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Racisme: «on ne peut plus se taire désormais», dit Blake Wheeler

LNH

Racisme: «on ne peut plus se taire désormais», dit Blake Wheeler

Blake Wheeler a récemment reçu un message texte de son père.

Dans ce message, James Wheeler a raconté à son fils ce que c’était que de grandir à Detroit à la fin des années 1960, alors que les États-Unis étaient aux prises avec des émeutes raciales et de profondes divisions au sein de sa société.

«Ma génération n’a pas compris, a écrit James Wheeler. Espérons que la tienne comprendra.»

C’est pourquoi Blake Wheeler ne compte plus se taire. Le capitaine des Jets de Winnipeg regrette de ne pas avoir pris la parole plus tôt.

Il veut maintenant utiliser son statut d’athlète professionnel blanc pour s’attaquer au racisme et aux inégalités sociales.

Après avoir publié une lettre sur son fil Twitter pendant le week-end suivant la mort de George Floyd et les manifestations qui ont suivi à travers les États-Unis, le capitaine des Jets de Winnipeg a affirmé mardi lors d’une vidéoconférence qu’on «ne peut plus se taire désormais».

Wheeler a affirmé que la mort de Floyd la semaine dernière, ainsi que celle d’Ahmaud Arbery plus tôt cette année, l’ont convaincu de prendre la parole et d’aborder le sujet du racisme.

Pas un sujet facile

«Je n’ai pas fait un suffisamment bon travail par le passé, a dit Wheeler, qui a grandi en banlieue de Minneapolis. Je ressens ça depuis très longtemps et je ne vais pas prétendre que c’est facile de le faire. Ce n’est pas un sujet facile à aborder.»

Mais il va en parler: sur les réseaux sociaux, aux journalistes, même à sa jeune famille.

Wheeler et sa conjointe, Sam, ont trois enfants. Les deux plus jeunes ne comprendront pas ce qui se passe, mais Louie, 7 ans, oui.

«Ils ont vu George Floyd mourir à la télévision, a souligné Wheeler. Louie nous a demandé pourquoi le policier restait sur son cou. J’ai dû expliquer à un garçon de 7 ans qui croit que la police est là pour nous protéger que ce n’est pas toujours le cas. C’est une conversation très difficile.»

Tennis: James Blake toujours secoué par son arrestation abusive en 2015

Tennis

Tennis: James Blake toujours secoué par son arrestation abusive en 2015

Près de cinq ans plus tard, l’ex-tennisman James Blake dit n’avoir jamais soupçonné que le costaud qui courait vers lui était un policier de la ville de New York en civil.

Blake se trouvait en ville pour les Internationaux des États-Unis, attendant à l’extérieur d’un hôtel de Manhattan.

«Je croyais que cette personne était un partisan qui s’en venait me parler de mon jeu, de ses enfants qui jouent au tennis, s’est rappelé Blake. Je souriais, les mains le long de mon corps.»

Mais Blake, qui est Noir, avait été identifié par erreur comme le suspect d’une affaire de fraude par carte de crédit. Des images filmées de l’intervention montre l’officier le saisir par le bras, le projeter au sol et le menotter.

Tout cela a fait en sorte que Blake a eu une forte réaction lorsqu’il a vu la vidéo de la mort de George Floyd par un policier de Minneapolis la semaine dernière.

«Je suis allé me coucher très triste et découragé après avoir revu tout cela en boucle, a déclaré Blake mardi de son domicile de San Diego. Je me suis réveillé en plein milieu de la nuit et je ne cessais de penser à ces événements et à ceux de 2015.

«Ça m’attriste de voir que des policiers font encore leur travail de cette façon. Cette brutalité, surtout envers la communauté noire.»

Du hockey de qualité après la quarantaine?

LNH

Du hockey de qualité après la quarantaine?

Les Flyers de Philadelphie étaient l’une des équipes de l’heure dans la LNH au moment où les activités ont été mises en pause. Mais Claude Giroux reconnaît qu’il ne peut prédire ce qu’il en sera au moment où la saison reprendra.

«Nous sommes devant l’inconnu», a dit Giroux.

Parmi les nombreuses questions entourant la relance de la LNH malgré la pandémie de coronavirus, il y a celle de la qualité du produit sur la glace après une pause de plusieurs mois.

Dans un sport d’équipe, le rythme et la cohésion sont deux choses importantes et les joueurs n’auront pas beaucoup de temps pour retrouver leurs repères avant de lutter pour la coupe Stanley.

«Nous voulons jouer du grand hockey, a dit le capitaine des Maple Leafs de Toronto, John Tavares. Ce n’est pas une science exacte. Nous ne sommes jamais passés par là auparavant, mais nous voulions prendre la meilleure décision pour que tout le monde soit en sécurité tout en offrant du hockey de très grande qualité.»

Contrairement au basketball, où un joueur peut dominer à lui seul l’allure d’un match et transporter son équipe sur ses épaules, le hockey brille grâce au synchronisme entre les joueurs — savoir où son coéquipier se trouve, ou se trouvera, pour une passe précise. Le synchronisme au sein des trios est la clé du succès, et c’est ce qui pourrait jouer des tours à certaines équipes après autant de temps hors de la patinoire.

«Lui, c'est moi» : le <em>coach</em> des Alouettes profondément touché par la mort de George Floyd

Alouettes

«Lui, c'est moi» : le coach des Alouettes profondément touché par la mort de George Floyd

MONTRÉAL — «Je ne cesse de penser à George Floyd. Lui, c’est moi.»

Khari Jones a rarement recours aux réseaux sociaux. Mais il s’est tourné vers Twitter, lundi, pour y écrire ces quelques mots puissants. Dire que l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal a été touché par la mort de George Floyd, décédé après qu’un policier du Minnesota lui ait mis le genou à la gorge pendant plus de huit minutes, tient de l’euphémisme.

«La brutalité policière et le racisme sont là depuis longtemps aux États-Unis. [La mort de George Floyd] a choqué tout le monde, mais ça m’a fait particulièrement mal. L’inhumanité de ce geste, c’est quelque chose qui m’a profondément touché, ainsi que le reste du monde», a raconté Jones au cours d’une vidéoconférence fort chargée en émotions.

«C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. C’est horrible. J’espère que les gens ont vu à quel genre de pression les Afro-américains sont constamment soumis. D’avoir à se soucier de réactions comme celle-là de la part de personnes en autorité, c’est une chose affreuse et ça ne devrait pas exister, il va sans dire.»

Ces images ont ressassé de bien mauvais souvenirs chez Jones, qui a ressenti le besoin d’écrire une lettre à ses joueurs, dans laquelle il a raconté avoir été victime de menaces de mort alors qu’il jouait à Winnipeg.

«Je n’en avais jamais vraiment parlé. J’ai reçu ces menaces parce que ma femme n’est pas de la même couleur que moi. Il y avait des officiers de police qui patrouillaient autour de la maison quand je jouais à l’étranger. J’ai reçu plusieurs lettres, que je conserve toujours. Juste pour me rappeler que même si les choses sont super, il ne faut qu’une personne. Et une personne, c’est déjà trop.»

Erreur sur la personne

L’homme de 49 ans s’est aussi rappelé la fois où il s’est lui-même retrouvé encerclé de policiers, armes aux poings, lors d’un cas d’erreur d’identité.

«C’était à Sacramento. Je crois que c’était au tout début des années 1990; j’étais à l’université ou je venais tout juste d’obtenir mon diplôme. Ils étaient cinq ou six policiers blancs, qui sont arrivés de tous les côtés pour nous encercler, mes amis et moi. Partout où nous regardions pour nous tasser, il y avait des policiers. Ils nous ont mis en joue, nous ont immobilisés au sol, puis nous ont menottés.

Le Groupe CH procède à de nouvelles coupes

Affaires

Le Groupe CH procède à de nouvelles coupes

MONTRÉAL — Les temps sont durs, même pour le Groupe CH, qui chapeaute notamment le Canadien de Montréal et evenko. L’organisation a procédé mardi à une nouvelle vague de coupes en lien avec la pandémie du coronavirus.

Dans le cadre de ce régime minceur, le Groupe CH a donc décidé de restructurer l’équipe des communications du Tricolore. Ainsi, le directeur des communications hockey, Dominick Saillant, et son adjoint, François Marchand, font partie des employés — dont on ignore le nombre — qui ont été remerciés mardi.

«Notre structure actuelle ne peut supporter une telle tempête. À cet effet, nous avons aujourd’hui pris des décisions difficiles», a déclaré le vice-président principal, affaires publiques et communications du Groupe CH, Paul Wilson, dans un courriel acheminé aux médias.

«“Dom” et François ont été des employés très appréciés pour l’entreprise. Ils me manqueront beaucoup. Nous les remercions pour leur soutien continu, leur contribution et leur fidélité», a-t-il ajouté.

En conséquence, l’équipe des communications du Groupe CH sera réduite, pour une période de temps qui reste à déterminer.

La semaine dernière, le Groupe CH avait demandé le soutien du gouvernement du Québec afin de l’aider à passer à travers la crise engendrée par la COVID-19. Il convoitait plusieurs types d’aide financière.

Selon le Registre des lobbyistes du Québec, le Groupe CH a fait trois demandes principales au gouvernement : permettre à ses joueurs de hockey de reprendre l’entraînement, «soutenir la reprise de ses activités lorsque les rassemblements seront permis» et «soutenir les emplois jusqu’à la reprise complète des activités».

