Un Québec à reconstruire ensemble

Toutes les composantes du Québec 2020 sont en hibernation quasi-totale et le sort de cette grande société est entre les mains de gouvernants qui nous inspirent confiance et qui font preuve de compétence, de promptitude et d’un remarquable doigté

Aux fins de notre survie nationale, ils chamboulent une société hyper fragilisée et poussée aux abords de précipices sans rampes, sans repaires. Cette crise sans précédent ne sera pas sans lendemains porteurs de profondes cicatrices sociétales qui risquent de défigurer à peu près toutes les générations. N’en sommes-nous pas d’ors et déjà rendus au point de connaitre qui sont ou seront et d’où viennent ou viendront les architectes de notre reconstruction nationale? Qui sont ou seront les influenceurs mandatés à l’effet d’envoyer à leurs planches les génies de la reconstruction d’un nouveau Québec, ce faisant suivant les diktats de la modernité, dans le respect des acquis historiques, dans les perspectives de la dynamique plurielle d’un idéal sociétal à rajuster ou à redéfinir? Ce faisant de façon telle que soient recadrés nos idéaux spécifiques et notre unique distinction.

Gerry Pagé, Québec

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LE NOMBRILISME DES BABY-BOOMERS

J’ai été très choquée par les propos du Dr Bégin sur les baby-boomers nombrilistes. Je suis moi-même baby-boomer. En ces temps de crise, je ne pense ni à mon golf, ni à mon tennis, ni à mon futur voyage car je dois au moins tripler mon bénévolat à la Maison Michel-Sarrazin. La très grande majorité des bénévoles chez nous sont des baby-boomers et, croyez-moi, ils sont loin de se regarder le nombril. Notre organisation n’est pas la seule à fonctionner grâce aux bénévoles baby-boomers. En effet, l’ensemble des organismes communautaires se trouve momentanément en grave pénurie de bénévoles depuis que leurs membres de plus de 70 ans sont confinés à la maison.

J’aurais aimé que les propos du Dr Bégin ne visent pas particulièrement les baby-boomers puisque le nombrilisme se retrouve dans toutes les générations, y compris la sienne.

Dans ces moments particuliers, continuons donc à être solidaires, peu importe notre place dans la société.

Denyse Villeneuve, Québec