Un jour d’été à Québec!

On peut affirmer sans ambages que Québec est une ville magnifique. Architecturalement parlant elle est superbe.

Pas seulement le Vieux-Québec avec ses maisons ancestrales, ses rues piétonnières et ses reliefs de vieilles pierres! Mais le tout Québec est habité d’une âme et, bien entendu, d’une histoire riche de ses quatre siècles. Elle a d’ailleurs soufflé ses 412 bougies hier, le 3 juillet.

À mes yeux, elle est encore et toujours le berceau de la francophonie en Amérique du Nord. Quand je marche à Québec, j’ai l’impression de fouler les pas de mes ancêtres. Je vais là où ils sont allés.

De passage tout dernièrement, et là où je résidais, j’étais en hauteur sur la rue des Remparts et j’avais à la portée de mes yeux une partie du Vieux Port et de ses immenses silos à grains. Alors la poésie du Moulin à images de Robert Lepage — que j’avais vu en 2008 pendant le 400e — m’est revenue en mémoire avec bonheur.

Et la nuit s’installa lentement sur Québec. Ma journée s’est ainsi terminée, au cœur de cette ville vivifiante, ancestrale et moderne à la fois.

Yvan Giguère
Saguenay

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Les comme-avant

Le déconfinement a fait sortir les comme-avant.

Ce mot, invariable, est d’emblée inclusif.

Certains l’ont ajouté à leur vocabulaire.

D’autres le font sans le dire.

Les comme-avant sont partout, mus par l’insouciance, la négation, la frustration.

Peu importe leur sexe, leur âge, leur origine, leur formation, leur occupation : leur comportement se ressemble à s’y méprendre.

Ils ne voient pas les consignes ou ne veulent pas les voir.

Les pastilles au sol sont de simples décorations.

La distanciation sociale est une poignée de main, voire une accolade.

Le masque se porte au cou.

Ils sont contents, les comme-avant.

Mais pour combien de temps?

Richard Gagné
Sainte-Pétronille