Taxi: exclue de l’équation

En réaction à la chronique «Mode d’emploi du gouvernement pour prendre un taxi» de Mylène Moisan parue le 16 mai.

Madame Moisan,

Comme toujours, j’aime vos chroniques. Cette fois, je réagis plus fort. Je me sens, comme les gens de ma génération, exclue de l’équation.

Je suis une soixantenaire retraitée et je n’ai pas les moyens financiers d’avoir un téléphone intelligent. Et que dire des difficultés à manipuler ces bêtes du XXIe siècle! Déjà, ce n’est pas possible d’obtenir un rendez-vous au «sans rendez-vous» à ma clinique médicale puisque ce sont ces téléphones si efficaces qui obtiennent toutes les premières connections. Pour le moment, j’ai une automobile. Donc, je ne prends pas de taxis. Dans cinq ans, je n’aurai plus le luxe de rouler avec une nouvelle voiture. Je prévoyais utiliser les taxis. La solution proposée actuellement est une loterie compliquée à utiliser sans garantie de résultats qui risque d’être plus dispendieuse que le système actuel de taxis. En attendant de nous retrouver en résidence et CHSLD, quelqu’un a-t-il pensé qu’il y a de nombreuses personnes qui ne s’y retrouveront pas dans ce capharnaüm?

Un regroupement des compagnies de taxis d’une municipalité qu’on pourrait joindre par téléphone filaire fait plein de sens à mon avis.

J’espère que notre gouvernement saura tenir compte de nos contraintes avant de voter leur loi.

Marie-Dominique Rouleau

Québec