Le 24 mars dernier, le Groupe CH avait annoncé avoir mis à pied de façon temporaire environ 60 % de son personnel.

Hockey Québec: un plan en six phases

Sports

Hockey Québec: un plan en six phases

Trois-Rivières — Hockey Québec a publié son très attendu plan de déconfinement mardi matin, un document qui prévoit six phases avant de reprendre ses activités normales.

Ce plan a été concocté à la suite de plusieurs semaines de discussions, menées par sept comités appelés à couvrir tous les angles possibles en lien avec une pratique du sport sécuritaire. Hockey Québec se garde toutefois de lier ses phases à des dates. Même la première phase, qui traite de la préparation physique des joueurs au moyen d’activités extérieures, en sous-groupes de six ou huit plus un gardien, n’a pas été établie dans le temps.

La LHJMQ veut commencer la saison le 1er octobre avec des spectateurs

Hockey

La LHJMQ veut commencer la saison le 1er octobre avec des spectateurs

MONTRÉAL — La Ligue de hockey junior majeur du Québec vise commencer sa prochaine saison le 1er octobre avec «un certain pourcentage de spectateurs» dans les gradins.

Le commissaire Gilles Courteau a fait cette annonce, mardi, lors d’une vidéoconférence. La Ligue de l’Ontario et la Ligue de l’Ouest auront le même objectif de relancer leurs activités à cette même date.

Courteau a mentionné que des comités réunissant 41 personnes travaillent présentement sur le plan de relance du circuit. Des discussions ont aussi lieu avec les paliers gouvernementaux et les responsables de la santé publique, qui auront le dernier mot pour l’approbation ou non de la reprise des activités.

«Nous avons aussi entrepris des démarches avec les quatre instances gouvernementales où nous opérons — au Québec, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick — et nous les avons informées de notre intention de débuter la saison le 1er octobre, avec la garantie absolue que nous allons respecter les directives de la santé publique, a affirmé Courteau. Nous sommes à finaliser un programme exhaustif de retour au jeu, qui sera accompagné d’un programme de contingence.»

La plus grande surprise dans cette annonce concerne l’espoir de la LHJMQ de pouvoir jouer devant des spectateurs dès le début de sa saison.

«Nous allons suivre l’évolution des directives de santé publique en matière de déconfinement et à quoi ressembleront les règles concernant les regroupements publics, a dit Courteau. Nous nous ajusterons en conséquence. L’objectif n’est pas de débuter la saison sans spectateurs.

«En ce moment, avec l’évolution du déconfinement, nous sommes confiants de pouvoir accueillir un certain pourcentage de spectateurs dans nos amphithéâtres.»

Puisque le début de la saison serait retardé d’environ deux semaines par rapport au calendrier original, la saison prendrait fin environ deux semaines plus tard. La marche vers le tournoi de la Coupe Memorial pourrait être également modifiée.

Lewis Hamilton dénonce le silence de la F1 après la mort de George Floyd

Formule 1

Lewis Hamilton dénonce le silence de la F1 après la mort de George Floyd

PARIS — Le sextuple champion du monde Lewis Hamilton s’est encore illustré dans le rôle d’aiguillon de la Formule 1, dénonçant le silence des «plus grandes vedettes» de son sport «dominé par les blancs» après la mort de George Floyd aux États-Unis.

«Personne ne bouge le petit doigt dans mon sport qui est bien sûr dominé par les blancs. J’y suis l’une des seules personnes de couleur, je reste encore seul», a-t-il lancé au cours du week-end sur Instagram le pilote britannique, lui-même métis, alors que les États-Unis s’enflammaient.

«J’aurais cru que vous verriez maintenant pourquoi cela arrive et réagiriez, mais vous ne pouvez pas vous dresser à nos côtés. Sachez juste que je sais qui vous êtes et que je vous vois», a encore écrit Hamilton.

Il a de nouveau publié un message mardi sur la même plateforme, affirmant avec une photo d’un poing levé «cette dernière semaine a été si sombre, je n’ai pas pu contrôler mes émotions».

«Je suis submergé par la rage en voyant un tel mépris pour les vies de notre peuple», a-t-il ajouté, affirmant que «cette injustice doit cesser».

Ce n’est pas la première fois qu’il utilise sa notoriété pour défendre des causes allant au-delà du sport. L’écologie, la défense des animaux, le réchauffement climatique l’ont vu «monter au créneau», même s’il n’apparaît pas le mieux placé en la matière compte tenu de la nature même du sport automobile.

Mais à 35 ans et fort d’une extraordinaire carrière, son aura est énorme avec 16,3 millions de personnes qui le suivent sur Instagram et 5,7 millions sur Twitter.

Boxeuse et infirmière, Kim Clavel récompensée pour son combat contre la COVID-19

Boxe

Boxeuse et infirmière, Kim Clavel récompensée pour son combat contre la COVID-19

La Québécoise Kim Clavel, championne des poids légers de la NABF, qui a repris son poste en soins infirmiers lorsque la pandémie mondiale de coronavirus a interrompu sa carrière de boxeuse, est la lauréate du prix Pat Tillman pour son implication en faveur de la communauté.

Le prix, décerné à la mémoire de l’ancien joueur de la NFL et de l’armée américaine, sera présenté au salon ESPY Awards 2020, le 21 juin. Créé en 2014, ce prix honore une personne «ayant un lien fort avec le sport qui a servi les autres d’une façon qui fait écho à l’héritage de Tillman.»

«En choisissant de revenir sur la première ligne des soins de santé en plein coeur d’une pandémie mondiale sans précédent, Kim incarne l’esprit de service, de devoir et d’altruisme que Pat incarnait, a commenté Marie Tillman, la veuve de Tillman qui est présidente du conseil d’administration et cofondatrice de la Fondation Pat Tillman.

«Malgré les dangers de la COVID et la mise en veilleuse de sa carrière naissante de boxeuse, Kim a choisi de concentrer son énergie sur ceux qui en ont le plus besoin. Au nom de Pat, nous sommes honorés de remettre le prix Tillman à Kim pour son implication et son leadership dans le cadre de son travail dans les soins de santé tout au long de cette crise.»

Clavel, âgée de 29 ans, qui a fait ses débuts dans la boxe professionnelle en décembre 2017, a pris un congé d’un an du Centre hospitalier régional de Lanaudière dans sa ville natale de Joliette en août dernier pour se concentrer sur sa carrière après six ans en poste.

Clavel (11-0-0 avec deux K.-O.) a remporté une décision unanime contre la Mexicaine Esmeralda Gaona Sagahon en décembre à Montréal pour mettre la main sur le titre vacant NABF des 108 livres.

Clavel devait affronter l’ancienne championne de la WBC et de l’IFC, Esmeralda Moreno, lors d’un combat sans titre lors de l’événement principal d’un programme à Montréal le 21 mars. C’était censé être le premier combat de Clavel avec son nouveau promoteur, Yvon Michel.

«C’était vraiment un combat important, a confié Clavel, qui a fait venir des partenaires d’entraînement du Mexique pour se préparer. J’ai eu un très, très bon camp d’entraînement. J’y ai dépensé beaucoup d’argent.»

Faire la différence

Mais le combat a été annulé une semaine avant et Clavel a troqué ses gants de boxe pour son uniforme d’infirmière.

«Un combat différent», a reconnu Clavel, qui a commencé à travailler le jour même où elle était censée monter sur le ring.

La boxeuse a précisé que l’annulation du combat l’avait d’abord attristée. Mais elle a vu les choses différemment quelques jours plus tard.

«Je me suis dit: "OK, je suis en bonne santé, j’ai deux bras, deux jambes et je peux faire la différence. Je veux le faire"», a-t-elle confié.

Elle a donc contacté le gouvernement provincial et envoyé son curriculum «partout».

«Ils m’ont rappelé très rapidement, a-t-elle dit. Je suis allée travailler le 21.»

Depuis, Clavel a travaillé comme infirmière dans plusieurs centres d’hébergement et de soins de longue durée à Montréal - faisant souvent des quarts de nuit.

Ça n’a pas toujours été facile.

«Ils ne comprennent pas la situation», a-t-elle dit à propos de certains de ses patients.

D’autres ont enrichi la vie de Clavel.

«Je sais que je peux les aider, mais ils m’aident aussi, a-t-elle noté. Parfois, je leur parle et ils savent tellement de choses et ils aiment partager leurs connaissances avec les autres. C’est incroyable.»

Clavel, classée no 3 par la WBC et IBF et no 7 par la WBA, prévoit reprendre les combats dès que les conditions le permettront. Entre-temps, elle s’entraîne de son mieux, faisant de la course à pied, du «shadow-boxing», du saut à la corde et du yoga.

«Je fais beaucoup de choses, mais ce n’est pas la même chose que d’être au gymnase. Mais c’est OK.

«Je reste en forme. Et quand tout reviendra à la normale, je ne partirai pas de zéro. Je suis en bonne santé en ce moment, je n’ai pas trop pris de poids. Je ne suis pas loin de mon poids de combat.»

À la suite des attentats du 11 septembre, Tillman a quitté les Cardinals de l’Arizona pour s’enrôler dans l’armée. Sa famille et ses amis ont créé la Fondation Pat Tillman après sa mort en avril 2004 alors qu’il était au service du 75e régiment des Rangers en Afghanistan.

