Le débat sur le troisième lien a récemment donné lieu à un échange d’amabilités entre le maire de Lévis, Gilles Lehouiller (photo) et la nomenklatura.

Troisième lien et quartiers de l’Ouest

POINT DE VUE / Le débat sur le troisième lien a récemment donné lieu à un échange d’amabilités entre le maire de Lévis et la nomenklatura qui joue à la chaise musicale à la tête des divers groupes écolos impliqués dans ce débat.

Qu’on ne s’y trompe pas: parce qu’il constituerait un choix en faveur de la poursuite du développement prioritaire de l’ouest de l’agglomération de Québec, l’abandon du projet de troisième lien à l’Est conduirait, à brève échéance, à la remise en cause de la survie même de plusieurs des quartiers résidentiels de Sainte-Foy et de Sillery et de la vocation agricole des terres situées à l’ouest de l’agglomération. 

En effet, le développement accéléré de l’ouest de l’agglomération conduirait presque inévitablement à la mise en place d’un troisième lien à l’ouest et de modes lourds de transport collectif qui accentueraient la pression immobilière dans cette partie du territoire. Les promoteurs immobiliers, qui salivent déjà à la perspective de jeter à terre les quartiers résidentiels situés à proximité des grandes artères de l’ouest pour y ériger des édifices multilogements ou commerciaux, présenteraient de plus en plus de projets d’édifices en hauteur semblables à ceux de l’îlot Lapointe, de la rue Sasseville, de la rive est de la Route de l’Église, de l’entrée nord de Charles-Huot ou des terrains voisins du quartier Saint-Michel de Sillery. 

Les terres agricoles restantes de Saint-Augustin, Neuville, Sainte-Catherine et même au-delà feraient également l’objet de projets de lotissement de plus en plus nombreux.