Sports

La star des arts martiaux mixtes Conor McGregor prend sa retraite

LOS ANGELES — L'Irlandais Conor McGregor, star des arts martiaux mixtes (MMA), a annoncé lundi qu'il mettait, à 30 ans, un terme à sa carrière dans ce sport de combat où tous les coups sont permis ou presque.

«J'ai décidé de me retirer ce jour du sport autrefois connu sous le nom d'arts martiaux mixtes», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

«Je souhaite le meilleur à mes anciens collègues pour leurs compétitions à venir», poursuit-il.

Cette annonce a suscité beaucoup de scepticisme parmi les amateurs de MMA qui n'ont pas oublié que McGregor avait déjà annoncé en avril 2016 qu'il prenait sa retraite sportive.

McGregor, surnommé «The Notorious» (Le Célèbre) a longtemps été la figure de proue de l'UFC (Ultimate Fighting Championship), le principal organisateur de combats MMA aux États-Unis.

Il a détenu le titre UFC des poids plumes de 2015 à 2016 et des poids légers de 2016 à 2018.

Mais c'est en participant à un combat controversé de boxe anglaise face à la légende américaine Floyd Mayweather, en août 2017 à Las Vegas, qu'il a accédé à une notoriété mondiale et à la richesse.

L'Irlandais, spectaculaire et provocateur, aurait touché plus de 30 millions $ pour ce combat qu'il a perdu par arrêt de l'arbitre à la 10e reprise.

Depuis, McGregor a fait son retour dans un octogone, le ring de MMA, et s'est incliné face au Russe Khabib Nurmagomedov, sa quatrième défaite pour 21 victoires en MMA.

Il a eu maille à partir avec la justice américaine à deux reprises.

En avril 2018, il avait blessé deux combattants à New York après une conférence de presse de Nurmagomedov et de l'UFC à laquelle il n'était pas invité.

Il avait plaidé coupable de trouble à l'ordre public, ce qui lui a évité un procès et la prison. Il avait accepté d'effectuer des travaux d'intérêt général et de suivre une formation à la maîtrise de soi.

Début mars, il a de nouveau été arrêté, à Miami, après un incident devant une discothèque. Il est accusé d'avoir volé le téléphone portable d'un homme qui voulait le prendre en photo et d'avoir détruit l'appareil en le piétinant avant de s'enfuir avec.

Il avait été remis en liberté après le paiement d'une caution de 12 500 $.

Formule 1

Ferrari: le fils de Michael Schumacher pilotera en tests à Bahreïn

PARIS — Mick Schumacher, fils du septuple champion du monde Michael Schumacher, pilotera la Ferrari de 2019 lors des essais privés de Bahreïn le 2 avril et poursuivra le lendemain au volant de l'Alfa Romeo, ont annoncé mardi les deux écuries.

«Je suis plus que content», a affirmé le jeune pilote allemand cité dans un communiqué, en qualifiant ces essais de «grande expérience».

Le jeune homme, qui a eu 20 ans le 22 mars, aura fait ses débuts en Formule 2, l'antichambre de la F1, le week-end précédent à Bahreïn également. Il est membre depuis cette année de la Ferrari Driver Academy, la filière de jeunes pilotes de la Scuderia qui motorise aussi Alfa Romeo Racing (ex-Sauber). Il avait déjà piloté une F1 en 2017, une ancienne monoplace de son père.

L'un des deux pilotes officiels de Ferrari pour cette saison, son compatriote allemand Sebastian Vettel, effectuera lui la deuxième journée d'essais.

Le nom de Schumacher est étroitement associé à celui de Ferrari car son père a remporté cinq de ses sept titres mondiaux en F1 avec la Scuderia (2000, 2001, 2002, 2003 et 2004).

Il a été victime d'un accident de ski après son retrait de la compétition automobile en 2013 et n'a pas été vu en public depuis en raison d'importantes séquelles cérébrales.

Ferrari a également annoncé que le Britannique Callum Ilott, 20 ans, qui participe également au championnat de F2 cette année, effectuerait des essais similaires pour Alfa Romeo lors d'autres tests sur le circuit de Barcelone les 14 et 15 mai.

