Sylvain Charlebois, la bouffe et le GIEC

POINT DE VUE / Les longues lettres ouvertes de Sylvain Charlebois, doyen de la faculté de management et professeur titulaire en distribution et politiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie, apparaissent régulièrement dans les journaux québécois. On y apprend par exemple que le service au volant des chaines de restauration rapide est «une innovation faisant partie de notre patrimoine [sic]», ou que la patate, «ce légume parfait autant pour la survie que pour le plaisir», est en train de «sombrer pratiquement dans l’oubli [sic] avec le nouveau Guide alimentaire canadien». La lecture de ses analyses est souvent étonnante.

Le 19 août 2019, dans une lettre intitulée «La planète dans notre assiette» et publiée dans la section Point de vue du Soleil, Sylvain Charlebois analyse la recommandation du GIEC de diminuer notre consommation de viande rouge afin de réduire l’importante quantité de GES émise par l’élevage. Il affirme que: 

a) «Le rôle du GIEC ne consiste pas à faire des recommandations. Son rôle réside plutôt dans l’établissement de constats»
b) «Le GIEC a une réputation d’alarmiste controversé».

Or, la mission du GIEC est bel et bien, entre autres, «d’envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation» du changement climatique. Sylvain Charlebois erre à nouveau en mettant de l’avant une soi-disant réputation alarmiste qu’aurait le GIEC, au lieu de souligner que les faits et l’analyse révèlent une sous-estimation systématique par le GIEC des effets du réchauffement. 

Outre l’implication des gouvernements dans le processus du GIEC qui contribue à ce «conservatisme scientifique», les climatologues, comme la plupart des scientifiques, ont en général, et pour toutes sortes de raisons, tendance à pencher vers l’estimation prudente, non vers l’alarmisme. Cette tendance porte un nom, soit le principe de moindre étonnement (erring on the side of least drama, ou ESLD), voulant qu’une hypothèse ou un résultat ait plus de chances d’être accepté s’il ne heurte pas par ses aspects spectaculaires ou dramatiques.

Carrefour des lecteurs

Le plaisir de lire le journal

Avant d’être presque un devoir de citoyen, en particulier dans une démocratie, lire le journal est d’abord un plaisir qui se vit au quotidien. Comme beaucoup d’abonnés — je le suis au Soleil et au Devoir — j’ai appris, ou plutôt j’ai pris conscience récemment, que bon nombre de mes amis et connaissances ne payaient pas pour se tenir informés de l’actualité. Je ne crois pas être le seul à avoir ressenti en cela une sorte d’injustice : pourquoi paierais-je alors que d’autres ne déboursent rien en naviguant sur leur tablette ou leur ordinateur? Ils savent que l’information a un coût mais s’arrangent pour ne rien payer. Pourquoi ne ferais-je pas comme eux? Après réflexion, je me suis dit que le prix à payer pour recevoir mes journaux chaque matin n’était pas si élevé (un dollar ou deux par jour), non seulement pour supporter le travail des journalistes, mais aussi et surtout pour le plaisir que cela me procure en bout de ligne. Mais si le gouvernement veut encourager les personnes qui soutiennent les journaux, je soumets la suggestion que leur abonnement annuel soit déductible d’impôt.

Georges Jodoin

Québec

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WO! LES MOTEURS!

C’est à n’en pas douter, les récentes attaques sur les installations pétrolières en Arabie Saoudite ont fait trembler avec célérité le marché mondial du pétrole. Un choc dans les marchés! Avouons que les fluctuations déstabilisantes dans ce marché sont nombreuses et fragiles, parfois elles sont dictées d’avance par le calendrier. De ce côté-ci de l’Amérique, on nous a toujours dit que nous étions approvisionnés par le pétrole Brent (Broom, Ranch, Etive, Ness et Tarbert) de la mer du Nord ainsi que du WTI (West Texas Intermediate) des gisements dans le golf du Mexique. Or, il faut comprendre également que l’Arabie Saoudite, de son côté, possède d’immenses réserves. Notons que les gisements Brent et WTI, pour leur part, n’ont pas été bombardés. Alors, comment expliquer qu’une raffinerie en Arabie Saoudite influence directement et impertinemment le prix du litre d’essence à la pompe ici? Voilà un modèle d’affaires aux odeurs dubitatives!

Michel Beaumont

Québec

Carrefour des lecteurs

Wow les moteurs !