Coupe Stanley : peu importe aux Canadiens que les matchs se tiennent au pays [VIDÉO]

LNH

Coupe Stanley : peu importe aux Canadiens que les matchs se tiennent au pays [VIDÉO]

OTTAWA — Tout indique que les amateurs de hockey pourront encourager leur équipe favorite de la LNH cet été, mais les Canadiens démontrent collectivement une certaine indifférence quant à la possibilité que les matchs de la Coupe Stanley se déroulent dans leur ville.

Moins du quart de ceux qui ont participé à un récent sondage ont dit qu’il était très important qu’une ville canadienne soit l’hôte de certains matchs des séries éliminatoires.

L’enquête réalisée sur le Web, menée par la firme de sondage Léger et l’Association d’études canadiennes, a révélé que 47 % des répondants estimaient qu’il n’était pas important qu’on dépose la rondelle dans un amphithéâtre canadien.

La LNH prévoit reprendre sa saison 2019-2020, interrompue en mars par la pandémie de la COVID-19, avec des matchs disputés dans deux villes principales.

Edmonton, Vancouver et Toronto sont parmi les 10 sites possibles, mais la quarantaine obligatoire de 14 jours imposée au Canada pour les personnes entrant au pays demeure en vigueur et pourrait saborder la perspective du retour du hockey au nord du 49e parallèle.

Interrogé lors de son point de presse quant à savoir si une ville canadienne pourrait accueillir des matchs des éliminatoires de la LNH, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué qu’il est encore trop tôt pour être fixé.

«Trois villes sont intéressées à accueillir les joueurs et des matchs de la LNH. Mais nous savons que, d’abord et avant tout, nous devons nous assurer de protéger nos communautés et nos citoyens.

Félix Auger-Aliassime dénonce le racisme dans une vidéo

Tennis

Félix Auger-Aliassime dénonce le racisme dans une vidéo

Le joueur de tennis québécois Félix Auger-Aliassime s’est exprimé dans une vidéo partagée dimanche sur son compte Instagram sur les évènements aux États-Unis. Avec son message, il souhaite que les gens prennent conscience du racisme systémique.

«J’ai senti que je devais partager mes pensées et réagir pour encourager les gens à en parler et à en être conscients», a expliqué Félix Auger-Aliassime.  

Baseball Québec dévoile un plan de relance

Baseball

Baseball Québec dévoile un plan de relance

Baseball Québec a dévoilé lundi un plan de relance en sept étapes - sept manches - dans l’objectif de permettre aux jeunes de pouvoir retourner sur les terrains cet été.

Ce plan est toutefois conditionnel aux mesures sanitaires gouvernementales. Aucune date pour le début de la première phase n’a été annoncée lors de la présentation du projet.

«La situation étant hautement imprévisible, nous préférons ne pas nous avancer sur des dates précises, a dit le directeur général de Baseball Québec, Maxime Lamarche, lors de la présentation. Il est difficile de prévoir quand la première manche pourrait débuter et il est tout aussi compliqué de prédire combien de temps chaque manche pourrait durer. L’important, c’est que l’équipe de Baseball Québec est prête à toute éventualité et en conformité avec les consignes du gouvernement, nous serons en mesure d’offrir la possibilité à nos joueurs et joueuses de mettre le pied sur le terrain.»

Un «M. Net» ou une «Mme Net»

Chaque équipe devra être supervisée par un «M. Net» ou une «Mme Net», qui devra s’assurer que les consignes sanitaires sont respectées.

Ces mesures incluent notamment l’utilisation de son propre équipement - casque, gants, bâton, bouteille d’eau, etc. - et le lavage des mains entre chaque demi-manche. Les joueurs n’auront pas le droit de mâcher de la gomme ou des graines de tournesol ou de faire des poignées de main.

Ils devront aussi arriver au terrain déjà dans leur uniforme puisque les vestiaires seront fermés.

Baseball Québec recommande aussi la présence d’un seul parent ou accompagnateur et décourage le covoiturage.

Les entraîneurs et officiels seront encouragés à porter des masques. Un seul arbitre sera employé pour les matchs au niveau Atome et Moustique B, tandis qu’il y aura deux arbitres pour les autres niveaux.

Vols de but

Les vols de but seront permis seulement à partir des niveaux Pee-Wee A-AA, Bantam et Midget, mais les joueurs ne pourront pas quitter le but avant que le lanceur commence sa motion pour éviter que le joueur de champ reste à proximité du coureur.

Avant de se rendre à des situations de matchs, plusieurs étapes devront être franchies.

La première manche du plan de Baseball Québec consiste seulement à l’organisation d’exercices individuels dans l’objectif de développer les habiletés motrices des jeunes.

Ils travailleront en groupe d’une capacité maximum de 15 personnes, incluant les entraîneurs et parents qui aident sur le terrain. Il n’y aura pas d’échange de balle pendant cette phase.

La deuxième manche permet le début d’échanges de balle dans ces groupes de 15 personnes et a pour objectif la formation des équipes grâce à des ateliers qui permettent le développement des habiletés techniques. Les receveurs peuvent être employés seulement dans l’enclos et non au marbre près du frappeur, par mesure de distanciation physique.

La troisième manche signifie le début des entraînements par équipe avec contacts limités, mais pas de receveur au marbre ou de retraits en appliquant le gant. Dans le cas d’entraînement en situation de partie, des lignes de non retour seront tracées pour éviter les retraits touchés.

La quatrième manche permettra le début des matchs préparatoires au sein des associations et des retraits touchés. Le receveur au marbre sera aussi permis.

La cinquième manche marquera le début des saisons régionales. Les ligues interrégionales pourront s’ébranler seulement à la sixième manche.

La septième manche marquera le retour à la normale, si possible en 2021, avec la présentation des championnats et tournois provinciaux.

Lors de la présentation sur Facebook, Lamarche a noté que le processus de relance pourrait sauter des étapes, selon les restrictions gouvernementales en place. Il a aussi affirmé qu’il comprenait que ces mesures pouvaient paraître contraignantes, mais qu’elles avaient pour objectif de permettre aux jeunes de sortir de la maison et de socialiser, pour le bien de leur santé physique et mentale.

L'ex-boxeur Floyd Mayweather va payer les funérailles de George Floyd

Boxe

L'ex-boxeur Floyd Mayweather va payer les funérailles de George Floyd

LOS ANGELES - L'ancienne vedette de la boxe Floyd Mayweather va financer les frais funéraires de George Floyd, victime d'un homicide commis par un policier blanc lors de son interpellation le 25 mai à Minneapolis, a annoncé l'un de ses représentants.

Le boxeur «se mettra probablement en colère contre moi pour avoir dit cela, mais oui, il va vraiment payer pour les funérailles», a déclaré lundi sur ESPN Leonard Ellerbe, président de Mayweather Promotions.

MLB: autre conflit entre les clubs et l'association des joueurs

Baseball

MLB: autre conflit entre les clubs et l'association des joueurs

NEW YORK - Les propriétaires des équipes des Ligues majeures de baseball et les joueurs ont retrouvé leurs vieilles habitudes, qui ont mené à huit conflits de travail au cours des dernières décennies.

Les joueurs ont proposé un calendrier de 114 matchs avec des salaires au pro rata lors de la relance des activités malgré la pandémie de coronavirus. Cela leur permettrait de toucher environ 70 % de leur plein salaire.

Aide financière aux athlètes: encore beaucoup de questions sans réponse

Sports

Aide financière aux athlètes: encore beaucoup de questions sans réponse

Le Comité olympique canadien (COC), le Comité paralympique (CPC) et le programme À nous le podium (ANP) ont annoncé une aide de 5 millions $ pour faciliter la reprise des activités du sport de haute performance au pays. À qui et comment cette somme viendra en aide? Encore difficile de le dire avec exactitude.

L'annonce, faite conjointement par le COC, le CPC et ANP, lundi, vise à faciliter la vie des athlètes de pointe qui ont vu leur entraînement stoppé net pour certains d'entre eux avec l'éclosion de la pandémie de COVID-19 au pays, en mars.

Les joueurs de la MLS boycottent les entraînements 

Soccer

Les joueurs de la MLS boycottent les entraînements 

TORONTO - Les joueurs de l'Impact de Montréal, du Toronto FC et des Whitecaps de Vancouver ont boycotté leur entraînement lundi en raison de ce qui serait une dispute entre la MLS et l'Association des joueurs.

Il semble que les joueurs de «plusieurs marchés» sont aussi restés à la maison alors qu'ils seraient menacés d'un lock-out par la ligue.

Mort de Floyd: Lewis Hamilton dénonce le silence de la F1 «dominée par les blancs»

F1

Mort de Floyd: Lewis Hamilton dénonce le silence de la F1 «dominée par les blancs»

LONDRES - Le sextuple champion du monde Lewis Hamilton a dénoncé le silence des «plus grandes stars» du monde de la Formule 1 «dominé par les blancs» après la mort de George Floyd aux États-Unis qui a entraîné des dizaines de manifestations dégénérant parfois en émeutes.

«Certains d’entre vous figurent parmi les plus grandes stars et pourtant vous restez silencieux face à l’injustice», a écrit le pilote Mercedes sur Instagram dans la nuit de dimanche à lundi, après la mort le 25 mai de cet homme noir de 46 ans lors de son interpellation à Minneapolis.

«Personne ne bouge le petit doigt dans mon sport qui est bien sûr dominé par les blancs. J’y suis l’une des seules personnes de couleur, je reste encore seul», ajoute le pilote britannique de 35 ans.

