subir M. Labonté relativement à un traitement contre le cancer qu’il avait subi en 2018. «Doris nous a appelés, hier [mercredi], et il nous a expliqué avoir reçu l’appel qu’il attendait depuis longtemps, explique le président du club de hockey, Éric Boucher. C’est un drôle de hasard, mais nous sommes très heureux qu’il puisse subir cette opération qui est la dernière étape pour son rétablissement.»

Le principal intéressé a appris la nouvelle avec beaucoup d’émotions et d’humilité. «L’annonce de cette soirée-hommage a été une surprise qui m’a laissé bouche-bée, raconte Doris Labonté. Je trouve ça gros, moi qui ai toujours voulu être un gars du peuple, qui n’ai jamais visé la gloire personnelle, mais plutôt le succès de mes missions.» S’il accepte de se présenter au centre de la patinoire pour voir une bannière à son effigie être hissée au plafond de l’amphithéâtre, c’est au nom de tous les joueurs, du personnel administratif et d’encadrement ainsi que des partisans». «La seule personne que je vais nommer, pour le moment, est celui par qui tout est arrivé, […] soit M. Maurice Tanguay, qui a cru en moi et avec qui j’ai fait équipe durant les 10 premières années de l’aventure», souligne-t-il.

Sports

L’Arsenal du primaire au secondaire pour l’Académie Saint-Louis

Plus de 10 ans après avoir acquis l’école primaire Saint-Louis-de-Gonzague, l’Académie Saint-Louis unifie toutes ses équipes sportives sous le nom de l’Arsenal, que portaient déjà les formations de l’école secondaire. Les équipes du primaire, autrefois connues sous le nom de Scorpions, changeront donc d’appellation dès la saison prochaine.

L’Arsenal avait convoqué les médias au Complexe Les Trois Glaces jeudi pour présenter le nouveau logo et les nouveaux uniformes jaune or et marine que porteront les équipes sportives de l’établissement scolaire. Conçu par la firme Salto d’après des esquisses de Maxime Tremblay, le nouveau logo conserve les lettres ASL et ajoute le bouclier, symbole du collège, afin de renforcer de façon imagée le lien entre le sport et les études.

L’Académie inaugurera aussi l’automne prochain son nouveau complexe sportif qui, avec ses 2655 mètres carrés, sera le deuxième en importance à Québec après le PEPS de l’Université Laval. «Jusqu’à maintenant, les délais et le budget de 14 millions $ sont respectés. Tout devrait être prêt pour l’automne», explique le responsable des sports Daniel Fleury.

L’Académie Saint-Louis regroupe 1900 élèves dont près de 1300 pratiquent un sport. Plus de 900 d’entre-eux font partie d’une concentration sportive comme le hockey, le football, le cheerleading, le soccer, le baseball, le tennis, le golf et le basketball, qui s’ajoutera la saison prochaine. 

Rouge et Or

Natation: Grégoire veut ramener le Rouge et Or au sommet

Quand il a accepté cet automne de quitter la Californie pour redevenir l’entraîneur-chef de l’équipe de natation du Rouge et Or, Martin Grégoire n’avait qu’un objectif en tête : ramener les nageurs et nageuses de l’Université Laval au sommet du circuit universitaire québécois.

«Quand je suis parti en 2011, le Rouge et Or était roi et maître et il n’y avait aucune concurrence», explique au Soleil celui qui était jusqu’à il y a quelques mois le directeur opérationnel du Piranha Swim Team de Loma Linda dans le «Golden State». «Quand je suis revenu, à ma grande surprise, on était au quatrième rang! Pas parce qu’on est moins bons, mais parce que les autres équipes sont devenues plus fortes et que le sport a évolué. Les temps que nos athlètes faisaient il y a 10 ans pour se qualifier pour les finales U Sports, tu ne fais même plus de points avec ça aujourd’hui!», illustre-t-il.

Nouvelles méthodes

Avec le retour de l’entraîneur prodigue, les méthodes d’entraînement ont également changé du côté du Rouge et Or, ce qui a amené certains nageurs à quitter l’équipe. «Certains ont décidé que ce n’était pas pour eux et ils ont choisi de quitter, ce qui est correct. Je crois qu’on avait du progrès à faire en termes de préparation physique et l’ajout d’un programme d’entraînement en salle va dans ce sens», explique Grégoire. «J’ai présenté un programme d’entraînement plus élaboré à l’extérieur de la piscine. Il y a une limite à ce que tu peux faire dans l’eau. Après avoir nagé 8000 m, qu’est-ce que tu vas gagner en en nageant 1000 de plus? Ce que je propose, c’est un complément pour que nos athlètes soient plus athlétiques. Si on veut être une meilleure équipe, il faut travailler comme les équipes du top 3. Ça va rapporter à moyen et long terme.»

Grégoire mise aussi beaucoup sur le recrutement. «C’est le nerf de la guerre! En Californie, j’ai vu débarquer les universités qui s’intéressaient aux meilleurs nageurs de mon club. J’ai l’intention de faire la même chose.» Le Rouge et Or tiendra d’ailleurs à la fin du mois de janvier son premier camp de recrutement auquel prendront part douze nageurs du Québec, dont six de Montréal, que l’entraîneur aimerait bien attirer à l’Université Laval.

Compétition vendredi

En attendant, le Rouge et Or disputera sa troisième compétition de la saison vendredi à la piscine du PEPS et l’entraîneur ne détesterait pas voir certains de ses protégés faire tomber quelques records provinciaux. La Thetfordoise Magalie Poudrier, qui termine sa dernière année universitaire, le capitaine de l’équipe Samuel Bélanger et les recrues Ali Hemri et Lisa Pou seront à surveiller pour cette rencontre.

Magalie Poudrier a avoué que le dernier camp d’entraînement à la Barbade avait été particulièrement difficile, mais bénéfique pour les athlètes. «Il y a beaucoup de musculation, c’est très dur physiquement, mais ça nous permet de faire travailler nos muscles plus fort et plus vite.» À sa deuxième année avec le Rouge et Or, Samuel Bélanger voit d’un œil très positif les efforts de recrutement faits par Martin Grégoire. «On a beaucoup de jeunes de 17 ou 18 ans. Plusieurs manquent d’expérience sur le circuit universitaire et il y a plusieurs nageurs qui viennent de l’étranger et qui doivent s’adapter à l’équipe et au circuit universitaire canadien. Mais tout ça est très bon pour l’avenir.»