C’est à n’en pas douter, les récentes attaques sur les installations pétrolières en Arabie Saoudite ont fait trembler avec célérité le marché mondial du pétrole. Un choc dans les marchés! Avouons que les fluctuations déstabilisantes dans ce marché sont nombreuses et fragiles, parfois elles sont dictées d’avance par le calendrier.

De ce côté-ci de l’Amérique, on nous a toujours dit que nous étions approvisionnés par le pétrole Brent (Broom, Ranch, Etive, Ness et Tarbert) de la mer du Nord ainsi que du WTI (West Texas Intermediate) des gisements dans le golf du Mexique.

Or, il faut comprendre également que l’Arabie Saoudite, de son côté, possède d’immenses réserves. Notons que les gisements Brent et WTI, pour leur part, n’ont pas été bombardés. Alors, comment expliquer qu’une raffinerie en Arabie Saoudite influence directement et impertinemment le prix du litre d’essence à la pompe ici ? Voilà un modèle d’affaires aux odeurs dubitatives !

Michel Beaumont
Québec

Carrefour des lecteurs

Le plaisir de lire le journal

Avant d’être presque un devoir de citoyen, en particulier dans une démocratie, lire le journal est d’abord un plaisir qui se vit au quotidien.

Comme beaucoup d’abonnés — je le suis au Soleil et au Devoir — j’ai appris, ou plutôt j’ai pris conscience récemment que bon nombre de mes amis et connaissances ne payaient pas pour se tenir informés de l’actualité. Je ne crois pas être le seul à avoir ressenti en cela une sorte d’injustice : pourquoi paierais-je alors que d’autres ne déboursent rien en naviguant sur leur tablette ou leur ordinateur ? Ils savent que l’information a un coût, mais s’arrangent pour ne rien payer. Pourquoi ne ferais-je pas comme eux ? Après réflexion, je me suis dit que le prix à payer de recevoir mes journaux chaque matin n’était pas si élevé (un dollar ou deux par jour), non seulement pour supporter le travail des journalistes, mais aussi et surtout pour le plaisir que cela me procure en bout de ligne. Mais si le gouvernement veut encourager les personnes qui soutiennent les journaux, je soumets la suggestion que leur abonnement annuel soit déductible d’impôt.

Georges Jodoin
Québec

Carrefour des lecteurs

Québec, ville patrimoniale?

Décidément, les scandales de négligence et de destructions patrimoniales ne cessent de s’abattre sur la capitale. Elle qui devrait donner l’exemple. Elle qui comporte pourtant un quartier inscrit à l’UNESCO.

Les cendres sont à peine tièdes après l’incendie de la magnifique villa Livernois, à Duberger, qu’on apprend qu’un permis de démolition a été consenti à la maison des Pasquier à Neufchâtel datant de l’époque de la Nouvelle-France (début 1700) et que la ministre Roy n’interviendra pas. Est-il utile de rappeler la démolition injustifiable et inacceptable de l’église Saint-Cœur-de-Marie, si unique, qui se déroule en ce moment à deux pas du parlement et des fortifications? Cette démolition crève-cœur où la même ministre Roy est restée de marbre face à une demande de classement patrimonial. D’ici peu, il y a fort à parier que c’est la démolition imminente de l’église du Très-Saint-Sacrement qu’on annoncera. Le patrimoine est en déroute dans la capitale!

Alors que la ville de Québec mise sur son statut de l’UNESCO pour attirer les touristes, elle saccage son patrimoine extra-muros à petit feu. J’en arrive à croire que la conservation du patrimoine n’est pas une valeur chez toi. Toi la capitale. La belle. Celle qui devrait donner l’exemple, mais qui fait plutôt figure de cancre.

Philippe H-Leroy

Québec

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TRUDEAU ET ALADDIN

À la suite de la publication dans le Time d’une photo de Justin Trudeau déguisé en Aladdin, les conservateurs et le NPD en font un scandale, accusent ce dernier de racisme et affirment qu’il est indigne d’être premier ministre du Canada. Quand j’étais jeune, je jouais à l’indien en portant sur la tête un bandeau avec une plume à l’arrière. Mes parents qui me voyaient faire et moi-même sommes-nous pour autant racistes? Et si Trudeau était un Noir qui s’était maquillé en homme blanc, l’aurait-on accusé de racisme? Et, à l’inverse, comment Justin Trudeau aurait-il réagi si le soldat qui, lors d’une permission, a tourné en dérision la religion de l’Islam (et non pas un Arabe ou tout autre individu islamiste), avait été un Arabe islamiste qui avait ridiculisé la religion catholique? Poser ces questions me semble y répondre.