«J’aurais cru que vous verriez maintenant pourquoi cela arrive et réagiriez, mais vous ne pouvez pas vous dresser à nos côtés. Sachez juste que je sais qui vous êtes et que je vous vois», écrit encore Hamilton.

Le champion du monde en titre déclare ne soutenir que les manifestants pacifiques, mais il ajoute qu’il «ne peut pas y avoir de paix, tant que nos soi-disant dirigeants n’enclenchent pas de changements, pas seulement en Amérique, mais au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie et partout ailleurs».

«La manière dont les minorités sont traitées doit changer», plaide-t-il. «Nous ne sommes pas nés avec le coeur rempli de racisme et de haine, ce sont ceux que nous admirons qui nous l’ont inculqué.»

Attaque directe 

L’attaque directe du pilote britannique a poussé plusieurs acteurs de la F1 à réagir lundi, à commencer par sa propre équipe Mercedes.

«Nous sommes avec toi Lewis, la tolérance est l’un des principes élémentaires de notre équipe», a répondu sur Instagram l’écurie allemande.

Daniel Ricciardo, le pilote australien de Renault, a lui été plus direct en affirmant sur Instagram également : «le racisme est toxique et il faut y faire face non par la violence et le silence mais par l’unité et l’action. Nous sommes en 2020 merde, les vies des noirs comptent».

Le pilote monégasque de Ferrari Charles Leclerc a concédé que les déclarations d’Hamilton l’avaient poussé à réagir. «Pour être complètement honnête, je ne me sentais pas à ma place et pas à l’aise de partager mes pensées sur les réseaux sociaux. Mais j’avais complètement tort», a-t-il écrit sur Twitter.

Un point de vue qu’ont aussi partagé George Russell (Williams) et Alex Albon (Red Bull) dont la mère est Thaïlandaise.

Le Canadien Nicholas Latifi (Williams) s’est également joint lundi aux voix condamnant la mort de George Floyd et les actes de racisme alors que le Britannique Lando Norris (McLaren) a reconnu que sa popularité sur les réseaux sociaux lui donnait un rôle particulier à tenir pour «défendre ce qui est juste».

Hamilton, chantre de la protection de l’environnement et des espèces animales et végétalien depuis 2017, prend régulièrement position sur les sujets qui lui tiennent à coeur. Il avait ainsi été l’auteur d’une sortie remarquée sur Instagram contre l’agriculture intensive et l’élevage fin octobre.

Michel Simard: le baseball dans la peau

Baseball

Michel Simard: le baseball dans la peau

Dix ans après avoir pris sa retraite du baseball affilié, Michel Simard continue de fustiger les frappeurs adverses avec ses balles de feu. Et les baseballeurs de la Ligue senior devront s’y faire. Ce n’est pas demain la veille que le lanceur droitier des Blue Sox de Thetford Mines compte accrocher son gant.

«Je ne pense pas à arrêter de jouer», avoue Simard qui a porté les couleurs des Capitales entre 2007 et 2010. «Si on me demandait si je serais capable de mettre fin à ma carrière, je répondrais non. Mon départ par semaine avec les Blue Sox, j’en ai besoin. J’ai hâte qu’il arrive. Et deux-trois jours avant de lancer, je suis excité. J’aime aussi le fait de donner une performance sportive devant les gens, de ressentir l’adrénaline que t’apportent leurs encouragements et leurs applaudissements. Et je suis chanceux. On a toujours de belles foules à Thetford Mines. Les partisans des Blue Sox sont incroyables. Je les adore.

«Présentement à cause de la COVID, on est arrêté. Je ne vois plus mes amis de baseball comme c’était le cas lors des années passées et je n’ai plus ce sentiment qui m’anime à chaque fois que je monte sur le monticule. Tout ça me manque vraiment beaucoup. Et je ne suis pas content. Ça affecte mon humeur.»

Michel Simard joua son baseball junior avec les Alouettes de Charlesbourg et les Diamants de Québec. Recruté par plusieurs collèges américains, il choisit d’aller à St. Petersburg College, en Floride. En 2002, saison au cours de laquelle il remporta 10 victoires sans subir la moindre défaite, il présenta une moyenne de points mérités de 2,97, obtint 95 retraits au bâton et ne donna que 20 buts sur balles. La même année, il fut réclamé en 25e ronde (744e) du repêchage des joueurs amateurs par les Angels d’Anaheim. Il passa quatre saisons dans l’organisation californienne et il débuta même la campagne 2006 dans le AA (Arkansas). Cette saison fut cependant sa dernière dans le baseball affilié.

«Sur le coup, ce fut un gros deuil à faire. J’avais tellement sacrifié des choses, mis d’efforts, et passé de temps sur les terrains de balle et au gym à m’entraîner. Et tu dois te dire que c’est fini, que tu n’atteindras pas ton objectif ultime. Tu te remets en question et tu te demandes si tu vas être capable de faire autre chose, le baseball étant le seul domaine où tu étais vraiment bon.

«L’important quand ça arrive, c’est d’être capable de te regarder dans le miroir et de te dire que tu as vraiment tout fait pour atteindre ton objectif. Moi, je me suis toujours entraîné fort, j’ai fait attention à moi, j’ai été discipliné, etc. Mais rendu dans le AA, les choses ont commencé à être plus difficiles. Je pense que c’était une question de talent. Je n’étais peut-être pas assez bon pour évoluer à ce niveau-là. J’avais atteint le maximum que je pouvais atteindre. Et même si ma transition a même été difficile, ce constat m’a aidé à passer à travers ma déception.»

De retour au Québec, c’est avec les Capitales que Simard s’aligna en 2007. Une opportunité qui fut aussi pour lui une belle porte de sortie au baseball affilié. Non seulement il a pu continuer à jouer au baseball, mais il le faisait à un niveau compétitif, dans une organisation solide et chez lui à la maison.

«J’ai vraiment été chanceux. Les Capitales nous mettaient dans un environnement très professionnel, que ça soit au niveau des gens qui gravitaient autour de l’organisation, du personnel dans les bureaux, des entraîneurs, du terrain, etc. L’équipe faisait de la publicité, elle organisait des promotions et elle avait une très bonne couverture médiatique. Et il y avait des partisans. Je disais souvent en blague à ma sœur, qui est procureure de la couronne, «c’est quand la dernière fois que 3000 personnes se sont levées pour t’applaudir après que tu ailles gagné une cause?». Moi j’étais privilégié. Ça m’arrivait après une victoire.»

«Parallèlement, l’organisation mettait à chaque année sur le terrain un club qui nous inspirait, qui nous faisait penser que l’on pouvait gagner le championnat. C’était hyper motivant. Tout ce que l’on avait en tête c’était de nous dépasser pour gagner. Et en plus, c’était spécial parce que je pouvais le faire à la maison. Pour moi, ça faisait une grosse différence et c’était une motivation de plus.»

Simard, qui a eu la chance de jouer avec les Capitales alors que l’équipe alignait beaucoup de Québécois, des joueurs qu’il connaissait et qui sont devenus des amis, indique que jouer dans sa ville ne lui avait jamais apporté de pression supplémentaire. Au contraire. Il dit qu'il s’est toujours senti appuyé par les amateurs de baseball de la Vieille capitale. «C’était tout le temps plaisant d’entendre les encouragements des gens, de les entendre crier en français de belles choses. «Pis lâche pas Michel, let’s go, tu es capable.»»

La retraite

Simard connut un passage exceptionnel avec les Capitales. En quatre saisons, il réussit 358 retraits au bâton et ne donna que 117 buts sur balles et il compila un dossier de 40 gains contre 22 revers. En 2008, il obtint même une fiche de 13-2. À la fin de cette campagne, il crut en ses chances de retourner dans le baseball affilié. Mais son souhait ne s’est jamais réalisé. «Ça ne m’a pas dérangé plus qu’il le fallait même si j’y ai cru pendant un petit bout». 

Il restait un mois à la campagne quand en août 2010, Simard surpris tout le monde en annonçant qu’il se retirerait à la fin de la campagne. Il venait de terminer son baccalauréat en relations industrielles et il sentait qu’il était temps pour lui de passer à autre chose. Aimant toujours beaucoup jouer au baseball, il avait cependant moins de plaisir à voyager. Et il pensait que le temps était venu de passer à autre chose dans sa vie.

«J’ai bien vécu avec ma décision dans les mois suivant la fin de la campagne. Quand la saison 2011 s’est amorcée, la transition a été plus difficile. Je ne pouvais pas m’empêcher de suivre les Capitales dans les journaux, de regarder des matchs à la télé ou de les écouter à la radio. Je me disais : “bon, je ne suis pas là. Je ne joue plus au baseball professionnel.”»

«Je pense que la plupart des athlètes ont quelque chose qui n’est pas réglé quand ils prennent leur retraite. Moi, je n’ai pas réalisé mon rêve d’atteindre les majeures. Même si je l’ai accepté, je ne serais jamais capable de le régler.»

Travaillant aujourd’hui dans le domaine des relations de travail, Simard est conseiller syndical depuis huit ans. Il donne des services conseils aux syndicats locaux et aux syndicats affiliés au niveau de leurs services d’organisation, de leurs assemblées générales, de leur gestion interne, de leurs statuts et règlements, etc.

