Boxe

Pernell «Sweetpea» Whitaker meurt heurté par un véhicule

VIRGINIA BEACH, Virginie - L’ex-boxeur professionnel Pernell «Sweetpea» Whitaker est mort dimanche soir après avoir été heurté par un véhicule à Virginia Beach, a révélé le service de police du comté au quotidien The Virginian-Pilot lundi matin.

Whitaker circulait à pied lorsqu’il a été heurté à l’intersection du boulevard Northampton et de la rue Baker, ont précisé les policiers dans un communiqué.

Un appel a été logé aux services d’urgence à 22h04. Whitaker serait mort sur le coup, et le chauffeur du véhicule impliqué serait demeuré sur la scène du drame.

Whitaker, qui était âgé de 55 ans, a grandi à Norfolk et a été champion du monde à quatre reprises au fil de sa carrière. Il a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Il a aussi été nommé le boxeur par excellence de l’année 1989 par le magazine ‘Ring’.

L’Américain a annoncé sa retraite en 2001, et il a oeuvré pendant six ans à titre d’entraîneur de boxe. Il a été intronisé au Temple de la renommée de la boxe en 2006.

Plongeon

Jennifer Abel établit un record et se qualifie pour les Jeux de Tokyo

GWANGJU, Corée, République de - Les Québécoises Jennifer Abel et Mélissa Citrini-Beaulieu ont remporté la médaille d’argent à l’épreuve du 3 m synchro féminin lors des Championnats du monde de la FINA à Gwangju, en Corée du Sud, assurant du même coup leur qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Abel a du même coup établi un record canadien, lundi. La Lavalloise a décroché une neuvième médaille en carrière aux Mondiaux, surpassant ainsi la marque de huit qu’elle partageait avec les athlètes à la retraite Alexandre Despatie et Ryan Cochrane pour le plus grand nombre de médailles remportées par un Canadien (tous genres confondus).

Abel et Citrini-Beaulieu ont terminé la compétition avec un total de 311,10 points. Elles sont constamment restées en seconde place pendant leurs cinq plongeons.

«Il y avait tellement de choses en jeu aujourd’hui. Nous voulions qualifier le pays pour les Jeux olympiques et il y avait aussi la possibilité pour moi de devenir l’athlète canadienne la plus décorée aux Championnats du monde, a déclaré Abel. Je suis très fière d’avoir gagné une médaille dans cette épreuve à chacune des cinq dernières éditions des Championnats du monde.»

Les Jeux de Tokyo seront les premiers de la carrière de Citrini-Beaulieu, qui est âgée de 24 ans. La plongeuse de Saint-Constant est devenue la coéquipière d’Abel à l’épreuve du 3 m synchro féminin après les Jeux de Rio de Janeiro en 2016.

«Tout cela semble un rêve aujourd’hui. Je ne peux croire que c’est enfin arrivé. Nous avons travaillé sans relâche et je suis fière de nous. Nous savions ce qui était en jeu, nous savions exactement ce que nous devions faire et je suis impressionnée de la manière dont nous avons abordé la compétition aujourd’hui», a mentionné Citrini-Beaulieu.

«Je rêve des Jeux olympiques depuis mon enfance. À présent, ça semble irréel... Pincez-moi quelqu’un!», s’est-elle exclamée.

Les Chinoises Wang Han et Shi Tingmao ont remporté l’épreuve avec 342 points. Les Mexicaines Paola Spinosa Sanchez et Melany Hernandez Torres ont pris le troisième rang, derrière les Canadiennes, avec 294,90 points.

Du côté des hommes, les Québécois Vincent Riendeau et Nathan Zsombor-Murray ont abouti au 11e échelon parmi les 12 équipes inscrites à la plateforme de 10 m synchro.

L’épreuve a été remportée par les Chinois Yuan Cao et Aisen Chen (486,93), devant les Russes Viktor Minibaev et Aleksandr Bondar (444,60) et les Britanniques Thomas Daley et Matthew Lee (425,91). Riendeau et Zsombor-Murray ont récolté 368,19 points.

«Je pense que j’ai été ambitieux, peut-être un peu trop ambitieux. J’ai essayé trop fort et j’étais tendu», a admis Zsombor-Murray.

Les Canadiennes Meaghan Benfeito et Caeli McKay s’exécuteront mardi dans l’épreuve individuelle à la plateforme de 10 m.

Les Championnats du monde FINA se poursuivent jusqu’au 28 juillet. Les épreuves de plongeon, de natation artistique et d’eaux libres se termineront le 20 juillet, et les épreuves de natation commenceront le 21 juillet.

+

Capitales

Capitales 3/Jackals 4: un voyage en dents de scie pour Québec

Les Capitales avaient commencé en lion leur série de quatre matchs contre les Jackals du New Jersey. Mais le vent a tourné alors que les hommes de Patrick Scalabrini se sont inclinés 4-3 dimanche, affichant un dossier de 2 victoires et 2 défaites durant ce séjour à l’étranger.

Bien qu’il soit en partie satisfait de la fiche de sa formation lors de ce voyage, Patrick Scalabrini aurait espéré un meilleur résultat, alors que son équipe «a été dans le coup» durant toute la partie de dimanche.

«Quand tu es sur la route, tu es satisfait d’avoir une fiche de ,500, mais il faut que tu saches gagner tes séries à la maison. Mais depuis le début de la saison, on ne fait ni l’un ni l’autre. On était pourtant confiants de gagner cette série après avoir remporté les deux matchs de vendredi», explique-t-il.

Si les Capitales ont réussi à museler l’attaque des Jackals durant les trois premières manches, ne leur accordant qu’un seul point (marqué par Nelson Ward), les choses se sont toutefois corsées en cinquième manche.

À son troisième départ de la saison, le lanceur partant David Richardson (0-2) a bien entamé le match, mais il a accordé trois coups sûrs en cinquième manche, permettant au New Jersey d’inscrire deux points (Matos, Ward) portant la marque à 3-2. 

Richardson a été sur le monticule durant cinq manches et deux tiers, avant d’être remplacé par Vladimir Garcia. Le Cubain n’aura pas aidé la cause des Capitales, lui qui a accordé un point en deux tiers de manche. C’est Seth Davis et Jonathan De Marte qui ont pris successivement la relève sur la butte pour terminer la partie.

Sans être encore à son maximum, Richardson donne des signes encourageants quant à sa remise en forme.

«Il a été très solide, mais il a manqué de jus. C’est un gars qu’on apprécie beaucoup, on est confiants qu’il va beaucoup nous apporter en deuxième moitié de saison», ajoute Scalabrini.

Les Capitales ont été les premiers à s’inscrire au pointage durant cette rencontre, alors que David Salgueiro a marqué en début de première manche à la suite d’un simple cogné par Stayler Hernandez. En troisième, les Capitales ont nivelé la marque lorsque Rian Kiniry a frappé un ballon-sacrifice qui a poussé Brandon Fisher jusqu’au marbre. 

Loin de s’avouer vaincus, les Capitales ont trouvé le moyen de revenir dans le match en sixième, alors que Yordan Manduley a frappé un simple qui a permis à T.J. White de créer l’égalité.

Mais les Jackals sont venus gâcher la tentative de retour de la troupe de Patrick Scalabrini en septième, alors que Jason Agresti marquait le point de la victoire. 

Les Capitales se dirigeront maintenant du côté de Trois-Rivières, où ils ont rendez-vous les Aigles pour une série de trois matchs. 

Rédemption pour Salgueiro

David Salgueiro n’était pas dans les bonnes grâces de Patrick Scalabrini à la suite de la défaite de samedi. Le gérant des Capitales l’avait retiré du match après que Salgueiro ait eu la mauvaise idée de voler le marbre, alors que les buts étaient remplis sans aucun retrait pour Québec.

Sans être explosif durant le match de dimanche après-midi, le voltigeur a su être efficace. En plus de marquer le premier point des siens, il a frappé trois coups sûrs durant la partie.

«Il a bien répondu avec de bonnes apparitions au bâton, on sentait qu’il voulait faire oublier sa soirée difficile de la veille», ajoute Scalabrini.

Kalian Sams avec les Miners

Libéré par son équipe de la Ligue Atlantic il y a une semaine, l’ancien cogneur étoile des Capitales, Kalian Sams s’est trouvé du boulot dans la Ligue Can-Am. 

Alors qu’on pouvait croire à un retour avec les Capitales, c’est plutôt avec les Miners du Sussex qu’évoluera Sams pour le reste de la saison. 

Patrick Scalabrini avait indiqué au Soleil qu’il n’avait pas l’intention de rapatrier son ancien joueur, et ce malgré les problèmes offensifs qu’éprouve sa formation depuis le début de la saison.

Malgré tout, le gérant des Capitales estime que son ancien joueur a le potentiel d’aider grandement la formation de Sussex.

«Sams voulait continuer à jouer de ce côté-ci (ligue Can-Am), les Miners étaient la seule équipe qui pouvait lui offrir cette opportunité. On connaît Kalian, il peut être un des meneurs de la ligue quand il est en forme et qu’il est bien dans son cœur et sa tête», résume Patrick Scalabrini.

Sports, etc

Marie-Hélène Chisholm dans le judo jusqu’au cou

Onze années se sont écoulées depuis que Marie-Hélène Chisholm a annoncé qu’elle accrochait son kimono de compétition. Mais la fin de sa carrière n’a pas signifié qu’elle renonçait au judo. Bien au contraire. Car même si on la voit moins souvent sur le bord du tatami, elle demeure très impliquée dans le sport pour lequel elle a eu un coup de foudre à l’âge de 10 ans.

«Je suis à l’emploi du Centre national d’entraînement de Judo Canada en tant que gérante à la haute performance», explique l’athlète qui, après sa retraite, a d’abord été entraîneure de l’équipe du Québec, puis coach de l’équipe féminine canadienne. «Mon travail consiste à faciliter la vie des athlètes afin qu’ils puissent se concentrer sur leur entraînement et sur leurs objectifs de performance. Je m’occupe ainsi de faire le lien avec Sports Canada, de financement, de la logistique des voyages,  etc.

«À mon époque, on ne pouvait pas profiter d’un environnement comme celui offert au Centre. Je dis souvent aux jeunes combien ils sont chanceux et qu’ils doivent en profiter.»

Il n’y a pas qu’au boulot que le judo prend une grande place dans la vie de Marie-Hélène. Son chum étant Nicolas Gill, avec qui elle travaille au CNE, il est beaucoup question de judo en dehors des heures de bureau. 

«On se voit beaucoup, mais on a chacun nos dossiers. Et on a une belle complicité. C’est certain que l’on parle beaucoup de judo à la maison, mais on ne fait pas que ça. Nous avons deux enfants qui prennent quand même beaucoup de place.»

Vilaine blessure

Marie-Hélène avait 29 ans quand elle a mis fin à sa carrière. Blessée sérieusement à un genou en 2007, elle n’a pu se qualifier pour les Jeux de Londres. Elle espérait obtenir l’une des wild cards distribuées par la fédération internationale, mais son souhait n’a pas été exaucé. Peu de temps après avoir appris la nouvelle qu’elle n’irait pas à Londres, elle a annoncé sa retraite.

«Ce n’était pas le scénario de fin de carrière que j’avais prévu. Sauf que le jour où j’ai eu ma blessure, je savais que la fin s’en venait. Mais même si mes chances d’aller aux JO étaient minimes et que j’aurais dû me battre sur une jambe, j’avais décidé de tout essayer pour m’y rendre. Et quand j’ai su que je n’aurais pas ma wild card, c’était clair que c’était la fin. Faire un autre cycle était impossible. D’abord parce que je n’avais pas le goût d’empirer ma condition physique, mais aussi parce que si je compétitionnais, c’était pour gagner. Et c’était évident que je ne serais plus au niveau que j’avais été. Finalement, j’avais l’opportunité de devenir entraîneure. Alors je me suis dit ‘’OK, je n’ai pas le choix’’.

«J’ai toujours été bien avec ma décision. C’est certain que la journée où j’ai pris ma retraite, j’ai été malheureuse et j’ai pleuré. Mais j’avais fait le choix le plus logique et je ne le regrette pas.»

Pour la championne le fait de rester dans le monde du judo a facilité sa transition. Hormis le fait qu’elle n’était plus sous les feux de la rampe, elle menait en tant qu’entraîneure une vie semblable à celle qu’elle avait quand elle était athlète. C’est d’ailleurs quand elle est devenue maman pour la première fois (2013) qu’elle a vraiment réalisé que sa carrière était terminée.

Cinquième aux Jeux d’Athènes et aux championnats du monde du Caire en 2005, neuf fois médaillée lors des Jeux panaméricains, gagnante de l’or à deux reprises (2000 et 2003) et auteure de 45 podiums internationaux, Marie-Hélène a toute les raisons d’être fière de sa carrière. Pourtant, elle met un bémol. «Avec de meilleurs suivis et un meilleur encadrement, j’aurais peut-être pu aller plus loin. Mais en même temps, j’ai eu une belle carrière et j’y ai eu beaucoup de plaisir. J’ai aimé le judo et j’adore encore le judo. C’est ça le plus important.»

Revenant sur le fait qu’elle était originaire de Port-Cartier et qu’elle avait été obligée de déménager à Montréal avant même la fin de son école secondaire, Marie-Hélène avoue que l’adaptation à sa nouvelle vie où elle devait se débrouiller toute seule et composer avec l’éloignement des siens avait été difficile au début. 

«Quand tu viens de plus loin, c’est plus demandant. Mais quand tu décides de déménager, c’est parce que tu es déterminée à réussir. Les difficultés que j’ai surmontées m’ont donné ma force de caractère.

