Taxe kilométrique

POINT DE VUE / La chambre de commerce du Grand Montréal a récemment recommandé la mise en place d’une taxe dite kilométrique afin de réduire la congestion automobile et ses impacts sur l’environnement.

Taxe jugée péjorative, il faudrait plutôt la nommer et la considérer comme étant un frais d’usage dont le but ultime est de diminuer l’auto solo. L’objectif : favoriser le transport en commun et le covoiturage. Changer nos habitudes n’est pas facile; la meilleure façon d’y arriver est d’introduire ces frais de façon progressive.

Pour qu’ils soient vraiment efficaces, ces frais doivent varier en fonction de différents critères comme la puissance du véhicule, et le nombre de personnes. Plus le véhicule est énergivore plus ça coûte. Les frais diminuent plus il y a de personnes à bord, avec l’utilisation d’une voiture électrique, en circulant en dehors des heures d’affluence ou à l’extérieur des centres urbains.

Avec l’état actuel de la technologie, il est sans doute possible d’installer dans chaque véhicule un dispositif connecté à l’ordinateur de bord, relié en GPS pour enregistrer sa position sans retransmettre celle-ci et pouvant compter le nombre réel de personnes à bord. Éventuellement, l’appareil cumulerait les frais d’usage que le propriétaire pourrait payer mensuellement, comme son compte d’Hydro; les profits pourraient être utilisés au développement du transport en commun.

Évidemment, il n’est pas réaliste d’appliquer de tels frais à court terme, mais il faut en faire un objectif pour le début des années 2030 par exemple.

Je lance ici un défi aux férus d’informatique de créer un appareil approprié.

Nul doute que de tels frais d’usage auraient un impact positif sur la diminution de l’étalement urbain tout en améliorant la qualité de l’air.

Les citoyens auraient alors plusieurs choix : modifier leurs habitudes par la marche, le vélo, le covoiturage ou décider sciemment de payer les frais d’usage.