Ali Hemri et Lisa Pou sont deux de ces étoiles montantes provenant d’outre-mer. Française, Lisa Pou a décidé de s’inscrire à l’Université Laval, où deux de ses connaissances étudiaient déjà. «Ça se passe très bien et j’ai réalisé plusieurs de mes meilleurs temps ici», indique-t-elle. Quant au Marocain Hemri, il a déjà un œil sur les Jeux olympiques de Paris en 2024. «J’aimerais beaucoup réussir ou me rapprocher le plus possible des minimas des Jeux olympiques. Comme je suis Marocain, je pense que j’ai des chances de pouvoir représenter mon pays. Ceux qui font les minimas se qualifient et si personne du Maroc ne les fait, ce sont les plus près qui y vont. Moi, mon but est de les atteindre», conclut le nageur de 18 ans. 

Canadien

Montréal 4/Philadelphie 1: le CH retrouve son aplomb

PHILADELPHIE — De nombreux observateurs ont critiqué Claude Julien mercredi soir pour avoir choisi Charlie Lindgren au lieu de Carey Price pour affronter les Blackhawks de Chicago. Que Julien ait eu raison ou non, une chose est sûre : Price était au meilleur de sa forme jeudi soir.

Price, Phillip Danault et Ilya Kovalchuk ont accompli leurs missions comme ils en sont capables et ils ont mené le Canadien de Montréal vers une importante victoire de 4-1 contre les Flyers de Philadelphie au Wells Fargo Center.

Vingt-quatre heures après une désolante prestation devant leurs partisans face à une équipe qui n’est plus la puissance de jadis, les hommes de Claude Julien ont livré une performance beaucoup plus convaincante.

Julien l’a d’ailleurs fait remarquer lors d’une mêlée de presse où il était dans une bien meilleure humeur que la veille.

«C’était un gros match ce soir [jeudi] et pour plusieurs raisons. D’abord, c’était l’équipe la plus proche de nous pour revenir dans le portrait des séries. Deuxièmement, surtout après hier, c’était important d’avoir une réponse et d’être capable de rebondir et c’est ce qu’on a fait ce soir. J’ai trouvé qu’on a joué un très bon match, solide, intelligent. On n’a pas joué sur les talons. On a été fort dans tous les aspects du jeu», a analysé l’entraîneur-chef du Canadien.

Cette performance du Tricolore est venue dans une enceinte peu hospitalière, tout particulièrement depuis environ deux mois. Depuis le 25 novembre, les Flyers affichaient un dossier de 9-2-0 à domicile, une séquence durant laquelle ils n’avaient concédé que 20 buts à leurs rivaux.

Il faut dire que le Canadien (21-21-7) continue de mieux se comporter sur les patinoires adverses, comme le démontre son dossier de 12-9-3.

«Maintenant, il faut amener ce genre de matchs à la maison, a avisé Julien. On veut s’améliorer et montrer à nos partisans ce qu’on est capable de faire. On fait mieux sur la route qu’à domicile et c’est quelque chose qu’il faut absolument corriger.»

Price intraitable

Jeudi, les Flyers ont dirigé 41 rondelles sur Price qui, comme contre les Sénateurs d’Ottawa et les Flames de Calgary au cours des derniers jours, a été intraitable.

Il n’a cédé que devant Joel Farabee avec un peu plus d’une minute à jouer en première période. Surtout, il a réalisé un arrêt-clé en début de deuxième période, pendant que le Canadien jouait avec l’avantage numérique, stoppant Scott Laughton sur une échappée.

À ses trois dernières sorties, Price a joué pendant 183 minutes et trois secondes, a reçu 114 tirs et n’a concédé que deux buts. Ces statistiques se traduisent par une moyenne de buts alloués de 0,66 et un taux d’efficacité de ,982.

Quant à Danault et Kovalchuk, ils ont brillamment fait ce que l’on peut attendre d’eux. Danault a travaillé telle une abeille toute la soirée, effectué de belles passes et a terminé le match avec trois mentions d’aide.

«Phil a bien répondu aussi, a souligné Julien. Hier [mercredi], ça n’a pas été un match à sa hauteur. Ce que tu aimes comme entraîneur, c’est quand les gars répondent. L’équipe a bien répondu et Phillip a connu un gros match aussi.»

Kovalchuk a marqué deux buts, ses cinquième et sixième de la saison. Son premier de la soirée est survenu peu de temps après l’arrêt-clé de Price et a représenté le filet victorieux. Son deuxième, marqué à l’aide d’un spectaculaire tir venu de l’enclave, a mis le match hors de portée en troisième période.

Tomas Tatar, au premier vingt, et Artturi Lehkonen, tôt en deuxième période, ont également déjoué Alex Lyon, qui a bloqué 36 des 40 tirs du Tricolore. Tatar a également participé aux deux derniers buts du Tricolore.

Le Canadien disputera sa prochaine rencontre samedi soir, au Centre Bell, face à Max Pacioretty, le nouvel entraîneur-chef Peter DeBoer et les Golden Knights de Vegas.

Ce sera la dernière sortie du Tricolore avant sa pause obligatoire d’une semaine, qui coïncidera aussi avec le week-end du match des Étoiles, à St. Louis.

Bon départ

Le Canadien semblait avoir de bien meilleures jambes que ses rivaux en première moitié de la première période, et il a eu plusieurs bonnes chances de marquer. Ce fut le cas pour Kovalchuk après une passe latérale de toute beauté de Danault, à mi-chemin du premier vingt, puis Lehkonen, environ quatre minutes, d’un tir de l’enclave.

C’est toutefois les Flyers qui ont brisé l’impasse quand Farabee a déjoué Price d’un tir de l’enclave à 18:47.

Cette avance n’a duré que 18 secondes, lorsque Tatar a marqué son 17e de la saison, après avoir reçu une belle passe de Danault.

Le Canadien a frappé à la vitesse de l’éclair au début de la deuxième période, marquant deux fois en 11 secondes durant la troisième minute de l’engagement.

Kovalchuk a donné l’avance en sautant sur une rondelle libre à l’embouchure du filet, après qu’un tir de Shea Weber de la pointe droite eut frappé Nick Cousins, posté devant le filet.

Lehkonen a enchaîné en faisant dévier une autre belle passe de Danault, après s’être moqué du défenseur Ivan Provorov.

Le fait saillant de la troisième période aura été la bagarre entre Jesperi Kotkaniemi et Robert Hagg, qui venait de rudoyer Ryan Poehling. Kotkaniemi s’est retrouvé au cachot pendant 17 minutes, incluant une punition de deux minutes à titre d’instigateur, mais le Canadien s’en est tiré sans problème.

Tennis

Internationaux d'Australie: Fernandez et Bouchard s’appochent du tableau principal

MELBOURNE, Australie — La Québécoise Eugenie Bouchard n’est plus qu’à une victoire du tableau principal des Internationaux de tennis d’Australie.