Daniel Guilbault

Saint-Augustin-de-Desmaures

Carrefour des lecteurs

Le crucifix n’avait pas la vocation

On apprend que pour la rentrée parlementaire du 17 septembre, le crucifix retiré de l’Assemblée nationale le 9 juillet dernier se retrouve dans une alcôve dans le corridor près du Salon bleu avec sa version originale de 1936.

On en fait l’historique intimement lié à notre nation.

Il a été difficile d’en arriver à cette décision, certains plus religieux criant au sacrilège, d’autres en faisant un objet patrimonial, prétexte à sa présence au-dessus du siège du président de l’Assemblée.

Mettons les choses en perspective.

De 1867 à 1936, il n’y avait pas de crucifix à l’Assemblée législative de la Province de Québec. Ce n’est qu’à la 20e législature que le crucifix y apparaît, non à la demande de l’Église, mais par un geste politique posé par Maurice Duplessis, nouveau premier ministre du Québec, qui voulait marquer son territoire et plaire au clergé.

Le crucifix à cet endroit n’était pas un objet de culte ni patrimonial, mais le signe d’un geste politique.

Il fallait un geste politique responsable pour l’enlever et cela est survenu alors que François Legault est le nouveau premier ministre et que la loi 21 sur la laïcité a été promulguée.

Qu’il repose en paix!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

Il faut aider nos journaux

Je félicite la Ville de Montréal pour avoir fait paraître sur cinq pages un avis public dans Le Devoir du mercredi 18 septembre.

Si elle était imitée par les autres municipalités qui suivent la loi 122 (les municipalités ne sont plus tenues de faire publier leurs avis publics dans les journaux locaux) et les gouvernements, les journaux et hebdos s’en porteraient mieux.

Rappelons que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a lancé une campagne invitant les gouvernements et les municipalités à publier comme avant leurs avis publics dans les journaux locaux.

Sylvio LeBlanc, Montréal

Carrefour des lecteurs

Une gifle aux Québécois

Je suis persuadé que jamais le Parti libéral du Canada n’aurait accepté que le texte anglophone de la chanson thème de la campagne soit rédigé par un Québécois totalement nul en anglais. Mais on a accepté qu’un anglophone nul en français écrive les paroles dans un français catastrophique et totalement incompréhensible, qui est carrément une gifle aux Québécois.

Le Parti libéral méprise notre langue et méprise la majorité démocratique des Québécois qui appuient la loi sur la laïcité. Comment un Québécois fier de son peuple peut-il voter pour un tel parti? Comment un Québécois peut-il faire partie de ce parti qui nous méprise?

Le père de Justin Trudeau avait un immense respect pour la langue française qu’il maîtrisait avec brio. Son fils est un anglophone qui traduit à mesure dans sa tête et n’a aucun respect pour notre langue qu’il baragouine. Québécois, tenons-nous debout devant le mépris!

André Michaud, Québec

Carrefour des lecteurs

Les données, thème électoral oublié

Les partis politiques fédéraux engagés dans la course électorale qui se terminera le 21 octobre tentent de charmer tous azimuts l’électorat.

Beaucoup de promesses d’un monde meilleur, bien sûr, ainsi que des thèmes rassembleurs seront annoncés en grande pompe avec le plus beau sourire et la main sur le cœur. Que ce soit l’économie, l’avortement, le poids des régions ou la laïcité, surtout au Québec, ces thèmes noirciront les pages des quotidiens. Mais quel parti politique lèvera la main pour s’engager vers une nouvelle et efficace protection blindée des données personnelles? Le fléau de l’avenir. On ne sent pas une volonté sincère, ni même un intérêt des politiciens pour renouveler sérieusement le système des numéros d’assurance sociale et la protection de nos données. Où est donc votre loi du talion? Agissez, abandonnez les fadaises et cessez le mauvais théâtre. Rassurez-nous, chers politiciens, sur ce thème intégrateur et oublié!

Michel Beaumont, Québec

Carrefour des lecteurs

Lévesque-Trudeau et Legault-Trudeau

L’affrontement Québec-Ottawa sur la laïcité se dessine si Trudeau fils est réélu à la tête du gouvernement canadien. Quand on regarde les deux époques, le sujet (nationalisme et autonomie) est le même, les acteurs représentent les mêmes valeurs, le scénario presque identique et la fin prévisible.

En effet, il y a un peu moins de 40 ans, lors du rapatriement de la constitution par Trudeau père, on niait au Québec toute demande d’autonomie et sa capacité de décider par lui-même sur certains enjeux. 

