Le port de Québec

Un avant-port de Québec pour son expansion

POINT DE VUE / L’entente-surprise de l’administration du port de Québec (APQ) avec Hutchison Ports et le Canadien National (CN) pour la construction et l’administration d’un nouveau terminal de conteneurs à la baie de Beauport démontre la nécessité de trouver un nouvel endroit pour l’expansion du port.

Le site exceptionnel de la plage de Beauport déjà grignotée petit à petit disparaîtrait, bordée par un mur de conteneurs. C’est le seul endroit qui offre aux citoyens de Québec la possibilité de se baigner en ville avec une superbe plage et une vue exceptionnelle sur l’île d’Orléans et la rive sud. Il est temps que l’administration du port se cherche un avant-port pour son expansion. 

De toute façon, il n’y a déjà plus de place sur le site actuel. L’administration du port est téméraire en annonçant cette soi-disant entente malgré l’inacceptabilité sociale et malgré que l’Agence canadienne d’évaluation environnementale n’ait pas donné son feu vert. Le tout ressemble à un ballon d’essai. Il est frustrant pour le citoyen de la ville de ne pas contrôler son territoire à cause de la juridiction fédérale. Il ne la contrôle pas davantage à cause d’une administration municipale intransigeante. Cette réalité est illustrée par Le Phare. San Francisco a perdu son charme à cause d’une panoplie de Phare (gratte-ciel). La destruction du Marché du Vieux-Port au profit du Grand Marché, les terres des Sœurs de la charité en sont d’autres exemples. 

Ces projets produisent d’une part deux gagnants, le promoteur et celui qui l’autorise, le premier pour son porte-monnaie, l’autre pour sa gloire. De l’autre côté, une multitude de perdants : les citoyens. La Baie de Beauport doit être préservée à tout prix. Plusieurs questions restent en suspens : combien de super-navires de conteneurs sont en fonction actuellement, par quels transporteurs et où dans le monde? Des études ont démontré que le port de Montréal est le plus économique pour le transbordement de conteneurs.