Capitales

Scalabrini ne veut pas se priver des Cubains

Malgré l’incertitude qui persiste quant à la date d’arrivée des joueurs cubains, le gérant des Capitales Patrick Scalabrini n’est pas prêt à s’en priver, cette saison. «On va les voir dans l’uniforme des Capitales en 2019, je ne sais juste pas quand», disait-il avant le match d’ouverture locale au Stade Canac, mardi.

L’arrêt-court Yordan Manduley, le premier-but Stayler Hernandez et le releveur Vladimir Garcia se trouvaient à Mexico, ces derniers jours, pour y faire une demande de visa à l’ambassade canadienne. Il y aurait eu un développement positif, mardi, à la veille du retour des trois joueurs vers La Havane, où ils attendront le signal pour revenir chercher les papiers officiels au Mexique avant de s’amener à Québec.

«Le fait qu’ils soient en retard pour le début de la saison n’est pas la faute de Cuba. C’est juste plus compliqué, cette année», notait le gérant.

Selon les échos entendus, mardi, il pourrait y avoir un dénouement d’ici une semaine, mais l’attente risque aussi d’être plus longue. Peu importe, Scalabrini ne veut pas s’en priver, même si leur absence le prive de joueurs de qualité.

«Si ça devait prendre encore trois semaines, on va essayer d’aller chercher des joueurs en mesure de nous aider. Pour l’instant, je suis inquiet parce que c’est plus long que d’habitude», notait l’homme de baseball.

Jeux panaméricains

Scalabrini n’est pas au bout de ses peines, car même si les Cubains s’amenaient, ils devraient repartir pour participer aux Jeux panaméricains du 26 juillet au 11 août, à Lima, au Pérou. Quelques lanceurs canadiens s’y rendront aussi, comme Scott Richmond et Dustin Molleken.

«On ne trouverait jamais la même qualité de joueurs pour prendre leur place. Il sera difficile de les voir repartir, mais ils reviendront à temps pour qu’on fasse notre poussée en prévision des séries.»

Le gérant ne connaît pas Hernandez et Garcia personnellement, mais ne doute pas de leur potentiel. Garcia est un lanceur d’expérience tandis que Hernandez a frappé 20 circuits, la saison dernière, en «Serie Nacional» de Cuba. Pour ce qui est de Manduley, il est le champion frappeur en titre de la Ligue Can-Am et un magicien en défensive.

«Manduley est un membre de la famille, on va l’attendre le temps qu’il faudra et le prendre lorsqu’il arrivera. Il sera avec nous dans les séries… Sans trop les connaître, on aime aussi les deux autres et le dossier est assez avancé pour qu’on les attende.»

Sports

Des capsules pour contrer l’intimidation dans le milieu sportif [VIDÉO]

En réalisant plusieurs capsules pour prévenir et contrer l’intimidation dans le milieu sportif, l’organisme Sport’Aide vient combler un besoin qui tardait à être comblé. «La violence en milieu sportif est présentement sur l’agenda de tout le monde», se réjouit Sylvain Croteau.

Le directeur général de Sport’Aide a participé au lancement de ces capsules, mardi, à l’auditorium de l’école secondaire de L’Ancienne-Lorette, bien représentée dans le projet puisque des étudiants ont été invités à y jouer de la figuration dans les différentes situations mises en scène.

«Les capsules sont destinées aux victimes, aux témoins, aux entraîneurs, aux dirigeants, aux parents. Elles sont déjà diffusées sur les réseaux sociaux. Il y avait une nécessité de fournir des outils d’intervention et des activités de sensibilisation, car curieusement, il n’existait encore rien à ce niveau dans le monde du sport», précisait-il.

Le sport peut faire vivre les plus belles émotions imaginables. Mais il y a aussi un autre côté à la médaille, puisqu’il recèle son lot de noirceur.

«Les études le démontrent, on peut voir jusqu’à des pointes de 40 % des jeunes qui sont victimes de violence psychologique, d’intimidation, c’est énorme. Il importait pour nous de faire quelque chose à ce sujet. Lorsqu’on est victime, il faut savoir qu’on n’est pas seul. On a l’impression de l’être, mais il y a toujours quelqu’un qui peut nous aider et à qui on peut se confier. Il faut aussi que les témoins agissent, car lorsqu’ils le font sur-le-champ, l’intimidation cesse dans les secondes», souligne celui qui invite les parents d’être à l’écoute de leurs enfants, surtout lorsque ceux-ci arrivent à un âge où les confidences sont plus difficiles à arracher.