À l’époque, nous venions de perdre le référendum de 1980 et on faisait avaler à Lévesque la Constitution accompagnée d’une Charte des droits et libertés. L’homme de main de Trudeau père était un certain Chrétien. 

Aujourd’hui, comble de l’ironie, ce seront les neuf juges de la Cour Suprême du Canada qui joueront ce rôle, et s’appuyant sur la Charte, ils feront avaler la couleuvre à Legault et conséquemment à un grand nombre de Québécois. Les politiciens fédéraux se cacheront derrière les juges encore une fois!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

Carrefour des lecteurs

La démocratie en octobre

Les idées de fond dans un décor d’octobre qui inspire les artistes et les poètes sont susceptibles de faire vibrer tout le Canada transformé par tant de lumière et ses nuances propices à la réflexion.

Bernard Landry a déjà parlé de la saison des idées accompagné de son audi alteram partem (soit à l’écoute de l’autre). Un conseil plus que pertinent qui s’adresse aux politiciens sollicitant un nouveau mandat. Octobre est un temps de récolte prometteuse lorsque le sol a été bien fertilisé. Un labeur de persévérance et de prévoyance. Une leçon combien féconde de cette harmonie entre l’homme et l’environnement. La gestion de notre argent et de notre planète passe par ce cheminement. Octobre allume nos vies par une invitation à écouter, à regarder en profondeur. Les rouges, les bleus, les verts, les oranges avec ce qu’ils ont de chaud , de froid, de dégradé, de nuancé, de contraste. Il importe de chercher toutes leurs harmonies!

Douglas Beauchamp, Québec

Carrefour des lecteurs

Le climat au centre d’une grève générale

Le mouvement de lutte contre la crise climatique s’étend de plus en plus à bon nombre des sphères de la société qui viennent s’ajouter au mouvement des jeunes initié par la Suédoise de 16 ans Greta Thunberg. Quelque 400 organisations communautaires, des associations étudiantes et sept syndicats ont déjà adopté un mandat de grève «sociale» pour prendre part à un mouvement mondial de grèves climatiques prévu pour le 27 septembre.

Les conséquences des changements climatiques, notamment la férocité des ouragans et des incendies de forêt, les inondations suscitées par des pluies diluviennes font maintenant partie de notre décor. La campagne électorale s’amorce. Le thème de l’environnement sera un enjeu majeur. Les chefs des divers partis politiques iront de leurs «promesses» pour lutter contre la crise climatique. 

À cet égard, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté au Canada entre 2016 et 2017, selon le plus récent bilan officiel fédéral disponible. Les émissions du Québec ont elles aussi connu une hausse au cours de la même période. Il est plus que temps que nos dirigeants cessent de se mettre la tête dans le sable et s’attaquent sérieusement à la transition énergétique. Pour ce faire, ils doivent ranger dans le placard leur double discours eu égard aux retombées économiques du pétrole et à la lutte aux changements climatiques… C’est une simple question de gros bon sens!

Henri Marineau
Québec

Carrefour des lecteurs

Un petit bijou de Côté

Abonnés au Soleil depuis plus de 30 ans, c’est toujours un plaisir pour mon conjoint et moi de prendre connaissance de votre caricature du jour.

Grave ou drôle, mais toujours pertinente, celle portant le titre de Six nuances de vert (vendredi 13 septembre) est un véritable petit bijou de vérité et d’actualité. Bravo et merci pour ce beau talent que vous partagez avec nous chaque matin. Un vrai rayon de Soleil !

Sylvie Parent
Québec

Carrefour des lecteurs

Pas le droit d’être indécise

Devant les élections fédérales, je m’inquiète du résultat de vote que nous aurons. Pensez-y… Le 21 octobre, si les gens n’exercent pas leur droit de vote, qu’arrivera-t-il? Une forte abstention risque de faire élire un gouvernement majoritaire conservateur. Ce que je trouve encore plus inquiétant, c’est la brochette d’hommes de droite actuellement au pouvoir. Imaginez-les ensemble, près de nous, les Scheer, Ford, Legault. Juste un peu plus loin, Trump, Bolsonaro et j’en passe. Mesdames, qu’adviendra-t-il de nos droits et libertés pour lesquels nous avons travaillé si fort? Allons-nous faire un retour en arrière de plusieurs décennies et voir nos droits comme celui à l’avortement et à l’équité salariale menacés? En tant que femme, je ne peux pas être indécise si je veux conserver et élargir mes droits et mes pouvoirs. Messieurs, pensez à vos filles! Alors me voici ici aujourd’hui à vous dire, mesdames, messieurs, que le 21 octobre, je voterai stratégiquement afin de conserver mes droits!

