Québec signifie: lieu où le fleuve rétrécit

Toponymie: merci aux peuples autochtones

POINT DE VUE / Québec, Témiscamingue, Kamouraska, Tadoussac, Wendake, Hochelaga, Chibougamau, Abitibi, Témiscouata, Chicoutimi, Maniuténam, Cacouna...

Le 21 juin, journée des Autochtones, j’ai réfléchi à l’accueil et à la médecine de ces peuples, les premiers habitants du territoire, qui ont aidé les gens de France à s’établir ici et à y survivre. Merci à ces peuples autochtones. Aussi ils avaient l’habitude de donner des noms pleins de sens aux bourgades, aux rivières, aux régions, des noms descriptifs:

• Kamouraska, lieu, rivage où il y a des joncs;

• Québec, lieu où le fleuve rétrécit;

• Chibougamau, lieu de rencontre;

• Abitibi, lieu où les eaux se séparent;

• Tadoussac, lieu des deux mamelles ou collines rondes;

• Manicouagan, Amqui, Matane, Stadaconé, etc.

Quelle poésie exprimée par ces noms. Les gens de France, à trop vouloir «sanctifier» ces lieux de la Nouvelle-France (Sainte-Adèle, Sainte-Brigitte, Saint-Jean, Saint-Roch, etc.) ont perdu le sens des noms qui décrivaient les «atouts» géographiques et ethnologiques de ce nouveau pays qui, avant eux, était habité par des Montagnais, des Algonquins, des Hurons, des Iroquois, des Malécites et autres nations établies aux quatre coins de cet immense territoire.

Et si on donnait à nos enfants dans les écoles l’occasion et la chance de redécouvrir ces nations et cette poésie qui était la leur, poésie de mots beaux et descriptifs, poésie des lieux et paysages, ce serait reconnaissance à exprimer à ces peuples dits autochtones, les premiers, qui savaient nommer, avec des mots du cœur, les lieux, les rivières, les espaces qu’ils chérissaient parce que beaux et porteurs de vie et de nourriture, les gibiers et les poissons.