La problématique de l’intimidation n’est pas unique au monde du sport ni au Québec. Elle se retrouve partout, dans tous les milieux.

«Au Québec, on est un leader. Sport’Aide vient de participer à un panel d’experts, en Finlande, où l’on a présenté le modèle de notre organisme, les capsules sur l’intimidation. Depuis un an, il y a plein de choses qui s’emballent, on s’aperçoit que ce qu’on fait est unique. On pourrait aussi aller bientôt présenter le tout en Suède», ajoutait Sylvain Croteau.

Chargé de projet à Sport’Aide, dont la porte-parole est l’athlète paralympique Cindy Ouellet, Alexandre Baril a présenté les capsules aux étudiants de l’école secondaire de L’Ancienne-Lorette.

«Il se peut que tu te retrouves en situation peu agréable, que tu ne voies pas d’issue possible. Mais il y a moyen de s’en sortir. Seul, ça peut être difficile, il est important d’aller chercher de l’aide chez ceux qui te supportent. Il est aussi important pour les témoins d’agir, car il y a 85 % des chances que l’intimidation se passe en public. Il est important qu’on agisse tous ensemble pour contrer cette intimidation», disait-il à un auditoire à l’écoute.

Football

Quel sera le rôle de Luc Brodeur-Jourdain avec les Alouettes?

De retour avec un contrat d’une saison en poche, le vétéran centre Luc Brodeur-Jourdain ne sait pas quelle utilisation compte faire l’équipe de ses services cette saison, lui qui a été confiné au banc pour la majeure partie de la dernière campagne.

Celui qui disputera sa 11e saison avec les Alouettes n’a pratiquement pas vu d’action au premier jour du camp. Mais il ne s’en formalise pas du tout.

LHJMQ

Philippe Boucher prochain directeur général des Voltigeurs?

La pause de hockey de Philippe Boucher n’aura duré qu’une saison. Selon TVA Sports, l’ancien entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec serait nommé au poste de directeur général des Voltigeurs de Drummondville au cours des prochains jours.

Boucher avait remis sa démission après cinq saisons à la double fonction qu’il occupait à Québec au terme de la campagne 2017-2018, ce qui avait ouvert la porte au retour de Patrick Roy avec les Diables rouges. Il semble aussi que ce dernier serait reçu en entrevue pour le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa, cette semaine.

Le lien entre Boucher et les Voltigeurs n’est pas récent, puisqu’il avait été considéré pour remplacer Dominique Ducharme, la saison dernière, après son départ pour Montréal, où il avait été nommé entraîneur adjoint à Claude Julien. Boucher remplacerait Stéphanes Desroches, congédié après une saison dans le siège de directeur général des Voltigeurs.

De plus, son fils Matthew Boucher avait disputé la saison 2014-2015 avec eux avant de rejoindre son père à Québec, où il a connu trois bonnes saisons offensives en plus d’être le capitaine lors des deux dernières. Il vient de terminer sa première année à l’Université du Nouveau-Brunswick, avec qui il a remporté le championnat canadien universitaire, en mars dernier.

En plus de ses cinq saisons à la barre des Remparts, Philippe Boucher a aussi été le directeur général de l’Océanic de Rimouski pendant deux saisons. On lui doit, notamment, la nomination de Serge Beausoleil comme entraîneur-chef, poste qu’il occupe toujours en plus d’être le dg depuis le départ de Boucher. Les deux hommes s’étaient affrontés en finale de la Coupe du président en 2015, l’Océanic l’emportant en deuxième prolongation du septième match. Ils avaient aussi dirigé leur équipe respective au tournoi de la Coupe Memorial, cette année-là, à Québec.

Philippe Boucher, qui tient la chronique sur le site Internet de la LNH en plus de faire des interventions à la radio et à la télévision depuis qu’il a quitté les Remparts, a joué pendant 17 saisons dans la LNH, remportant la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh, en 2009.  