 «Quand je vivais des moments difficiles, je retournais chez moi. J’y recevais toujours une grosse dose d’amour. Les gens de la Côte-Nord m’ont toujours appuyée financièrement et encouragée. Parfois, ça me mettait un petit peu de pression parce que je ne voulais être à la hauteur de tout ce qu’ils me donnaient. Mais en même temps, ça m’a toujours gardée motivée et sur la track

Opérée au genou à quatre reprises, Marie-Hélène a mis trois ans pour guérir de sa blessure. Aujourd’hui adepte de course à pied, elle a pris part à un demi-marathon et elle court en forêt. «Peu importe ce que je fais, j’aime me challenger. Quand je participe à une compétition, c’est pour aller au bout de moi-même et gagner. Je suis incapable de participer juste pour le fun

Golf

Duc de Kent: le tournoi à gagner pour Charles-Éric Bélanger

En l’absence du champion en titre et de l’un des deux joueurs ayant fini au deuxième rang, l’an passé, bien malin celui qui pourra prédire le vainqueur du 85e Duc de Kent, l’un des joyaux de la triple couronne du golf amateur québécois.

«Si j’avais un tournoi de golf à gagner, ce serait le Duc», admet Charles-Éric Bélanger, de Beauport, l’un des favoris du légendaire tournoi de 36 trous qui se tient au club Royal Québec, à Boischâtel, lundi et mardi. Le troisième volet de la triple couronne aura lieu la semaine prochaine, à Beauceville.

Mais ce n’est pas cette année qu’un joueur réussira le tour du chapeau, puisque Julien Sale (Rivermead), vainqueur du tournoi Alexandre de Tunis, la semaine dernière, n’est pas inscrit au Duc en raison d’une participation à un autre tournoi, en début de semaine. Joey Savoie et Baptiste Mory, du Rouge et Or, brilleront aussi par leur absence, ce dernier se trouvant dans son pays, en France, pour l’été.

«Il y a quelques absents, mais il reste encore beaucoup de très bons joueurs dans le tableau. Étienne Brault, par exemple, joue du solide golf, c’est un gars à surveiller. Personnellement, le Duc de Kent est le seul tournoi de la triple couronne que je n’ai pas remporté», admet Étienne Papineau, qui représente le club Pinegrove, à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

Sports

Quatrième place pour Benfeito et McKay aux Mondiaux de la FINA

GWANGJU — Deuxièmes des préliminaires, puis aussi deuxièmes après trois plongeons en finale, les plongeuses canadiennes Meaghan Benfeito et Caeli McKay étaient en bonne position pour monter sur le podium et obtenir une place pour le pays aux Jeux olympiques de Tokyo au 10 m synchro, dimanche, aux Championnats du monde de la FINA, à Gwangju, en Corée du Sud.

Les choses ont toutefois tourné autrement à leurs deux derniers passages sur la plateforme et le duo a dû se contenter de la quatrième place.

Glissant au troisième rang au terme du quatrième plongeon à la suite d’une erreur de Benfeito, les deux plongeuses étaient toujours dans la course, en retard de 0,03 point sur les Malaisiennes Mun Yee Leong et Pandelela Pamg, provisoirement deuxièmes. C’est ensuite McKay qui a connu son lot de difficultés à leur ultime présence en haut de la tour, permettant aux Américaines Samantha Bromberg et Katrina Young de se faufiler au troisième échelon par seulement 0,81 point.

«Nous aurons une autre chance en 2020», s’est résignée Meaghan Benfeito, faisant référence à la Coupe du monde, où d’autres billets pour les Jeux olympiques de Tokyo seront à l’enjeu. Les trois laissez-passer olympiques disponibles dimanche sont revenus à la Chine, à la Malaisie et aux États-Unis.

Meneuses après les préliminaires, les Chinoises Wei Lu et Jiaqi Zhang ont été couronnées grâce à un pointage de 345,24 points, détenant une impressionnante avance de 32,52 points sur les deux Malaisiennes (312,72), médaillées d’argent. Bromberg et Young ont obtenu 304,86 points, tandis que le duo canadien a reçu un total de 304,05 points.

Déception

«Nous étions assez confiantes, même si Caeli était stressée, car elle n’avait jamais fait de Championnats du monde qui devaient qualifier le pays pour les Jeux olympiques. Je lui ai dit de se calmer, qu’il arriverait ce qui arriverait et que peu importe ce qui se passe, nous allions avoir une autre chance en 2020. Ç’a vraiment bien commencé, nos trois premiers plongeons ont été vraiment solides, mais j’ai manqué le quatrième et Caeli le dernier», a raconté Benfeito.

Évidemment déçue de la tournure des événements, Benfeito comprend la peine que peut ressentir sa coéquipière qui en est à son premier cycle olympique.

«C’est sûr que c’est décevant de rater le podium par moins d’un point, mais je pense que ça va nous rendre plus fortes mentalement. Ça fait mal et je sais que Caeli a vraiment beaucoup de peine, mais cette expérience fera de nous une meilleure équipe. Nous sommes plus proches l’une de l’autre qu’il y a une couple d’heures. Je suis là pour elle, c’est sûr que je suis déçue aussi, mais je l’ai déjà vécu et je sais à quoi m’attendre à la Coupe du monde.»

De bons coups

Malgré l’ingrate quatrième place, tout n’est pas à oublier dans cette finale féminine du 10 m synchro pour les Canadiennes. Elles ont obtenu un meilleur pointage qu’en préliminaires où elles avaient reçu 298,11 points, et ont atteint le cap des 300 points.

«Même si ça ne s’est pas si bien terminé, tout ça est quand même positif et nous reviendrons en force.»

Benfeito et McKay devront rapidement mettre leur performance du jour de côté afin de se concentrer sur l’épreuve individuelle qui aura lieu mardi.

«Nous allons essayer de tourner la page assez vite pour que cela ne se reproduise pas à l’individuel. L’épreuve en synchro m’a permis de retrouver mes repères de compétition et même si mon plongeon manqué aujourd’hui va un peu me stresser, je vais super bien, je suis en santé et contente d’être là», a affirmé Benfeito.

Lundi, Vincent Riendeau et Nathan Zsombor-Murray seront en action à l’épreuve masculine du 10 m synchro tandis que Jennifer Abel et Melissa Citrini-Beaulieu prendront part au 3 m synchro féminin.

Course automobile

Pagenaud célèbre la fête nationale française en remportant l'Indy de Toronto

TORONTO — Simon Pagenaud a gagné sa troisième épreuve de la saison et Alexander Rossi a resserré la course au championnat des pilotes lors de l’Indy de Toronto, dimanche.

Cette victoire sur le circuit routier du parc des expositions de Toronto était la première cette saison de Pagenaud hors de l’Indianapolis Motor Speedway. Le Français a remporté l’Indy 500 et la course sur circuit routier en Indiana pour sauver son volant chez l’Équipe Penske.

Pagenaud devait sauver de l’essence dans les derniers tours pour résister au champion en titre de la série IndyCar, Scott Dixon. Will Power a toutefois causé un drapeau jaune au dernier tour pour permettre au pilote français de croiser le drapeau à damiers.

«J’étais confiant pendant tout le week-end, a affirmé Pagenaud, qui s’est élancé de la position de tête. Nous étions concentrés sur notre travail. Je n’ai pas vraiment regardé derrière. Il y a plusieurs mauvaises journées en course automobile, mais ces belles journées viennent tout racheter.»

Dixon, qui a encore indiqué qu’il aurait recours à une intervention chirurgicale à son coude pendant la saison morte, a triomphé à Toronto l’an dernier.

Rossi a terminé au troisième échelon, un de mieux que le meneur au classement des pilotes, Josef Newgarden. Les deux hommes ont amorcé la course avec un écart de sept points. Rossi a réduit cette avance à seulement quatre points.

«En aucun cas pendant le week-end, nous avions l’impression d’avoir une bonne voiture pour terminer au premier rang, a dit Rossi. C’est une bonne chose d’avoir été en mesure de l’insérer dans le top 5. C’était bien de pouvoir tirer avantage de ce que nous croyons être le maximum de la voiture aujourd’hui.»

L’Ontarien James Hinchcliffe a été relégué à la sixième position.

Samedi, Pagenaud avait décroché la position de tête lors des qualifications après avoir complété un tour sur le circuit en 58,4293 secondes.

Le Français a de nouveau été le plus rapide dimanche. Il a mené par près de huit secondes ses plus proches poursuivants. Au 35e tour, il a signifié à son équipe qu’il faisait seulement «se laisser aller».

Dixon, qui a remporté à trois reprises la course à Toronto, a mis les bouchées doubles et a réussi à réduire l’écart à une demi-seconde, alors qu’il restait 18 tours à effectuer.

Takuma Sato connaissait une bonne course et se trouvait en cinquième position lorsque sa voiture a pris feu.

Pagenaud a pu célébrer sa victoire lors de la fête nationale française. Sur Twitter, il a publié une photo de lui en compagnie du drapeau français, quelques heures avant la course.

Paul Tracy est le dernier Canadien à avoir remporté l’étape torontoise, en 2003. Tracy avait aussi gagné à Toronto en 1993.

Tennis

Djokovic gagne Wimbledon en sauvant deux balles de match

LONDRES — Après avoir survécu à deux balles de match, le Serbe Novak Djokovic a remporté la finale du simple masculin des Internationaux de tennis de Wimbledon dimanche, battant le Suisse Roger Federer en cinq manches de 7-6 (5), 1-6, 7-6 (4), 4-6, 13-12 (3).

Il s’agira d’un duel qui va passer à l’histoire par la qualité des échanges entre ces deux géants du tennis, par sa durée - la plus longue finale du simple masculin dans l’histoire de Wimbledon, quatre heures 55 minutes - et par le fait qu’il a nécessité un bris d’égalité au cinquième set, un événement sans précédent à une finale d’un tournoi du Grand Chelem chez les hommes.

«Malheureusement, dans ce genre de matchs, l’un des deux joueurs perdra», a déclaré le Serbe, après la cérémonie de remise des trophées sur le court central.

Pour Djokovic, il s’agit d’un cinquième triomphe à Wimbledon, d’un deuxième d’affilée et d’un 16e titre à un tournoi du Grand Chelem. Par ailleurs, il est devenu le premier joueur en 71 ans à remporter le tournoi après avoir dû sauver des balles de match lors de la finale.

Federer visait un 21e titre en carrière, un neuvième à Wimbledon et un deuxième en trois ans.

À lui seul, le cinquième set a duré environ deux heures et a vu Djokovic se donner une avance de 4-2 avant de subir un bris de service au septième jeu. À partir de ce moment, les deux joueurs ont défendu leur service jusqu’au 15e jeu lorsque Federer a réalisé un bris qui lui donnait une avance de 8-7.

Au service, le Suisse s’est bâti une avance de 40-15 mais a laissé filer deux balles de match, d’abord sur une erreur de sa part, puis à la suite d’un coup droit en croisé de Djokovic. Ce dernier a gagné les deux points suivants pour prolonger le suspense.

Ce n’était pas la première fois que Djokovic lui faisait le coup. Lors des demi-finales des Internationaux des États-Unis de 2010 et de 2011, le Serbe avait également fait face à deux balles de match contre Federer avant de venir de l’arrière et le battre.

Lors du bris d’égalité décisif, Djokovic a inscrit un mini-bris dès le troisième point du jeu lorsque Federer a vu sa demi-volée aboutir hors-limite. Le Serbe a tenu le coup l’emportant sur une erreur de Federer.

«J’ai tonné tout ce que j’avais», a déclaré Federer.

«C’a été un grand match. C’a été long. Il y a eu de tout. J’ai eu mes chances. Lui aussi. Je pense que nous avons joué du grand tennis. Dans un sens, je suis très heureux de ma performance, aussi», a aussi mentionné Federer pendant la cérémonie de remise de trophées.

Djokovic a récolté une 26e victoire en 48 duels contre Federer, incluant cinq de suite. En matchs du Grand Chelem, Djokovic mène 10-6 contre Federer, et 3-1 sur le terrain fétiche du Suisse.

Federer flanche... et se relève

Lors d’un premier set qui allait donner le ton à ce duel d’anthologie, Federer a obtenu la seule chance de bris, au quatrième jeu, mais n’a pas su l’exploiter lorsque son coup droit en décroisé a abouti dans le corridor du double à la gauche de Djokovic.

Ce dernier semblait en difficulté lors du bris d’égalité après avoir concédé deux mini-bris consécutifs qui ont aidé Federer à se bâtir une avance de 5-3. Djokovic a cependant gagné les quatre points suivants pour clore la première manche après exactement 60 minutes d’action endiablée.

Cyclisme

Impey met l’Afrique du Sud à l’honneur au Tour de France

BRIOUDE, France — L’Afrique du Sud à l’honneur au cœur de la France : son champion national Daryl Impey a enlevé la 9e étape du Tour de France, dimanche, à Brioude (Haute-Loire) où Julian Alaphilippe a savouré une nouvelle journée en jaune.

Le jour de la fête nationale française, Impey a porté haut les couleurs de son pays. Il est devenu le deuxième coureur sud-africain à gagner une étape du Tour après Rob Hunter en 2007.

Pour s’imposer, le routier-sprinteur de la Mitchelton a disposé de son dernier compagnon d’échappée, le Belge Tiesj Benoot. Il a surtout su résister dans la dernière côte, au seuil des 12 derniers kilomètres, pour revenir sur le coureur sans doute le plus costaud du groupe formé peu après le départ de Saint-Etienne.

«Je savais que Tiesj Benoot serait le favori parce que c’est un très bon coureur de classiques», a expliqué Impey après en avoir terminé avec les 170,5 kilomètres d’un parcours de fête à travers l’Auvergne, aussi ensoleillé que multicolore, au grand plaisir de la foule du 14 juillet.