Bouchard, de Westmount, a vaincu l’Australienne Maddison Inglis lors de son match de deuxième tour des qualifications jeudi.

Bouchard, qui est classée 211e au monde, a défait la 130e raquette mondiale 6-3, 6-1 — elle n’a mis que 62 minutes pour venir à bout de son adversaire et mettre la table pour un match de qualifications ultime.

La joueuse âgée de 25 ans a atteint le carré d’as des Internationaux d’Australie en 2014, alors qu’elle était au sommet de son art.

Plus tôt jeudi, Leylah Annie Fernandez, de Laval, a remporté son premier match des qualifications. Classée 206e au monde, elle a gagné 6-2 et 6-3 devant la Roumaine Patricia Maria Tig, 113e.

Le match avait été interrompu la veille à cause du mauvais temps, avec la Canadienne en avance 6-2 et 4-1.

Polansky s’incline

Le Canadien Peter Polansky a subi l’élimination en seulement 54 minutes en première ronde des qualifications, s’inclinant 6-1, 6-2 aux mains du Français Alexandre Müller.

Âgé de seulement 22 ans et détenteur du 231e rang au classement mondial, Müller a inscrit 18 coups gagnants, exactement le triple de son rival de 31 ans. Polansky, qui a amorcé le match au 180e échelon du classement de l’ATP, a commis 16 erreurs directes contre dix pour Müller.

Polansky a réussi un seul as, a commis quatre doubles fautes, n’a réussi que 54 % de ses premiers services et marqué seulement 52 % des points lorsqu’il logeait sa première en jeu. Polansky a aussi fait face à six balles de bris et n’en a sauvé qu’une seule.

Polansky espérait imiter ses compatriotes ontariens Steven Diez et Brayden Schnur, qui ont remporté leur match de premier tour aux qualifications des Internationaux d’Australie, mercredi, avant que le jeu soit interrompu par la pluie en début d’après-midi mercredi.

Diez avait pris la mesure de Darian King, de la Barbade, 6-2, 6-2.

Schnur, la troisième tête de série du tableau des qualifications, a dû surmonter un déficit d’un set pour prendre la mesure de l’Autrichien Sebastian Ofner 2-6, 6-3, 6-4.

Les joueurs doivent gagner trois matchs de qualifications afin d’obtenir leur place dans le tableau principal du premier tournoi du Grand Chelem de la saison.

Les Canadiens Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov, Milos Raonic et Vasek Pospisil sont déjà qualifiés pour le tableau principal.

Il n’y a cependant aucune joueuse canadienne dans cette position, puisque la championne en titre des Internationaux des États-Unis, Bianca Andreescu, s’est retirée en raison d’une blessure à un genou qui tarde à guérir.

Soccer

La belle surprise d’Évelyne Viens

Après avoir réécrit plusieurs pages du livre des records des Bulls de l’Université de South Florida, l’attaquante Évelyne Viens a eu une belle surprise jeudi quand elle a été sélectionnée par le Sky Blue FC de Harrison, New Jersey, avec le cinquième choix en toute première ronde du repêchage des joueuses universitaires de la National Women’s Soccer League (NWSL).

«Je m’attendais plutôt à sortir en fin de première ronde ou en début de deuxième en raison de la limite quant au nombre de joueuses internationales par équipe. Je savais que le Sky Blue avait parlé à mon entraîneur, mais je ne m’attendais pas du tout à sortir si tôt!», indique en entrevue téléphonique avec Le Soleil l’athlète de L’Ancienne-Lorette qui assistait à la séance de repêchage à Baltimore, dans l’état du Maryland. 

Après avoir été choisie, Évelyne a été présentée à l’entraîneuse du Sky Blue FC, Freya Coombe, et à la directrice générale Alyse LaHue. «J’ai pu discuter un peu avec elles. Elles étaient vraiment contentes de m’avoir et elles ne voulaient surtout pas me perdre. C’est quand elles ont vu que d’autres équipes s’intéressaient à moi qu’elles m’ont prise avec le cinquième choix de la première ronde», explique-t-elle.

Apport offensif

Évelyne ajoute que les dirigeantes de l’équipe semblaient heureuses de pouvoir compter sur son apport offensif, elle qui a marqué 25 buts et obtenu trois aides en 20 parties lors de la saison qui a pris fin cet automne et qui termine son parcours universitaire avec 73 buts et 23 aides en 77 parties avec les Bulls.

La jeune femme de 22 ans retournera en Floride pour les six prochaines semaines, où elle s’entraînera avec ses anciennes coéquipières en vue du camp du Sky Blue qui débutera au mois de mars et de la saison régulière qui sera lancée à la mi-avril. «J’ai vraiment hâte de devenir une joueuse de soccer professionnelle dans la NWSL. C’était mon premier choix, car c’est une belle ligue où tu peux t’améliorer en jouant contre les meilleures», poursuit-elle. Évelyne n’est pas fâchée non plus d’aboutir dans une équipe en reconstruction où elle aura l’occasion de faire sa place.

«Le Sky Blue FC a repêché trois autres bonnes joueuses aujourd’hui en plus de transiger pour obtenir les services de Mallory Pugh, une étoile montante de 21 ans du Spirit de Washington. Ils ont décidé de miser sur la jeunesse, alors je pense que c’est un bon match pour moi», poursuit celle qui se rapprochera aussi de sa famille.

«Après plusieurs années passées en Floride, je ne serai plus qu’à huit ou 10 heures d’auto de Québec. Ça fait une différence. Mes proches devraient pouvoir aller me voir jouer plus souvent!», poursuit-elle en avouant qu’elle ne connaît pas du tout la ville de Harrison. «Mais j’ai une coéquipière des Bulls qui habite à 40 minutes de là, alors je vais lui demander de m’en parler un peu!»

Rare Québécoise

La Lorettaine sera aussi l’une des rares joueuses québécoises dans la NWSL. «Il n’y en a vraiment pas beaucoup. Je sais qu’il y a Amandine Pierre-Louis, qui est Montréalaise et s’aligne aussi avec le Sky Blue FC. Bianca Saint-Georges, originaire de Lanaudière, a été repêchée l’an passé par les Red Stars de Chicago, mais n’a pas pu jouer en raison d’une blessure.»

Et cette semaine haute en émotion n’est pas encore terminée pour Évelyne, qui ne finit plus d’accumuler les bonnes nouvelles. Avant d’être repêchée, elle avait appris que son nom faisait partie de la liste des joueuses admissibles à faire partie de l’équipe canadienne de soccer pour le tournoi de la zone CONCACAF. «Et samedi, c’est le banquet All American où la NCAA remettra ses prix. Je serai récompensée pour avoir été élue au sein de la deuxième équipe d’étoiles de la NCAA et de la première équipe d’étoiles académiques. Après ça, ce sera vraiment la fin de mon parcours universitaire», conclut-elle fièrement.