LNH

Patrice Bergeron en mission pour une deuxième Coupe Stanley

La prochaine fois qu’il participera à un but de son équipe, il deviendra le 100e joueur de l’histoire de la Ligue nationale de hockey à franchir le cap des 100 points en séries éliminatoires. Mais ce n’est pas ce qui anime Patrice Bergeron à l’approche de la finale de la Coupe Stanley. Le centre des Bruins de Boston a plutôt la tête à remporter le précieux trophée pour la seconde fois de sa carrière.

Pour l’instant, les Bruins sont dans l’attente de connaître leurs prochains adversaires pour la finale qui se mettra en branle au TD Garden de Boston, le lundi 27 mai. Les Blues détiennent une avance de 3-2 sur les Sharks de San Jose à l’approche du sixième match de la finale de l’Association de l’Ouest, mardi, à St. Louis.

«Pendant les séries, chaque journée de congé est bénéfique. Ça nous permet de nous reposer, de soigner les petits bobos de la saison et de bien nous préparer pour la prochaine ronde. Mais on ne change pas notre approche pour autant : on reste dans le moment présent, même à l’entraînement, et on ne regarde pas trop loin devant. Notre objectif est de toujours être prêts pour affronter n’importe qui. Peu importe qui on affrontera, on sait qu’il sera un rival de taille», a dit Bergeron en entrevue avec Le Soleil, lundi matin, tout juste avant une réunion d’équipe et une séance d’entraînement.

Les Bruins ont eu la main heureuse, en finale de l’Association de l’Est, en balayant les Hurricanes de la Caroline en quatre matchs. Ils ont aussi vaincu les Maple Leafs de Toronto en sept et les Blue Jackets de Columbus en six. Leur dernière sortie remonte à jeudi dernier. Ils auront bénéficié d’une pause de 10 jours entre leur dernier match et le premier de la finale. Après deux journées complètes de repos, en fin de semaine, ils sont retournés sur la glace, dimanche.

Troisième présence en finale

Il s’agira de leur troisième présence en finale depuis 2011, année où ils avaient remporté la Coupe Stanley en sept matchs contre les Canucks de Vancouver sur un but vainqueur de… Patrice Bergeron. En 2013, ils s’étaient inclinés en six contre les Black­hawks de Chicago.

«Je vois plusieurs similitudes entre les Bruins de 2011 et ceux de 2019. C’est la profondeur qui nous a amenés ici. Tout le monde contribue, chacun met l’épaule à la roue et n’a qu’un but, l’emporter.»

Il se fait élogieux à l’endroit du gardien Tukka Rask, véritable forteresse devant le filet. «Il est responsable en grande partie à notre présence en finale. Il est vraiment dans sa zone, il a volé des matchs en notre faveur dans les séries. Il joue de l’excellent hockey, c’est toujours très important de compter sur un gardien comme lui», estime celui qui avait vu le gardien Tim Thomas être nommé joueur le plus utile des séries lors de la conquête de 2011.

Trio dominant

Bergeron pivote pour sa part l’un des meilleurs trios des présentes séries entre Brad Marchand et David Pasternak. Ses deux ailiers figurent parmi les plus productifs pointeurs de la Ligue, ce printemps, tandis que Bergeron vient au quatrième rang avec huit buts.

«Il y a beaucoup de communication entre nous. On regarde souvent des vidéos pour voir ce qu’on peut améliorer. La chimie ne s’explique pas vraiment, mais sur la glace, on se trouve, on se voit, on réussit à se repérer. Et comme il n’y a pas beaucoup de temps pour créer des choses, ça nous aide», estime celui qui est en nomination pour la huitième fois au trophée Frank-Selke du meilleur attaquant défensif. Il l’a déjà remporté quatre fois depuis le début de sa carrière.

«Fort esprit de corps»

Mais les honneurs individuels et les statistiques personnelles ne le préoccupent pas du tout, par les temps qui courent. «Je ne pense pas du tout à cela, ça n’a aucune importance. Je suis juste fier de la manière que l’on joue. J’ai rarement vu un aussi fort esprit de corps. Nos jeunes m’impressionnent beaucoup. Ils ont beaucoup de caractère, ils réalisent de gros jeux, et les plus vieux, on fait notre travail, on se sert de notre expérience.»