«Nous sommes très heureux de pouvoir donner à Mick et Callum l'occasion de conduire une F1», a souligné le patron de l'écurie Ferrari Mattia Binotto. «Ils sont des pilotes sur une pente ascendante» et «les tests à Bahrein et à Barcelone peuvent-être très utiles à cette étape de leur carrière», a-t-il estimé.

Remparts

Les Remparts ont la tête au prochain match [VIDÉO]

En avance 2-0 contre les Mooseheads de Halifax dans cette première ronde des séries éliminatoires de la LHJMQ, les Remparts de Québec n’ont pas la tête dans les nuages pour autant. Bien au contraire, car depuis la victoire de 5-4 en prolongation, samedi, le mot d’ordre dans l’équipe est de ne penser qu’au prochain match.

Et celui-ci est prévu mardi (19h), au Centre Vidéotron, où aura aussi lieu le quatrième match, jeudi. Même chose si un cinquième était nécessaire, samedi, mais déjà, on est rendu beaucoup trop loin dans l’esprit de l’entraîneur-chef Patrick Roy.

N’empêche, les deux victoires des siens dès l’ouverture de la saison éliminatoire, en fin de semaine, ont surpris à peu près tous les experts.

«Je n’utiliserais pas le mot surpris, je dirais qu’on est content de ce qu’on a accompli là-bas. Maintenant, on est encore à la même place qu’on était à notre arrivée à Halifax : on veut jouer du bon hockey. J’attache de l’importance à la manière qu’on joue, et la façon qu’on a joué, à Halifax, me plaît beaucoup», a admis Roy.

Il a recommandé à sa troupe d’avoir la même approche pour les matchs à Québec que pour ceux disputés sur la patinoire adverse. Pour le reste, pas question de se satisfaire de ces deux victoires de 3-2 et de 5-4, en prolongation.

«Je ne parlerai pas du passé, car il y a un match, demain [mardi]. Quand bien même on parlerait des deux premiers matchs pendant une semaine, ça ne changerait rien parce que c’est ce qui va se passer demain [mardi] qui compte. L’objectif est de se rappeler comment on se sentait à notre arrivée à Halifax. J’aimerais que l’on soit dans le même état d’esprit.»

Depuis deux jours, Roy a reçu des messages textes de gens qui ne lui avaient pas donné de nouvelles souvent au cours de la saison. L’entraîneur-chef n’en est pas offusqué, cela lui donne plutôt le temps de bien préparer sa troupe pour la grande danse du printemps.

Avantage numérique peaufiné

Il a notamment passé beaucoup de temps à peaufiner l’avantage numérique. Et même si les résultats n’ont pas toujours été présents, il se doute bien que la lumière rouge s’allumera, éventuellement. Depuis le début de la série, les siens ont marqué cinq de leurs huit buts sur le jeu de puissance, qui montre une efficacité de 50 % (5 en 10), soit la plus élevée de la LHJMQ jusqu’à présent dans les séries.

«On a travaillé fort sur notre avantage numérique tout au long de la saison. Je faisais partie de ceux qui croyaient que la rondelle allait finir par tomber en notre faveur», a souligné celui qui apprécie aussi le jeu défensif de son équipe.

«Il se peut qu’on fasse quelques ajustements ici et là. Ils ont marqué de gros buts [sur le jeu de puissance], c’est ce qui fait la différence», a convenu l’entraîneur-chef des Mooseheads, Éric Veilleux.

Les Remparts pourraient profiter de l’avantage de la glace puisque la formule 2-3-2 joue présentement en leur faveur. D’un autre côté, on ne fait pas un plat à l’idée de jouer sur la glace de l’adversaire trois fois de suite.

«De nos jours, oui, les partisans peuvent faire une différence, je n’ai aucun doute là-dessus. Alors l’avantage de la glace... Est-ce que je crois en ça? Je crois plus au prochain match, peu importe où tu le joues. On sait qu’il est important, on va être prêt», a précisé le coach des Mooseheads.