À Brioude, la ville de Romain Bardet qui s’est seulement dégourdi les jambes dans la dernière côte, le sprint n’a concerné que deux coureurs. Le groupe de poursuite, réglé par le Slovène Jan Tratnik devant les Belges Oliver Naesen et Jasper Stuyven, a franchi la ligne 10 secondes plus tard.

Alaphilippe a «chaud au cœur» 

Le peloton, lui, s’est présenté avec un retard dépassant les 16 minutes. Au lendemain de la bataille intense de Saint-Etienne, qui a permis à Alaphilippe de récupérer le maillot jaune, une trêve s’est imposée naturellement aux favoris du Tour.

«C’était parfait pour nous. Il n’y avait pas de coureurs dangereux dans l’échappée, on a contrôlé», a commenté le Français.

«Passer la journée en jaune, ça fait chaud au cœur. J’ai eu peut-être encore plus de soutien du public que d’habitude», s’est félicité le leader du Tour, au caractère extraverti. Il a eu le plaisir, à sa descente du podium de retrouver sa famille, venue du département voisin de l’Allier.

Inévitablement, Alaphilippe a dû évoquer la suite. Visera-t-il le classement général? La réponse a été ferme : «Le plus dur reste à venir, avec des étapes de haute montagne et beaucoup d’altitude. Mes ambitions pour le classement général n’existaient pas avant le départ, elles ne sont pas tombées du ciel parce que j’ai le maillot jaune.»

Le leader de l’équipe Deceuninck estime «avoir fait beaucoup plus d’efforts que les leaders du classement général dans la première semaine». «Quand on vise le classement général, il faut vraiment courir au millimètre», a-t-il rappelé.

L’émotion de Bardet 

L’émotion a submergé aussi Bardet, heureux de recevoir «beaucoup d’énergie positive» pour ses retrouvailles avec Brioude. «J’avais les larmes aux yeux à la fin», a concédé l’Auvergnat, peu en réussite jusqu’à présent dans le Tour. «J’ai eu ma première licence ici, j’ai fait mes premiers tours de roue dans l’insouciance. Les choses ont pas mal changé, mais c’est toujours bon de revenir aux racines».

Impey, pour sa part, était rayonnant : «C’est la plus belle victoire de ma carrière. Il y avait beaucoup de coureurs forts dans l’échappée. Cela s’est joué dans la dernière côte quand Tiejs (Benoot) a attaqué, j’ai vu Nicolas Roche partir aussi. J’ai pu revenir au prix d’un effort très dur.»

Pilier de l’équipe australienne Mitchelton (anciennement Orica) depuis 2012, le Sud-Africain ne s’était encore jamais imposé dans le Tour. Mais il a déjà eu l’honneur de porter le maillot jaune, en 2013, pendant deux journées, dans la continuité de la victoire collective dans le contre-la-montre par équipes. Il était alors le premier Africain à revêtir le maillot qui fête cette année son centenaire.

Lundi, à la veille de la première journée de repos, la 10e étape relie Saint-Flour à Albi, au long de 217,5 kilomètres d’un parcours favorable aux baroudeurs et, encore plus aux sprinteurs, en raison du final plat.

Peter Sagan, qui s’est imposé à Albi en 2013, sera l’un des hommes à suivre. Est-ce un clin d’œil? Le porteur du maillot vert, auteur d’une grosse performance athlétique samedi sur la route de Saint-Etienne, a rallié l’arrivée de Brioude en... dernière position.

F1

De la chance et un record pour Hamilton au GP de Grande-Bretagne

SILVERSTONE — Dame fortune avait choisi son camp : Lewis Hamilton, aidé par une voiture de sécurité «au timing parfait», a remporté une sixième victoire record au Grand Prix de Grande-Bretagne, 10e course très animée du Championnat du monde de F1, dimanche à Silverstone.

Ce succès permet au Britannique de devenir le pilote le plus récompensé dans son pays, devant l’Écossais Jim Clark et le Français Alain Prost, avec leurs cinq trophées chacun.

«Être parmi ces grands est l’une des choses les plus cool», s’est-il réjoui. «Aujourd’hui est une des meilleures journées dont je me souvienne. Cela me rappelle ma première victoire ici en 2008. L’excitation et la joie sont exactement les mêmes.»

Surtout, Hamilton porte de 31 à 39 unités son avance au classement des pilotes sur son équipier finlandais Valtteri Bottas, malchanceux deuxième du GP.

«Pour autant que je me souvienne, c’est ma saison la plus solide à ce jour — en tout cas dans les dix premières courses», estime-t-il.

Le Britannique a en effet remporté sept GP et son équipe Mercedes neuf, ainsi que sept doublés désormais. Chez les constructeurs, Mercedes a un avantage abyssal de 164 points sur Ferrari, et 216 points sur Red Bull!

Vettel dans le dur

Pour la Scuderia, le Monégasque Charles Leclerc complète le podium, devant le Français Pierre Gasly, qui sort enfin la tête de l’eau en réalisant son «meilleur week-end» depuis son arrivée chez Red Bull en début de saison.

L’équipier néerlandais de ce dernier, Max Verstappen, n’est que cinquième, accroché par Sebastian Vettel au 37e tour alors qu’ils se battaient pour la troisième place.

L’Allemand, contraint de repasser aux stands et pénalisé de 10 secondes, est lui 16e et avant-dernier. Depuis l’erreur commise en piste au Canada début juin, qui a conduit les commissaires à le déposséder de la victoire au profit d’Hamilton, le quadruple champion du monde est l’ombre de lui-même. Cela fait trois fois que son équipier le surclasse en qualifications puis en course.

Au championnat, Verstappen conforte tout de même sa troisième place à 87 longueurs d’Hamilton, 13 devant Vettel, quatrième, et 16 devant Leclerc, cinquième.

«Je ne suis pas en colère, juste déçu, a réagi le Néerlandais de Red Bull. C’était une course à la dure et Seb ne l’a pas fait exprès. Il s’est excusé dès que je suis descendu de voiture, ce que je respecte. Je pense que nous avons fait le spectacle aujourd’hui et prouvé que ce sport est loin d’être ennuyeux.»

Duels palpitants

Bien que gagné sur un fait de course, la neutralisation qui a suivi un tête-à-queue de l’Italien Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo Racing), ce GP a livré nombre de duels palpitants.

Entre Bottas et Hamilton d’abord, dans les premiers tours. Le Finlandais, parti en pole aux côtés du Britannique, est parvenu à conserver sa position de départ jusqu’à son arrêt aux stands, pour changer de pneus, dans le 16e tour.

Ressorti derrière le quintuple champion du monde, il s’est ensuite retrouvé «bloqué» en deuxième position, Hamilton ayant pu s’arrêter sous régime de voiture de sécurité six tours plus tard, conservant ainsi sa position de leader. Après, Bottas n’a plus été en mesure de l’inquiéter.

Entre Leclerc et Verstappen ensuite, culminant aux 14e et 24e tours. Plus agressif qu’en Autriche fin juin, le Monégasque a tiré les leçons de la bataille pour la victoire perdue face au Néerlandais lors du précédent GP.

«Ça m’a ouvert les yeux sur jusqu’où nous pouvons aller et ce qui est accepté, a-t-il expliqué. Je ne m’étais jamais autant amusé en F1 [...] Toujours à la limite, mais, je crois toujours dans les règles.»

L’Espagnol Carlos Sainz Jr (McLaren), l’Australien Daniel Ricciardo (Renault), le Finlandais Kimi Räikkönen (Alfa Romeo Racing), le Russe Daniil Kvyat (Toro Rosso) et l’Allemand Nico Hülkenberg (Renault) complètent le top 10.

Après Hamilton ce week-end, au tour de Vettel d’évoluer à domicile lors du prochain Grand Prix en Allemagne le 28 juillet.

Football

Les Alouettes congédient le directeur général Kavis Reed

La saga entourant les Alouettes de Montréal a connu un nouveau rebondissement dimanche, alors que l’équipe a relevé le directeur général Kavis Reed de ses fonctions, une journée après avoir signé une deuxième victoire de suite.

C’est en laissant planer le mystère que le président des Alouettes, Patrick Boivin, a affirmé que des informations de nature administrative l’avaient forcé à congédier Reed. Boivin a ajouté que sa décision entrait en vigueur immédiatement et qu’elle n’avait aucun lien avec les performances ou la vente de l’équipe.

«Cette décision est la mienne et elle n’est pas reliée au processus de vente. Des éléments administratifs et au niveau de la gestion de Kavis ont été portés à mon attention au cours des dernières semaines. Kavis ne pouvait simplement plus continuer à gérer les Alouettes. De commencer à commenter sur les détails du congédiement pourrait aussi nous exposer sur le plan juridique», a indiqué Boivin, essuyant les nombreuses questions des journalistes qui cherchaient en savoir davantage.

Fiche décevante

Grâce à sa victoire de 36-19 contre le Rouge et Noir d’Ottawa, samedi, la formation montréalaise s’est retrouvée à égalité avec la barre de ,500 pendant la saison pour une première fois depuis le 14 juillet 2017, lors de la première campagne de Reed avec l’équipe.

Outre la mystérieuse raison ayant mené au congédiement de Reed, force est d’admettre que son rendement en tant que gestionnaire n’avait pas de quoi impressionner les hauts dirigeants et même les acheteurs potentiels. Reed a maintenu un dossier de 10-30 comme directeur général des Alouettes et une fiche de 0-7 comme entraîneur-chef.

«Depuis l’automne dernier, (le propriétaire à l’époque) Andrew Wetenhall et moi avons eu des discussions sérieuses à propos du statut de Kavis en raison des performances décevantes de l’équipe, a fait savoir Boivin. Ce type de changement, à ce stade-ci de la saison, n’est pas un scénario idéal, mais garder Kavis dans ses fonctions l’aurait été encore moins. Avec ce que nous avons récemment découvert, il était impossible et impensable de le garder en poste.»

Mouvements dans le personnel

Ce mouvement de personnel fait en sorte que Joe Mack, le directeur général adjoint du personnel des joueurs, l’entraîneur-chef Khari Jones et Patrick Donovan, le directeur des opérations football, assureront conjointement la gestion quotidienne de l’équipe.

Il y a un peu plus d’un mois, les Alouettes et l’entraîneur-chef Mike Sherman avaient décidé de mettre fin à leur association seulement six jours avant le début de la campagne. Le moment du congédiement de Reed survient lui aussi à un moment particulier dans la saison, mais Boivin a tenu à clarifier la situation et à la mettre en perspective par rapport à la vente de l’équipe.

«Étant donné que nous étions en processus de vente, il était pratiquement impossible d’imposer un changement de directeur général à de nouveaux propriétaires, a déclaré Boivin. Que ce soit la bonne décision ou non, nous avons opté pour le statu quo en attendant la vente. Elle aurait pu être concrétisée six mois plus tôt ou dans six mois. Si de nouveaux propriétaires arrivent, je pourrais moi-même être congédié, mais nous devons à nos partisans de faire progresser cette équipe.»

Sports

Les exemples à suivre chez les parents de sportifs, selon leurs coachs

Les parents sont plus intensivement engagés dans le sport de leurs enfants que jamais auparavant. La pratique sportive peut offrir un contexte de rapprochement et d’interaction parents-enfants. Mais ça n'est pas toujours le cas…

On en a vu se battre dans les gradins, insulter des arbitres ou des entraîneurs, voire des jeunes en train de jouer. 

Les parents agissent avec des modèles de comportements, d'attitudes et de convictions à la fois positifs et négatifs.

Milieu social complexe

Dans le sport, le rôle de parent se joue dans un milieu social complexe, au sein duquel il interagit avec d’autres parents, des entraîneurs et des enfants. Les parents font face à des demandes complexes qui exigent un répertoire de compétences pour favoriser des expériences sportives positives à leurs enfants.

En raison de ces complexités, il n’est pas étonnant que les entraîneurs, les organisationssportives et les parents eux-mêmes réclament davantage d’éducation et de soutien.

On peut considérer les approches parentales de deux façons distinctes, mais reliées. D’abord, il y a le style parental qui appuie l’autonomie des enfants. Il est particulièrement efficace pour rehausser la motivation et les expériences des enfants.

De tels parents offrent à leurs enfants des choix à faire et les encouragent à résoudre eux-mêmes les problèmes plutôt que de contrôler leurs comportements. Ils fournissent une structure sous la forme de directives claires et cohérentes, de règles et limites. Ils sont souvent fortement engagés dans le sport de leurs enfants, tout en favorisant leur indépendance.

Tenir les enfants responsables

En plus du climat émotionnel créé par les parents, les chercheurs examinent aussi leurs pratiques — des comportements spécifiques dans un contexte particulier, comme lors d’un événement sportif.

Des études ont examiné le rôle des parents dans le tennis junior. Elles ont utilisé les perspectives des entraîneurs, des joueurs et  des parents eux-mêmes. Il s'agissait notamment de déterminer des pratiques parentales perçues comme positives pour le développement des joueurs. Elles comprenaient l’amour inconditionnel, le soutien logistique et financier et le principe de tenir les enfants seuls responsables de leur comportement sur le terrain. Inversement, les pratiques parentales négatives concernaient les parents qui surévaluaient la victoire, ne contrôlaient pas leurs émotions et critiquaient les enfants.

De même, les études avec les enfants-athlètes eux-mêmes ont révélé leurs préférences lors des compétitions. Mes collègues et moi l'avons demandées à des adolescentes. Elles souhaitent que leurs parents assistent à la préparation du match, qu’ils mettent l’accent sur l’effort plutôt que sur le résultat, qu’ils démontrent du respect sans trop attirer l’attention sur eux-mêmes et qu’ils fournissent des commentaires positifs et réalistes après la compétition.

