Le premier ministre du Québec Philippe Couillard

Un gouvernement transparent n’écarte pas la presse

En réaction au Point de vue «Un gouvernement de moins en moins transparent» paru le 2 mai

Bien que je ne sois pas journaliste, je voudrais me permettre de critiquer aussi le premier ministre Philippe Couillard par rapport à la nécessité d’une transparence.

J’ai accepté une invitation du Parti libéral du Québec de me joindre le 22 avril à une séance de discussion ouverte dans le but spécifique de connaître les préoccupations de la communauté anglophone.

Cette rencontre comportant trois parties :

La première d’une durée d’une demi-heure constituait un discours de campagne prononcé par le premier ministre Couillard qui déclarait essentiellement qu’il a vraiment à cœur la communauté anglophone et ses institutions, notamment les commissions scolaires élues.

Ensuite, il y a eu une période de questions et réponses sur la scène dans le cadre de laquelle M. David Birnbaum, membre de l’Assemblée nationale, a posé des questions aux autres membres du conseil des ministres : Mme Kathleen Weil, ministre responsable des Relations avec les Québécois d’expression anglaise, M. Carlos Leitão, ministre des Finances et M. André Fortin, ministre des Transports.

En tant qu’enseignant retraité, je donne une note de 10 sur 10 à leurs réponses. Mais il s’est passé quelque chose d’inusité lors de la dernière partie de la réunion, où on a demandé à la presse de quitter.

J’ai trouvé cette façon de faire très troublante sur plusieurs points. L’absence de la presse entraîne un manque de transparence. Elle signifie également que les politiciens qui répondent à ces questions n’auront pas à rendre de compte à l’avenir.

De toute façon, les médias ont été privés d’écouter ce que quelque 300 membres de la communauté anglophone avaient à dire, bien que ces personnes aient été incitées à exprimer «leurs pensées» par rapport à «leurs préoccupations».

Quel dommage, car la communauté se fie sur la presse pour rapporter ce qui se passe afin qu’elle puisse faire un choix éclairé lors des élections.

Chris Eustace
Montréal