Sports

Le lutteur Rocky Johnson, père de Dwayne «The Rock» Johnson, est mort

AMHERST, N.-É. — La légende de la lutte canadienne Rocky «Soul Man» Johnson - le père de l’acteur Dwayne «The Rock» Johnson - est décédée à l’âge de 75 ans.

Rocky Johnson est né à Amherst, en Nouvelle-Écosse, et a fait ses débuts en lutte professionnelle dans le sud de l’Ontario avant de devenir célèbre au sein de la National Wrestling Alliance au milieu des années 1960.

Il a commencé dans ce qui était alors la WWF en 1983, s’associant finalement à Tony Atlas pour devenir le premier champion afro-américain par équipe de l’histoire de la WWF.

Après que Rocky Johnson eut pris sa retraite en 1991, il a aidé à entraîner son fils, «The Rock», un surnom choisi en partie en hommage à son père.

Tennis

Félix Auger-Aliassime en demi-finales du tournoi d’Adélaïde

ADÉLAÏDE, Australie — Le Québécois Félix Auger-Aliassime a aisément accédé aux demi-finales du tournoi international d’Adélaïde.

La deuxième tête de série a requis seulement 55 minutes pour venir à bout de l’Australien Alex Bolt 6-3, 6-0 en quarts de finale de ce tournoi de la série ATP Tour 250, jeudi.

Auger-Aliassime, qui est âgé de seulement 19 ans, a claqué huit as, n’a commis aucune double faute et a remporté 90 % des points avec sa première balle de service.

Le représentant de l’unifolié, qui est classé 22e au monde, n’a pas été confronté à la moindre balle de bris contre la 157e raquette mondiale.

Auger-Aliassime aura maintenant rendez-vous avec la troisième tête de série, le Russe Andrey Rublev, en demi-finales de ce tournoi préparatoire aux Internationaux d’Australie.

Rublev a gagné leur seul duel précédent, sur la terre battue en Croatie en 2018. L’Américain Tommy Paul croisera le fer avec le Sud-Africain Lloyd Harris dans l’autre demi-finale.

Par ailleurs, Gabriela Dabrowski, d’Ottawa, et Darija Jurak, de la Croatie, ont atteint la finale du double féminin.

La paire, troisième tête de série, a disposé de la Tchèque Lucie Hradecka et de la Slovène Andreja Klepac 6-7 (6), 7-6 (3), 10-5. Dabrowski et Jurak affronteront les favorites, la Chinoise Yifan Xu et l’Américaine Nicole Melichar, en finale. Dabrowski et Xu ont rompu leurs liens en double à l’issue de la dernière campagne.

Entre-temps, les joueuses qui se sont affrontées en finale des Internationaux de France, Ashleigh Barty et Marketa Vondrousova, ont généré le même résultat à Adélaïde : une victoire écrasante de la numéro 1 mondiale.

L’Australienne a écrasé Vondrousova 6-3, 6-3 pour se retrouver dans le carré d’as féminin. Barty y affrontera l’Américaine Danielle Collins, qui a battu la Suissesse Belinda Bencic 6-3, 6-1.

Aryna Sabalenka doit croiser le fer avec Dayana Yastremska dans l’autre demi-finale, prévue vendredi. Yastremska a défait Donna Vekic 6-4, 6-3, tandis que Sabalenka a surpris la deuxième tête de série Simona Halep 6-4, 6-2.

Halep a gagné les Internationaux de France en 2018 et Wimbledon en 2019. Elle a aussi atteint la finale des Internationaux d’Australie en 2018. Avec AP

Océanic

Doris Labonté deviendra un immortel de l’Océanic

RIMOUSKI — Doris Labonté, qui a consacré 12 ans de sa vie à l’Océanic de Rimouski, deviendra un immortel. Lors d’une cérémonie prévue le 28 février au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, celui qui a été entraîneur-chef, directeur-gérant adjoint et directeur-gérant du club de hockey verra son nom hissé pour toujours dans les hauteurs de l’amphithéâtre.

L’événement précédera le match à 19h30 lors duquel l’Océanic recevra les Mooseheads d’Halifax. Selon le président Éric Boucher, il y a longtemps que son organisation souhaitait rendre hommage à Doris Labonté qui, dès la fondation du club en 1995, se trouvait parmi les pionniers. Il y est demeuré jusqu’en 2007. Pour l’Océanic, le 25e anniversaire devenait le moment idéal pour honorer l’un de ses bâtisseurs.

Pendant sa carrière, Labonté a dirigé des joueurs de talents tels Brad Richards, Vincent Lecavalier et nul autre que Sydney Crosby. Avec ses troupiers, il a conduit son équipe vers la victoire pendant deux saisons régulières, ce qui lui a permis de soulever deux coupes du Président, deux trophées Jean-Rougeau et une Coupe Memorial. «Doris Labonté nous a donné des années de coaching avec une passion extraordinaire, estime Éric Boucher. Il a été le coach de ce qu’on dit être la meilleure équipe des 50 ans de la Ligue de hockey junior majeur. Il nous a donné plusieurs belles années ici.»

Lorsqu’il était entraîneur-chef, Labonté ne se contentait pas de demeurer debout derrière le banc des joueurs. Reconnu pour son caractère intense, expressif et passionné, l’ancien pilote avait une façon peu commune de travailler lors des matchs. «Il était toujours grimpé sur la bande, se souvient M. Boucher, qui le connaît depuis sa plus tendre enfance. Aujourd’hui, il pense qu’on le garderait une demi-période et qu’il se ferait mettre dehors par la Ligue! Avec l’émotion qu’il avait, un coach ne pourrait plus faire ça, aujourd’hui. En tous cas, il ne pourrait plus le faire de la même façon!»

Le président du club rappelle aussi à quel point Doris Labonté est apprécié des gens de Rimouski. «À toutes les fois qu’il vient ici, qu’il fait une apparition sur la glace, il a toujours une grosse ovation, souligne Éric Boucher. Je me rappelle que quand on avait monté une bannière pour M. [Maurice] Tanguay, Doris avait eu une ovation aussi grande que Vincent Lecavalier!»

Le principal intéressé a appris la nouvelle mardi soir, lors d’un souper visant à souligner le 25e anniversaire de l’Océanic et qui réunissait, entre autres, l’ancien capitaine Jonathan Beaulieu et le descripteur Michel Germain. Quand Éric Boucher lui a appris par vidéo qu’il deviendrait un immortel, Doris Labonté a accueilli l’annonce avec beaucoup d’émotions.