Les « meilleurs » parents de sportifs

Une autre étude que nous avons menée à l’Université d’Alberta a porté sur le comportement parental exemplaire dans le sport de compétition en équipe junior féminin. Nous avons demandé aux entraîneurs de désigner quelques-uns des « meilleurs » parents de sport avec lesquels ils avaient travaillé.

L’étude a donné des résultats intéressants. Ces parents appuyaient l’autonomie de leur fille de diverses façons, notamment en encourageant son indépendance et sa compréhension — et en soutenant ses objectifs sportifs. Nous avons conclu que cette idée de partager des objectifs était importante; ces parents exemplaires partageaient les objectifs de leurs enfants, plutôt que de leur imposer leurs propres objectifs.

Les parents exemplaires établissaient aussi de saines relations dans le milieu sportif, en soutenant notamment l’entraîneur et les joueurs, en créant des liens avec les autres parents et en étant bénévoles pour le club. Finalement, ces parents savaient gérer leurs propres émotions, particulièrement durant et après les compétitions.

Importance du jeu libre et actif

Les parents sont de plus en plus conscients que les enfants doivent expérimenter divers sports, plutôt que de se spécialiser dans un seul. Plusieurs études reconnaissent les bienfaits de l’expérimentation des sports et les risques d’une spécialisation hâtive. Toutefois, avec l’objectif plus large de favoriser la santé de l’enfant et son développement, les parents doivent faire preuve de prudence pour ne pas l'impliquer dans un trop grand nombre de sports.

Quand les saisons de sport se chevauchent, les enfants risquent d’avoir des horaires trop chargés. Il est essentiel de maintenir un certain équilibre parce que si les enfants sont trop occupés, ils passent à côté de quelque chose de fondamental de leur enfance— le jeu actif. Les parents, aussi, ne peuvent s’attendre à donner le meilleur d’eux-mêmes lorsqu’ils s’épuisent à la tâche en courant d’un cours ou d'une compétition à l’autre.

Les parents peuvent créer des expériences sportives positives s’ils écoutent leurs enfants et comprennent leurs objectifs dans le sport. Leur style et leurs pratiques parentales doivent soutenir les expériences de leur enfant. Il est important pour eux de créer de saines relations dans le milieu sportif et de maintenir un juste équilibre.

Le sport devient alors agréable et gratifiant pour toute la famille.

* * * * *

Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduite avec permission.

Course automobile

Simon Pagenaud décroche la position de tête en prévision de l’Indy de Toronto

TORONTO — Pendant les sept dernières semaines, Simon Pagenaud a valsé entre l’euphorie de sa victoire aux 500 milles d’Indianapolis et sa quête d’une autre victoire.

«Le mois de mai a été très bon pour moi, mais j’ai d’autres sommets à conquérir. Je veux avoir un deuxième championnat», a affirmé le Français.

Pagenaud pourrait grimper à nouveau sur la plus haute marche du podium dès dimanche.

Pagenaud a décroché la position de tête en prévision de l’Indy de Toronto après avoir complété un tour sur le circuit routier du parc des expositions en 58,4293 secondes lors des qualifications, samedi.

Il s’agit de la 12e pole de sa carrière et une deuxième cette saison. Pagenaud était parti de la position de tête à Indianapolis avant de signer la victoire la plus importante de sa carrière. Le Français n’a jamais triomphé à Toronto, mais il a terminé au deuxième rang l’an dernier.

«La victoire m’a toujours échappé ici, a-t-il indiqué. J’ai toujours été rapide sur ce circuit et nous avons un meilleur rythme cette année que l’an dernier. Je vais être en mode attaque, dimanche.»

Pagenaud occupe actuellement le troisième échelon du classement des pilotes de la série IndyCar. Il ne reste que sept courses à disputer.

«C’est la fin du championnat. C’est le moment d’être agressif, de mettre les poings sur la table et de marquer mon territoire, a-t-il ajouté. Je vais piloter avec vitesse, mais je ne peux contrôler le résultat. Voyons voir ce qui va arriver.»

Le champion en titre Scott Dixon partira en deuxième position grâce à un chrono de 58,5948. Felix Rosenqvist a signé le troisième meilleur temps en 58,6793.

James Hinchcliffe d’Oakville, en Ontario, a terminé 14e lors des qualifications. Il n’a jamais gagné à Toronto, mais a terminé en troisième position à deux reprises lors des quatre dernières années. Il espère devenir le premier Canadien à s’imposer à domicile depuis le triomphe de Paul Tracy en 2003. Tracy avait aussi gagné à Toronto en 1993.

«Nous aurons une longue course dimanche et nous ferons ce que nous pouvons pour nous faufiler à l’avant, a déclaré Hinchcliffe. Dans cette série, c’est difficile de grimper de position, les pilotes sont tellement talentueux. Sur un circuit si court, il n’y a pas beaucoup d’endroits pour gagner du terrain.»

Takuma Sato et Sébastien Bourdais ont retenu l’attention lors de la dernière séance d’essais plus tôt dans la journée. Le Japonais s’en est pris au Français dans les puits, furieux qu’il l’ait dépassé lors du dernier tour des essais. Bourdais a poussé Sato, avant que quelques coups de poing soient lancés. Les deux pilotes ont rapidement été séparés.

Capitales

Les Capitales s’inclinent 9-4 au New Jersey malgré les retours de Gélinas et White

Les retours au jeu tant attendus de Karl Gélinas et T.J. White n’ont pas eu l’effet escompté sur les Capitales de Québec, samedi au New Jersey, où ils ont encaissé un revers de 9-4 après avoir remporté les deux matchs d’un programme double, la veille.

Blessé à la jambe gauche, Gélinas avait lancé pour la dernière fois le 11 juin. Victime d’une fracture à un pied, White, lui, était au rancart depuis plus longtemps encore, soit le 2 juin.

Gélinas (1-4), dont la seule victoire remonte au 26 mai, a concédé neuf coups sûrs et six points, dont cinq mérités, en quatre manches.

«On s’attendait à ce que Karl soit rouillé, ça faisait un mois qu’il n’avait pas lancé. Il a donné trois buts sur balles dans les deux premières manches, ce n’est pas son habitude. Son bras est en santé, mais il manquait de force dans les jambes. On sait que ça va se replacer», résumait le gérant Patrick Scalabrini à propos de la sortie de Gélinas.

Les Capitales ont inscrit leurs points en quatrième et en huitième au moment où ils tiraient de l’arrière 4-0 et 9-2. White a produit deux points, dont l’un à l’aide d’un simple en huitième. Au total, ils ont regroupé 10 coups sûrs, Ryan Kiniry étant le seul à en obtenir deux.

Du côté des Jackals, Alberto Marte a fait le plus de bruit avec deux coups sûrs et trois points produits. Il avait fait mal à Gélinas avec un double de deux points dans une troisième manche de quatre points.

Salgueiro sur le banc

Les Capitales auraient pu faire mal aux Jackals dès la première manche alors qu’ils avaient les buts remplis sans aucun retrait. Mais en voyant que le lanceur y allait d’une motion complète, David Salgueiro a eu la mauvaise idée de voler le marbre. Il a bien sûr été retiré. Et pas seulement par l’arbitre, mais aussi par Scalabrini, qui l’a sorti du match sur-le-champ.

«Ça nous a complètement scié les jambes, il a enlevé le bâton des mains de notre quatrième frappeur. On a essayé plusieurs façons de lui passer le message», disait le gérant à propos de sa décision d’effectuer de le laisser sur le banc dès la fin de cette manche.

«Si on avait fait quelques points en partant, ça aurait changé l’allure du match. On n’a pas joué un vilain match, offensivement, avec 10 coups sûrs. On n’a pas lâché, on va tout faire pour remporter la série, dimanche», ajoutait le gérant, dont la troupe est toujours à quatre matchs de la quatrième place puisque les Champions d’Ottawa ont aussi perdu, samedi.

Jackson suspendu 

Le retour au jeu de T.J. White s’expliquait par la suspension de trois matchs imposée à Jhalan Jackson, qui est entré en contact avec l’arbitre lors de son expulsion, la veille, en première manche. Jackson pourra réintégrer l’alignement mercredi, à Trois-Rivières.

«Jhalan a fait quelques sorties explosives, il doit apprendre à mieux gérer ses émotions. Il a une chance de retourner dans le baseball affilié, ça l’aiderait un peu», notait Scalabrini, qui a plaidé la cause de son joueur pour limiter la suspension à ce nombre de parties.

Antone blessé

Identifié comme quatrième partant pour les prochaines semaines, Nate Antone s’est blessé au coude, samedi, pendant sa sortie en relève à Gélinas. «Il faudra s’en trouver un autre, on espère que ce ne sera pas trop grave dans son cas», précisait le gérant.

Richmond au repos

Le vétéran Scott Richmond n’a pas accompagné les Capitales au New Jersey. Il profite d’un repos prolongé avant son prochain départ, mardi, contre les Aigles de Trois-Rivières. «On voulait lui accorder quelques jours supplémentaires, mais aussi bien le placer dans la rotation pour qu’il lance à nouveau tout juste avant qu’il rejoigne l’équipe canadienne pour les Jeux panaméricains», notait celui qui donnera la balle à David Richardson (0-1) pour le dernier match de série contre les Jackals, dimanche.

Siddall libéré

Afin d’insérer l’avant-champ T.J. White à l’alignement, samedi, les Capitales ont libéré temporairement le voltigeur Brett Siddall. «On le garde dans l’entourage, parce qu’on aura besoin de lui lorsque nos gars partiront pour les Pan-Am», notait Scalabrini à propos de celui qui affiche une moyenne offensive de ,179. Six joueurs des Capitales s’absenteront à compter du 18 et 22 juillet, soit trois joueurs de positions (Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Tyson Gillies) et trois lanceurs (Vladimir Garcia, Dustin Molleken et Scott Richmond).

Soccer

Grâce à un but de Pozuelo, le Toronto FC vient à bout de l'Impact 2-0

MONTRÉAL — Le Toronto FC a remporté le premier volet de sa rivalité contre l'Impact de Montréal en 2019, arrachant une victoire de 2-0 samedi soir devant une salle comble de 19 619 spectateurs, la première de la saison au stade Saputo.

La formation montréalaise a subi une troisième défaite consécutive et n'a pas gagné à ses quatre dernières sorties si l'on inclut le match nul de 2-2 contre le York9 FC mercredi soir en banlieue nord, grâce à un but in extremis de Saphir Taïder sur un penalty dans les temps d'arrêt.

«Bien sûr que trois défaites de suite, ça ne nous met pas dans une bonne position, a reconnu Rémi Garde. Maintenant, il reste 12 matchs. C'est un passage à vide dans la saison, mais ça ne remet pas tout en cause. Il faut analyser ce qui n'a pas marché aujourd'hui, ce qui a bien marché, et continuer. C'est un revers qui est difficile à accepter car c'est, en plus, contre Toronto. Mais c'est comme ça, parfois ça ne veut pas sourire.»

Alejandro Pozuelo a profité d'une ouverture dans le centre de la brigade défensive de l'Impact pour marquer son huitième but de la saison à l'aide d'un boulet de canon qui a battu Evan Bush à sa gauche, pendant la 61e minute de jeu. Deux minutes plus tôt, l'Impact avait perdu les services du milieu de terrain Samuel Piette, blessé lors d'une séquence de jeu en territoire montréalais et remplacé par Clément Bayiha.

Les nouvelles au sujet de Piette après le match étaient d'ailleurs peu encourageantes pour Rémi Garde et ses équipiers.

«Je n'ai pas de diagnostic encore, mais Sam s'est apparemment étiré un muscle de l'abdomen, ce qui n'est pas une blessure très rassurante à priori parce que ça prend du temps, c'est douloureux. Il est rentré chez lui très vite», a fait savoir Garde.

«Et bien sûr que l'absence de Sam est préjudiciable à l'équipe, a ajouté l'entraîneur-chef. Il faut se réorganiser, faire sans lui. Encore une fois, sans Sam, sans Nacho, ça fait beaucoup de joueurs qui nous manquent dans des matchs importants comme ça, contre de bonnes équipes où il y a de bons joueurs. Bien sûr qu'il faudrait avoir tous nos atouts ici.»

Outre le but de Pozuelo, la deuxième demie a été marquée par de fortes averses. La première, à la 65e minute de jeu, a provoqué une interruption du jeu pendant environ 25 minutes. Les joueurs des deux équipes étaient de retour sur le terrain depuis à peine trois minutes lorsqu'un véritable déluge s'est abattu sur le stade Saputo, sans que le jeu ne s'arrête toutefois.

C'est pendant cette deuxième averse que l'Impact a connu quelques-uns de ses meilleurs moments de la soirée. À la 72e minute, Anthony Jackson-Hamel s'est vu offrir une occasion en or d'égaler le score, mais le gardien Quentin Westberg a réalisé l'arrêt de la rencontre en plongeant à sa gauche. L'Impact a continué de rôder autour du filet adverse pendant les dix minutes suivantes sans succès.

Par ailleurs, Bush, d'abord, puis le défenseur Jukka Raitala ont gardé leur formation dans le match à la 86e minute en bloquant coup sur coup des tirs de Justin Morrow, puis de Tsubasa Endoh. Bush a réalisé un autre arrêt-clé deux minutes plus tard contre Jozy Altidore.

Malgré six minutes de temps ajouté, l'Impact n'a pas été capable de marquer le but qui lui aurait permis d'égaler le score. En fait, c'est le Toronto FC qui a touché la cible, sur un coup franc d'Altidore, son 6e de la saison.

