Une OPUS provinciale?

Lettre à Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports

Je me pose sérieusement des questions en ce qui concerne le transport en commun au Québec. Il y a la carte OPUS qu’on peut acheter soit mensuellement, soit à l’unité. Je réside à Lévis. Autrefois, je travaillais à Québec et j’utilisais ma carte mensuelle OPUS. Je montais dans l’autobus à Lévis pour me rendre au traversier, qui acceptait ma carte OPUS puisque j’étais détenteur d’un titre mensuel. 

Je suis présentement à ma retraite, donc je n’ai plus besoin du laissez-passer mensuel, mais je conserve ma carte OPUS avec des titres de transport à l’unité. J’en ai de la STLÉVIS, du RTC et de la STM. Je n’en ai cependant pas de la STQ, qui ne vend pas de titre de transport autre que mensuel. Lorsque j’ai affaire sur la rive nord — par exemple au centre-ville — je prends l’autobus du STLÉVIS jusqu’à Laurier Québec et je prends ensuite le Métrobus jusqu’à destination. Au retour, je fais l’inverse. Cela m’a couté 3,50 $ (départ de Lévis), 3,50 $ (direction centre-ville de Québec), 3,50 $ (départ de Québec) et 3,50 $ (pour rentrer chez moi 

à Lévis), pour un montant total de 14 $. C’est habituellement le prix pour une place de stationnement. 

Pas de stress et cela fonctionne très bien. Même chose pour aller voir les grands voiliers l’été dernier. Mais là où le bât blesse, c’est si je suis accompagné de mon épouse. Le prix double : 28 $. Je me prive d’un certain confort (air climatisé, banquette confortable et pas d’attente à l’arrêt de bus). Que pensez-vous qu’on privilégie? Mon «char», naturellement.

Voici donc ma suggestion :

Qu’un titre de transport acheté dans l’une ou l’autre des sociétés de transport du Québec soit valide partout au Québec et qu’il soit valide pour la continuité du transport, sans devoir redébourser pour continuer sa route, comme mon exemple de repayer à Laurier Québec pour continuer vers le centre-ville. De plus, inclure la STQ, sous votre mandat, pour offrir des titres de transport occasionnels sous la carte OPUS.

Tous les contribuables du Québec paient pour le transport en commun, pas juste les villes et les usagers. Pourquoi n’en profiteraient-ils pas? Cela pourrait même intéresser les gens des régions, en vacances ou pour leur travail, à laisser leur «char» à l’hôtel et prendre le transport en commun.

Gaétan Gosselin, Lévis