Remparts

Des Remparts bleu Nordiques

Les Remparts de Québec souligneront le 40e anniversaire du premier match des Nordiques de Québec dans la Ligue nationale de hockey en portant des uniformes «bleu Nordiques» lors de leur prochain match local, le 24 janvier, alors qu’ils recevront le Drakkar de Baie-Comeau au Centre Vidéotron.

Les protégés de Patrick Roy arboreront une livrée thématique qui rappellera l’uniforme des Remparts lors des saisons 1983-1984 et 1984-1985 alors que les Nordiques étaient propriétaires des Remparts. Le bleu de l’uniforme sera identique à celui des Nordiques de la Ligue nationale et un logo des Nordiques sera également placé sur les épaules du chandail.

Une vingtaine d’anciens Nordiques et d’anciens Remparts seront également sur place pour une présentation d’avant-match, notamment Pierre Aubry, Serge Bernier, Daniel Bouchard, Alain Chainey, Réal Cloutier, Alain Côté, Lucien DeBlois, Michel Dubois, Guy Dufour, Luc Dufour, André Dupont, Steven Finn, Jean-Claude Garneau, Michel Goulet, François Lacombe, Michel Parizeau, Dave Pichette, Daniel Poudrier, Louis Sleigher et Wally Weir qui représenteront les Nordiques et André Couture, Claude Gosselin et Claude Lefebvre qui représenteront les Remparts de 1983 à 1985. Le défenseur Alain Côté, natif de Montmagny, représentera pour sa part les deux équipes.

L’organisation des Remparts invite aussi les partisans à se vêtir de bleu pour l’occasion en plus de pousser l’aspect nostalgie jusqu’à ramener l’ancien annonceur maison Claude Lavoie et l’organiste Marcel Lajeunesse, qui ont fait les belles années des Nordiques, de même que l’ex-grand chef Max Gros-Louis qui sera sur place pour animer la foule avec son tam-tam comme il le faisait dans les murs du Colisée de Québec. Même les partenaires et commanditaires des Remparts ont accepté d’utiliser le logo qui les identifiait à l’époque sur les bandes de la patinoire pour ajouter au cachet de cette soirée.

Canadien

Le Canadien «extrêmement» décevant

MONTRÉAL — Même au cours de la récente série de huit défaites du Canadien de Montréal, l’entraîneur-chef Claude Julien n’avait pas été aussi déçu de la performance de sa troupe.

Après deux pas vers l’avant, le Canadien en a fait un vers l’arrière, mercredi soir au Centre Bell, s’inclinant 4-1 face aux Blackhawks de Chicago.

Il a commis 24 revirements face aux Blackhawks et a porté son dossier à 2-8-1 depuis le congé de Noël.

«Nous avions averti les joueurs que l’équipe adverse était bonne avec ses bâtons. Mais nous n’étions pas là du tout, a affirmé Julien. Nous perdions les bagarres, nous ne récupérions pas les rondelles libres, nous prenions les mauvaises décisions.

«Pour moi, c’était probablement le pire match dans nos 10 derniers. Ça arrive, mais ça ne veut pas dire que je l’accepte. Je suis extrêmement déçu de notre performance ce soir.»
Zack Smith a réussi un doublé en première période, Drake Caggiula a amassé un but et une aide, tandis qu’Alex DeBrincat a aussi touché la cible pour les Blackhawks (22-20-6). Corey Crawford a effectué 32 arrêts et a porté sa fiche en carrière face au Tricolore à 10-2-2.

Crawford, de Châteauguay, a également triomphé à ses six derniers départs à Montréal.

Phillip Danault a fourni la timide riposte du Canadien (20-21-7), qui espérait être sur une lancée après avoir gagné ses deux matchs précédents. L’attaquant a admis que le Canadien a eu de la difficulté à monter une dernière charge en troisième période : «À un moment donné, le hockey de rattrapage, ça nous rattrape nous-même. Il faut éviter cette situation et il faut aussi apprendre à jouer avec l’avance.»

Charlie Lindgren a repoussé 24 lancers et il n’a pas gagné en trois départs cette saison.

Bon départ des Hawks

Même s’ils avaient joué la veille à Ottawa, les Blackhawks ont connu le meilleur départ et ils ont ouvert la marque après 5:42 de jeu, en infériorité numérique. Caggiula a profité de la confusion entre Lindgren et Tomas Tatar pour renvoyer le disque vers Smith, qui a tiré dans un filet ouvert.

Smith en a rajouté 2:50 plus tard, déviant un tir de la pointe de Slater Koekkoek.

Lindgren a limité les dégâts, frustrant deux fois Dominik Kubalik, dont une fois en s’étendant sur la patinoire pour faire l’arrêt.

Le Canadien a connu un meilleur départ au deuxième vingt, alors que Danault a réduit l’écart après 54 secondes de jeu. Danault a profité d’une remise d’Ilya Kovalchuk, qui récoltait un cinquième point en six matchs depuis son embauche par le Tricolore.

Caggiula a ensuite obtenu deux belles occasions de restaurer l’avance des visiteurs, mais il a chaque fois raté la cible.

Le Tricolore a obtenu deux avantages numériques en deuxième période et Crawford a chaque fois eu à se distinguer.

Entre temps, les Blackhawks ont porté le score à 3-1 à 11:27, à leur tour en avantage numérique. DeBrincat a fait mouche alors que Lindgren avait perdu son bouclier quelques instants plus tôt. Les arbitres doivent immédiatement arrêter le jeu seulement si un gardien perd son masque, selon les règlements de la LNH.

Lindgren est revenu sur ce troisième but des Blackhawks. «C’était bizarre de ne plus avoir une pièce d’équipement, mais c’est comme ça. De mon côté, j’ai voulu continuer à jouer comme si j’avais encore mon bouclier.»

Max Domi était le joueur au banc de punitions lors du but des Blackhawks puisqu’il s’en était pris à l’attaquant Matthew Highmore. Domi est resté cloué au banc du Tricolore pendant le reste de la deuxième période.

«J’ai fait ce que j’avais à faire, c’est simple comme ça, a dit Julien au sujet de sa décision de laisser Domi sur le banc. Quand vous prenez des punitions inutiles comme ça, il y a des conséquences.»

Max Domi a accepté la décision de son entraîneur de le clouer au banc.

«Ce n’était pas mon intention d’être puni, mais j’ai vu la reprise et je méritais la punition. C’est malheureux qu’ils aient marqué. Je ne pouvais pas agir comme ça, surtout quand je pense à la situation dans laquelle nous étions. C’est comme ça. 

L’entraîneur a pris une décision. [...] Je voulais créer une étincelle, nous aider à retrouver notre identité.»