«Sur l'ensemble, on n'a pas pris une leçon de football, estimait Garde. C'est sûr que le score est sévère. Je pense qu'un match nul, pour moi, aurait mieux reflété la situation de match.»

L'Impact effectuera sa prochaine sortie samedi prochain, à l'étranger, face au Crew de Columbus, une formation enlisée au bas du classement de l'Association Est et qui aura joué trois jours plus tôt à Chicago.

Les hommes de Rémi Garde seront de retour au stade Saputo le mercredi 24 juillet pour le duel retour de la troisième ronde du Championnat canadien face au York9 FC.

Leur prochain match à Montréal en MLS viendra trois jours plus tard face à l'Union de Philadelphie, qui domine actuellement le classement de l'Association Est.

Football

Les Alouettes battent le Rouge et Noir 36-19 pour signer un deuxième gain de suite

OTTAWA - Le quart Vernon Adams fils a participé à quatre touchés et les Alouettes de Montréal ont vaincu le Rouge et Noir d'Ottawa par la marque de 36-19, samedi, pour signer un deuxième gain de suite.

Adams avait connu un match en dents de scie la semaine dernière, dans une victoire contre les Tiger-Cats de Hamilton, mais il s'est repris en complétant 23 de ses 30 passes pour des gains de 327 verges. Il a lancé deux passes de touché et il a ajouté deux majeurs au sol pour les Alouettes (2-2).

«C'est simplement la pratique. Les répétitions lors des séances d'entraînement, c'est certain que c'est différent, mais lorsque tu réussis bien ces jeux-là lors des entraînements, tu deviens plus confortable de semaine en semaine», a expliqué Adams.

«Je suis simplement ici pour aider l'équipe à s'améliorer, que je sois quart substitut ou partant. Je veux simplement être un gars d'équipe et gagner des matchs.»

Après être devenu le premier porteur de ballon des Alouettes en 21 ans à avoir atteint le plateau des 200 verges au sol dans une partie, William Stanback a effectué quelques bonnes courses parmi les 18 qu'il a tentées et il a conclu la rencontre avec un total de 100 verges.

Le receveur Quan Bray a capté cinq ballons pour des gains de 134 verges. Il a réussi un premier touché en carrière dans la LCF, au troisième quart. En défensive, Tommie Campbell, qui ne s'est pas entraîné de la semaine, a réalisé une interception et il a récupéré un échappé pour la formation montréalaise.

Les Oiseaux se retrouvent à égalité avec la barre de ,500 pendant la saison pour une première fois depuis le 14 juillet 2017. Ils ont rejoint le Rouge et Noir (2-2) au deuxième rang de la section Est, menée par les Tiger-Cats.

«Ils ont été meilleurs que nous et ils ont effectué les jeux clés lorsqu'ils en avaient besoin. Je ne questionne par l'éthique de travail de mes joueurs ou leur désir de gagner, mais nous devons être capables d'effectuer les bons jeux aux bons moments et de cesser de faire de mauvais jeux», a déclaré l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

«Nous avons les éléments pour avoir une bonne équipe, mais c'est frustrant lorsque tu commets des erreurs évidentes. Je vais donner du crédit aux Alouettes. J'aime penser que lorsque nous gagnons un match, nous sommes les responsables, mais je vaisleur donner du crédit et je comprends que nous avons besoin de mieux jouer.»

Le quart du Rouge et Noir Dominique Davis n'a lancé aucune passe de touché pour un deuxième match consécutif, mais il a utilisé ses jambes pour inscrire deux majeurs au sol. Il a vu 23 de ses 37 tentatives par la voie des airs être saisies pour des gains de 268 verges.

La troupe d'Ottawa a encaissé un deuxième revers de suite, après s'être inclinée 29-14 contre les Blue Bombers, vendredi dernier.

Les Montréalais reprendront l'action samedi au stade Percival-Molson, lorsqu'ils croiseront le fer avec les Eskimos d'Edmonton.

La défensive des Alouettes n'a eu besoin que de deux jeux pour se mettre en évidence, alors que Campbell a intercepté une passe de Davis avant de ramener le ballon à la ligne de 27 du Rouge et Noir. Boris Bede a réussi le premier de ses trois placements de la partie, sur une distance de 16 verges.

Avant la fin du premier quart, une longue séquence offensive a mené au deuxième botté de précision de Bede et au deuxième quart, Campbell a hérité d'un ballon échappé par RJ Harris pour redonner la possession aux Alouettes. Bede a porté le pointage à 9-0 grâce à un placement de 34 verges.

L'équipe locale a répliqué avec neuf points sans riposte, dont six sur un touché au sol de Davis, et les deux adversaires sont rentrés au vestiaire à égalité 9-9 à la demie.

Le botteur Lewis Ward a amorcé la demie avec un 61e placement réussi de suite, procurant une avance de 12-9 au Rouge et Noir, mais dès le jeu suivant, Adams a repéré Bray sans surveillance pour un long touché de 75 verges. Les Alouettes ont ouvert la machine à partir de ce moment.

Adams a ajouté une passe de touché de six verges à Jake Wieneke, au troisième quart, avant de lui même porter le ballon dans la zone des buts à deux occasions, au quatrième quart.

«C'est ça le football. Ce sont les aléas de ce sport. Nous savions qu'ils allaient nous donner du fil à retordre et nous savions comment faire face à cette situation», a reconnu Bray.

«Nous avons imposé notre rythme. Nous devions nous présenter et réaliser les bons jeux et c'est ce que nous avons fait.»

Tennis

Simona Halep défait Serena Williams en deux manches et triomphe à Wimbledon

LONDRES — Simona Halep a offert une performance presque sans faute et a remporté un premier titre à Wimbledon, samedi, en s’imposant 6-2, 6-2 face à Serena Williams.

Le duel a duré un peu moins d’une heure.

Halep a commis seulement trois fautes directes, contre 25 pour Williams.

«Elle était bénie. Félicitations, Simona. J’étais un peu dépassée par les événements, a reconnu Williams. Quand une joueuse joue aussi bien, vous ne pouvez que lever votre chapeau.»

Williams tentait d’égaler un record avec un 24e titre du Grand Chelem en simple, mais elle a échoué en finale pour une troisième fois. Williams avait aussi perdu contre Angelique Kerber en finale à Wimbledon l’an dernier, avant de s’incliner face à Naomi Osaka en finale aux Internationaux des États-Unis.

L’Américaine âgée de 37 ans n’a pas gagné un seul tournoi depuis les Internationaux d’Australie en 2017, quand elle a établi un record du tennis professionnel en remportant un 23e titre du Grand Chelem (Margaret Court a gagné 13 de ses 24 titres à l’ère du tennis amateur). Williams était enceinte lors de ce triomphe et a pris plus d’un an de congé; sa fille, Olympia, est née en septembre 2017.

Depuis son retour à la compétition, Williams a été ennuyée par des blessures. Elle a toutefois maintenu sa place au sein de l’élite.

Samedi, Halep a vite indiqué que la tâche ne serait pas facile pour Williams.

Démontrant l’étendue du talent qui lui a permis d’atteindre le premier rang du classement mondial et quatre autres finales en Grand Chelem, Halep, qui a remporté les Internationaux de France en 2018, a connu un début de match phénoménal.

«J’étais nerveuse. Je ne me sentais pas très bien avant le match, a dit Halep, qui est âgée de 27 ans. Mais je savais que je ne pouvais pas laisser les émotions prendre le dessus. Je me suis présentée sur le terrain et j’ai tout donné.»

Halep a renvoyé toutes les balles en jeu et ne s’est pas contentée de se défendre. La Roumaine a trouvé régulièrement le moyen de renvoyer les puissants coups de Williams en jeu avant d’enchaîner avec un coup gagnant.

Williams avait réussi 45 as depuis le début du tournoi, mais Halep avait gagné 53 pour cent des jeux au service de ses rivales. La force de frappe de Williams n’a pas semblé la déranger.

Halep a donné le ton en brisant les deux premiers jeux au service de Williams, prenant les devants 4-0 en seulement 11 minutes. Elle a gagné 14 des 18 premiers points et a réussi huit coups gagnants avant de commettre une première faute directe au septième jeu de la rencontre.

De son côté, Williams semblait nerveuse et son jeu de pieds a été affecté. Elle a accumulé neuf fautes directes avant de réussir un premier coup gagnant. Elle avait mentionné après sa victoire en demi-finale l’importance de rester calme sur le terrain et elle y est parvenue face à une rivale au sommet de son art.

Williams plaçait la main sur sa hanche ou levait la main en direction de sa loge ayant l’air de se poser des questions. Williams a finalement évacué de la frustration en criant avec force après avoir réussi une belle frappe à la volée sur le deuxième point de la deuxième manche.

Elle n’a toutefois jamais été capable de réussir la remontée. Halep a brisé à nouveau le service de Williams pour prendre les devants 3-2 quand l’Américaine a raté un revers. Halep a finalement fermé les livres après 56 minutes de jeu.

Halep avait seulement participé une fois à une demi-finale à Wimbledon avant cette année. Elle espérait un meilleur résultat cette fois-ci et avait affirmé à des employés du club au début du tournoi qu’elle voulait gagner le titre afin d’obtenir un abonnement à vie au All England Club.

«Et me voici ici, a-t-elle dit samedi, le trophée entre les mains. C’était une de mes sources de motivation avant le tournoi. Je suis très heureuse.»

F1

Bottas prive Hamilton de la position de tête au Grand Prix de Grande-Bretagne

SILVERSTONE, Royaume-Uni — Lewis Hamilton s’est retrouvé dans une position inhabituelle par six millièmes de seconde, samedi, étant incapable d’accaparer la position de tête en prévision du Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne.

La pause qu’a prise le meneur au championnat des pilotes a été plus longue quand il a été surpris par une question concernant son sentiment d’appartenance britannique en conférence de presse après les qualifications.

Quand on regarde les gradins à Silverstone, l’identité du favori des plus de 100 000 spectateurs ne fait pas de doute.

Après avoir été devancé de peu par son coéquipier chez Mercedes, Valtteri Bottas, en qualifications, Hamilton ne s’élancera pas en tête lors du Grand Prix de Grande-Bretagne pour une première fois depuis 2014.

«Ce ne fut pas ma meilleure séance, a reconnu Hamilton. Mais la course sera longue (dimanche).»

Hamilton tentera de monter sur la première marche du podium à Silverstone pour une sixième fois, ce qui représenterait un record. Malgré tout, le quintuple champion du monde de F1 ne fait pas l’unaminité.

Le Britannique a été questionné par un journaliste du «Guardian» afin de comprendre pourquoi «certaines personnes» le critiquent «en disant que vous vivez à Monaco et que votre accent britannique n’est pas aussi fort que d’autres parce que vous passez beaucoup de temps aux États-Unis».

«Je n’ai pas de bonnes réponses à ça, a rétorqué Hamilton. C’est fou parce que je me souviens avoir grandi en regardant Jenson Button et plein de jeunes pilotes s’installer à Monaco. Personne ne les critiquait. Mais quand c’est moi qui le fais, il y en a qui se plaignent.

«Peu importe le nombre de fois que je voyage, quand je reviens au Royaume-Uni, que je vais en campagne, et quand je pense à la grande histoire de la Formule 1 et du sport automobile, et quand je vois ma famille, qui est ici, c’est ici que mon coeur est. Je suis pleinement britannique.»

Le circuit de Silverstone est décoré de bannières à l’effigie de Hamilton et son nom est écrit sur de nombreux drapeaux.

«Si certains ont des opinions négatives, je pense que chaque jour j’ai l’occasion de changer leur perception, a ajouté Hamilton. Je veux faire des choses positives pour ce pays. Je participe à toutes ces courses et je soulève fièrement le drapeau britannique. Personne d’autre dans ce sport ne l’a levé si haut. En ce moment, ce n’est pas suffisant. Je vais continuer à voir ce que je peux faire.»

Hamilton détient une avance de 31 points sur Bottas au sommet du classement des pilotes. Il a passé la dernière semaine en Californie pour se changer les idées, une stratégie qui n’aurait pas fonctionné pour tout le monde.

«Lewis fait la fête à Los Angeles et il est le meilleur pilote au monde, a dit Nico Rosberg, qui a vécu une rivalité de quatre ans avec Hamilton chez Mercedes. Si j’avais voyagé comme il le fait, j’aurais été 10e sur la grille de départ.»

L’Allemand a gagné un seul titre mondial, en 2016, avant de prendre sa retraite.

«Ma préparation est ma priorité et je me sens bien chaque fin de semaine, a affirmé Hamilton. La pression est forte quand je suis ici et je ne prends pas ça à la légère. Je me prépare du mieux possible... et c’est pour ça que j’ai gagné cinq fois le titre mondial.»

Hamilton a aussi gagné six des neuf premières courses de la saison, tandis que Bottas a deux victoires à son palmarès.

Bottas partira en tête pour une première fois depuis mai, en Espagne.

Derrière le duo Mercedes sur la grille de départ dimanche, on retrouvera dans l’ordre Charles Leclerc, de Ferrari, et Max Verstappen, de Red Bull.

Le pilote québécois Lance Stroll, de Racing Point, a été éliminé dès le premier segment des qualifications et a pris le 18e rang. Son coéquipier Sergio Perez a été éliminé en Q2 et a pris le 15e rang.

«Un dixième aurait fait la différence et m’aurait permis d’accéder à la Q2, mais j’ai tout juste raté le couperet, a noté Stroll. Quand vous observez les données après la séance, vous voyez où vous auriez pu gruger un peu de temps, mais le peloton est très serré présentement.

«C’est un peu frustrant, mais je préfère voir le verre à moitié plein. Je crois que je pourrai faire mieux en course.»