Chantal Ouellette

Laval

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TROISIÈME LIEN: LE MAL EST DÉJÀ FAIT

Le troisième lien à l’est de Québec et Lévis aurait dû être fait depuis 15 ou 20 ans. Même le ministère des Transports avait prévu une sortie au nord du fleuve pour un éventuel tunnel vers Lévis. Il y a 40 ans, mon épouse et moi avons magasiné des propriétés à Sainte-Foy, trop chères pour nos moyens. On a donc traversé sur la rive sud et nous sommes là depuis. Bien des gens achètent leur propriété au sud du fleuve, les terrains, maisons et taxes sont moins dispendieux. Mais tous sont à l’ouest de Lévis, pas de traversée à l’est comme à Montréal avec le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. Avez-vous vu Saint-Nicolas ou Saint-Rédempteur il y a 40 ans? Moi oui, des champs et des forêts. Allez voir aujourd’hui à Saint-Nicolas, des développements domiciliaires à perte de vue. Oui , il y a peut-être seulement 4300 déplacements en heure de pointe le matin à l’est de Lévis, c’est normal, tout le monde reste à l’ouest. Il faut créer un équilibre en développement domiciliaire à l’est de Lévis pour équilibrer la grande région.

Gilles Turcotte

Lévis

Point de vue

Le Soleil, un participant essentiel à notre société

Le Soleil, une histoire qui a commencé tôt alors que j’étais la première à attraper le Cahier Perpectives, dès qu’il entrait dans la maison. Un exploit dans une famille de huit !Toujours au même endroit, à genoux sur le tapis du salon, le cahier étalé sur le divan, l’adolescente que j’étais cherchait à comprendre la société qui bouillait autour de moi.

Au fil des ans, il est devenu une partie de notre quotidien: les petites annonces pour la recherche du premier appartement; la relecture du texte de l’avis de décès qu’on n’aurait jamais voulu écrire; les visites de Gus Bleau qui venait, à pied, chercher mes collages faits à la cire pour les publicités du Théâtre de la Bordée.

Des entrevues de fond à la couverture des événements culturels sur lesquels j’ai travaillé pendant plus de 25 ans, Le Soleil a toujours été là. Respectueux, attentif à son milieu, rapportant nos bons, et moins bons coups, par la plume et l’intérêt réel des Léonce Gaudreault, Martine Corriveau, Jean St-Hilaire et Normand Provencher pour ne nommer que ceux-là.

Il a aussi été là, à tous les petits déjeuners, mes enfants apprenant à y décrypter les statistiques sportives et y découvrant les conflits mondiaux.

Depuis 15 ans, à titre de responsable des stages au Département d’information et de communication de l’Université Laval, je suis à même de constater avec quelle générosité et quel respect l’équipe de la rédaction du Soleil reçoit nos étudiants en journalisme, les accompagnant dans leurs premiers pas dans cette profession qui est d’informer.

Le Soleil est, à plus d’un titre, un participant essentiel à notre société. Ses journalistes y mettent quotidiennement en lumière les enjeux et les avancées de cette société et il doit continuer à en être ainsi!

Point de vue

Les appuis au Soleil continuent à affluer

Notre campagne de contribution à la survie des quotidiens locaux continue de donner de bons résultats. Près de 1300 lecteurs de nos plateformes numériques, et ce dans toutes les régions de Groupe Capitales Médias, ont fait le choix de devenir membres ou ambassadeurs, conscients que l’information n’a rien de gratuit. En début de semaine, nous leur avons demandé de nous expliquer les motifs de leur engagement. Voici quelques-unes de ces réponses ainsi que d’autres messages d’appuis reçus au cours des derniers jours. Merci! #lesoleilcontinue

Je suis membre ambassadeur pour résister à la concentration médiatique, à l’impersonnalisation des nouvelles par les géants d’Internet qui se sont attirés les revenus des médias existants. La démocratie est par ricochet menacée par le populisme des réseaux sociaux qui devient avec le temps une entité à combattre. On ne peut se permettre de perdre nos médias régionaux et se retrouver avec uniquement des fournisseurs de nouvelles. Les journalistes ont une réputation locale et sont reconnus par leur milieu. C’est ce qui fait a valeur de leur information. On va perdre tout ça si on laisse faire.
Pierre Charbonneau

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Je voulais simplement faire ma part afin de conserver mon journal électronique que je lis à tous les jours sur ma tablette. Merci pour les excellents reportages et les chroniques de qualités.
Charles Innes

