Une solution qui aggrave le problème de circulation

POINT DE VUE / Nous avons été consternés d’apprendre, cet été, que le Réseau de transport de la Capitale (RTC) coupait ses parcours 1 et 11 dans le Vieux-Québec lors des journées de forte affluence afin d’éviter des retards trop importants.

Ce secteur présente certes de nombreuses contraintes à la mobilité des personnes et des marchandises : l’espace y est restreint, les lieux de destination nombreux et achalandés, et le transit automobile et cycliste important. Il faut ajouter à cela la présence des traversiers, qui amènent chaque jour nombre de piétons, cyclistes et automobilistes.

Nous comprenons qu’en réduisant la desserte des secteurs de la rue Dalhousie et du boulevard Champlain dans le Vieux-Québec, le RTC voulait s’assurer que le reste des parcours 1 et 11 ne soit pas affecté par les retards accumulés dans le secteur problématique.

Bien que l’intention soit légitime, était-ce la solution à privilégier? Nous ne croyons pas.

D’abord parce que de nombreux résidents et touristes utilisent le transport en commun et qu’une coupure de service, même occasionnelle, complique leur mobilité. Enfin parce qu’une correspondance doit être assurée en tout temps entre le transport en commun et la traverse fluviale. La meilleure solution à court terme serait de ramener des navettes inspirées du défunt parcours 21, qui reliait la gare fluviale au Manège militaire. Ces navettes donneraient le service minimum aux résidents et touristes qui pourraient correspondre avec la traverse fluviale, mais également avec les parcours 1 et 11, sans impacter la fiabilité de ceux-ci.

On pourrait même réussir à plus long terme à juguler le problème à la source en augmentant la fréquence des navettes, en mettant en place des stationnements incitatifs situés à l’extérieur du secteur, afin de rendre cette solution efficace et attractive.

Cette combinaison de mesures permettrait de réduire l’impact de la circulation automobile dans le Vieux-Québec, ce qui apaiserait le secteur et donnerait un peu d’air aux résidents et nombreux touristes.

Ces derniers garderaient ainsi une meilleure image de notre joyau, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.