Virage à droite aux feux rouges et GES

POINT DE VUE / En cette semaine dédiée au climat et particulièrement aux mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), une mesure applicable serait de réduire le nombre d’interdictions de virage à droite aux feux rouges.

Pensons à la ville de Montréal où ces virages sont interdits sur tout son territoire et à la révision de ces interdictions partout en province qui, parfois, me paraissent non justifiées. À titre d’exemple, je me questionne à savoir pourquoi un virage à droite est permis depuis une route secondaire vers une route principale, mais pas de la route principale vers la route secondaire. Si c’est possible dans un cas, ce devrait l’être dans l’autre. Bien sûr, ces révisions devraient se faire en s’assurant de ne pas mettre en péril la sécurité des piétons.

Mais revenons aux émissions de GES. La consommation d’essence d’un véhicule dont le moteur tourne au ralenti se situerait entre 0,6 et 1 litre par heure. Les émissions de GES par la combustion de l’essence seraient de 2,3 kg par litre d’essence consommé. Si on prend une consommation moyenne de 0,8 litre par heure, un moteur tournant au ralenti émet 1,84 kg par heure de CO2.

Supposons maintenant que, en moyenne, chaque virage à droite autorisé permette de réduire de dix secondes le temps au cours duquel un moteur tourne au ralenti, et que, sur une base annuelle, la réduction du nombre d’interdictions de virage à droite permette un million de virages à droite additionnels, cela représente une réduction des émissions de GES de cinq tonnes métriques. En terme monétaire, à un coût de l’essence de 1,30$/litre, cela équivaut à une économie de près de 2900$.