«Si je m’appelais Éric Veilleux, je ne croirais pas à l’avantage de la glace non plus», a répondu pour sa part Patrick Roy lorsqu’on l’a questionné à ce sujet, sans avoir besoin de préciser que les Mooseheads doivent jouer les trois prochains matchs à l’extérieur de leur domicile.

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Ski de fond

Retraite d’Alex Harvey: «Pas la fin du ski de fond à Québec»

Le départ à la retraite d’Alex Harvey ne signifie pas pour autant la disparition des événements de ski de fond dans la capitale, selon le président de Gestev, Patrice Drouin. «Je pense que le monde de Québec aime ce sport, ils l’ont dit, ils l’ont prouvé. Ce n’est pas la fin du ski de fond à Québec», disait-il en marge des finales de la Coupe du monde, en fin de semaine.

Déjà, Québec est inscrit au calendrier 2020 de la Fédération internationale de ski. Un Tour de six étapes qui passerait aussi par Minneapolis (États-Unis) et Canmore (Alberta) est en voie de confirmation. Ne lui reste qu’à finaliser les ententes financières.

«On fonctionne toujours de la même façon. On fait inscrire l’événement au calendrier, on assemble le financement par la suite. Nous aurions pu négocier avec nos partenaires du privé et du public avant et pendant cette Coupe du monde, mais je préférais qu’elle soit terminée. Nous avons des rendez-vous, cette semaine, je présume que ça va bien aller. Avec le succès qu’on vient de connaître, j’aurais de la misère à croire que ça ne revienne pas. Mais bon, on a nos devoirs à faire au cours du prochain mois et nous aurons la réponse au mois de mai», a confié Drouin au lendemain de ce qui fut un succès sportif et populaire.

À ses yeux, le rendez-vous de Québec n’est plus uniquement celui d’Alex Harvey, comme il l’a été jusqu’à présent.

«Le phénomène Alex Harvey a donné des ailes à l’événement, c’est indéniable. Mais les gens encourageaient autant les Norvégiens qu’Alex, on est sur une bonne voie pour le ski de fond à Québec», a-t-il dit en citant le vélo de montagne. Les Championnats du monde de cette discipline, qui a vu apparaître et partir à la retraite la cycliste Marie-Hélène Prémont, auront d’ailleurs lieu au Mont-Sainte-Anne lors de la fin de semaine de la fête du Travail, début septembre.

N’empêche, le meilleur fondeur canadien de l’histoire valait son pesant d’or. Les conquêtes des plaines d’Abraham de 2017 et 2019 seront difficiles à reproduire.

«Je pense que pour Alex, c’est fini de passer incognito à Québec... On n’est pas près de revoir ce qu’on a vécu. J’avoue que samedi, Alex nous a pris par surprise sur le plan émotif. On vient de vivre un scénario de rêve, car on conjugue la fin d’une carrière à une autre belle édition de la Coupe du monde. On était au rendez-vous, lui aussi.»

Maintenir l’intérêt

Maintenant, le défi sera de maintenir l’intérêt. Mais Drouin n’est pas inquiet après avoir vu les amateurs encourager les fondeurs, peu importe leur provenance.

«La FIS nous voit dans l’avenir, car c’est un bel événement en Amérique du Nord. La foule était égale ou supérieure à l’an passé, où nous l’avions estimée à 60 000 personnes [pour les trois jours]. C’était au-delà de nos attentes, surtout avec la météo qui avait l’air de n’importe quoi en début de semaine. La Coupe du monde de ski de fond est une révélation pour nous, on ne pensait jamais que ça allait être comme ça.»

Bien sûr, il ne pouvait pas passer la contribution de Harvey pour le succès de l’aventure.

«Alex est un athlète incroyable, il est adorable, fort, surprenant. Il nous propulse par en avant en disant aux autres qu’on est bon. Finir une carrière avec deux podiums et le temps le plus rapide du jour, c’est incroyable... Alex ne sera peut-être plus en train de faire un tel spectacle, mais il ne sera jamais loin de nous.»

