Transport: pensez aux aînés

Politiciens, écologistes et bien-pensants claironnent des projets coûteux de lignes de tramway modernes, de lignes de bus à grand débit, de lignes de métro «complémentaires».

Quant à moi, je ne résiste guère à la tentative d’ironiser sur tous ces gens qui se pâment sur un sujet de transport collectif et qui prennent habituellement une limousine ou une luxueuse voiture pour se rendre à bon port. Pour moi qui ai perdu mon permis de conduire (ayant subi un AVC), j’ai dû faire un deuil d’un transport rapide et douillet.

Désormais, pour me déplacer, il me faut tenir compte des jours orageux et surtout des jours de grande froidure.

S’il est difficile d’attendre 20 minutes ou plus sous une pluie torrentielle, il est insupportable d’attendre sur le bord de la rue en plein vent d’automne ou d’hiver. Il est affreux d’attendre dans un abribus à une température de 20 degrés sous zéro, car si vous êtes protégé du vent, vous ressentez pleinement la grande froidure pénétrante et paralysante.

J’essaie bien de trouver un abri chauffé minimalement, mais il y en a très peu…

Alors tous ces politiciens, écologistes et bien-pensants sont quelque peu téméraires en assurant que l’afflux de clientèle finira par compenser les dépenses engouffrées et surtout les hausses annuelles pour aînés!

Martin Lebel
Québec