Cyclisme

De Gendt s’impose à Saint-Étienne, Alaphilippe récupère le maillot jaune

SAINT-ÉTIENNE, France — Thomas De Gendt a remporté la huitième étape du Tour de France au terme d’une longue échappée dans le Massif central, samedi, tandis que Julian Alaphilippe a récupéré possession du maillot jaune de meneur au classement général grâce à une attaque intelligente en fin de parcours.

Le champion en titre Geraint Thomas a été victime d’un accident à 15 kilomètres de l’arrivée, mais n’a pas subi de blessures et a pu franchir la ligne d’arrivée 20 secondes après Alaphilippe.

Le Français a pris le troisième rang de l’étape, derrière Thibaut Pinot.

«Je vais porter le maillot jaune lors de la fête nationale et pour un Français, il n’y a rien de mieux», a dit Alaphilippe.

Alaphilippe, qui avait perdu son maillot jaune jeudi à Planche des Belles Filles, a profité de la septième et dernière montée de l’étape pour lancer une attaque en compagnie de Pinot.

Il a été le deuxième à arriver au sommet après De Gendt et a reçu un bonus précieux de cinq secondes avant de maintenir la pression dans les derniers kilomètres à Saint-Étienne.

«J’ai travaillé fort pour ça et c’est au-delà de mes attentes, a dit Alaphilipe. C’est le genre de courses que j’aime.»

Thomas a été ralenti par une chute impliquant des coéquipiers de l’équipe Ineos, dont le Canadien Michael Woods, et n’a pas suivi Alaphilippe et Pinot lorsqu’ils ont lancé leur attaque. Il a conclu l’étape au sein du peloton avec d’autres prétendants aux grands honneurs.

«La bonne nouvelle, c’est que j’avais les jambes (pour rattraper le peloton), a dit Thomas. Ce qui est frustrant, c’est que ces deux-là ont gagné du temps.»

Thomas avait déjà été impliqué dans une chute lors de la première étape, la semaine dernière, en Belgique.

De Gendt a passé la journée à l’avant, se détachant du peloton en banlieue de Mâcon, peu de temps après le début de l’étape de 200 kilomètres.

Hugo Houle, de Sainte-Perpétue, a été le 97e à franchir la ligne d’arrivée, 19:43 après le vainqueur. Il occupe le 106e rang du classement général.

Woods, d’Ottawa, a pris le 69e rang de l’étape, à 14:22 de De Gendt. Il se retrouve en 35e position du classement général, à 15:32 d’Alaphilippe.

Capitales

Capitales: coup de balai au New Jersey

Les Capitales de Québec ont fort bien entrepris la seconde portion du calendrier de la Ligue Can-Am, vendredi au Yogi Berra Stadium, en balayant les honneurs d’un programme double contre les Jackals du New Jersey par des marques de 13-1 et 5-1.

Mais plus important encore, ce doublé leur a permis de retrancher un match sur la quatrième et dernière place donnant accès aux séries éliminatoires. Ils sont à quatre matchs de celle-ci, présentement détenue par les Champions d’Ottawa.

Après avoir explosé pour 13 points sur 11 coups sûrs dans leur premier match depuis dimanche, les Capitales ont frappé tôt dans la seconde rencontre en prenant les devants 3-0 dès la manche initiale sur un triple de Jesse Hodges avec les buts remplis. Chris Shaw a ajouté deux points d’assurance à l’aide d’un double, en quatrième, au moment où les Jackals s’étaient rapprochés à 3-2.

«Ce n’est jamais facile de remporter un programme double, surtout contre deux de leurs trois meilleurs lanceurs. On est encore loin d’une place en séries, mais on est juste assez proche pour être confiant qu’on peut revenir dans le portrait si on joue bien comme on vient de le faire», résumait le gérant Patrick Scalabrini, rejoint au téléphone après la deuxième victoire de la soirée.

Il se réjouissait de la production offensive, mais aussi de la contribution de la relève. Dans un rôle qui lui convient mieux, le Cubain Vladimir Garcia (2-3) a été crédité de la victoire préservée par Dustin Molleken (6e).

«Dans le premier match, les gars ont fait le travail offensivement. Dans le deuxième, Hodges a frappé un gros triple après deux retraits en première manche, ç’a été le point tournant. Garcia est vraiment plus à l’aise comme releveur, il était content d’être de retour dans l’enclos», ajoutait Scalabrini.

Affamés 

Les Capitales étaient affamés en début de programme double et n’ont pas tardé à prendre goût au plaisir de croiser le marbre dans leur victoire de 13-1. Ils ont pris les devants 13-0, notamment grâce à des poussées de sept points en deuxième manche et de quatre autres, en troisième.

Le Cubain Stayler Hernandez a joué un rôle important dans ce gain en produisant cinq points, dont un à l’aide d’un triple avec les buts remplis, en deuxième. Il a ajouté un simple de deux points à son tour suivant au bâton, en troisième. En plus de Hernandez, ses coéquipiers David Salgueiro, Jhalan Jackson, Ryan Kiniry et Corey Bass ont frappé deux coups sûrs chacun.

Le lanceur Arik Sikula (5-4) a bénéficié de cette explosion. Il a travaillé avec une confortable avance pendant son séjour de six manches au monticule. «Il a permis qu’on puisse avoir tous nos releveurs disponibles dans le deuxième match», notait le gérant.

Les Capitales et les Jackals s’affrontent à nouveau, samedi (18h), alors que le vétéran lanceur Karl Gélinas (1-3) revient au jeu après une absence d’un mois.

Course automobile

Après l'horreur, un tour d'honneur pour Robert Wickens

TORONTO — Robert Wickens a entamé sa rééducation à la suite d’une grave blessure à la moelle épinière avec des objectifs très audacieux. Il veut danser lors de son mariage, marcher sans qu’il ait l’air d’avoir déjà perdu l’usage de ses jambes et, bien sûr, piloter de nouveau une monoplace.

Près d’un an après avoir subi une blessure très grave pendant une course de la série IndyCar, Wickens sera de nouveau au volant d’une voiture sur une piste de course. Il effectuera un tour d’honneur dimanche avant le Honda Indy de Toronto à bord d’une voiture Acura NSX spécialement modifiée pour qu’il puisse la piloter avec ses mains.

Ces changements ont été effectués par le préparateur Arrow, le commanditaire de l’équipe Arrow Schmidt Peterson Motorsports pour laquelle Wickens pilotait l’an dernier. En 2014, Arrow avait préparé une voiture spéciale semi-autonome (SAM) qui avait permis au propriétaire de l’écurie Schmidt, qui est paralysé du cou jusqu’aux pieds, de reprendre le volant.

Wickens a donné ses premiers coups de volant autour du parc des expositions de Toronto plus tôt cette semaine, lors d’une séance d’essais.

«Je ne dirais pas ce que ça m’a procuré une bonne dose de confiance, parce que je n’ai jamais cru un instant que j’avais oublié comment piloter, a commenté Wickens à l’Associated Press. Ç’a évidemment été une journée chargée en émotions, de retrouver cette sensation de liberté et d’indépendance. Ç’a prendra du temps avant que je sois assez confortable pour piloter avec les manettes au volant, mais le fait d’être de retour dans une voiture m’a procuré une bonne dose de motivation pour continuer à m’améliorer.»

Les pourparlers ont commencé au cours de l’hiver entre Wickens et Arrow, qui a développé la technologie pour assister la conduite du pilote mais pas s’y substituer — une nuance importante entre l’indépendance et l’automatisation. Arrow a souligné que la voiture SAM avait permis à Schmidt de piloter dans les Rocheuses du Colorado, lors d’une course promotionnelle sur l’Indianapolis Motor Speedway et même d’atteindre 305 km/h sur le tarmac de la base militaire Nellis au Nevada — un record de vitesse pour une voiture semi-autonome.

«Gagnant-Gagnant»

Honda, le commanditaire principal de la course dimanche à Toronto, s’est joint au projet en mars après avoir rencontré Wickens et Arrow lors de la première course de la saison en IndyCar. Le manufacturier japonais leur a procuré l’Acura NSX. «Ça m’a pris un peu de temps pour tout comprendre, a admis Wickens à l’AP. Pour être franc, ce ne sont pas encore des réflexes conditionnés. Ce n’est que la première de nombreuses étapes pour maîtriser les modifications apportées à la voiture. Ce qu’Arrow est parvenu à accomplir en si peu de temps est remarquable, et ça m’a permis de piloter de nouveau. Donc c’est une situation gagnant-gagnant.»

Wickens a grandi à Guelph, à l’ouest de Toronto, et la course de ce week-end a lieu, en quelque sorte, dans sa cour. Il avait terminé sur la troisième marche du podium l’an dernier — l’un de ses cinq podiums au cours d’une saison recrue remarquable qui a été écourtée après six tours lors de sa 14e épreuve de la campagne.

Le Canadien pilotait à Pocono en Pennsylvanie lorsqu’il a accroché la voiture d’un adversaire, propulsant son bolide contre la barrière de sécurité.

En conséquence, il a été paralysé de la taille aux pieds, en plus d’avoir subi une fracture thoracique à la colonne vertébrale, une autre au cou, ainsi que plusieurs autres aux tibias et aux péronés des deux jambes. Wickens a aussi été quitte pour quatre fractures aux côtes et une contusion pulmonaire.

Lors de son tour d’honneur devant ses partisans, Wickens sera accompagné de sa fiancée Karli Woods dans le siège du passager.

Football

Les Alouettes en terrain connu

MONTRÉAL — La saison des Alouettes de Montréal n’est peut-être vieille que de trois matchs, mais les joueurs se retrouvent dans une situation qu’ils connaissent bien.

Un peu plus d’une semaine après avoir signé la première victoire de sa saison, contre les Tiger-Cats de Hamilton, la formation montréalaise a pris la direction d’Ottawa pour y affronter le Rouge et Noir (2-1), samedi après-midi.

Si on se fie à un des nombreux clichés sportifs qu’on peut entendre, une équipe ne se taille pas une place en séries en début de saison, mais elle peut rapidement s’écarter de la course. Les Alouettes (1-2) l’ont vécu en 2018, dans des circonstances quasiment identiques.

Les Oiseaux avaient perdu leurs deux premières parties de la campagne avant de finalement savourer une victoire. Ils s’étaient alors mesurés au Rouge et Noir, qui l’avaient emporté 28-18 au stade Percival-Molson, marquant la première défaite d’une séquence de six pour les Alouettes. Ces derniers ne s’en sont jamais remis.

Pour l’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, ces statistiques ne sont toutefois bonnes que pour faire jaser. Jones, qui était le coordonnateur offensif de l’équipe l’an dernier, constate une force de caractère différente cette saison.

«Je vois des joueurs qui n’abandonnent pas et qui ne se laissent pas abattre devant l’adversité, a-t-il insisté. J’aime voir une équipe capable de se battre à travers les hauts et les bas. La semaine dernière, les Tiger-Cats ont pris les devants, mais nous avons élevé notre jeu d’un cran en deuxième demie.»

Le Rouge et Noir vient de subir une première défaite cette saison, à son domicile, contre les Blue Bombers de Winnipeg. Une victoire permettrait à la troupe d’Ottawa de rejoindre temporairement les Tiger-Cats au premier rang de la section Est, mais elle relèguerait également les Alouettes à deux matchs de la tête.

Jones, un vétéran joueur et instructeur du circuit canadien, assure cependant que ses hommes ont pris le temps de bien analyser leurs bons coups avant de se pencher sur les potentielles failles dans le jeu de leurs prochains adversaires.

«Pour être honnête, nous avons plus dirigé notre concentration vers notre jeu que celui du Rouge et Noir, a mentionné Jones. Nous voulons poursuivre sur nos succès, dans tous les aspects du jeu. Nous avons visionné des vidéos de leurs parties et nous avons une bonne idée de ce qu’ils sont capables de faire.»

Spectaculaire Stanback

Si le Rouge et Noir a également fait cet exercice, il a assurément noté la spectaculaire performance du porteur de ballon William Stanback. L’athlète de 25 ans des Alouettes a inscrit trois touchés contre les Tiger-Cats en plus d’amasser 203 verges en 22 courses.

Inutile de dire que Stanback a transporté l’attaque des siens sur ses épaules la semaine dernière. Ses succès pourraient d’ailleurs donner plus de munitions à Jones pour varier ses jeux et utiliser tout son personnel offensif.

«Nous avons de plus en plus d’options pour être imprévisibles en attaque. Notre groupe de receveurs est très bon et peut réussir de gros jeux à tout moment, a observé le quart Vernon Adams fils. William et les autres porteurs sont également capables de gagner des verges. Ça facilite le travail d’un quart.»

Stanback s’attend à recevoir une attention particulière de la part de la défensive du Rouge et Noir, mais il est prêt à relever le défi et à s’assurer que son équipe ne devienne pas unidimensionnelle.

«J’imagine qu’on va me surveiller un peu plus, mais ça fait partie du sport. C’est pour cette raison que nous nous préparons chaque semaine, a-t-il affirmé. Nous voulons vivre ces moments depuis que nous sommes des enfants et c’est à nous d’être professionnels dans notre préparation.»

Pour sa part, le jeu au sol de la formation d’Ottawa fonctionne au ralenti. Il n’a récolté que 24 verges par la course contre les Blue Bombers, forçant le quart Dominique Davis à tenter 36 passes.

Davis connaît lui aussi sa part d’ennuis. Cette saison, le quart de quatrième année a lancé trois passes de touché, toutes dans la même rencontre, et il a été victime de six interceptions. Il ne restera qu’à voir si Davis pourra livrer la marchandise contre une défensive montréalaise qui sera gonflée à bloc après avoir limité les dégâts contre la meilleure attaque de la Ligue canadienne de football.