Jonathan Toews s’est fait refuser un but en avantage numérique tôt en troisième période puisqu’il avait poussé le disque dans l’objectif avec son patin. Ce n’était que partie remise pour les Blackhawks, puisque Caggiula a porté le coup de grâce à 11:40, à la suite d’un revirement de Jordan Weal à la ligne bleue du Canadien.

Après la rencontre, le Canadien a annoncé que l’attaquant Matthew Peca avait été cédé au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey.

Le Canadien jouera son prochain match jeudi, quand il rendra visite aux Flyers de Philadelphie. Il disputera ensuite une dernière rencontre avant sa semaine de congé samedi, face aux Golden Knights de Vegas au Centre Bell.

Soccer

Soccer intérieur universitaire: de nouveaux adversaires et pas d’éliminatoires

C’est avec quelques nouveaux adversaires et une formule sans séries éliminatoires que les équipes de soccer intérieur du Rouge et Or de l’Université Laval amorcent leur saison.

La formation féminine tentera d’aller chercher une huitième bannière consécutive du Réseau sport étudiant du Québec (RSEQ) alors que les hommes essaieront d’ajouter un troisième titre provincial consécutif à leur palmarès, dans les deux cas après une saison extérieure qui a pris fin en demi-finale.

L’entraîneur des filles, David Desloges, explique cependant que la nouvelle formule du RSEQ où le champion du calendrier de huit matchs recevra la bannière ne fait pas l’unanimité. «Ce n’est pas la formule qu’on aurait privilégiée. Je ne connais pas une fille qui soit satisfaite qu’il n’y ait pas de séries. On préférait l’ancienne formule avec des éliminatoires à quatre équipes. Tout le monde aime ces matchs sans lendemain», explique-t-il. «Cependant, j’essaie de voir le positif : ça enlève un peu de pression sur les athlètes dans le chevauchement du soccer civil et du soccer scolaire.»

Avec ses deux meilleures buteuses intérieures, Jessica Bunker et Dominique Fortin, et sa gardienne Myriam Labrecque qui sont de retour cet hiver, David Desloges peut encore aspirer aux grands honneurs. «Les équipes à surveiller sont toujours les Carabins de l’Université de Montréal et les Citadins de l’Université du Québec à Montréal. Mais cette année, les Gee-Gee’s de l’Université d’Ottawa, les Ravens de Carleton et les Gaiters de Bishop’s s’ajoutent à notre division qui comptera dix équipes. Ce sera intéressant de voir ces nouvelles équipes à l’œuvre», ajoute l’entraîneur.

Équipe masculine

Quant au onze masculin, piloté par l’entraîneur Samir Ghrib, il devra travailler fort pour conserver son titre avec le départ de Charles Joly, premier buteur au soccer extérieur cet automne, qui a complété ses études en droit. Au total, ce sont six membres de l’équipe extérieure qui seront absents pour la saison intérieure.

Le capitaine Jonathan Vallée aura donc un rôle crucial à jouer, tout comme Wassim Chaouki, meilleur buteur du circuit l’hiver dernier. Jean-Philippe Lévesque et Gino Temguia devront également poursuivre leurs exploits de l’automne durant la saison hivernale. Edwin Ortiz Bergeron, un ailier et défenseur latéral qui évoluait avec les Élans de Garneau, se joindra aussi à la formation.

Sports

Jean Anderson prêt à défendre ses Coupes des glaces [VIDÉO]

À 60 ans et avec 37 ans de canot à glace derrière la cravate, Jean Anderson se prépare à défendre «ses» Coupes des glaces lors de la première épreuve du circuit qui débute samedi avec la Course de la Banquise de Portneuf. Son équipe a en effet remporté tous les championnats depuis la création du Circuit québécois de canot à glace en 2005 et le fier gaillard ne semble pas prêt de passer la main.

«Combien de temps je vais encore faire du canot à glace? Je ne sais pas... Mon ami Yves Gilbert en fait encore et il a 69 ans! Je serais bien content d’en faire aussi longtemps que lui!», lançait le capitaine de l’équipe Château Frontenac/Le Soleil en conférence de presse mercredi. 

On pourrait croire qu’après avoir gagné 102 courses et toutes les Coupes des glaces en classe Élite ouverte, la plus forte des quatre classes du circuit, le canotier pourrait avoir un peu de difficulté à trouver sa motivation. «Nous, en début de saison, on y va course par course. La coupe, on y pense à mesure que la saison avance. Et l’an dernier, l’équipe Volvo n’était pas très loin derrière nous si je me souviens bien.»

Pour lui, la Course de la Banquise est toujours la plus difficile du calendrier. «Cette course est un sprint, alors c’est plus difficile pour une équipe âgée comme la nôtre», souligne-t-il. Le capitaine Anderson profitera cependant de la profondeur de son équipe pour placer ses plus jeunes coéquipiers dans cette course. Comme on est neuf dans mon équipe et qu’un équipage compte cinq personnes, on modifie notre équipage au gré des courses. Pour les courses moins techniques, on met des plus jeunes avec un bon cardio!», analyse-t-il.

Sports

Canot à glace: des retrouvailles... 30 ans plus tard

La Grande Traversée de L’Isle-aux-Coudres aura un caractère particulier cette année. Non seulement l’épreuve du 22 février marquera le trentième anniversaire de cette épreuve de canot à glace, mais l’équipe féminine de Louise Anderson, Stéphanie Drouin, Dominique Grenier, Julie Lafleur et Nathalie Tremblay s’y réunira pour la première fois depuis près de trois décennies.

«En fait, nous avions participé ensemble à la deuxième édition de la course de L’Isle-aux-Coudres», rappelle Louise Anderson, sœur du légendaire capitaine Jean Anderson qui a remporté la Coupe des Glaces chaque année depuis sa création. 

«Au début, moi et Dominique avions lancé ce projet d’équipe féminine et c’est grâce à la générosité du quotidien Le Soleil qu’elle a pu prendre forme. En effet, en décembre 1986, l’équipe lancée par Louise Anderson et Dominique Grenier et qui était à l’époque complétée par Lorraine Beaulieu, Anika Bédard, Catherine Gobeil et Monique Anderson, toutes étudiantes à l’Université Laval, obtient une commandite du Soleil.

«Nous étions à la recherche de financement et nous étions un peu désespérées. Sans Le Soleil, je ne pense pas qu’on aurait été sur la ligne de départ de la Course du Carnaval en 1987!», explique Louise Anderson. L’équipe a poursuivi son chemin avec d’autres commanditaires et d’autres canotières au fil des années. «J’ai manqué seulement deux saisons, soit 1989 quand je suis partie en voyage faire le tour du monde, et 1990, quand l’équipe a été démantelée.»

