Rendez-vous entrepreneurial

Créer une expérience globale qui positionne les membres au service des membres

La Chambre de commerce et d’indus­trie de Québec (CCIQ) s’est donné une nouvelle mission: celle d’être accom­pagnatrice. Ce qu’elle faisait déjà, mais qu’elle a accentué en offrant une variété de programmes qui répondent aux besoins des entrepreneurs et des entreprises de la région, et ce, peu importe leur stade de développement.

Gagnant en popularité, les programmes d’accompagnement offerts par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) prennent du galon. Afin de répondre à des besoins précis identifiés par ses membres, la CCIQ offre désormais six programmes d’accompagnement conçus sur mesure pour soutenir le développement et la croissance des entreprises. Un mandat qui vise notamment à les aider à développer un réseau d’influence et à les faire rayonner ici et à l’international, martèle la présidente de la CCIQ, Julie Bédard.

Affronter les ­bouleversements du numérique

Lorsqu’il est question de tsunami numérique, les PME ne sont pas au même niveau. Certaines sont prêtes, d’autres sont en voie de l’être ou accusent même un retard considérable. Afin d’accélérer l’intégration de leurs projets numériques, la CCIQ propose le nouveau programme Connexion numérique, dont la première cohorte, d’une durée de six mois, débutera en novembre. 

«Les enjeux sont nombreux. Les entreprises québécoises, émergentes ou en croissance, doivent faire face aux défis de mondialisation, de la formation de la main-d’œuvre et de productivité tout en optimisant leurs processus d’affaires», réaffirme la présidente de la CCIQ, Julie Bédard. 

Julie Bédard, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ)

La multiplication des automates, les plateformes spécialisées en partage et toutes les nouvelles applications technologiques bouleversent assurément les modèles d’affaires. Appuyé par l’expertise d’ambassadeurs réputés, ce programme d’accompagnement vise à outiller les entrepreneurs et les entreprises afin qu’ils puissent suivre, voire même dépasser le virage numérique et être en mesure de bien gérer les changements qui en découlent.

Les participants contribueront également aux travaux de la Coalition Force 4.0, un regroupement de la Capitale-Nationale visant à soutenir les innovants dans le but de favoriser le développement social, industriel, technologique. Les besoins qui seront énoncés à travers le programme serviront à alimenter la réflexion de la Coalition, plus précisément dans les secteurs de la restauration, du tourisme, du commerce de détail et des services.

Faire face aux enjeux de main-d’œuvre

Le recrutement et la gestion des ressources humaines ont subi de grands changements ces dernières années. Il est désormais question de processus RH, ­d’éco­système et de développer sa marque employeur, notamment. Comment cela peut  s’implanter au sein d’une PME? Le programme Écosystème RH fournit un accompagnement et les outils nécessaires afin que les entreprises qui n’ont pas de direction RH développent un plan, voire une vision à long terme qui favorisera le développement du personnel et de leurs affaires. Grâce à l’expertise de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, les entreprises pourront se positionner comme employeurs attractifs.

«Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, il est encore plus important de se soucier du capital humain. Les ressources humaines sont au cœur des affaires de nos entreprises», indique Julie Bédard, ajoutant que la deuxième cohorte qui débutera le 18 octobre ira «plus loin» dans son accompagnement. «L’apport des ambassa­deurs et des partenaires sera encore plus enrichissant pour les participants. Ce partage de connaissances est bénéfique pour tous.»  

Les femmes à l’avant-plan

Lancé l’an dernier, le programme Leadership au féminin suscite un intérêt grandissant. Si bien que le nombre de participantes devrait plus que doubler cet automne, passant de 26 à 70. Afin de mieux répondre à leurs besoins spécifiques, trois profils ont été ciblés pour la prochaine édition : cadres supérieures, entrepreneures et professionnelles.

«Selon notre sondage, près de neuf participantes sur dix recommanderaient le programme à une autre personne», indique Mme Bédard, qui a été l’une des cofondatrices de Leadership au féminin.

«Certaines ont par ailleurs manifesté le désir de devenir ambassa­drices afin de donner au suivant lors de la prochaine cohorte. Des relations se sont évidemment tissées entre les femmes, si bien que la Chambre offrira un soutien à celles qui veulent maintenir les liens créés.» Celui-ci prendra notamment la forme du Club LF, dont le lancement se fera dans les prochains jours. Ce Club visera à entretenir et à faire croître le réseau. 

Rappelons que, très présentes et actives sur le marché du travail, les femmes sont pourtant encore trop peu nombreuses à accéder à des postes de direction et à occuper des postes-clés au sein des conseils d’administration. Selon les études, à peine 20% des postes de haute direction sont occupés par des femmes au Québec, tandis qu’au Canada, près de 40% des conseils d’administration ne comptaient aucune femme en 2013.

Deux nouvelles cohortes pour 2019 

À l’hiver prochain, la Chambre lancera un nouveau programme d’accompagnement sur la gouvernance développé par le Collège des administrateurs de sociétés. Les participants seront amenés à développer une meilleure connaissance des principes de gouvernance pour siéger activement sur un C.A. ou sur un conseil consultatif, grâce à un accès privilégié aux experts du domaine. Quelques mois plus tard, un second programme verra le jour pour accompagner les entrepreneurs qui souhaitent développer leurs affaires chez nos voisins du sud, notamment lors d’une mission commerciale en Floride prévue en novembre 2019.