Soccer

Bacary Sagna: un habitué des rivalités

MONTRÉAL — Bacary Sagna comprend l’importance des matchs de rivalité pour les partisans, lui qui a déjà joué à Arsenal. Il se prépare à vivre le prochain chapitre d’une autre rivalité, alors que l’Impact de Montréal accueillera le Toronto FC, samedi.

«Nous savons ce que ça signifie pour les amateurs, pour l’organisation, a déclaré Sagna, qui a joué à Arsenal de 2007 à 2014. Maintenant que je suis ici, je me sens comme un vrai Montréalais, alors c’est sûr que je veux gagner. Nous savons qu’il s’agit d’un match très important.

«Vous pouvez sentir la pression. Nos rivaux viennent ici. Le stade sera probablement rempli à pleine capacité. Nous savons que les gens attendent beaucoup de ce match. Ils attendent une victoire. Alors, nous allons essayer de leur donner cette victoire», a-t-il ajouté.

Il y aura très peu de sièges vacants au stade Saputo pour ce premier duel en 2019 entre Montréal et Toronto, deux formations qui tenteront de retrouver le chemin de la victoire.

La formation torontoise n’a gagné qu’un seul de ses 11 dernières sorties (1-6-4) — sept points sur une possibilité de 33 — et a glissé au septième échelon dans l’Association Est, cinq points derrière les Red Bulls de New York.

De son côté, l’Impact a perdu deux matchs consécutifs en MLS et a arraché un décevant verdict nul de 2-2, mercredi, contre le York9 FC, une formation de la Première ligue canadienne, lors du match aller de la troisième ronde du Championnat canadien.

La semaine dernière, devant ses partisans, la troupe de Rémi Garde a laissé filer une avance bâtie tôt dans le match et a subi une défaite de 3-2 contre Minnesota UFC. C’était le septième match consécutif où l’Impact accordait au moins un but.

«Il est temps de gagner des matchs», a reconnu le défenseur Jukka Raitala, avant l’entraînement de l’Impact vendredi matin.

«Individuellement, nous devons afficher une meilleure concentration, a-t-il renchéri. Nous avons joué de bons matchs, mais nous avons commis des erreurs qui ont été coûteuses. Nous devons travailler ensemble et de façon efficace. Ce sera un match spécial demain (samedi). Nous voulons gagner, c’est clair. Nous devons le montrer dès la première minute.»

Un rival au nouveau visage

Le Toronto FC affichera un portrait bien différent de l’équipe qui a perdu 2-0 contre le Galaxy de Los Angeles la semaine dernière.

Les Américains Jozy Altidore, Michael Bradley et Omar Gonzalez seront de retour, après la défaite des États-Unis contre le Mexique en finale de la Gold Cup dimanche dernier. En raison de ce tournoi, Gonzalez n’a toujours pas joué avec le Toronto FC depuis qu’il a signé son contrat le mois dernier.

Le Canadien Ashtone Morgan, le joueur comptant le plus d’années d’ancienneté avec le Toronto FC, était déjà de retour de la Gold Cup mais est demeuré sur les lignes de côté lors du rendez-vous avec le Galaxy. Il devrait prendre part au match de samedi.

Par ailleurs, la formation torontoise a profité de l’ouverture des transferts estivaux pour conclure une entente avec le Vénézuélien Erickson Gallardo, un attaquant de 22 ans. Elle a aussi acquis les services de l’attaquant Patrick Mullins du Crew de Columbus, en retour du Canadien Jordan Hamilton.

Ces ajouts pourraient donner du tonus au Toronto FC alors que la bataille pour une place dans les séries éliminatoires dans l’Association Est deviendra de plus en plus intense.

«C’est un peu particulier parce qu’il y a beaucoup de nouveaux-venus, a noté l’entraîneur-chef Greg Vanney dans une entrevue publiée sur le site internet du Toronto FC. Des joueurs reviennent et de nouveaux visages arrivent. On doit refaire les présentations», a-t-il illustré.

Ces additions pourraient aussi aider le milieu de terrain vedette Alejandro Pozuelo, le meneur chez le Toronto FC avec sept buts et huit aides, à sa première campagne avec l’équipe. L’Espagnol a été directement mêlé à la moitié des 30 buts de la formation torontoise.

«Il est devenu un atout important de cette équipe, a déclaré Sagna en parlant de Pozuelo. Il s’est très bien adapté à l’équipe de Toronto. Nous sommes conscients du danger qu’il représente. Il est un très bon joueur, mais il y a de bons joueurs dans toutes les équipes. C’est à nous de l’empêcher de contrôler le match.»

Baseball

Les Twins persuasifs pour faire signer Édouard Julien

À 14h, jeudi, la carrière universitaire d’Édouard Julien a pris fin. En signant un contrat avec les Twins du Minnesota, il écrivait ainsi les premières lignes d’un nouveau chapitre qui commencera officiellement à son retour des Jeux panaméricains, au début du mois d’août.

Il se joindra alors aux Twins d’Elizabethton, le club-école de la Ligue Appalachian, au Tennessee, où les nouveaux joueurs mis sous contrat par l’organisation se retrouvent. Jusqu’à son départ pour Lima, au Pérou, avec l’équipe canadienne, il passera quelques jours au complexe d’entraînement des Twins, en Floride.

«Ça n’a pas été une décision facile à prendre, surtout que j’avais dit à mon école, mon entraîneur et mes coéquipiers que je revenais à Auburn. Mais les Twins sont revenus trois fois pour m’offrir l’argent que je voulais. J’ai senti qu’ils avaient vraiment de l’intérêt pour moi», racontait le joueur de 20 ans natif de Québec.

Après les Séries mondiales collégiales, les Twins avaient fait une première offre monétaire qui n’était pas suffisante aux yeux du choix de 18e ronde, en juin dernier. Il leur a ensuite fait part du montant minimum qui le ferait changer d’idée, mais ceux-ci lui faisaient alors savoir qu’ils n’avaient pas cette somme pour le satisfaire, d’où sa décision de confirmer à ce moment son retour à l’école.

Julien était donc convaincu qu’il porterait les couleurs des Tigers de l’Université Auburn pour une troisième saison, l’automne prochain. Mais voilà, les Twins ont refait leurs calculs et sont revenus à la charge.

«Ils m’ont dit qu’ils s’étaient trompés, qu’ils avaient inclus le bonus d’un autre joueur qu’ils ne devaient pas compter. Ils m’ont alors offert 450 000 $, mais je leur ai dit non, je ne signe pas pour ça. Le lendemain, un haut placé de l’organisation m’a rappelé pour me dire qu’ils s’étaient encore trompés, et ils m’ont offert tout près de 500 000 $. J’ai senti qu’ils avaient vraiment de l’intérêt pour moi et j’ai accepté», ajoutait celui qui a reçu 493 000 $ pour renoncer à ses deux dernières saisons universitaires.

Jouer tous les jours

Il est plutôt rare qu’un choix de 18e ronde reçoive un tel montant. Par contre, des joueurs de 20 ans, comme lui, sont régulièrement mis sous contrat par les équipes du baseball affilié.

«Ils m’ont dit qu’ils voulaient avoir un autre jeune frappeur dans l’organisation. Ils veulent réduire mon nombre de retraits au bâton et m’utiliser au deuxième but. Ils m’ont dit vouloir faire de moi un meilleur frappeur, et que la meilleure façon pour y parvenir était de jouer tous les jours. Personnellement, je pense que ça va m’aider d’arriver chez les pros un an plus tôt que prévu pour atteindre mon but.»

L’auteur de 27 circuits et 126 points produits en deux saisons à Auburn vise un poste dans le A-fort dès la saison prochaine. Il préfère ne pas se fixer d’objectif à long terme.

«J’essaie de ne jamais voir trop loin devant, je ne veux pas être déçu. J’approche les choses un jour à la fois, une présence au bâton à la fois. Je veux montrer que je peux être un bon frappeur. Et jouer au deuxième but, ça ne me dérange pas», notait celui qui a évolué à cette position à sa première saison dans la NCAA avant d’être muté au troisième à sa seconde campagne en Alalabama. Il aurait encore joué au coin chaud s’il était resté à Auburn.

«Les Tigers s’attendaient à ce que je revienne. Sur le coup, mon entraîneur l’a mal pris, il était déçu. Mais Butch Thompson est tellement un bon monsieur, il m’a vite rappelé pour me souhaiter bonne chance et me remercier pour mes deux saisons à Auburn.»

LNH

Les entretiens ont-ils un impact sur le marché des joueurs autonomes?

Artemi Panarin n’a pas eu à s’imaginer de quoi il aurait l’air dans l’uniforme des Rangers de New York.

Son «look» dans l’uniforme bleu des Rangers était diffusé sur l’écran géant du Madison Square Garden, en plus du message «Bienvenue Artemi», quatre jours avant qu’il ne signe son contrat avec la formation new-yorkaise.

«Il y a eu un moment où j’ai dû m’asseoir pendant 10 minutes et y réfléchir sérieusement, a admis Panarin. Mon cœur me disait que New York serait la meilleure place pour moi.»

Le marché des joueurs autonomes de la LNH a offert quelques surprises cette saison, comme c’est souvent le cas, et l’un des principaux facteurs pour les expliquer n’a été que très peu abordé : la fameuse «fenêtre» d’entretiens après le repêchage au cours de laquelle les équipes peuvent courtiser les joueurs autonomes a été la plus longue de sa courte histoire.

Elle s’est ouverte le 23 juin et s’est poursuivie jusqu’à l’ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet, offrant ainsi la meilleure opportunité aux équipes d’acquérir des renforts depuis l’ajout de cette «fenêtre» en 2014.

Semaine détestée

Certains dirigeants l’ont détestée, mais cette période prolongée qui permet aux équipes de courtiser les joueurs autonomes a eu un véritable impact sur le nombre d’ententes ratifiées — des Stars de Dallas qui ont acquis Joe Pavelski et Corey Perry aux Islanders de New York qui ont pu tourner la page sur le séjour du gardien Robin Lehner avec eux.

«Ç’a été une longue semaine, a admis Perry. Il y a eu de nombreux appels, notamment pour se familiariser avec les équipes, savoir dans quelle direction elles vont, et connaître leur plan pour la saison prochaine. J’ai posé plusieurs questions et elles m’ont répondu ce qu’elles envisageaient. Ç’a été très révélateur — j’espère ne plus jamais avoir à le vivre —, mais ç’a été un processus amusant.»

Le directeur général des Panthers de la Floride, Dale Tallon, a reconnu qu’il n’avait pas particulièrement apprécié la très courte période de transition entre la préparation du repêchage et l’ouverture du marché des joueurs autonomes — «je déteste cette semaine-là, pour être franc», a-t-il admis —, mais elle a joué en sa faveur. Les Panthers ont mis la patte sur le gardien étoile Sergei Bobrovsky, l’ailier Brett Connolly et le défenseur Anton Stralman.

La folie du marché des joueurs autonomes a longtemps été une course contre la montre à compter de midi le 1er juillet et il n’est pas exclut que cette très courte période pour négocier avec les joueurs ait contribué à l’octroi de contrats démesurés et de mauvaises acquisitions. En obtenant plus de temps pour discuter, de nombreuses ententes ont été conclues verbalement avant l’ouverture du marché, un peu comme c’est le cas dans la NFL et la NBA.

Le commissaire adjoint de la LNH Bill Daly a déclaré que chaque saison, la ligue envoie une note aux équipes afin de leur rappeler qu’elles ne peuvent signer d’entente avant le 1er juillet, mais le principal intéressé s’est dit rassuré par la façon dont les choses se sont déroulées jusqu’ici.

«Je crois que c’est simplement une transformation de la façon dont les équipes, les joueurs et les agents l’ont gérée [la période d’entretiens]», a résumé Daly.

Canadien

Armia et Lehkonen souhaitent en donner plus offensivement

MONTRÉAL — Conscients qu’il est toujours possible de faire mieux, Joel Armia et Artturi Lehkonen ont tous deux exprimé un désir de contribuer un peu plus aux succès du Canadien de Montréal la saison prochaine.

Après avoir signé chacun une nouvelle entente de deux saisons avec le Canadien jeudi, les deux attaquants finlandais ont affirmé être heureux de prolonger leur aventure avec l’équipe. Et ils savent qu’une bonne production lors des prochaines campagnes sera payante lors des prochaines négociations de contrat.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière avec 13 buts. Il a aussi marqué ses deux premiers filets en avantage numérique dans la LNH. Il a toutefois laissé plusieurs amateurs sur leur faim, alors qu’il a manqué de finition autour du filet adverse.

De son côté, Lehkonen, 24 ans, a accumulé 11 buts et 31 points, mais sa campagne a été marquée par une disette de 29 rencontres sans toucher la cible.

«Je n’étais pas heureux avec ma production, avec mon nombre de buts à la fin de la saison, a dit Lehkonen vendredi lors d’une conférence téléphonique. Je sais que je peux faire beaucoup mieux à ce niveau.»

Armia a noté que l’objectif est toujours de s’améliorer d’année en année. Il a indiqué ne pas avoir changé son programme estival, sauf «peut-être que je suis retourné sur la glace un peu plus tôt». Selon lui, le travail à faire n’est pas au niveau physique, mais plutôt psychologique.

«Quand vous obtenez une occasion, vous devez avoir la conviction que vous allez marquer, a-t-il affirmé. Vous devez être prêts chaque fois que vous obtenez une occasion. C’est quelque chose à laquelle je pense un peu plus cet été.»

D’un point de vue global, Armia et Lehkonen ont répété que l’objectif du Canadien était de participer aux séries en 2019-20.

«Nous étions sur le bon chemin la saison dernière et nous sommes passés très près d’y arriver, a rappelé Armia. Nous devons enchaîner et faire un peu mieux.»