Remparts

Le passé ne hante pas Éric Veilleux

Le spectre d’une élimination hâtive n’est pas un sujet de conversation chez les Mooseheads de Halifax, qui ont atterri à Québec, lundi matin, dans l’espoir d’y disputer les trois matchs à l’horaire. En retard 2-0 dans la série 4 de 7 face aux Remparts, la formation de la Nouvelle-Écosse doit à tout le moins l’emporter deux fois sur trois afin de revoir ses partisans avant la Coupe Memorial, en mai.

L’entraîneur-chef Éric Veilleux avait le ton blagueur à son passage au Centre Vidéotron, quelques minutes après la descente d’avion. Dans son entourage, on ne lui parle pas du mauvais souvenir de 2012, quand les Cataractes qu’il dirigeait avaient perdu en deuxième ronde, se retrouvant ainsi en attente pour plusieurs semaines du tournoi à la ronde disputé à Shawinigan.

«Ce n’était pas planifié... Chaque saison est différente. Je ne pense pas qu’ils sont venus me chercher en se disant, on va se faire éliminer de bonne heure, on va aller chercher Veilleux. J’aimerais te dire autre chose, mais on pense seulement au prochain match. On n’a pas parlé de la Coupe Memorial de l’année, on ne commencera pas aujourd’hui», indiquait celui qui en est à sa première saison à la barre des Mooseheads.

Match capital

Par contre, Veilleux reconnaît que le troisième match de la série, mardi (19h) au Centre Vidéotron, est d’une importance capitale pour les Mooseheads. Les champions de la conférence de l’Est de la LHJMQ miseront sur le retour au jeu de Samuel Asselin, suspendu lors du deuxième match, mardi. Ils sont cependant privés des services de Benoît-Olivier Groulx, victime d’une mononucléose.

«Il y a des choses qu’on contrôle, d’autres moins. Est-ce qu’on a bien réagi dans les situations que l’on contrôle dans les deux matchs à Halifax? Non. Maintenant, on est dans cette situation [en retard 2-0]. Le monde va dire que c’est un cliché, mais on s’entend que c’est le prochain match qui compte. On a confiance en notre équipe, on a toujours bien réagi dans des situations difficiles. Regarde, on va être prêt demain [mardi], je ne suis pas inquiet», a-t-il affirmé.

Bien installé

Son club est bien installé à Québec pour y passer cinq jours puisque les troisième (mardi), quatrième (jeudi) et cinquième (samedi) matchs sont prévus dans le nouvel amphithéâtre de Québec.

«Ouais, y fait pas chaud!!! Il y a de gros bancs de neige, aussi. On va déplier notre linge, le mettre dans les tiroirs. On a joué nos 15 premiers matchs sur la route, de l’adversité, on en a connu. On n’a pas joué dans notre style, samedi, notamment en deuxième période, on a fait des choses qu’on n’a jamais faites. On n’avait pas le même état d’esprit qu’à l’habitude, on n’a pas paniqué, mais let’s go... Nous avons de l’offensive, mais je l’ai dit toute la saison, on a du succès lorsqu’on se défend bien», a ajouté celui qui a confirmé au gardien Alexis Gravel, dès dimanche matin, qu’il serait devant le filet, mardi.

Baseball

Les Staub, Grimsley, Walker et Martinez n’ont pas été oubliés

La saison 2019 aurait été la 50e des Expos dans le Baseball majeur. Evenko n’a pas manqué de rendre hommage aux joueurs ayant marqué l’histoire du club montréalais avant le premier de deux matchs préparatoires entre les Blue Jays de Toronto et les Brewers de Milwaukee.

Après avoir observé un moment de silence en l’honneur de Rusty Staub, première grande vedette du club, décédé le 28 mars dernier, evenko a fait défiler sur le terrain Brad Wilkerson, Ross Grimsley, Tim Burke, Larry Walker, Dennis Martinez et Claude Raymond.

«Je n’ai pas pu vraiment voir le genre d’accueil qui nous a été réservé : nous étions tout juste devant les moniteurs, avec un puissant éclairage devant nous et il y avait des feux d’artifice!, a blagué Walker, qui a reçu l’une des plus chaleureuses ovations, avec Martinez et Alou. Je me sentais comme une rock star entrant sur scène!»

