Un marché sans âme

Le Grand Marché de Québec est moderne et beau, il n’y a pas de doute. Mais je n’y ai pas trouvé l’âme qui anime un marché public digne de ce nom.

La structure intérieure est impressionnante, mais tellement impersonnelle. Il y a autant d’atmosphère que dans un centre d’achats. Des boutiques disséminées un peu partout, un coin pour les marchands saisonniers. Vraiment je n’y ai pas trouvé l’ambiance qui régnait au Marché du Vieux-Port où les odeurs des marchandises fraîchement cueillies remplissaient l’air, pas plus que je n’y ai vu la fébrilité des visiteurs, allant d’un kiosque à l’autre, discutant avec les marchand(e)s et maraîcher(ère)s.

Quand on compare avec le Marché Jean-Talon à Montréal, celui de Québec ne fait pas le poids. Ni même avec celui de Sainte-Foy, pourrais-je avancer. Dans ces endroits au moins, on ne se sent pas dans un centre commercial.

Réal Labbé, L’Ancienne-Lorette