Terres des Sœurs de la Charité

POINT DE VUE / Voilà trois semaines, 30 000 personnes sont sorties dans les rues de la capitale nationale pour demander aux gouvernements de prendre des actions concrètes pour préserver notre planète et se battre contre les changements climatiques. Est-ce que les gouvernements provinciaux et municipaux vont les écouter ?

La semaine dernière, j’ai assisté à un débat électoral sur l’environnement. Quelle est l’une des deux questions qui revenaient le plus souvent ? Est-ce que vous allez sauver les terres des Sœurs de la Charité?

La protection des terres des Sœurs de la Charité devrait être une décision facile et évidente. Cela va de soi. Dans le contexte actuel où le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) interpelle les villes pour investir dans les espaces verts et promouvoir l’agriculture urbaine dans une perspective de mitigation et d’adaptation aux changements climatiques, c’est le moment de protéger ces 567 hectares de notre patrimoine agricole. Il faut permettre aux agriculteurs et aux citoyen(ne)s de bénéficier de ces terres magnifiques et fertiles au cœur de notre ville.

Malgré cette nécessité, le Groupe Dallaire n’a pas assez d’argent apparemment. Il semblerait qu’il faille dévorer les terres agricoles pour encore accroître l’étalement urbain de la Capitale-Nationale. C’est cette même logique de croissance économique sans fin qui nous a menés vers la crise écologique que nous affrontons actuellement.

C’est le temps de changer de paradigme et de faire la transition écologique sans attendre.

Depuis notre fondation, nous, les membres d’Option Capitale-Nationale, nous opposons à la destruction des terres des Sœurs de la Charité.

Si vous, cher(e)s citoyen(ne)s, faites le choix de nous élire en 2021, nous déclarerons un moratoire sur le projet du Groupe Dallaire. Pour nous, la sauvegarde de notre patrimoine religieux, agricole et écologique est primordiale pour l’avenir de notre belle capitale nationale.