«C’était aveuglant, je n’aime pas les grosses foules : c’était super!» a pour sa part indiqué Grimsley, unique lanceur de 20 victoires de l’histoire du club.

«C’est incroyable quand vous pensez à tous les grands lanceurs qui ont porté cet uniforme : Pedro Martinez, Dennis Martinez, Steve Rogers. D’ailleurs, l’année où j’ai gagné 20 matchs, Rogers aurait fait la même chose s’il n’avait pas été blessé. Nous en parlions (dimanche) soir. De bons souvenirs!»

Jacques Doucet, descripteur des rencontres lors des 33 dernières saisons du club, et Felipe Alou - sous un tonnerre d’applaudissements - sont venus compléter le tableau.

Tout ce beau monde s’est retrouvé entouré de jeunes joueurs de baseball québécois provenant de diverses régions. Un beau clin d’œil à Baseball Québec, qui connaîtra en 2019 une 11e année de croissance de ses membres consécutives.

De telles cérémonies n’auraient pas été complètes sans Youppi!. L’ex-mascotte des Expos, absente de ces matchs préparatoires l’an dernier, s’est amenée au son de Je reviendrai à Montréal, de Robert Charlebois. Un souhait? Assurément pour les 24 482 spectateurs réunis.

Ces gens ont eu droit à tout un spectacle sur le terrain : 15 points, 20 coups sûrs et de l’action jusqu’à la toute fin de la rencontre, alors que les Jays ont tenté une remontée, avant de s’incliner 10-5.

Le plus productif de cette rencontre avait un lien avec Montréal : le troisième-but des Brewers Travis Shaw est le fils de l’ex-lanceur des Expos Jeff Shaw. Le jeune Shaw a frappé deux coups, dont un circuit de trois points en cinquième. Yasmani Grandal a également frappé une longue balle, de deux points.

Tous en faveur d’un retour

Sans surprise, tous ces ex-porte-couleurs des Expos sont en faveur du retour de Montréal dans le giron du Baseball majeur.

«Absolument, nous sommes un peu ici comme des ambassadeurs en faveur de ce retour», a indiqué Grimsley, qui a été entraîneur pendant 31 ans après avoir pris sa retraite en 1982.

«J’ai parlé à Stephen Bronfman ce matin, et je lui ai dit à quel point j’apprécie tout ce qu’il fait dans ce dossier, a pour sa part indiqué Burke. Je lui ai aussi demandé de remercier son père, Charles, pour tout ce qu’il a fait pour nous comme propriétaire.»

«Je crois que Montréal est une grande ville où jouer, a souligné Martinez. Et je parle maintenant à des gens qui me disent que le projet du retour du baseball est sur le point de se concrétiser. Ce serait super. J’adorerais revenir à Montréal pour voir du baseball comme ce soir! J’espère que ça arrivera.»

Tennis

Un abandon met fin à la séquence d’invincibilité d'Andreescu

MIAMI — La séquence d’invincibilité de Bianca Andreescu a pris fin lundi après-midi, alors qu’elle s’est retirée à cause d’une blessure à l’épaule droite contre l’Estonienne Anett Kontaveit, à l’Omnium de Miami.

La Canadienne, qui présentait un dossier de 31-3 en 2019, a abdiqué alors qu’elle tirait de l’arrière 1-6, 0-2, au quatrième tour.

«J’ai essayé de recevoir autant de traitements que possible, a dit Andreescu, qui avait remporté 10 matchs de suite. Je pensais que ce serait correct, mais c’est devenu pire au fil du match. C’est décevant, mais ça fait partie du sport.»

Ayant disputé plus de matches que toute rivale à la WTA cette saison, Andreescu a montré des signes de fatigue à la suite de cette séquence fulgurante, où elle a gagné 128 places au classement (de 152e à 24e).

«J’ai joué tellement de matchs, a-t-elle poursuivi. J’imagine que c’est mon corps qui m’envoie un message. Le médecin a dit que ce n’est rien de trop sérieux, mais la douleur est là.»

Selon Sylvain Bruneau, l’entraîneur d’Andreescu, les problèmes à l’épaule ont commencé à Indian Wells.