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Comme beaucoup de vos lecteurs, j’ai grandi avec la chance de pouvoir lire Le Soleil tous les jours. Bien que ma famille n’était pas riche, ma mère n’aurait jamais envisagé de devoir couper cette source d’information et de divertissement. Que je sois ici dans ma région ou à l’extérieur pour quelques mois, Le Soleil est mon cordon ombilical qui me nourrit de l’information pertinente qui m’aide à faire des choix et qui me renseigne et me divertit. Longue vie à mon Soleil.
Hélène Mathieu

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Je trouve le travail de journaliste important. Il est important d’avoir une presse objective et bien documentée. J’aime les histoires inspirantes et les prises de conscience de Mylène Moisan. J’aime mieux lire les dossiers fouillés des journalistes de la presse écrite que d’écouter les mêmes nouvelles aux 15 minutes à la télé. J’aime lire les billets des chroniqueurs de partout en région. Merci de continuer.
Gilles Labrecque

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Je veux être libre de me faire une opinion; pas de journalisme, pas de liberté d’opinion. Il y en a des exemples partout dans le monde.
Dany Bégin

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La consultation de mon journal est devenue au fil des ans une sorte de rituel incontournable. Lorsque la matinée ne me permet pas de le faire, je me reprends en fin de journée. La facture d’un quotidien comme Le Soleil est difficile à reproduire dans des formats électroniques. En plus, de l’information factuelle, on y retrouve des chroniqueurs, des opinions et, bien sûr. Mes pages préférées : bd et jeux ! L’idée d’une convergence avec d’autres médias écrits et électroniques est assurément à considérer. Je pense cela inévitable mais, de grâce, essayez de garder d’une façon ou d’une autre un format papier.
Gaston Fortier

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Je pense que la recherche de diverses façon de financer les médias est louable mais je crois surtout que les textes produits par des journalistes professionnels accrédités (un statu qui devrait être clarifié) devraient être protégé par un règlement sur les droits d’auteurs afin que les GAFAM de ce monde finissent par payer pour les infos qu’ils utilisent et véhiculent sur leurs sites.
Robert Houle

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Je suis un lecteur assidu du journal Le Soleil depuis quelques décennies. J’y ai toujours apprécié les nouvelles de Québec et plusieurs chroniques dont celles de Gilbert Lavoie. Abonné à la version papier les fins de semaine, je suis passé à la version sur iPad dès qu’elle est devenue disponible. Je lis d’abord le journal Le Soleil chaque matin pour passer aux autres par la suite. J’aime beaucoup la qualité de l’information qui y est contenue, en particulier les nouvelles locales de Québec et des autres régions. J’aime beaucoup aussi les chroniques, en particulier celles signées par des chroniqueurs provenant des régions plutôt que de Montréal.  
Jean-Yves Simard

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D’abord, je trouve important pour la démocratie et pour le développement de l’esprit critique d’avoir accès non seulement à de l’information crédible mais également aux analyses que nous procurent les journalistes et chroniqueurs de nos quotidiens. Si les journaux « nationaux » comme Le Globe and Mail, Le Devoir auxquels je suis abonnée ainsi que La Presse + me donnent accès à de l’information de qualité sur les grands enjeux du pays, les journaux locaux nous permettent de prendre le pouls de notre communauté. Bien que Montréalaise d’adoption, je suis née à Trois-Rivières et ai vécu quelques années en Outaouais et je m’intéresse toujours à ce qui se passe là-bas
Danielle Vincent 

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Tous les jours je consulte deux médias pour l’information locale et régionale. Je crois indispensable la lumière que nous apporte une information provenant de journalistes professionnels.  Les fausses nouvelles sont une menace pour notre démocratie. C’est la raison pour laquelle nous devons absolument supporter nos médias pour leur survie.
Marie Gosselin

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Si je suis devenu membre de Groupe Capitales Médias, c’est que je crois que les médias ne doivent pas tous être concentrés dans la région de Montréal. Dans cette éventualité, les nouvelles qui concernent la région de Québec et les autres régions desservies par Capitales Médias, n’auront plus autant d’importance et seront relayées dans des articles en bas de page et noyées dans des nouvelles strictement montréalaises qui ne préoccupent pas nécessairement les gens des régions. Également, il est important d’avoir une diversité de points de vue même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec ceux-ci.
François Bundock

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Il faut que Le Soleil continue! Cela fait 30 ans que j’y suis abonné après avoir toujours vu mes parents le lire tous les matins dès leur réveil!C’est une tradition dont je ne pourrais me passer. Je souhaite une longue vie au Soleil et tout mon respect aux artisans qui y contribuent!
Paule Bilodeau