Pour le reste, le vétéran de 15 saisons dans la LNH qui a disputé son 1000e match au cours de la dernière campagne ne crie pas victoire.

«Notre approche depuis le début a été de prendre les étapes une à la fois. Notre mot-clé est de vivre dans le moment présent, de remporter la bataille devant nous. En faisant cela et en ne regardant pas trop loin devant, on ne perd pas notre concentration. L’objectif n’était pas d’atteindre la finale; le plus gros reste à venir.»

À LIRE AUSSI : La loyauté au cœur du parcours de Patrice Bergeron

F1

Niki Lauda, miraculé de la F1, meurt à 70 ans

VIENNE — Un homme dans un cockpit en flammes, mort paisiblement quelques décennies plus tard : Niki Lauda, disparu lundi à 70 ans, était une légende de la F1 à jamais associée à son terrible accident de 1976.

«C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons que notre cher Niki s’est éteint paisiblement, lundi 20 mai 2019, entouré de sa famille», ont indiqué les proches de l’ancien pilote dans un courrier électronique cité par ces médias.

Le 1er août 1976, au volant de sa Ferrari sur le circuit du Nürburgring en Allemagne, sa Ferrari part brusquement dans le mur et s’enflamme. Il reste près d’une minute dans le cockpit, avant d’en être extrait par trois concurrents.

Les images du terrible accident du champion du monde en titre ont choqué le monde entier. Mais Lauda est un battant, qui va revenir à la vie.

Six semaines après avoir reçu l’extrême onction sur son lit d’hôpital, il prend à la stupéfaction générale le départ du Grand Prix d’Italie malgré sa souffrance, et de graves lésions au visage.

Cette saison-là, il lutte pour le titre jusqu’à la dernière course avec le Britannique James Hunt, finalement couronné. Cet affrontement épique, révélateur du caractère hors-norme de l’Autrichien, a été raconté en 2013 dans le film Rush, de l’Américain Ron Howard.

En 1977, le rescapé remporte son deuxième titre de champion de monde avec Ferrari. Il arrête la compétition fin 1979, pour fonder Lauda Air.

Capitales

Karl Gélinas prêt pour la rentrée locale

À son plus récent départ, en septembre 2018, Karl Gélinas n’avait même pas été en mesure d’effectuer un lancer. Quelques jours plus tard, on lui diagnostiquait une fracture du péroné de la jambe droite. Le temps ayant fait son œuvre, le vétéran lanceur reprend sa place sur le monticule, mardi, à l’occasion du match d’ouverture locale des Capitales.

Le début de saison de Gélinas a été retardé de quelques jours puisqu’une légère foulure au pouce droit l’a empêché d’affronter les Aigles, à Trois-Rivières, en fin de semaine. Il croisera plutôt le fer avec les Jackals du New Jersey, qui sont à Québec pour une série de trois matchs jusqu’à jeudi.

Ironie du sort, une blessure à un pouce avait aussi retardé un peu sa remise en forme, cet hiver. Pas le sien, mais celui de son frère, Éric.

«J’ai passé plusieurs semaines en Suède avec lui et il y avait un terrain synthétique où l’on pouvait se lancer. Il était mon receveur, mais il s’est fracturé le pouce au hockey et cela m’a empêché de lancer pendant quelques semaines», rigolait-il à propos de la malchance de son frère, hockeyeur professionnel.

Fin de saison prématurée

Gélinas s’était blessé à la jambe lors d’un départ, le 12 août. Il avait quand même lancé huit manches, ce jour-là. Il a obtenu deux autres départs, par la suite, mais sa saison a pris fin lors du quatrième match de la demi-finale contre les Boulders de Rockland. 

Il a ensuite porté une botte de stabilisation jusqu’au 11 octobre, s’en débarrassant à la veille d’un long voyage en Europe.

«J’ai eu besoin d’une autre période de quatre à six semaines avant que je me sente bien. J’ai boité pendant un petit bout de temps. Encore aujourd’hui, j’ai des raideurs quand je cours trop longtemps. On dirait que ma jambe était toujours en train de se reconstruire.»