«À chaque match à Miami, malgré toute l’emphase mise sur les traitements, ça se compliquait. Hier (dimanche), elle a frappé pendant 15 minutes. Elle a arrêté, car c’était trop douloureux», a-t-il confié.

Selon Bruneau, Andreescu est complètement épuisée, mais l’épaule est la cause de son abandon.

Lundi, elle a reçu la visite d’une thérapeute athlétique, à la fin du premier set.

En quatre jeux au service, l’athlète de 18 ans a été victime de quatre doubles fautes et a perdu trois des huit balles des bris auxquelles elle a fait face. Elle n’a gagné que 18 points sur 40 à son service pendant tout le match.

Elle a perdu son service dès sa première tentative, qui avait été interrompue par un délai d’environ 90 minutes causé par la pluie. Au retour, alors qu’elle était à un point d’égaler le score 1-1 au premier set, elle a perdu les trois points suivants, et le jeu.

Deux jeux plus tard, elle a dû sauver trois autres balles de bris pour réduire l’avance de Kontaveit à 3-1, mais a de nouveau perdu son service lors du sixième jeu.

Lors du septième jeu, Andreescu a laissé filer quatre chances de bris avant de concéder le jeu et la manche à la 19e joueuse mondiale.

À la suite de ce revers, Andreescu devrait demeurer parmi le top-25 du classement mondial au début de la prochaine semaine.

Elle délaissera le tournoi de Charleston, la semaine prochaine, mais elle compte prendre part à la Fed Cup, les 20 et 21 avril.

Plus tard lundi, le Canadien Denis Shapovalov disputera son match de troisième tour contre le Russe Andrey Rublev. Issu des qualifications, Rublev a surpris le Croate Marin Cilic, 9e tête de série, en deux manches de 6-4, 6-4 en deuxième ronde.

Mardi, Félix Auger-Aliassime de L'Ancienne-Lorette jouera contre Nikoloz Basilashvili de la Géorgie, au quatrième tour.

Federer avance

Le Suisse Roger Federer a accédé au quatrième tour de l’Omnium de Miami, lundi, battant le Serbe Filip Krajinovic 7-5 et 6-3.

Federer, quatrième tête de série, a malmené son rival au service, obtenant 14 as. Le Suisse a aussi mérité trois bris, en partie grâce à trois doubles fautes de son adversaire.

En quatrième ronde, Federer sera confronté au Russe Daniil Medvedev, qui a gagné 7-6 (5), 6-7 (5) et 7-6 (0) devant Reilly Opelka, un qualifié des États-Unis.

Baseball

Felipe Alou croit de plus en plus au retour des Expos à Montréal

LAVAL — Felipe Alou a toujours espéré le retour du Baseball majeur à Montréal, mais il a longtemps cru que c’était trop beau pour être vrai. Plus maintenant.

L’ex-gérant des Expos, maintenant conseiller spécial au vice-président opérations baseball des Giants de San Francisco, entend plus que jamais le nom de Montréal circuler aux quatre coins de l’Amérique et il croit maintenant plus que jamais au retour du club.

«J’entends des rumeurs d’expansion au camp d’entraînement et j’entends que Montréal obtiendrait une équipe. Il y a des rumeurs de relocalisation et c’est le nom de Montréal qui est lié à cette équipe. Toujours Montréal, a-t-il souligné dimanche, en marge du gala Expos Fest. Puis j’entends des rumeurs qu’un terrain un centre-ville serait disponible. Ce ne sont que des rumeurs entendues au camp d’entraînement, mais il y a eu plus de rumeurs entourant Montréal cette année que toute autre année auparavant. C’est ce qui me laisse croire qu’il se passe quelque chose.»

Alou dit aussi avoir discuté avec plusieurs partisans du club pour qui la flamme n’a jamais vacillé.

«C’est un autre point important: les partisans n’ont pas perdu leur enthousiasme ou leur désir de revoir les Expos, que ce soit en Floride ou en Arizona. J’en ai vu plusieurs. Quand on met tous ces ingrédients ensemble, ça me laisse croire qu’il y aura une équipe à Montréal avant ma mort.»