Recrutement

Louise Anderson a décidé de relancer son équipe en 1991 avec ses anciennes coéquipières Dominique Grenier, Nathalie Tremblay et Julie Lafleur. Stéphanie Drouin s’ajoute à l’équipage en 1992. La bande a continué à participer à des courses de canot sur glace jusqu’en 1994, après quoi ses membres ont pris des chemins différents. «Nous n’avions plus les mêmes objectifs de course, mais nous sommes toutes restées amies», précise-t-elle.

Stéphanie Drouin raconte que son audace a fortement contribué à ce qu’elle se joigne aux quatre autres jeunes femmes à l’époque. «J’étudiais à l’extérieur, mais j’assistais à la course de canot sur glace du Carnaval chaque année. Une année, j’ai décidé d’appeler au Carnaval pour avoir le nom de la capitaine de l’équipe féminine. J’ai appelé Louise et j’ai offert mes services», raconte-t-elle.

«Le recrutement n’était pas facile pour le canot sur glace, alors Louise m’a invitée à aller faire du canot avec elle dans les îles de Montmagny pendant deux ou trois jours durant l’été. Elle m’a dit que si j’aimais ça, je ferais l’équipe!», se souvient-elle. Stéphanie Drouin est donc revenue de cette excursion les mains couvertes d’ampoules, mais aussi avec une passion pour ce sport et un poste au sein de l’équipe de sa nouvelle amie.

«Je n’ai jamais arrêté le canot à glace depuis ce temps-là. J’adore ce sport où tu n’as pas le choix d’être dans le moment présent. Si tu n’écoutes pas, tu tombes à l’eau! C’est un sport exceptionnel, un sport d’équipe, un sport extrême où tu es confronté au froid et à l’eau», indique-t-elle.

Retrouvailles

Œuvrant aujourd’hui dans des domaines aussi variés que l’ingénierie, la biologie, la comptabilité et l’ostéopathie et toutes âgées dans la cinquantaine, les cinq canotières ont décidé de se réunir pour une course. Si Stéphanie Drouin n’a jamais quitté le circuit de canot sur glace et que Louise Anderson et Julie Lafleur pratiquent encore ce sport à titre de loisir, leurs deux autres coéquipières ne s’étaient cependant plus entraînées depuis plusieurs années.

«On a eu notre premier entraînement cette semaine et c’est comme si c’était hier. On devrait s’entraîner ensemble au moins deux autres fois avant la course. Ce n’est pas toujours évident, car nous ne vivons pas toutes à Québec», souligne Stéphanie Drouin. Elle ajoute que même 30 ans plus tard, les qualités qui font une bonne canotière ne changent pas : «Ça prend du caractère, un bon cardio, il faut être agile, s’adapter à tous les événements et avoir de la persévérance et de l’endurance», conclut-elle, très excitée de courir à nouveau avec son équipe.

Tennis

Les feux compliquent la vie des joueurs de tennis canadiens en Australie

ADÉLAÏDE, Australie — Les joueurs de tennis qui participent au tournoi de qualifications des Internationaux d’Australie ont enfin eu un peu de répit mercredi, après que des particules microscopiques émanant des feux de forêt australiens leur aient donné l’impression d’avoir la gorge en feu.

Depuis le début des activités en vue du premier tournoi du Grand Chelem de la saison mardi matin, les joueurs sont confrontés à la chaleur et à l’humidité accablantes, en plus des débris projetés dans l’air par les impressionnants feux de forêt qui ravagent depuis quelque temps déjà l’Australie.

Une joueuse, la Slovène Dalila Jakupovic, a même dû abandonner à la deuxième manche de son match.

L’Australien Bernard Tomic a demandé qu’on installe un ventilateur sur le terrain pendant son match de premier tour, qui s’est soldé par une défaite.

Et la Québécoise Eugenie Bouchard a requis des traitements après la deuxième manche de son match contre la Chinoise Xiaodi You, avant de l’emporter 4-6, 7-6 (4), 6-1 mardi.

«Je ne vous mentirai pas, les conditions ont été difficiles. Vers la fin du deuxième set, c’était difficile de respirer, et la thérapeute m’a offert quelque chose qui m’a aidée, a mentionné Bouchard, de Westmount, lors d’un entretien à Melbourne. Je me suis sentie bien pendant un set et demi; peut-être que si j’avais gagné ce match en deux sets je n’en aurais même pas parlé.»

Les organisateurs du tournoi n’ont toujours pas indiqué qu’ils modifieront leur calendrier à cause des conditions environnementales.

Tennis Australia, qui chapeaute le tournoi, a mentionné que ses experts étaient présents sur le site pour assurer la sécurité des gens.

Les activités ont commencé trois heures plus tard que prévu mercredi à cause de la mauvaise qualité de l’air, au moment où le thermomètre indiquait 35 degrés Celsius. Puis, en fin de journée, le jeu a été interrompu par la pluie.

Remparts

Les Remparts répandent le bonheur auprès des enfants malades du CHUL [VIDÉO]

Le gardien des Remparts de Québec, Tristan Côté-Cazenave, venait de se faire déjouer par Malik Ricard et, pourtant, il avait encore un sourire au visage et pas une once de frustration d’avoir accordé un but.

Il faut dire que Malik ne sera admissible à jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) que dans une dizaine d’années! Âgé de 5 ans, il est l’un des jeunes enfants malades à qui les Diables rouges ont rendu visite mardi après-midi au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL).

«C’est agréable de voir un sourire sur le visage de ces jeunes. C’est plaisant pour les jeunes et c’est plaisant pour les joueurs aussi. C’est l’fun de voir qu’on peut répandre autant de bonheur aussi facilement!» a déclaré Côté-Cazenave après son match de mini-hockey improvisé avec Malik et quelques coéquipiers.

«Ces visites nous permettent de voir la chance qu’on a d’être en santé et de jouer dans la LHJMQ dans une ville de hockey comme Québec», poursuit le gardien de but.

Sports

Une épreuve du Red Bull Ice Cross au Massif

Le centre de ski Le Massif de Charlevoix a annoncé qu’il serait l’hôte d’une épreuve du championnat du monde Red Bull Ice Cross, autrefois connu sous le nom de Red Bull Crashed Ice, le 22 février, première épreuve d’un partenariat de trois ans avec le fabricant autrichien de boissons énergisantes.

L’épreuve de patinage extrême tout terrain n’est cependant pas de la même catégorie que celles qui avaient autrefois lieu à Québec. Le Massif accueillera une épreuve de niveau 500 alors que les plus prestigieuses sont de niveau 1000, le chiffre représentant le nombre de points maximal que les coureurs peuvent gagner en remportant la course. La ville de Percé accueillera pour sa part le 1er février une épreuve de niveau 250.

