Une manifestation des chauffeurs de taxi, le 26 mars dernier devant l'Assemblée nationale

Transport adapté, taxi, formation et sécurité

POINT DE VUE / Le 4 juin, il y a eu à l’Assemblée nationale, grâce à l’initiative de Mme Hélène David, une motion pour demander au gouvernement, entre autres, de modifier le projet de loi n° 17, afin de s’assurer que l’accessibilité aux services de transports adaptés soit suffisante, et ce, dans toutes les régions du Québec. Ce fut voté à l’unanimité.

Il semblerait donc que le transport adapté va pouvoir reprendre sa place dans le projet de loi 17. Il demeure toutefois une condition préalable et indissociable au maintien et au développement du service de transport adapté : la formation et la sécurité spécifique à y assurer. Et l’industrie du taxi actuelle remplit ce mandat, avec toute une réglementation existante, que ce soit dans ses contrats avec des transporteurs publics ou dans le privé. 

Or, le projet de loi 17 n’assure pas actuellement cette formation et cette sécurité obligatoires quand on dessert des personnes vulnérables au niveau physique, intellectuel ou mental. On s’apprêterait à améliorer les choses, veut-on nous rassurer. Mais devant le fait qu’on veuille en même temps détruire l’industrie du taxi actuelle, réglementée et formée, et faire payer la population pour les compensations, va dans un sens contraire à nous rassurer, du moins pour les personnes handicapées.

L’industrie du taxi ne veut pas être détruite, elle a des compétences, du professionnalisme, et elle veut continuer de travailler. Que veut réellement le gouvernement? Enlever toute concurrence à Uber et ses acolytes? Le projet de loi 17 serait la solution idéale, le Monsieur de Uber est très content du projet de loi! Mais le gouvernement ne veut sûrement pas cela, il doit veiller sur son peuple, surtout sur les plus vulnérables. Alors, pourquoi détruire toute la réglementation qui existe déjà, détruire l’industrie du taxi qui se modernise depuis plusieurs années maintenant et qui est prête à continuer à le faire?