Les employés des six quotidiens du Groupe Capitales Médias (GCM) lancent actuellement une campagne coordonnée de démarrage de coopératives de solidarité. La communauté d’affaires peut grandement participer à ce mouvement par des contributions financières par l’entremise de la plateforme Web coopmonjournal.com.

Un élan de solidarité avec les médias écrits

POINT DE VUE / Les difficultés financières du Groupe Capitales Médias (GCM) défraient l’actualité depuis plusieurs semaines. Cette déplorable situation était prévisible considérant la concurrence déloyale des Google, Facebook et grands géants de ce monde qui ne sont pas soumis aux même règles fiscales que les entreprises canadiennes, mettant ainsi en péril une information juste, objective et des milliers d’emplois.

Nous avons assisté non seulement à une vague de sympathie émanant du public en faveur de la survie de leur quotidien respectif, mais aussi à la mise en place de certains gestes concrets pour que GCM puisse poursuivre son œuvre visant à fournir une information complète et impartiale.

En effet, quelques heures après cette nouvelle, le gouvernement Legault annonçait une aide de cinq millions de dollars pour permettre aux six quotidiens régionaux de Groupe Capitales Médias de poursuivre leurs activités en attendant d’être rachetés. Et tout récemment, ce même gouvernement dévoilait un programme de 50 millions $ par année d’ici 2024 pour soutenir la presse écrite.

Les employés des six quotidiens du Groupe Capitales Médias (GCM) lancent actuellement une campagne coordonnée de démarrage de coopératives de solidarité dans laquelle les travailleurs de l’entreprise participent financièrement et où toute la communauté est appelée à contribuer au projet.

Pour la réussite de cette initiative, l’apport des employés et du grand public demeure essentiel et salutaire. Mais la communauté d’affaires doit aussi contribuer au succès de cette démarche. Pourquoi?

Les médias locaux demeurent un outil essentiel pour une société québécoise démocratique et à la survie de notre culture. Les journalistes scrutent les programmes politiques, critiquent les promesses électorales, posent les vraies questions, enquêtent sur des situations particulières et fournissent des analyses recherchées donnant l’heure juste et permettant aux citoyens de se forger une opinion, tout en mettant en valeur nos entreprises, les entrepreneurs d’ici, notre culture et ses artisans.

La communauté d’affaires peut grandement participer à ce mouvement par des contributions financières par l’entremise de la plateforme Web coopmonjournal.com, l’utilisation des médias à des fins de promotion via des publireportages, des chroniques, des publicités. Nous avons tous et toutes une responsabilité d’assurer la perpétuité des institutions médiatiques de chez nous. Une richesse qui nous appartient et dont on doit être fier. Protégeons nos médias écrits dans une approche pérenne.

Une fois nos médias régionaux disparus, qui s’assurera que notre histoire se perpétue, qui analysera objectivement ce qui se passe dans notre pays? Sûrement pas les Google, Facebook et grands géants de ce monde… Gens d’affaires, soyons partenaires de la démarche de coopératives de solidarité.