Il assure ne plus être incommodé par une douleur quelconque lorsqu’il est sur le monticule. Mais quand vient le temps de faire des exercices spécifiques, ça se complique un peu. «Je saute quelques centimètres de moins de la jambe gauche que de la droite. Je ne sais pas si je vais retrouver la même flexibilité. Le fait d’avoir lancé sur ma jambe blessée à quelques reprises n’a pas aidé», a dit l’as de la rotation qui a conservé une fiche de 8-8 l’an passé.

Gélinas montre un dossier de 83-50 avec les Capitales en 12 saisons. L’équipe rentre à la maison avec une fiche de 1-3 depuis le début de la saison, les lanceurs ayant été malmenés par l’attaque des Aigles.

Sports

Les Aigles sortent les canons face aux Capitales

TROIS-RIVIÈRES — Huit circuits, autant de doubles et 39 points marqués: les frappeurs des Aigles ont fait la vie dure aux lanceurs des Capitales en fin de semaine. Arme de prédilection des Oiseaux en 2018, la puissance au bâton semble encore présente et bien vivante dans l’alignement de la cuvée actuelle: Trois-Rivières a remporté la première série de la saison, trois victoires contre une, face à un club de Québec déçu d’avoir offert une faible opposition. Les Aigles ont pris l’ascendant en signant un gain de 12-7, lundi après-midi.

«On savait qu’ils frapperaient cette saison, mais on espérait qu’ils ne frappent pas autant contre nous. En même temps, nous avons très mal lancé, on s’attendait à donner une meilleure opposition que ça», regrettait le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, qui doit se débrouiller avec l’absence de cinq joueurs d’impact en ce début de calendrier, dont trois Cubains et un Colombien.

LNH

Les Hurricanes entament la saison morte avec confiance

RALEIGH — Les joueurs des Hurricanes de la Caroline aborderont la saison morte avec confiance dans au moins un aspect : ils ne devraient pas avoir besoin d’attendre une décennie avant de participer de nouveau aux séries éliminatoires.

Ils espèrent que le noyau de l’équipe fera d’une qualification aux séries éliminatoires une habitude annuelle.

Les Hurricanes ont fait de leur première participation aux séries depuis 2009 une aventure beaucoup plus longue que ce qu’un peu tout le monde prévoyait. Ils ont atteint la finale de l’Association de l’Est avant de subir un balayage aux mains des Bruins de Boston.

Après avoir goûté à la grande valse printanière de la Ligue nationale de hockey, ce groupe composé principalement de jeunes joueurs veut de nouveau vivre l’expérience.

«Je pense que nous savons tous ce qu’il faut faire, d’abord pour nous rendre jusqu’aux séries éliminatoires puis de franchir ces difficiles séries», a déclaré l’attaquant Sebastian Aho lundi.

«Maintenant, nous sommes encore plus affamés.»

Il y a des raisons de croire que ce groupe de joueurs peut passer de la parole aux actes.

Tous les membres de l’unité défensive — incluant les jeunes étoiles Jaccob Slavin et Brett Pesce — sont sous le contrôle de l’organisation en vue de la prochaine saison. Six d’entre eux ont déjà des ententes contractuelles en poche tandis que Haydn Fleury est un joueur autonome avec compensation.

Teuvo Teravainen, l’un des attaquants-clés des Hurricanes, est sous contrat jusqu’en 2023-24. L’ailier Andrei Svechnikov a montré de belles aptitudes pendant sa saison recrue. Aho, qui sera également un joueur autonome avec compensation, semble être destiné pour signer une entente à long terme. Il a refusé de discuter de sa situation contractuelle.

«Bande d’idiots»

Ce noyau a contribué à transformer cette concession et à générer du divertissement — pendant et après les matchs — sur la patinoire.

Ils ont fait revivre ces bons vieux uniformes des Whalers de Hartford lors de deux matchs. Ils ont créé de spectaculaires chorégraphies d’après-match après des victoires à domicile. Ils ont encaissé avec honneur les commentaires peu élogieux de Don Cherry à leur endroit — faisant imprimer son commentaire «Bunch of Jerks» («Bande d’idiots») sur des chandails qui se vendaient 32 $ l’unité à la boutique souvenir de l’équipe. Lors des matchs éliminatoires devant leurs partisans, ils ont fait venir un cochon vivant nommé Hamilton.