«Un travail que j’adore. Le fait d’avoir été capable de trouver une autre passion et de faire un travail que j’aime a facilité ma transition après le baseball. Je me sens vraiment ultra-privilégié parce que j’ai tout le temps fait des choses que j’ai voulu faire. Une belle richesse et un beau cadeau que la vie m’a donnés et dont je profite au même titre que des valeurs que le baseball m’a transmises et qui me servent dans mon travail comme d’avoir une préparation adéquate, de la rigueur, de travailler en équipe, d’écouter les conseils et de les assimiler les conseils comme il le faut, etc.»

Midget AAA: Alexis Morin, du SSF, couronné joueur par excellence

Hockey

Midget AAA: Alexis Morin, du SSF, couronné joueur par excellence

L’attaquant Alexis Morin a connu une récolte fructueuse, dimanche, à l’occasion du Gala virtuel des champions de la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Le joueur du Blizzard du Séminaire Saint-François a mérité quatre mentions, dont celle du joueur par excellence du circuit.

Même si la saison a été suspendue le 12 mars, puis annulée peu de temps après, la Ligue midget AAA tenait à honorer ses joueurs, entraîneurs et bénévoles de la dernière campagne qui était la 44e de l’histoire.

En plus de sa nomination comme joueur par excellence La Coop Fédérée, le choix de 11e ronde (197e) des Voltigeurs de Drummondville, en 2019, a aussi reçu le trophée Sylvain Turgeon / CCM qui est remis au meilleur marqueur de la saison. Morin a amassé 55 points, sur un pied d’égalité avec Mathis Cloutier (Saint-Eustache), mais sa récolte de 31 buts (un sommet) lui a permis de passer devant.

Le numéro 10 du SSF a également récolté le trophée Daniel Brière / La Coop fédérée) et la bourse de 1000$ l’accompagnant, un prix qui est remis au joueur-étudiant par excellence.

Celui qui a disputé six matchs avec les Voltigeurs en cours de saison s’est aussi retrouvé au sein de la première équipe d’étoiles, dans laquelle on retrouvait également deux joueurs des Chevaliers de Lévis, soit le gardien Thomas Couture et l’attaquant Elliot Lavoie.

Considéré comme étant l’éventuel premier choix au repêchage de la LHJMQ, dont la première ronde aura lieu vendredi, le défenseur Tristan Luneau, des Estacades de Trois-Rivières, a mis la main sur le trophée Kristopher Letang (meilleur défenseur), le trophée Mario Lemieux (meilleur espoir de 15 ans) et il a fait partie de la première équipe d’étoiles. Les Olympiques de Gatineau possèdent ce premier droit de parole, ainsi que trois autres en première ronde.

Au cours des dernières semaines, la Ligue midget AAA avait développé plusieurs trophées à ces différents artisans.

Si le hockey reprend, la LNH prévoit tester les joueurs quotidiennement

COVID-19

Si le hockey reprend, la LNH prévoit tester les joueurs quotidiennement

Nick Foligno regarde les points de presse du gouverneur de l'Ohio Mike DeWine au sujet du coronavirus et apprécie la valeur de l'information. C'est en partie pourquoi le capitaine des Blue Jackets de Columbus est d'accord avec l'idée de tester les joueurs de la Ligue nationale de hockey sur une base quotidienne si la saison devait recommencer.

«Les tests de dépistage sont essentiels, car c'est la seule façon de savoir et d'avoir confiance qu'à chaque présence sur la patinoire, tout le monde est dans le même bateau et peut jouer un match au meilleur de ses habiletés», affirme Foligno.

Première ligue professionnelle en Amérique du Nord à annoncer un format de relance potentielle de sa saison, la LNH compte aussi sur une stratégie élaborée portant sur les tests de dépistage de la COVID-19. Des protocoles de dépistage sont en place pour les entraînements facultatifs et les camps d'entraînement, dans les mains des équipes.

Le commissaire adjoint Bill Daly a également déclaré que la LNH envisage tester tous les joueurs tous les jours lorsque les matchs auront recommencé.

«Nous aurons en place un rigoureux protocole de tests de dépistage en vertu duquel les joueurs seront testés tous les soirs. Les résultats seront obtenus avant qu'ils ne quittent leur chambre d'hôtel le lendemain matin, et nous saurons donc si nous avons un test positif et si un joueur doit se placer en isolement volontaire à la suite de ce test positif», a fait savoir Daly.

«C'est dispendieux, mais nous pensons qu'il s'agit d'un élément vraiment fondamental de ce que nous essayons d'accomplir.»

Chaque test coûtera environ 125$, selon la ligue, et le commissaire Gary Bettman a estimé qu'il faudra effectuer entre 25 000 et 35 000 tests pendant la durée des séries éliminatoires — une facture, concède-t-il, qui se chiffrera dans les «millions de dollars». Cependant, les athlètes s'inquiètent au sujet des risques à leur santé dans l'éventualité d'un retour au travail et ils ont insisté sur des tests sur une base régulière.

«Il faut des tests à un niveau suffisant pour être sûr de pouvoir faire face à toute éventualité», a renchéri le directeur exécutif de l'Association des joueurs, Don Fehr.

«Si ça doit être sur une base quotidienne, et que c'est disponible, c'est d'accord. Ce serait bon. S'il s'avère que ce n'est pas tout à fait ce dont on a besoin et qu'on peut y arriver avec un peu moins, c'est d'accord.»

Tensions raciales: il faut «passer à l'action» dit Roger Goodell 

Football

Tensions raciales: il faut «passer à l'action» dit Roger Goodell 

NEW YORK — Le commissaire de la NFL, Roger Goodell, a déclaré «qu'il y a un besoin urgent de passer à l'action» à la suite de la mort de George Floyd à Minneapolis et des manifestations qui ont suivi à travers les États-Unis.

De New York à Los Angeles, et dans de nombreuses villes entre les deux, des milliers de personnes ont manifesté contre la mort de Floyd et les nombreux crimes des policiers à l'endroit d'hommes de race noire. Floyd était un homme noir menotté qui est décédé lundi à Minneapolis quand un policier blanc lui a enfoncé un genou dans le cou et l'a maintenu au sol pendant plus de longues minutes même une fois qu'il ne bougeait plus et qu'il signalait qu'il n'arrivait plus à respirer.

L'agent Derek Chauvin, 44 ans, a été accusé de meurtre.

La mort de Floyd a provoqué de vives réactions à travers les États-Unis et plusieurs membres du monde du sport - incluant des athlètes, des entraîneurs et des dirigeants - ont exprimé leur opinion au cours des derniers jours.

«Comme le démontre ces événements tragiques, nous avons encore beaucoup de chemin à faire comme pays et comme ligue, a dit Goodell dans un communiqué, samedi. Ces tragédies façonnent l'engagement de la NFL et ses efforts. Il y a un besoin urgent de passer à l'action. Nous sommes conscients de la puissance de notre plateforme dans les communautés et de sa place dans la société américaine.

«Nous acceptons cette responsabilité et nous sommes engagés à continuer le travail important de faire face aux enjeux systémiques en collaboration avec les joueurs, les équipes et nos partenaires.»

Goodell a ajouté que les manifestations «reflètent la douleur, la colère et la frustration de tellement d'entre nous». Il a aussi offert ses condoléances à la famille de Floyd, ainsi qu'à celles de Breonna Taylor, à Louisville, et d'Ahmaud Arbery, en Georgie. Taylor, 26 ans, a été abattue par des détectives qui ont cogné à sa porte le 13 mars. Arbery, qui était le cousin du demi de sûreté des Lions de Detroit Tracy Walker, était un homme noir de 25 ans qui a été abattu par deux hommes blancs alors qu'il courait dans son quartier.

Le directeur de l'Association des joueurs de la NFL, DeMaurice Smith, a envoyé une lettre à tous les joueurs de la ligue samedi, abordant les événements.

«Le pays souffre, il y a de l'incertitude et un danger, a écrit Smith. Il est aussi évident que la douleur, partagée par tellement de personnes, fait plus mal à certains pour des raisons historiques. Il est aussi mal d'ignorer cette douleur que de l'utiliser pour fair mal aux autres.»

L'entraîneur-chef des Pistons de Detroit, Dwane Casey, a aussi publié une déclaration.

«Il y a 54 ans, j'étais un garçon de 8 ans qui habitait en campagne au Kentucky quand les écoles ont cessé d'être ségrégées, a dit Casey. Je me suis rendu dans une école de blancs où je n'étais pas voulu ou le bienvenu. À l'époque, il n'y avait pas de téléphones cellulaires pour filmer comment j'étais traité, pas de stations de télévision en diffusion continue, pas de réseaux sociaux pour démontrer comment les choses se passent vraiment ou pour m'appuyer ou condamner les gestes. Mais je me souviens exactement comment je me sentais à 8 ans. Je me sentais impuissant. J'avais l'impression de ne pas être vu ou entendu ou compris. Quand je vois les événements dans les jours qui ont suivi le meurtre de George Floyd à Minneapolis, une ville où j'ai été entraîneur et que j'ai déjà appelé mon chez-moi, je vois que beaucoup de personnes continuent de ressentir les mêmes choses - impuissants, frustrés, invisibles, en colère. Je comprends l'outrage parce qu'on dirait que la liste continue de s'allonger: Ahmaud Arbery, Breonna Taylor, George Floyd. Les injustices continuent de s'accumuler et rien ne semble changer.