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J’ai quitté la région de Québec pour travailler en Outaouais il y a 40 ans mais encore aujourd’hui je lirai  Le Soleil qui continue de me garder bien informé sur la vie économique, culturelle, sociale et politique de mon milieu d’origine où vivent plusieurs membres de ma famille. Ce lien est très important pour moi.
Denis Carrier

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Un mot pour vous dire que je suis un lecteur du soleil en version papier quand je suis au Québec (j’ai une résidence secondaire à Château-Richer) ou en consultant les titres de l’actualité du Québec quand je suis en Suisse. J’apprécie le Soleil et vous accorde volontiers mon soutien (avec un modeste don que je ferai très vite). Je vous souhaite un grand succès dans vos démarches et dans l’immédiat une très bonne journée
Daniel Rossellat

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La survie passe par la modernisation. Élimination de la version papier et de sa distribution. Consolidation des versions numériques en une seule d’un format convivial et accessible sur tout appareil, genre MSN. Et pourquoi pas une propriété plus large, voir publique, ou encore coopérative d’employés, lecteurs, fournisseurs et autres. Je rajouterai que rien ne devrait être gratuit. Il ne m’en coûte qu’un peu plus de 10$ par mois pour lire Le Soleil sur mon ordi. C’est pas cher. Il devrait y avoir un frais pour toute version, surtout unifiée.
Dany Bégin

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Je trouve tellement triste que Le Soleil soit actuellement en situation difficile. Pour moi, Le Soleil est le journal qui fait briller les régions sur la grande place avec de grands standards journalistiques. Quel dommage ce serait!
Gabrielle Dion,

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Vous faites un magnifique travail! Beaucoup de rigueur et de professionnalisme bien visibles dans vos articles! Courage et longue vie au Soleil!
Isabelle Michaud

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Notre information journalistique à Québec, c’est Le Soleil. Mon conjoint et moi sommes abonnés depuis le début de notre mariage, soit près de 53 ans. C’est la première année que j’annule le journal pendant l’été, ma présence à l’hôpital pour cause de maladie de mon conjoint. J’ai gardé la publication samedi-dimanche. C’est un grand coup au coeur que d’apprendre les difficultés du Groupe Capitales Médias. Quand on sait que l’information réfléchie amène la personne (entre autres les jeunes) à s’éduquer, à réfléchir sur ce qui est bon pour soi et pour notre société, on doit mettre tous nos efforts pour conserver nos journaux pour conserver notre autonomie et protéger notre démocratie tant recherchée par d’autres peuples. J’ai 75 ans et je suis inquiète pour la suite. Merci à l’équipe! Soyeux courageux et on ne vous lâche pas!
Nicole Côté

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J’ai été camelot pour le Soleil pendant de nombreuses années, il se livrait alors l’après-midi et pas le dimanche! Nous avons été abonnés au journal papier pendant des décennies et je continue de le lire dans son format électronique aujourd’hui. Le Soleil est pour moi indissociable de la vie de Québec et de sa région! Perdre Le Soleil serait comme perdre un phare unique et nécessaire.
Julie Cantin

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J’appuie la continuité du Soleil. C’est important d’avoir un journal qui nous parle des évènements de la ville de Québec et de ses environs.
Hélène Bolduc

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Depuis que je suis toute petite, il y a toujours eu Le Soleil à la maison. Mes parents étaient abonnés. Je lisais les bandes dessinées avant mes grands frères si possible. J’ai été abonnée au journal Le Droit quand j’ai vécu dans l’Outaouais. De retour à Québec, j’ai suivi l’exemple de mes parents et je me suis abonnée au Soleil. J’y suis abonnée depuis plus de 30 ans. Mes parents ont été abonnés jusqu’à leur décès.  Aujourd’hui, pour des raisons pratiques je suis abonnée à la version électronique du Soleil et je vais sur l’application faire les mots croisés à l’occasion. Même en voyage, je peux lire mon journal préféré. Comme le dit André-Philippe Côté, je veux voir Le Soleil briller encore longtemps dans mes journées.

