Une conférence sans avantage pour les élèves...

Du 4 au 7 juillet, 230 commissaires d’écoles, venant de partout au Canada, ont participé à la conférence annuelle de l’Association canadienne des commissions/conseils scolaires qui se tenait à Halifax. Ironiquement, plus tôt cette année le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a décidé de dissoudre sept commissions scolaires, ce qui constitue une première étape dans la réforme de leur réseau d’instruction publique.

En effet, l’idée d’abolir le réseau de commissions scolaires anachroniques n’est pas nouvelle, car les ministres de l’Éducation à travers le Canada se questionnent sur leur pertinence dans un monde où dorénavant les communications se font à l’aide de technologies de pointe.

Une tendance en croissance est de transférer les pouvoirs décisionnels que détenaient les commissions scolaires aux écoles et aux personnes qui œuvrent de près avec les jeunes : les parents, les directeurs d’écoles et le personnel de soutien.

N’oublions pas que le gouvernement libéral dirigé par Couillard a essayé de moderniser le réseau scolaire au moyen du projet de loi 86. Cependant, l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ) et la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) ont porté plainte haut et fort au point où le gouvernement, par manque de courage, a abandonné son initiative.

Pire encore, rappelons-nous qu’il y a quelques semaines, l’ACSAQ et la FCSQ ont réussi à convaincre le gouvernement de prolonger leur mandat avec rémunération pour deux ans sans qu’ils aient à faire face à l’électorat.

De toute façon, ces rassemblements coûteux n’ont aucune valeur et n’ont aucun lien direct avec les classes d’école; ils ne représentent aucun avantage pour les élèves et constituent un réel gaspillage des fonds des contribuables.

Heureusement, il y a la possibilité d’un nouveau gouvernement, le 1er octobre, dirigé par l’ancien ministre de l’Éducation François Legault, lequel promet de rafraîchir le réseau scolaire en mettant la priorité sur la réussite scolaire des élèves et non sur l’objectif égoïste des commissaires d’écoles de favoriser leur avancement et leurs intérêts.

Chris Eustace, enseignant retraité, Montréal