«Cinquante-quatre ans plus tard, mon fils est âgé de 8 ans et je regarde le monde dans lequel il grandit et je me demande si les choses ont vraiment changé. À quelle fréquence est-il jugé au premier regard? Grandit-il dans un monde où il est vu, entendu et compris? Se sent-il impuissant? Sera-t-il traité comme George Floyd ou Ahmaud Arbery? Qu'avons-nous vraiment fait en 54 ans pour rendre le monde de ce garçon de 8 ans meilleur que celui dans lequel j'ai vécu? Nous devons être meilleurs et mieux agir.»

En Allemagne, l'international américain Weston McKennie, du FC Schalke 04, portait un brassard en référence au décès de Floyd. Le milieu de terrain avait écrit «Justice pour George» sur un ruban blanc collé autour de son bras gauche.

Un plan pour les Internationaux des États-Unis malgré la pandémie

Tennis

Un plan pour les Internationaux des États-Unis malgré la pandémie

Des vols nolisés pour l'arrivée des joueurs à New York pour les Internationaux des États-Unis et un nombre limite d'accompagnateurs provenant d'Europe, de l'Amérique du Sud et du Moyen-Orient. Des résultats négatifs à des tests de dépistage avant le voyage. Des résidences centralisées. Des prises de température quotidiennes.

Aucun spectateur. Un nombre réduit d'officiels sur le terrain. Aucun accès aux vestiaires lors des jours d'entraînement.

Toutes ces idées font partie des réflexions en prévision des Internationaux des États-Unis - s'ils sont présentés cet automne malgré la pandémie de coronavirus - et elles ont été décrites à l'Associated Press par une dirigeante du tournoi du Grand Chelem.

«C'est une situation qui évolue constamment», a dit Stacey Allastar, directrice générale du volet professionnel de l'Association américaine de tennis (USTA), lors d'un entretien téléphonique, samedi.

«Aucune décision n'a encore été prise», a-t-elle ajouté.

Une fois cette mise en garde faite, Allaster a ajouté que si l'USTA avait le feu vert pour présenter le tournoi, elle s'attend à ce qu'il ait lieu au même endroit que d'habitude et au même moment. Les matchs du tableau principal doivent commencer le 31 août.

«Nous continuons à travailler, je dirais à 150 %, sur la conception d'un environnement sécuritaire pour la présentation des Internationaux des États-Unis au Centre national de tennis Billie Jean King à New York lors des dates prévues. C'est ce à quoi je pense - notre équipe pense - chaque matin en me levant, a dit Allaster. L'idée d'un site alternatif, de dates alternatives... nous devons y penser, mais ce n'est pas vers quoi nous travaillons.»

Allaster a précisé qu'une annonce devrait avoir lieu dans la deuxième moitié du mois de juin.

Les activités de l'ATP, de la WTA et de l'ITF sont suspendues depuis mars et ne reprendront pas avant la fin juillet, dans le meilleur des scénarios.

Les Internationaux de France ont été remis de mai à septembre, tandis que Wimbledon a été annulé pour une première fois depuis 1945.

Puisque le tennis est géré par plusieurs organisations, aucun protocole global concernant la COVID-19 n'a été mis en place.

«Je crois que tout le monde peut s'entendre sur certains principes fondamentaux concernant la santé des participants, le respect des mesures locales et la minimisation des risques de transmission du virus, a dit Stuart Miller, qui gère la politique de retour au jeu de l'ITF. Mais ensuite, il faut rentrer dans les détails.»

L'USTA souhaite notamment augmenter le nombre de vestiaires - incluant dans son complexe intérieur qui a été transformé en hôpital temporaire pendant la pointe de la pandémie à New York - et améliorer le système d'aération en place. On songe aussi à interdire l'accès aux vestiaires sauf avant un match. Si quelqu'un voudrait se rendre à Flushing Meadows pour s'entraîner, alors «il viendrait, s'entraînerait et retournerait à l'hôtel», a dit Allaster.

Le plan de l'USTA a été présenté à un groupe de superviseurs médicaux vendredi. Il sera maintenant évalué par les responsables gouvernementaux.

David Price aide financièrement des joueurs des ligues mineures

Baseball

David Price aide financièrement des joueurs des ligues mineures

LOS ANGELES — Les joueurs des filiales des ligues mineures des Dodgers de Los Angeles auront un bonus dans leur chèque, courtoisie du lanceur étoile David Price.

Il donnera 1000 $ à chacun des 220 joueurs, a annoncé un porte-parole de l’équipe, samedi.

Les joueurs continueront aussi à recevoir leur allocation de 400 $ par semaine au moins jusqu’à la fin du mois de juin.

Price n’a toujours pas joué un match de saison régulière avec les Dodgers puisque le début de la campagne a été retardé par la pandémie de coronavirus. Les Dodgers ont acquis ses services des Red Sox de Boston en février.

Le lanceur gaucher âgé de 34 ans écoule un contrat de sept saisons d’une valeur de 217 millions, qui arrivera à échéance après la campagne 2021. Il devait toucher un salaire de 32 millions cette saison, dont la moitié provenant des Red Sox. Cependant, son salaire sera connu une fois que le Baseball majeur et l’Association des joueurs auront trouvé un terrain d’entente sur la compensation salariale si le jeu peut reprendre.

Feu vert pour la F1 en Autriche, la saison peut démarrer

Course automobile

Feu vert pour la F1 en Autriche, la saison peut démarrer

VIENNE — Avec l’accord très attendu des autorités autrichiennes à l’organisation d’un Grand Prix en juillet, la Formule 1 va de nouveau faire rugir ses moteurs et lancer une saison bouleversée par la pandémie de coronavirus.

Le ministère de la Santé a donné samedi son feu vert à la tenue de deux Grand Prix à Spielberg les 5 et 12 juillet, jugeant les conditions de sécurité réunies pour la tenue des courses.

L’objectif annoncé des promoteurs de la F1 était de pouvoir démarrer en Autriche une saison qui aurait dû s’ouvrir en Australie, au mois de mars, alors que l’épidémie se propageait dans le monde entier.

À ce stade, il est prévu que les courses sur le circuit du Red Bull Ring, dans le centre du pays, se déroulent à huis clos.

«Les organisateurs ont présenté un concept de sécurité complet et professionnel» pour prévenir de nouveaux cas de contamination au coronavirus, s’est félicité le gouvernement autrichien.

«En plus de mesures d’hygiène strictes, le concept prévoit également des tests et des bilans de santé réguliers pour les équipes et tous les autres employés», ajoute le ministère.

Le gouvernement souhaitait notamment que l’évènement soit organisé en « circuit fermé », c’est-à-dire sans contact avec l’extérieur, à l’exception des Autrichiens impliqués dans la gestion de la course.  

Deux courses pour des «surprises»

Des médias autrichiens ont évoqué l’organisation de vols spéciaux pour acheminer les écuries alors que le trafic aérien international restera encore réduit pour de nombreuses semaines.

L’Autriche, qui a enregistré moins de 700 décès de la COVID-19, a progressivement allégé depuis mi-avril les restrictions mises en place pour combattre l’épidémie et n’a pas enregistré de rebond des contaminations.

«Il est très important que la Formule 1 démarre», s’est réjoui samedi Helmut Marko, un des responsables de l’écurie Red Bull, très actif dans les négociations avec le gouvernement autrichien. Vainqueur des 24 Heures du Mans en 1971, il est lui-même natif de Graz, non loin du circuit.

Inédite, la tenue de deux courses sur le même circuit à une semaine d’intervalle pourrait réserver « des surprises », prédit l’ancien pilote, en permettant aux écuries d’affiner leurs réglages d’une épreuve à l’autre.

Red Bull, qui sera pour ainsi dire chez elle, a remporté les deux dernières éditions du Grand Prix d’Autriche avec le Néerlandais Max Verstappen.

Après le report sine die de plusieurs courses (Bahreïn, Vietnam, Chine, Pays-Bas, Espagne, Azerbaïdjan, Canada, Grande-Bretagne) ou l’annulation de quatre d’entre elles (Australie, Monaco, France, Pays-Bas), la F1 espère pouvoir tenir l’ensemble de son championnat entre juillet et décembre, même si les inconnues sont encore nombreuses.

Le «plateau» de la F1 pourrait se rendre après l’Autriche en Hongrie voisine, dont le GP a toujours été prévu le 2 août. Il serait ensuite attendu sur le circuit de Silverstone (Grande-Bretagne) mais devra pour cela attendre le feu vert des autorités britanniques qui imposent pour le moment des obligations de quarantaine aux personnes venant d’autres pays.

Selon la suite du scénario envisagé, le GP de Belgique à Spa-Francorchamps serait maintenu le 30 août, également à huis clos. Le championnat se terminerait en décembre à Abou Dabi et compterait entre quinze et dix-huit épreuves, au lieu de vingt-deux, initialement prévues.

Il serait organisé par aires géographiques (Europe en juillet-août, Eurasie, Asie et Amériques en septembre-octobre-novembre, Moyen-Orient en décembre).

Parmi les précautions sanitaires arrêtées par les organisateurs figurent la limitation du nombre de personnes sur le paddock, des contrôles de santé au départ, à l’arrivée, puis tous les deux jours. Les équipes seraient isolées les unes des autres sur les circuits, ainsi que du grand public en dehors (vols, transports sur place, hôtels).

Les championnats auront-ils la même valeur en 2020?

Sports

Les championnats auront-ils la même valeur en 2020?

MONTRÉAL — Les ligues professionnelles nord-américaines qui reprendront leurs activités iront de l’avant avec leur championnat, mais en adaptant les règles ou admettant plus d’équipes en éliminatoires. Ces championnats auront-ils la même valeur que ceux gagnés «à la régulière» ?

