Vivre sa peine au temps de la COVID-19

Vous est-il arrivé de vous demander, face à la crise de la COVID-19, si vous êtes en train de vivre un cauchemar éveillé? Ou encore d’avoir soudainement la gorge nouée malgré votre sourire affiché, et de sentir une bouffée de tristesse vous envahir, au point d’avoir les larmes aux yeux? 

Si tel est le cas, sachez que vous n’êtes pas seul (e) et que ces émotions, loin d’être anormales, sont profondément humaines. Car depuis le début de cette crise, nous sommes bombardés d’informations peu réjouissantes, voire dramatiques, à une vitesse fulgurante, transmises par des professionnels des médias qui contrôlent leurs émotions. 

Il se produit alors un décalage entre notre côté rationnel sans cesse sollicité, et nos émotions que nous devons mettre en veilleuse pour contrôler la situation. Or, je n’ai qu’un conseil à donner : ne vous sentez pas coupable, libérez-vous et pleurez un bon coup! Car cette peine, loin d’être néfaste, est en fait une précieuse alliée : elle ne fait que traduire votre peur de perdre un être cher, de voir un ami éprouver des difficultés, ou encore de voir compromises les activités qui vous tiennent à cœur. 

En somme, cette peine est le reflet de l’amour que vous ressentez pour la vie, et c’est ce même amour qui vous donnera la force de traverser cette crise.

Pierre Gagné

Québec

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DES MOTS POUR FAIRE DU BIEN

Pourquoi ne pas dire «distanciation physique» plutôt que «distanciation sociale» ? J’observe que nous sommes socialement plus proches depuis que nous ne pouvons plus l’être physiquement autant qu’avant. Pourquoi ne pas dire les choses de cette façon? En souhaitant qu’une fois rapprochés physiquement de nouveau, les changements bénéfiques perdurent.

Hélène Francoeur

Saint-Fabien-sur-Mer