Thérapie culturelle: la clé

POINT DE VUE / En réaction à l’article «Trois décès par jour, c’est inacceptable» de la journaliste Élisabeth Fleury paru le 30 octobre.

Outre le témoignage personnel de Marguerite Blais, certains points ont capté mon attention sur les deux pages consacrées au Forum Adultes et santé mentale (à titre de concerné, bien sûr!) dont celui d’adapter le réseau de santé et de services sociaux aux usagers, reconnaître des pairs-aidants et égayer ces «mouroirs» que sont les départements de psychiatrie des hôpitaux.

Un autre point m’a sauté aux yeux: l’organisme «Humain avant tout», fondé par Lysa-Marie Honty, qui craint que le gouvernement ne néglige la prévention et la lutte à la stigmatisation. Ayant été approché par un comité nageant dans les mêmes eaux et initié par l’IURSM de Québec, je partage un peu ses appréhensions. La machine politique étant ce qu’elle est, les bottines y suivent rarement les babines.

Toutefois, un mot magique est ressorti de la première réunion du fameux comité: l’espoir! Pour entretenir cette flamme vacillante, il faut lutter sans cesse. Ce qui m’amène à un autre élément figurant dans les textes du Soleil du 30 octobre: développer les technologies en santé mentale. J’ai dénoncé les ravages de Facebook sur la presse écrite – et surtout, sur la littérature – le 26 août dernier, dans ces pages.

Si la ministre Danielle McCann se veut pragmatique, pourquoi ne pas développer cette avenue? Ici, je ne parle pas de dépister des troubles mentaux par scanner. Ou revenir aux électrochocs d’un autre âge. Mais bien d’éduquer les usagers en les initiant aux bienfaits thérapeutiques de l’écriture utilisée à bon escient. Les propos haineux sur les réseaux sociaux ne sont pas vraiment salvateurs en soi.

Mieux s’en servir pour faire le bien. Et faire du bien. À soi et aux autres. Selon moi, ce serait un plus pour combattre les stigmas des préjugés. On veut ne pas tenir l’entourage des usagers dans l’ignorance. La récente édition du festival Québec tout en lettres parlait entre autres de «sonner l’alarme». Cette forme d’éducation à double sens de la thérapie littéraire – et culturelle, en général – permettrait de surseoir aux incidences psychiques.

À LIRE AUSSI: Le gouvernement adopte une nouvelle stratégie de prévention du suicide