La Ligue nationale de hockey, si elle reprend ses activités, disputera un tournoi éliminatoire auquel 24 équipes participeront. Si le baseball majeur et ses joueurs parviennent à s’entendre, ils disputeront possiblement une demi-saison et 14 équipes au lieu de 10 participeront aux séries. La MLS songe à réunir tout son monde en un seul endroit — Orlando ? — pour disputer sa saison 2020 dans un tournoi de type «Coupe du monde». La Ligue canadienne de football pourrait ne disputer que huit matchs avant de procéder aux éliminatoires.

Ce n’est pas la première fois que des ligues professionnelles ont à disputer des championnats après des saisons écourtées : la LNH l’a fait en 2013 et 1995, tandis que le baseball majeur a disputé deux portions de calendrier autour d’une grève, en 1981, donnant lieu à un scénario éliminatoire atypique, dont les amateurs montréalais se rappellent douloureusement.

Steve Rogers et les Expos de Montréal ont remporté la deuxième moitié de calendrier en 1981 pour se qualifier en séries. Après avoir éliminé les puissants Phillies de Philadelphie au premier tour, ils se sont butés aux Dodgers de Los Angeles en série de championnat et ces derniers en ont profité pour remporter la Série mondiale.

Qu’en pense Rogers ?

«Bien sûr que c’est un championnat qui a la même valeur. Contre les Phillies et les Dodgers, nous n’avions pas l’impression que l’enjeu était moins grand, au contraire. La victoire des Dodgers en Série mondiale cette année-là ne vaut pas moins que toutes les autres Séries mondiales disputées avant ou celles disputées après. Si nous avions gagné, nous aurions été tout autant satisfaits.»

«À mon avis, chaque championnat a la même valeur, a renchéri l’ex-capitaine et directeur général du Canadien, Bob Gainey, qui est bien heureux que la LNH admette plus d’équipes en séries. Dans les années 70, des joueurs qui avaient évolué dans les années 50 nous disaient que le hockey n’était plus pareil, que c’était plus facile de gagner parce qu’il y avait plus d’équipes. Mais c’était mon temps, ma réalité et je devais faire de mon mieux avec la situation que j’avais devant moi.»

«Cette année, les équipes [de la LNH] vivront une situation différente de toutes les autres. Mais l’équipe qui va gagner la Coupe Stanley devra accomplir de grandes choses pour cela. Si j’étais un joueur et que j’avais la chance de participer aux séries éliminatoires cet été, j’y serais en donnant tout ce que j’ai pour pouvoir remporter cette coupe.»

Le nombre de matchs pourrait être radicalement réduit aussi dans la LCF, qui songe à disputer huit ou neuf rencontres à compter du 1er septembre. Ses artisans ne sentent pas que l’exploit des vainqueurs sera moindre.

«Assurément pas. Peu importe le nombre de matchs disputés, un championnat demeure un championnat», a déclaré l’entraîneur adjoint de la ligne à l’attaque des Alouettes, Luc Brodeur-Jourdain, vainqueur de la Coupe Grey en 2009 et 2010.

«Au terme de tout ça, personne ne va avoir de mauvais souvenirs de cette saison. Personne ne va dire plus tard : "On a gagné, mais on a juste joué huit matchs". Ça va ressembler davantage à une saison de football universitaire, où en huit matchs, il se passe beaucoup de choses.»

Si d’y attacher la même valeur peut de prime abord paraître évident, la discussion a tout de même eu lieu.

«Absolument. Nous avons discuté abondamment de l’intégrité de la Coupe Stanley, a admis le capitaine des Maple Leafs de Toronto, John Tavares. Je crois que quiconque a l’occasion d’y graver son nom souhaite devoir le mériter comme les joueurs avant lui. Compte tenu des circonstances, ce ne sera pas le scénario parfait.»

Au contraire, croit le capitaine des Flames de Calgary, Mark Giordano. Remporter la Coupe Stanley en 2020 pourrait signifier un plus grand exploit.

«Nous affronterons des clubs qui seront pratiquement 100 % en santé. Les joueurs blessés auront récupéré et la fatigue ne sera pas un facteur», a-t-il noté. Lorsque les gens parlent d’astérisques, je pense qu’ils font davantage référence aux équipes qui ne se seraient pas qualifiées en temps normal. Ce n’est pas notre cas : nous aurions été des séries peu importe le scénario.

«Je pense que cette coupe sera plus difficile à gagner que n’importe quelle autre, en raison du nombre de tours et de la bonne santé des participants.»

Son entraîneur-chef, Geoff Ward, est de son avis.

«Pour soulever la coupe, nous devrons gagner cinq séries, une de plus qu’à l’habitude. S’il y a un astérisque, ça voudra dire que ça a potentiellement été la coupe la plus difficile à gagner. Je ne vois rien qui diminuera l’exploit de l’équipe qui l’emportera en 2020.»

Seul bémol : les championnats gagnés en 2020 risquent de l’être devant des gradins déserts, seul point qui pourrait faire ombrage aux conquêtes des prochains mois.

«Sans partisans, ce sera complètement différent, a indiqué le directeur général du Tricolore, Marc Bergevin. Mais regardons en 2013, ç’a été une saison de 48 matchs. Remporter la Coupe Stanley, c’est remporter la Coupe Stanley. C’est toute une corvée. C’est environ 50 jours de tournoi. C’est l’un des trophées les plus difficiles à gagner à cause de l’ampleur de la tâche. Ça, ça ne change pas.» Avec  Donna Spencer et Joshua Clipperton

Les évènements sportifs reprennent lundi en Angleterre

Soccer

Les évènements sportifs reprennent lundi en Angleterre

MANCHESTER — Les évènements sportifs pourront recommencer à compter de lundi en Angleterre, sans la présence de spectateurs et à condition de respecter les protocoles gouvernementaux liés au coronavirus.

Le gouvernement a dévoilé samedi les directives pour les organisations sportives, alors que les mesures de confinement causées par la COVID-19, mises de l’avant en mars, sont davantage allégées.

Cette décision ouvre la porte vers une relance, le 17 juin, de la Premier League de soccer du Royaume-Uni, la plus lucrative au monde. Les directives incluent le maintien des mesures de distanciation sociale lors des matchs «pendant toute dispute entre les joueurs et les arbitres, ou lors des célébrations suivant un but.»

Des organisateurs de courses de chevaux et de tournois de snooker ont déjà prévu tenir des évènements lundi, en anticipation du retour des manifestations sportives après une interruption de 11 semaines.

«L’attente est terminée», a déclaré le secrétaire à la Culture, Oliver Dowden.

«Les sports britanniques en direct seront bientôt de retour dans des environnements sécuritaires et soigneusement contrôlés.»

Les athlètes et autres membres du personnel devront se déplacer individuellement en direction des sites et par moyen de transport privé où c’est possible. Des tests de dépistage de symptômes du coronavirus seront obligatoires avant d’entrer au stade.

Où il ne sera pas possible de maintenir la distanciation sociale — garder deux mètres de distance — les activités devront faire l’objet d’une évaluation des risques et être atténuées.

«Ces directives offrent le cadre sécuritaire permettant aux sports de reprendre les compétitions à huis clos. Il reviendra aux organisations sportives sur une base individuelle de confirmer qu’elles peuvent respecter ces protocoles et décider s’il est approprié, pour elles, de recommencer», a déclaré Dowden.

«Il s’agit d’un moment significatif pour le sport britannique. En travaillant avec des cliniciens du début à la fin [du processus], nous instaurons les environnements les plus sécuritaires possible pour chacune des personnes impliquées.»

Le premier évènement majeur à être présenté après la relance devrait être le 2000 guinées Stakes, une course de chevaux qui doit avoir lieu samedi prochain à Newmarket, avec des jockeys portant des masques.

Par ailleurs, le gouvernement n’est pas encore prêt à permettre la tenue de la pratique de sports à des fins participatives, privant les citoyens de l’opportunité de jouer au cricket ou au soccer dans un parc.

«Nous travaillons fort pour relancer le sport communautaire de façon sécuritaire aussi, afin que les gens puissent se réunir avec leurs propres coéquipiers de soccer, rugby ou de cricket et retourner sur les terrains, dans les champs ou sur les pistes d’athlétisme», a déclaré le ministre des Sports, Nigel Huddleston.

«Mais nous allons le faire seulement lorsque ce sera sécuritaire et approprié de le faire, à partir des recommandations scientifiques.»

Toutefois, le gouvernement autorisera, à partir de lundi, les groupes de six personnes venant de lieux résidentiels différents à s’exercer à l’extérieur à condition de garder un écart de deux mètres. En ce moment, seulement deux personnes de différentes résidences peuvent se rencontrer.

Le champion marqueur Leon Draisaitl a appris de ses moments difficiles

LNH

Le champion marqueur Leon Draisaitl a appris de ses moments difficiles

Après un faux départ dans sa carrière, Leon Draisaitl est devenu un très, très bon joueur — au point où il a éclipsé la super-vedette Connor McDavid dans la course au championnat des marqueurs de la LNH.

Draisaitl, qui est âgé de 24 ans, a inscrit 110 points, dont 43 buts, en 71 matchs la saison dernière, soit 13 points de plus que McDavid, et il a reçu le trophée Art-Ross à la suite de l’annulation de la fin du calendrier régulier de la LNH, plus tôt cette semaine.