Hockey

Huskies 6/Raiders 3: in extremis

HALIFAX — Tyler Hinam et Peter Abbandonato ont marqué un but important en troisième période et les Huskies de Rouyn-Noranda ont vaincu les Raiders de Prince Albert 6-3, lundi soir, lors du tournoi de la Coupe Memorial.

Alors que les deux équipes étaient nez à nez 3-3 dans les dernières minutes du troisième tiers, Hinam a sauté sur un retour de lancer pour faire scintiller la lumière rouge. Le défenseur Noah Dobson a été à l’origine de ce but en effectuant une superbe montée en zone adverse.

Abbandonato a donné un coussin de deux buts aux Huskies seulement 85 secondes plus tard alors que Dobson a scellé l’issue de la rencontre dans une cage déserte.

«Nous priions au banc de marquer le prochain but et, par chance, la rondelle a atterri sur la lame de mon bâton dans l’enclave et j’ai pu déjouer le gardien, a mentionné Hinam. J’étais très heureux.»

Hinam a inscrit deux buts. Félix Bibeau et Joël Teasdale ont aussi touché la cible pour les Huskies (1-1-0), qui sont champions de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Samuel Harvey a bloqué 30 rondelles dans la victoire.

Cole Fonstad, Brayden Pachal et Noah Gregor ont fait bouger les cordages pour les Raiders (0-2-0), les champions de la Ligue de l’Ouest. Ian Scott a réalisé 27 arrêts. Les Raiders devront absolument gagner leur prochain match pour rester en vie.

«Si nous jouons de cette façon, nous allons bien nous en tirer», a observé l’entraîneur-chef des Raiders, Marc Habscheid.

Une défaite d'abord

Cet affrontement mettait en vedette les deux équipes les mieux classées de la Ligue canadienne de hockey, mais les deux formations s’étaient inclinées à leur première partie du tournoi.

«C’était un match crucial pour nous après la défaite d’entrée de jeu, a affirmé l’entraîneur-chef des Huskies, Mario Pouliot. Nous savons que nous pouvons être meilleurs, mais cette victoire va nous aider à être plus en confiance.»

Les Huskies ont terminé leur saison avec un dossier de 59-8-1, notamment grâce à une séquence de 25 victoires, et ils ont perdu contre le Storm de Guelph en lever de rideau. Les Raiders ont pour leur part revendiqué une fiche de 54-10-4, au cours de laquelle ils ont signé une série de 19 triomphes, mais ils ont été défaits par les Mooseheads de Halifax, vendredi.

Habscheid estime que son équipe en avait fait assez pour quitter la surface glacée avec la victoire.

«Nous méritions un meilleur sort et nous aurions dû gagner cette rencontre, a-t-il souligné. Nous avons obtenu plusieurs occasions de marquer et nous avons frappé quelques poteaux. La rondelle n’a pas roulé pour nous.»

Hinam a ouvert le pointage dès la cinquième minute de jeu, surprenant Scott d’un tir en provenance du coin de la patinoire. Le gardien des Raiders n’a pas bien collé son poteau sur la séquence.

Fonstad, un choix de cinquième ronde du Canadien lors du dernier repêchage, a toutefois créé l’égalité moins de quatre minutes plus tard, quand il a fait le tour du filet pour déjouer Harvey. Les Raiders ont pris les devants après que Pachal eut décoché un tir sur réception à la suite d’une passe de Gregor.

La troupe de la Saskatchewan pensait rentrer au vestiaire avec une avance de 2-1, mais Aliaksei Protas a écopé une pénalité qui a permis à Teasdale d’inscrire son premier but du tournoi.

Bibeau a redonné une priorité d’un but aux Huskies lors du deuxième vingt. Jakub Lauko a fait de l’excellent travail derrière le filet de Scott et à son troisième effort, il a poussé le disque à Bibeau qui a fait mouche.

Quelques instants après ce but, ce sont les Raiders qui cette fois ont ramené les deux équipes à la case départ avant de retraiter au vestiaire. Gregor a enfilé l’aiguille alors qu’il ne restait que 2:17 à écouler.