Le premier ministre du Québec, François Legault
Le premier ministre du Québec, François Legault

Vaut mieux bien que vite

POINT DE VUE / En réaction à l’article «Promesses et réalités de la CAQ» de la journaliste Caroline Plante paru le 30 décembre.

N’est-il pas un peu tôt pour reprocher au premier ministre François Legault de ne pas avoir rempli toutes ses promesses électorales, dont celles de retrancher un milliard de dollars par année de la rémunération des médecins spécialistes, d’ouvrir 5000 classes de maternelles quatre ans partout au Québec au coût de 120 000 $ par classe, d’accorder le même nombre de semaines de congés parentaux aux familles adoptantes et biologiques et, enfin, de tenir les prochaines élections générales en 2022 avec un nouveau mode de scrutin?

La CAQ a été élue le 1er octobre 2018 seulement. Sa plateforme électorale misait, en priorité, sur l’économie, la santé, l’infrastructure et le transport. À ces égards, que l’on soit d’accord ou non, des actions concrètes ont été entreprises ou réalisées :

  • en matière de santé (entente entre le Collège des médecins et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec autorisant ces derniers à exercer des activités médicales, permettant du coup de désengorger le système de santé);
  • en matière d’économie (mutation d’Investissement Québec en organisme de prospection de nouveaux marchés à l’étranger);
  • en matière de transport (plan de décongestion de Montréal et ses banlieues, le troisième lien, les transports collectifs et alternatifs et l’électrification des transports).
  • Et chemin faisant, d’autres préoccupations tous azimuts se sont ajoutées, et pour lesquelles la CAQ a dû investir temps et argent :
  • pour la pénurie de main-d’oeuvre : bonification du crédit d’impôt sur les revenus de travail excédentaires, réduction des charges sur la masse salariale des PME, processus d’intégration des personnes immigrantes, stratégie nationale pour l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées, etc.;
  • pour l’environnement : plan climatique;
  • pour le litige dans l’industrie du taxi : négociations;
  • pour la protection de la jeunesse : création de la Commission spéciale sur la protection de la jeunesse;
  • pour l’éducation : rénovation, agrandissement et construction d’écoles, etc.

Quand même! Car il y a des promesses qui touchent beaucoup de monde et qui coûtent cher. Aussi, des promesses qui doivent être formulées et réalisées sur quelques années... Et surtout des promesses qui s’adressent à des clientèles ciblées, comme aux enfants, aux familles, aux immigrants... voire des promesses importantes qui ont des impacts sur les personnes!

Alors «il vaut mieux faire bien que vite», dixit le proverbe.