«J’en suis très fier, a dit Draisaitl lors d’une conférence téléphonique, plus tôt cette semaine. J’ai connu un cheminement particulier, ça ne fait pas de doute.»

Le début du cheminement a été un peu houleux.

Les Oilers ont sélectionné Draisaitl avec le troisième choix du repêchage de 2014 et il a participé à 37 matchs de la LNH l’automne suivant, avant d’être renvoyé au niveau junior. Puis, à l’automne 2015, Draisaitl s’est présenté au camp des Oilers avec la ferme intention de gagner un poste, mais il a finalement commencé la campagne en jouant six matchs dans la Ligue américaine.

Si ces rétrogradations ont peut-être été décevantes à l’époque, les heures supplémentaires dans les mineures ont finalement porté fruit.

«Je ne crois pas que j’étais prêt à l’époque, a admis Draisaitl. C’est correct de faire un pas vers l’arrière. Ç’a été bénéfique dans mon cas. En fin de compte, c’est probablement la meilleure chose qui m’est arrivée — de retourner dans le junior et de commencer la saison suivante dans la Ligue américaine. Parfois, ce n’est pas une mauvaise idée de prendre un peu de recul et d’avancer à votre propre rythme.»

Le rythme de Draisaitl a certainement augmenté au fil des ans.

En compagnie de McDavid, il a joué un rôle important dans les succès des Oilers, qui occupaient le deuxième rang de la section Pacifique avec 83 points quand la LNH a mis sa saison sur pause le 12 mars en raison de la pandémie de coronavirus.

McDavid a beau être le visage des Oilers et l’un des visages de la LNH, dans le vestiaire, c’est leur équipe.

« C’est bien d’avoir gardé le même noyau de joueurs pendant autant d’années et de voir les joueurs et l’équipe grandir, a dit Draisaitl. C’est spécial de faire partie de ce groupe et nous avons un énorme potentiel. »

Draisaitl est aussi conscient qu’il est devenu le visage du hockey en Allemagne, là où le sport continue de progresser.

« Le hockey progresse dans la bonne direction en Allemagne, a insisté Draisaitl. Ce n’est pas le sport le plus populaire, mais c’est comme ça. Je pense quand même que nous pourrions devenir un bon pays de hockey. »

La LNH a dévoilé son plan de relance plus tôt cette semaine et les Oilers affronteront les Blackhawks de Chicago en ronde de qualification si le jeu reprend.

Draisaitl et McDavid ont commencé la saison sur le même trio, comme ce fut souvent le cas par le passé, mais ils ont été séparés en décembre pour compliquer les plans de l’adversaire. Draisaitl a aussi tiré seul la charrue quand McDavid est tombé au combat en février.

«Ce qu’il a accompli pour notre groupe est exceptionnel, a dit McDavid au sujet de Draisaitl. Il a aidé l’équipe, mais il m’a aussi énormément aidé à un niveau personnel.»

Draisaitl a franchi le cap des 100 points lors des deux dernières campagnes, après des saisons de 50, 77 et 70 points. Le défenseur des Oilers Darnell Nurse croit que la progression de Draisaitl a été naturelle.

«Il a toujours été très confiant et très talentueux. Il n’arrête jamais de travailler, a dit Nurse. Il n’a pas changé grand-chose. Il ne fait que continuer à jouer au hockey.»

N’aimant pas trop se vanter, Draisaitl a tenu à partager l’honneur pour son championnat des marqueurs.

«Il y a toujours des personnes qui vous ont aidé à vous rendre ici, a-t-il dit. Vous rêvez d’accomplir des choses comme ça, mais tant que vous n’y arrivez pas, ça semble très loin.»

Alexis Lafrenière, meilleur espoir de la LCH

Hockey

Alexis Lafrenière, meilleur espoir de la LCH

TORONTO — L’attaquant Alexis Lafrenière, de l’Océanic de Rimouski, a gagné le prix du meilleur espoir de la Ligue canadienne de hockey.

Meilleur marqueur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec une récolte de 112 points, dont 35 buts, Lafrenière est le patineur nord-américain le mieux classé en prévision du prochain repêchage de la LNH dans le classement final de la Centrale de recrutement de la LNH.

L’attaquant âgé de 18 ans et originaire de Saint-Eustache a aussi été proclamé joueur le plus utile à son équipe après avoir remporté la médaille d’or avec le Canada à l’occasion du Championnat du monde junior 2020 de l’IIHF.

Depuis qu’il a été choisi par l’Océanic au premier rang du repêchage de la LHJMQ en 2017, Lafrenière a inscrit 114 buts et ajouté 183 aides pour un total de 297 points en 173 rencontres en carrière.

Il est aussi finaliste pour le prix de joueur de l’année dans la LCH, honneur qu’il a remporté il y a un an.

«J’aimerais simplement dire un gros merci pour le trophée du meilleur espoir, a mentionné Lafrenière dans un communiqué. C’est un réel honneur pour moi. J’ai eu la chance de jouer avec une équipe incroyable à Rimouski, donc c’est une distinction très spéciale.»

Les autres finalistes pour le prix du meilleur espoir étaient Quinton Byfield, des Wolves de Sudbury, dans la Ligue de l’Ontario, et Kaiden Guhle, des Raiders de Prince Albert, dans la Ligue de l’Ouest.

NBA: le commissaire Silver veut reprendre la saison le 31 juillet

Basketball

NBA: le commissaire Silver veut reprendre la saison le 31 juillet

LOS ANGELES — La saison de la NBA de retour le 31 juillet ? C’est la date visée par son patron Adam Silver, dont le plan de reprise, avec des matchs à huis clos sur le site de Disney World, sera soumis au vote des propriétaires jeudi prochain.

La volonté affichée par Silver de concentrer ses efforts pour reprendre la saison suspendue depuis le 11 mars et le test positif au coronavirus du Français Rudy Gobert, du Jazz de l’Utah, a pris un tour un peu plus concret vendredi.

Une semaine après que la NBA eut confirmé avoir jeté son dévolu sur le site unique de Disney World en Floride, son commissaire a informé les patrons des franchises, lors d’une réunion téléphonique, « que le 31 juillet est la date visée », ont rapporté le site internet The Athletic et le Los Angeles Times, citant des sources anonymes.

Pour les fans de basketball, cette date fait office de phare enfin visible, dans le brouillard d’incertitudes causé par la pandémie de COVID-19, qui n’avait pas désépaissi en plus de deux mois. 

Si aucune décision d’aucune sorte n’a été prise au cours de cette réunion où de multiples scénarios ont été évoqués, ESPN affirme que les patrons de clubs vont voter jeudi prochain en faveur d’un plan de reprise impliquant 20 ou 22 équipes.

«Scénario juste»

Le format privilégié par Adam Silver consiste à jouer quelques matchs restants de la saison régulière, puis organiser des barrages pour les séries éliminatoires avec les équipes se trouvant à six victoires ou moins de la 8e place dans chaque conférence. Lesquelles sont, au regard du dernier classement, La Nouvelle-Orléans, Phoenix, Portland, Sacramento, San Antonio à l’Ouest, et Washington à l’Est.

Favorable à des séries éliminatoires élargies, le propriétaire des Mavericks de Dallas, Mark Cuban, a estimé sur ESPN que «c’est un scénario juste, cela crée de l’excitation, cela donne à tous les joueurs une raison de jouer, pour la plupart».

La NBA a besoin d’une majorité des trois quarts des propriétaires pour approuver un plan de retour au jeu, et certains ont déjà exprimé le souhait de le faire. «Nous sommes derrière (Silver) sur ce point», a déclaré l’un d’eux à ESPN.

Ce qui semble acté en tout cas, c’est le refus de finir toute la saison régulière. « Ils ne veulent absolument pas jouer », a dit au Los Angeles Times un autre dirigeant, à propos des propriétaires d’équipes n’ayant aucune chance de se qualifier pour les séries éliminatoires.

The Athletic et ESPN ont révélé les résultats d’un sondage effectué par la NBA auprès des directeurs généraux des 30 franchises.  

Épilogue le 1er octobre ?

Une courte majorité (53 %, soit 16 sur 30) voudrait que le championnat reprenne directement avec les séries éliminatoires, et 16 qualifiés déterminés par le classement au soir du 11 mars. Et la moitié des 14 équipes restantes, non concernées par ces séries éliminatoires dans un tel scénario, préfèrent ne pas finir la saison régulière.

La proposition de reprendre à partir des séries éliminatoires a remporté plus de votes que les trois autres réunies, dont celle que Silver compte précisément soumettre au vote des propriétaires jeudi prochain, et qui n’a séduit que 27 % des directeurs généraux.

Certains autres imaginaient disputer des barrages pour les séries éliminatoires, soit avec élimination directe, soit avec une phase de groupes sur le modèle de la Coupe du monde de soccer (17 %), et une minorité préférait finir l’intégralité de la saison régulière (3 %).

Si les directeurs généraux préfèrent conserver le format traditionnel des séries éliminatoires, 47 % d’entre eux (14 sur 30) se disent favorables à déterminer l’ordre des têtes de série indépendamment des conférences, selon le classement général de 1 à 16. Normalement, huit têtes de série sont désignées dans chaque conférence, selon le classement de la 1re à la 8e place.

Enfin, le sujet qui a divisé le plus les directeurs généraux concerne la date souhaitée pour finir la saison. L’option la plus plébiscitée (30 %) est qu’elle se termine au plus tard le 1er octobre, pour laisser assez de temps avant d’entamer l’exercice 2020-21 en décembre.