L’Autrichien Luca Dallago domine présentement le classement chez les hommes avec 900 points devant le Suisse Kilian Braun. Chez les femmes, la Française Anaïs Morand devance l’Américaine Amanda Trunzo et l’Ontarienne Jacqueline Légère. Myriam Trépanier, de Saint-Michel-de-Bellechasse, figure au dixième rang. Les frères Arthur et Théo Richalet-Chaudeur, de France, sont quant à eux en tête du classement junior.

Le calendrier du Championnat du monde compte 12 courses dans huit pays de trois continents. La course du Massif se déroulera au sommet de la montagne avec approximativement 150 participants du circuit mondial représentant une vingtaine de pays. Des entraînements auront lieu le 20 février avec les qualifications le 21 février.

«On est vraiment très heureux d’accueillir un événement international à la montagne. Ça s’inscrit bien dans notre développement global de diversifier les activités et les événements», a déclaré André Roy, vice-président du groupe Le Massif, par la voie d’un communiqué de presse.

Canadien

Ilya Kovalchuk fait bien paraître Marc Bergevin

Les jeunes joueurs du Canadien ont encore les yeux pétillants quand ils parlent de leur coéquipier Ilya Kovalchuk, une dizaine de jours après l’embauche du franc-tireur russe.

Max Domi a admis plus tôt cette semaine être en admiration devant l’un des meilleurs buteurs de la dernière génération de hockeyeurs. Phillip Danault a qualifié Kovalchuk de «légende» de l’histoire récente du hockey. De son côté, Kovalchuk semblait étonné de ces commentaires quand ils lui ont été rapportés mardi.

Soccer

Piatti dit avoir la tête à Montréal, mais...

Ignacio Piatti était présent pour la toute première journée du camp d’entraînement de l’Impact de Montréal, mardi, au Complexe sportif Marie-Victorin. Combien de temps passera-t-il dans l’uniforme bleu et noir en 2020? Voilà l’une des grandes questions en vue de la prochaine saison, qui s’amorcera dans un mois avec le match aller de la Ligue des Champions de la Concacaf, au Costa Rica.

Un peu plus de trois mois s’étaient écoulés depuis que l’Argentin avait rencontré les journalistes montréalais, après une campagne 2019 de misère marquée par de nombreuses blessures. Piatti devait le faire lors de la journée réservée au bilan de fin de saison, le 8 octobre, mais selon ce qu’il a déclaré mardi, il avait des choses à faire après sa rencontre avec le directeur sportif Olivier Renard et a «oublié» que les médias l’attendaient au Centre Nutrilait.

Pendant un peu moins de six minutes - le temps qu’a duré sa mêlée de presse -, Piatti n’a pas dit grand-chose qui aurait pu rassurer les plus fidèles partisans de l’équipe quant à son avenir, même à court terme, avec l’Impact.

«Je suis ici parce que j’ai un contrat avec l’Impact, tout va bien. Aujourd’hui, c’est le premier entraînement, donc on va continuer», a-t-il déclaré aux journalistes qui l’entouraient, avant même que ceux-ci ne lui posent une première question.

Dans les quelques réponses qu’il a fournies, Piatti a rappelé que le monde du soccer en était un d’incertitude.

«Je ne peux pas parler pour le futur. Aujourd’hui, je suis ici, je suis content de retrouver tous les joueurs. (...) Tous les ans, on ne sait pas ce qui peut se passer. C’est vrai. Un autre joueur, Saphir (Taïder) par exemple, est ici aujourd’hui et demain un autre club peut arriver et payer pour un transfert. Maintenant, je suis ici et j’ai la tête ici. Je ne peux pas savoir ce qui va se passer demain ou après-demain.»

Situation familiale

Piatti s’est aussi attardé brièvement sur sa situation familiale en Argentine.

«J’ai une famille derrière moi. En juin et juillet, je devais prendre la décision pour placer ma fille à l’école ici, pour ma femme qui était enceinte. Je suis arrivé à octobre et je ne savais pas. Ma famille est là-bas. C’est une année difficile. J’ai un contrat ici et je suis ici.»

Des rumeurs ont d’ailleurs circulé dernièrement selon lesquelles Piatti voulait retourner dans son pays natal.

«En Argentine, tout le monde parle là-bas. En Argentine, c’est comme ça. Quand je suis arrivé ici en 2014, il fallait que je retourne à San Lorenzo en 2015. Tous les ans, on parle de ça. Comme je dis, j’ai un contrat ici à Montréal et c’est fini. Je pense à ici et on va travailler pour ça.»

Au moins, Piatti s’est fait plus rassurant quant à son état de santé, lui dont les blessures l’ont limité à 11 matchs du calendrier régulier, et seulement trois buts.

«Oui, oui, mon genou est à 100 %. Tout est bien au niveau de la santé.»

«Ç’a été difficile pour moi, a ajouté Piatti en revenant sur la saison 2019 et ses absences. J’ai continué, j’ai essayé de jouer, j’ai reçu deux infiltrations au genou et de mon côté, j’ai tout fait pour jouer. Parfois, j’ai joué avec beaucoup de douleurs, mais je voulais jouer. Je voulais aider beaucoup l’équipe. J’ai essayé jusqu’à la fin. Mon genou n’était pas bien. Maintenant, je me sens bien et on va continuer.»

Questionné au sujet des dispositions mentales et physiques de Piatti, l’entraîneur-chef Thierry Henry s’est également fait rassurant, même s’il est conscient de toutes les rumeurs qui peuvent circuler à son sujet.

«Je lui ai parlé. Mentalement, il est bien, physiquement, il est bien aussi. On a fait les tests, il était devant. J’entends pas mal de bruit par rapport à “Nacho” depuis mon arrivée, avant, et je pense qu’il y en aura toujours parce que c’est un joueur extraordinaire. On parlera toujours de lui, quoi qu’il arrive. Mais pour moi, il est là, bien présent, et c’est le plus important. On verra ce qui va se passer après mais pour l’instant, il est là.»

Henry sait aussi très bien toute l’importance d’un joueur de la trempe de Piatti pour une formation comme l’Impact.

«J’ai eu l’opportunité de jouer contre lui avant que je ne parte, il me semble, et vous savez très bien ce qu’il fait. Plus que moi. C’est un joueur qui peut marquer la différence. (...) On sait très bien que c’est un joueur à part, et pour le moment, il est là, il est venu avec de bonnes dispositions. Et c’est un joueur plus qu’important. Quand vous avez un joueur qui arrive à faire la différence, surtout dans cette ligue, c’est important.»