Déçu pour Shaw

Lehkonen a admis qu’il «aurait été heureux» si le Tricolore avait été en mesure de mettre la main sur son compatriote Sebastian Aho grâce à son offre hostile. Il était aussi déçu de voir partir Andrew Shaw, échangé aux Blackhawks de Chicago le 30 juin.

«Je lui ai parlé un peu. C’est dommage de le voir partir, a admis Lehkonen au sujet de Shaw. C’est la réalité du hockey. Vous allez parfois voir vos amis partir. J’ai hâte de jouer contre lui. Ça devrait être amusant!»

Lehkonen devra attendre au 15 janvier avant d’avoir l’occasion de croiser Shaw sur la patinoire. Le Canadien en sera à son 48e match de la campagne. D’ici là, Lehkonen et Armia espéreront sûrement être déjà en voie de fracasser des sommets personnels à l’attaque.

Tennis

Federer bat Nadal et jouera contre Djokovic pour le titre à Wimbledon

LONDRES — Inoxydable. Onze ans après leur finale mémorable, Roger Federer a pris sa revanche vendredi sur Rafael Nadal : à bientôt 38 ans, le Suisse s’est qualifié vendredi pour la 12e fois en finale de Wimbledon où il retrouvera Novak Djokovic pour un autre classique.

Federer, qui a pris sa revanche sur Nadal un mois après sa défaite en demi-finale à Roland-Garros, peut rêver d’un neuvième sacre à Londres, synonyme d’un 21e Grand Chelem.

Onze ans après leur chef-d’œuvre en finale sur le Central de Wimbledon, un match à jamais dans l’histoire, les retrouvailles sur gazon entre Roger Federer et Rafael Nadal, ces deux légendes, ont tenu toutes leurs promesses. Les deux s’étaient déjà croisés à Paris il y a un mois : mais leur demi-finale, largement remportée par Nadal sur terre battue et gâchée par le vent, n’avait pas atteint ces sommets.

Dans les deux cas, Federer avait perdu. Cette fois, il a gagné, et de quelle manière! Hormis la deuxième manche quasiment abandonnée de façon assez étrange par le Suisse d’ailleurs, qui n’a marqué que trois points après s’être retrouvé à 15-40 un jeu partout sur le service de Nadal, l’octuple vainqueur sur le gazon londonien a illuminé la partie. Son revers, sa vitesse de jeu et son service ont déréglé l’Espagnol qui semblait n’avoir jamais été aussi à l’aise sur le gazon depuis le début du tournoi. Mais sans doute pressé par le jeu rapide de Federer, il a commis trop de fautes inhabituelles.

«Si j’ai très bien joué tout au long du tournoi et qu’aujourd’hui je n’ai pas été capable de jouer aussi bien, il y a toujours une raison. Probablement parce qu’il faisait beaucoup de choses bien», a résumé Nadal.

Après une belle résistance en fin de match, sauvant quatre balles de match, il a fini par céder 7-6 (3), 1-6, 6-3, 6-4.

«C’est toujours spécial de jouer contre “Rafa”. J’ai eu des bons moments, quand j’ai bien servi. Les points importants ont été pour moi. Prendre le premier set, c’était énorme. Prendre les devants c’était très important», a analysé Federer.

Comme à chaque fois que les deux jouent l’un contre l’autre, ce duel, le 40e, restera dans l’histoire. Comme la suite. Car Roger, désormais le plus vieux depuis l’Australien Ken Rosewall (finaliste de l’US Open en 1974 à 39 ans) à disputer une finale de Grand Chelem, retrouve le troisième membre du «Big 3» pour la troisième fois en finale de Wimbledon (il avait perdu en 2014 et 2015).

Djokovic au rendez-vous

Le numéro un mondial aura atteint ce stade lui sans battre le moindre top 20 dans la quinzaine, une voie bien dégagée mais dont la dernière étape n’a pas été si tranquille.

Face à Roberto Bautista Agut (22e), qui l’avait battu deux fois cette année sur le circuit à Doha et à Miami, Djokovic a dû cravacher un peu plus que d’habitude. Si l’Espagnol a mis un set avant de se chauffer, il a empoché la deuxième manche, ce qui n’a pas plu du tout à «Djoko». L’orgueil du Serbe lui a servi de moteur, et la rencontre est montée d’un cran en intensité. La preuve? Ce rallye de 45 coups entre les deux joueurs au troisième set, l’échange le plus long jamais enregistré depuis 2005 sur le gazon londonien. Mais à ce jeu-là, «Djoko» est trop fort (6-2, 4-6, 6-3, 6-2).

L’Espagnol, qui était censé être à Ibiza pour son enterrement de vie de garçon, a assuré qu’il irait probablement dès samedi. «Je crois que je mérite des vacances», a-t-il dit. Il regardera peut-être la finale dimanche, le retour d’un classique dans le tennis qui s’est fait très rare ces dernières années.

Les routes de Djokovic et Federer ne se sont croisées que deux fois depuis quatre ans, en demi-finale en 2016 à l’Open d’Australie de Melbourne et en finale de Cincinnati en 2018. Deux matches, deux victoires pour Djokovic. IIs ne se sont plus affrontés en finale d’un Grand Chelem depuis l’US Open en 2015. Là encore, le Serbe avait gagné.

«Novak a été impérial encore. Il est solide comme un roc. J’espère pouvoir le pousser à bout et le battre, mais il n’est pas N.1 mondial pour rien. C’est enthousiasmant de le jouer», a assuré Federer.

Cyclisme

Tour de France : Groenewegen remporte la 7e étape

CHALON-SUR-SAÔNE — Les sprinteurs gagnent à tour de rôle : le Néerlandais Dylan Groenewegen s’est adjugé la 7e étape du Tour de France, vendredi à Chalon-sur-Saône, sans conséquence sur le classement général mené par l’Italien Giulio Ciccone.

Groenewegen, qui n’avait pu sprinter le premier jour à Bruxelles à cause d’une chute, a égalisé avec l’Italien Elia Viviani et le Slovaque Peter Sagan, déjà vainqueurs.

Mais, à l’arrivée, le Néerlandais de l’équipe Jumbo a dû attendre le verdict prononcé après examen de la photo-finish, à cause du faible écart le séparant de l’Australien Caleb Ewan. Un centième de seconde pour être précis, soit 17 centimètres

«C’est très serré à chaque fois que je sprinte contre Caleb [Ewan]. J’ai senti qu’il revenait dans les 50 derniers mètres», a déclaré Groenewegen, qui a atteint la vitesse maximale de 74,1 km/h dans le sprint (70 km/h pour Ewan).

Pour le Néerlandais, c’est le quatrième succès d’étape dans le Tour auquel il participe pour la 4e fois. Depuis 2017, il a toujours gagné au moins une fois, confirmation de son appartenance au cercle des tout meilleurs spécialistes même si la hiérarchie du sprint 2019 reste à établir.

Le maillot vert, le Slovaque Peter Sagan, a pris la troisième place devant l’Italien Sonny Colbrelli. Quant à Viviani, dont l’équipe a lancé le sprint, il a été débordé par des coureurs venus à pleine vitesse de l’arrière (6e) : «J’ai réalisé après le dernier virage que j’avais crevé et que je ne pouvais pas sprinter normalement.»

De la Franche-Comté à la Bourgogne, le schéma habituel des journées de plaine a été respecté dans cette étape de transition. Un long parcours ensoleillé de 230 kilomètres, un duo de baroudeurs, Yoann Offredo et Stéphane Rossetto, une longue échappée (218 km!). Le scénario était convenu.

Habitués des longs raids, les deux Français qui se connaissent bien ont ouvert la route jusqu’à 12 kilomètres de l’arrivée. Avec moins de six minutes d’avance maximale, ils n’ont pas bénéficié de la clémence de la part des équipes des sprinteurs (Deceuninck, Lotto, Jumbo) qui ont dicté l’allure du peloton. En revanche, les Trek de Ciccone n’ont pas eu à travailler.

Le vent de face jusqu’à l’approche du final a ôté les velléités d’attaque aux candidats. Pas même quand le Colombien Nairo Quintana (pour un arrêt-pipi) et l’Irlandais Dan Martin ont été pris dans une petite cassure à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. «J’ai commis une erreur», a reconnu Quintana, vite remonté par son équipe.

Samedi, la 8e étape emprunte un parcours de moyenne montagne au long des 200 kilomètres reliant Mâcon à Saint-Étienne, avec pas moins de sept côtes au programme.

Pinot : «Ce sera très dur»

«Ce sera une journée très importante, ça va être très dur, plus qu’on ne le pense», prévient Thibaut Pinot, en position idéale au classement après sa performance dans la première arrivée au sommet, jeudi, à La Planche des Belles Filles.

Les chiffres donnent raison au Français : le dénivelé total de l’étape atteint 3844 mètres, soit le cinquième dans les vingt-et-une étapes au programme de cette 106e édition. À peine 100 mètres de moins que le total de l’étape de La Planche des Belles Filles.

«Je ne pense pas que la prochaine étape affectera le classement général, mais ce sera certainement une journée difficile», annonce Geraint Thomas, le vainqueur sortant du Tour. Le Gallois, en tête des favoris au classement général (5e à 49 sec), est redevenu la référence après son résultat de jeudi.

«Il n’y a rien d’établi», confirme Pinot (7e à 58 sec). «Mais on a pu voir qu’il était très fort. Il reste le grand favori».

Pour sa part, Ciccone dispose d’un mince avantage de 6 secondes sur son dauphin Julian Alaphilippe. Une avance à la merci d’une bonification en cours d’étape ou à l’arrivée, si le Français passe à l’attaque pour récupérer le maillot jaune perdu jeudi à La Planche des Belles Filles.

Prudent, le jeune Italien (24 ans) a marqué «Alaf» à l’arrivée à Chalon-sur-Saône. Il a franchi la ligne dans sa roue. «Je sais que six secondes, ce n’est rien», a déclaré le porteur du maillot jaune. «Mais je vais essayer de le garder».

Tennis

Wimbledon : Djokovic se qualifie pour sa sixième finale

LONDRES — Le N.1 mondial Novak Djokovic, en quête d’un 16e titre du Grand Chelem, s’est qualifié pour sa sixième finale à Wimbledon en battant vendredi l’Espagnol Roberto Bautista Agut (22e mondial), 6-2, 4-6, 6-3, 6-2.

Le quadruple lauréat de l’épreuve et tenant du titre sur le gazon londonien affrontera le gagnant de l’autre demi-finale, un choc entre Roger Federer et Rafael Nadal plus tard vendredi.

Mercredi, le Serbe avait éliminé le Belge David Goffin (23e) en moins de deux heures. Il a cette fois bien plus peiné, passant près de trois heures  sur le Court central (2 h 49 min), face à un joueur qui l’avait battu lors de leurs deux dernières confrontations à Doha et Miami.

Si le N.1 mondial a pris le premier set en 36 minutes, passant 12 coups gagnants sans vraiment craindre la réplique, il a ensuite été bousculé par l’Espagnol.

Bautista Agut, qui disputait sa première demi-finale en Grand Chelem (36 pour Djokovic), s’est en effet rebellé en début de seconde manche, prenant l’avantage 3-1 après un break.

Le tenant du titre n’a pas tout de suite retrouvé l’étendue de sa précision, peinant pour reprendre la main pour s’imposer sur son service et revenir à 4-3. Cette difficulté, il l’a traîné tout le set, pour laisser l’Espagnol revenir à égalité.

Le Serbe a fini par breaker rageusement à 4-2 dans le troisième set après quelques échanges et coups magnifiques. «Djoko», sur le fil, a ensuite sauvé deux balles de break, alternant signes d’agacement et de motivation, pour finalement filer vers le troisième set.

«Je suis allé chercher loin pour gagner, Roberto jouait sa première demi-finale, mais il n’a pas été déboussolé par le court, l’évènement», a réagi Djokovic à l’issue du match.

«Au deuxième set, il a commencé à s’établir dans le match et placer ses services. Les cinq premiers jeux du troisième set ont été serrés et ça aurait pu faire basculer le match d’un côté comme de l’autre», a soufflé le Serbe, content tout de même de son «tournoi de rêve» jusque-là.

Signe en effet que tout a été plus compliqué vendredi, il s’est fait une petite frayeur en début de quatrième set, avec une glissade et une chute. Un dérapage qui n’a pas empêché le N.1 mondial de breaker avant de conclure, à nouveau dans la difficulté, après avoir gaspillé quatre balles de match au cours d’un dernier jeu à rallonge.

Soccer

Le Canada glisse au 7e rang du classement mondial en soccer féminin

Le Canada a glissé de deux rangs et occupe maintenant le septième échelon mondial à la suite de son élimination en ronde des 16 à la récente Coupe du monde féminine de soccer.

Les Américaines, championnes du tournoi, ont conservé le premier rang du classement dévoilé vendredi, augmentant leur avance sur l'Allemagne à 121 points, un record. Les Pays-Bas ont grimpé de cinq échelons pour atteindre le troisième rang, eux qui ont perdu en finale face aux États-Unis.

La France est restée en quatrième position devant l'Angleterre, qui a pris le quatrième rang du tournoi, mais qui a chuté en cinquième place du classement mondial.

Les Canadiennes espéraient connaître un long parcours à la Coupe du monde, à laquelle 24 équipes participaient. Cependant, la troupe de Kenneth Heiner-Moller a perdu 1-0 contre la Suède lors du premier match de la phase éliminatoire. La Suède a grimpé de trois places pour atteindre le sixième rang mondial.

L'Australie, la Corée du Nord et le Brésil complètent dans l'ordre le top-10 derrière le Canada.