La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours 
La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours 

Université Laval: partenaire pour une relance durable

Sophie D’Amours
Sophie D’Amours
Rectrice de l’Université Laval
POINT DE VUE / Le 31 août dernier, je participais à une conférence de presse au cours de laquelle ont été présentés trois projets à prioriser pour relancer l’économie de la région : le projet de Zone d’innovation Littoral Est, le réseau de transport structurant et le projet Laurentia.

La recherche et l’innovation étant au cœur de cette relance, j’ai illustré, à travers le projet de Zone d’innovation Littoral Est situé à proximité du Port de Québec, l’apport d’un grand nombre de centres de recherche qui se mobilisent pour accélérer le transfert de connaissances et le développement de solutions et d’innovations durables au bénéfice des entreprises, des citoyens et de la société en général. 

Suite à cette intervention et au cours des derniers jours, des voix se sont exprimées publiquement sur le projet Laurentia du Port de Québec. Elles ont présenté des inquiétudes, des appréhensions et des défis entourant ce projet. 

Notre université est bien au fait que des préoccupations citoyennes et environnementales puissent être soulevées par un projet aussi important que Laurentia. Dans ce projet, comme dans plusieurs autres initiatives complexes, l’Université Laval est un partenaire de la société, en mesure d’apporter un éclairage scientifique de premier plan.

Notre mission universitaire comporte une dimension sociale au-delà de l’enseignement et de la recherche. Tous les jours, notre communauté étudiante et nos professeurs participent aux débats de société par leurs écrits, leurs analyses, leurs recherches et génèrent des innovations et des données probantes. Nous encourageons ces discussions et sommes fiers de l’engagement de la communauté étudiante et professorale devant les grands enjeux sociaux, économiques et environnementaux de la région. 

L’Université Laval apporte ainsi un regard critique et éclairé sur plusieurs secteurs de la sphère économique, et le développement portuaire n’y fait pas exception. 

Intégration du transport ferroviaire, optimisation du transport par camions, logistique de l’acheminement des marchandises, réduction des gaz à effet de serre, atténuation des impacts sur la qualité de vie des citoyens et sur les écosystèmes marins : les défis du Port de Québec sont importants. 

Or, ce sont nos défis collectifs. 

Dans ce contexte, l’Université Laval réitère son désir de prendre part à la Zone d’innovation Littoral Est qui mise sur l’implication des citoyens et le regroupement d’entreprises innovantes, de centres de recherche et d’établissements d’enseignement afin de faire de cette zone un véritable laboratoire habité pour tester et développer des innovations durables dans quatre créneaux porteurs pour la région : la mobilité-logistique intelligente du transport, la santé durable, les technologies propres urbaines et le milieu de vie connecté. 

La présence et l’expertise de l’Université Laval sont au cœur du succès du projet ambitieux et structurant qu’est la Zone d’innovation Littoral Est, tout comme le Port de Québec en constitue un partenaire et un atout majeur. Si le projet Laurentia va de l’avant et obtient les approbations requises, nous aurons le levier supplémentaire pour mettre à contribution l’expertise et les connaissances de nos professeurs et de nos équipes de recherche afin d’aider l’industrie du transport maritime québécoise et mondiale à devenir plus propre, plus verte et plus performante. 

L’Université Laval entend ainsi demeurer un partenaire incontournable d’une reprise sociale et économique durable, tant à l’échelle régionale que provinciale et nationale.