Celui qui aura 84 ans en mai est un peu diminué par les temps qui courent en raison d’un remplacement du genou droit, subi il y a quelques semaines, qui le force à se déplacer avec une canne et sans la droiture qu’on lui connaît habituellement.

«J’avais peur, je ne voulais pas subir cette intervention, a-t-il admis. J’avais entendu dire que c’était très souffrant. Finalement, l’opération n’est pas si mal; c’est la rééducation qui est souffrante!»

Mis à part ce genou, il est en grande forme.

«J’avais peur de ne pas pouvoir aller à la pêche et de manquer le camp d’entraînement. Mais j’ai pu faire les deux et j’en remercie Dieu.»

Walker y croit aussi

Larry Walker, sur place pour signer des autographes et assister au gala, a abondé dans le même sens. Mais il a rappelé que les partisans devront être au rendez-vous.

«Je crois que c’est possible et que le Groupe de Montréal frappe à la porte des Majeures. C’est pourquoi j’espère que plusieurs personnes se présenteront à ces matchs de lundi et mardi.»

L’an dernier, les Montréalais avaient agréablement surpris les autorités du Baseball majeur avec la présence de 51 151 spectateurs pour ces deux rencontres en début de semaine.

Ski de fond

Alex Harvey part dans la gloire [PHOTOS + VIDÉO]

Impossible d’imaginer un plus beau tour d’honneur! Après un podium de rêve, la veille, Alex Harvey a bouclé sa carrière avec une autre brillante deuxième place à la poursuite de 15 km, dimanche, en conclusion des finales de la Coupe du monde de ski de fond devant des milliers de spectateurs réunis sur les plaines d’Abraham.

Contrairement à samedi, cette journée dominicale était plus propice à la fête qu’à l’émotion. Et le prince du ski de fond au pays s’est assuré de combler tous les sujets de son royaume.

Harvey rêvait d’un podium, en fin de semaine, mais il a fait encore mieux en doublant la mise. Parti troisième de la poursuite, dimanche, il a suivi pas à pas le Russe Alexandre Bolshunov, qui cherchait à rejoindre le meneur Johannes Hoesflot Klaebo. Les deux poursuivants ont réussi à le faire à la mi-parcours, mais le Norvégien a profité de la dernière montée pour les devancer et filer vers la victoire des finales, mais surtout, enlever le précieux Globe de cristal de la saison.

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Tennis

Kerber traite Andreescu de «plus grande diva de l’histoire»

MIAMI — La Canadienne Bianca Andreescu a vaincu Angelique Kerber pour la deuxième fois en une semaine, provoquant des frictions entre elles.

La championne du Masters d’Indian Wells a accédé au quatrième tour de l’Omnium de Miami en l’emportant 6-4, 4-6, 6-1 dans la nuit de samedi à dimanche.

Andreescu a demandé l’intervention d’un thérapeute après sept jeux en raison d’une douleur au bras droit. Deux autres pauses médicales ont ensuite été nécessaires, pour son bras et une épaule.

«Biggest drama queen ever [“Plus grande diva de l’histoire”]», a murmuré Kerber après avoir offert une poignée de main brusque à Andreescu après la rencontre. Kerber, la quatrième raquette mondiale, a cependant tenté de faire amende honorable dimanche matin sur Twitter, en félicitant Andreescu «pour une grande performance et une victoire bien méritée». La représentante de l’unifolié n’a pas réagi à ce commentaire sur Twitter.

Être moins démonstrative

Mais son entraîneur, Sylvain Bruneau, a tenté d’expliquer à Radio-Canada la réaction de Kerber : «C’est peut-être quelque chose que Bianca doit travailler, d’être moins démonstrative sur le terrain, d’être plus égale. Elle est encore jeune et elle a encore plein de choses à travailler.» Il n’a toutefois pas voulu excuser les mots de l’Allemande.

Andreescu, une joueuse âgée de seulement 18 ans, a vaincu Kerber en finale à Indian Wells pour obtenir son premier titre de la WTA en carrière. Elle affrontera au quatrième tour l’Estonienne Anett Kontaveit.