«Pourquoi ne pas réserver toutes les voies du pont Pierre-Laporte pour l’entrée dans Québec aux heures d’achalandage, et celles du pont de Québec pour les entrées vers Lévis et vice-versa pour l’heure de pointe en fin de journée?» demande l'auteure de cette lettre d'opinion.
«Pourquoi ne pas réserver toutes les voies du pont Pierre-Laporte pour l’entrée dans Québec aux heures d’achalandage, et celles du pont de Québec pour les entrées vers Lévis et vice-versa pour l’heure de pointe en fin de journée?» demande l'auteure de cette lettre d'opinion.

Un lien...deux ponts

POINT DE VUE / À mon tour d’ajouter mon grain de sel au débat entourant la pertinence d’un troisième lien, d’un réseau structurant et des multiples réactions qu’ils suscitent.

En y pensant bien, nous avons peut-être une solution non coûteuse à la congestion aux abords des ponts. Pourquoi ne pas réserver toutes les voies du pont Pierre-Laporte pour l’entrée dans Québec aux heures d’achalandage, et celles du pont de Québec pour les entrées vers Lévis et vice-versa pour l’heure de pointe en fin de journée?

D’accord l’effet d’entonnoir est à prévoir à partir du moment où les voitures pourraient être dirigées vers un immense stationnement d’où partirait un système de transport en commun hyper efficace. 

On évite de construire des infrastructures qui, dans les faits, ne serviront qu’aux heures de pointe ou à peu près. Il faut se promener en ville en dehors de ces heures de pointe pour constater que Québec n’a pas vraiment de problèmes de congestion en dehors de ces heures très achalandées.

Comme plusieurs lecteurs du Soleil, je crois que d’imposer un système de transport en commun fort et efficace est encore le meilleur moyen d’amener les automobilistes à se déplacer dans la ville, changer les mentalités est une chose, mais rendre l’entrée et la sortie de la ville fluide ne peut passer par un mot magique, comme métro ou tramway. 

En attendant, les automobilistes s’impatientent toujours plus en attendant le miracle (ou mirage) d’un troisième lien, sans souvent se donner la peine d’essayer le transport en commun qu’ils jugent inefficace. 

Investissons dans la restructuration de ce service en y croyant, doublons les parcours, les effectifs et les véhicules… ça coûterait probablement beaucoup moins cher qu’un éléphant blanc.