Merci à vous tous pour votre excellent travail.
Anne Légaré

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Dès que j’ai appris à lire, au début des années 60, je suis devenu un lecteur du Soleil, dans ma ville de Québec natale. J’ai suivi la guerre du Vietnam, la révolution tranquille, le concile Vatican 2, les assassinats de Martin Luther King et des frères Kennedy etc, en lisant Le Soleil au retour de l’école, avant le souper. Le vénérable quotidien m’a fait découvrir le monde, rien de moins. La crise qu’il traverse me chagrine profondément. Je lui souhaite, de tout cœur, de survivre aux présents bouleversements.
Gilles Masse

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Quelques mots pour dire combien la lecture du site internet du Soleil nous permet de suivre et mieux connaître toute la diversité de la société et de la vie quotidienne des québécois. Merci et tous nos voeux de rebond aux équipes 

Charles-Henri Russon

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Je ne suis même pas de la région de Québec, je suis de Mont-Laurier dans les Laurentides, mais je lis le Soleil tous les jours. Il ne devrait pas fermé.
André Desnoyers


Carrefour des lecteurs

Résidences privées pour aîné(e)s

Dans le Soleil, je lis deux informations. D’abord, une résidence privée pour aînés de Québec recherche des candidat(e)s pour combler des postes de: infirmier(e)s, préposé(e)s aux bénéficiaires, cuisinier(e)s, plongeur(euse)s, serveur(euse)s pour travail de jour, de soir, de fin de semaine. Ce recrutement apparaît urgent. Dans la même parution, Le Soleil nous informe qu’un responsable d’une résidence pour aînés de Sainte-Foy est formellement accusé d’avoir engagé neuf travailleurs illégaux. Il semble que ce soit l’Agence des services frontaliers du Canada qui enquêtait depuis plusieurs mois sur la présence de travailleurs sans permis de travail dans cette résidence. S’il est reconnu coupable de l’infraction qu’on lui reproche, le responsable de la résidence s’expose à une amende maximale de 50 000$ et à un emprisonnement maximal de deux ans. Rien n’indique que le ministère provincial responsable de l’encadrement des résidences pour aînés soit intervenu dans cette histoire. Aucune information provenant du propriétaire de la résidence fautive. Est-il un truand ou est-il étouffé par la lourdeur des démarches administratives permettant d’embaucher un immigrant?

Yvon Dubuc

Québec

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UNE SOLUTION POUR LE TRAFIC

Pourquoi ne pas récompenser les gens qui déménagent plus près de leurs emplois? Combien de personnes demeurent à l’extérieur et travaillent à Québec, certains restent dans l’est de la ville et travaillent à l’autre bout dans l’ouest et vice versa. Tous ces gens qui restent sur la rive sud et travaillent au centre-ville de Québec et d’autres qui demeurent à Beauport et travaillent à Sainte-Foy... Il me semble qu’on pourrait faire quelque chose! Une petite subvention, un programme qui amènerait les gens à demeurer plus près de leur emploi... ce serait bon pour l’environnement et pour le trafic.

Doris Bouchard

Québec

Carrefour des lecteurs

Sauver la planète est le dernier souci de certains élus

Lorsque j’entends les paroles de lundi dernier du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui déclarait que parce que les automobiles sont «maîtres» dans la région de la capitale et que le transport en commun est en déclin il faut nécessairement encourager le développement du transport routier — je voudrais dire ceci : «Sur quelle planète tu vis Gilles? Crois-tu aussi que la Terre est plate? Le réchauffement climatique, ça te dit quelque chose?».

Pourquoi n’a-t-on pas de plan directeur pour toute la région de la Capitale (couvrant autant la Côte-de-Beaupré, Stoneham, Portneuf, Lévis, Beauce... que le centre-ville), dont le but serait de nous convaincre de laisser nos «chars» à la maison au profit du transport en commun? Pour nous convaincre, il faudrait nécessairement que ce transport nous fasse sauver du temps. On pourrait regarder du côté des grandes villes avec des trains de banlieue. Et vu l’ampleur d’un tel projet, la mise en œuvre serait échelonnée sur des décennies. Mais à qui revient cette responsabilité si ce n’est au gouvernement en place? Monsieur Legault ,à vous!

Jean de Varennes, Québec

Carrefour des lecteurs

Des affiches injustifiées

À l’ère des médias sociaux et des différentes platesformes électroniques, je trouve archaïques et injustifiées les affiches des candidats pour une élection au fédéral, provincial ou municipal.

Le gouvernement prône les saines habitudes écologiques partout, pourquoi les politiciens s’accorderaient-ils le droit de sortir du rang lors d’une campagne électorale? Les vertus sont-elles à géométrie variable? Allez, nous voulons de la rectitude de la part de ceux qui l’enseignent s.v.p.

Michel Beaumont, Québec

Carrefour des lecteurs

Les politiciennes et le droit à l’avortement

Je suis si fière des femmes qui s’impliquent dans la sphère politique, car là elle peut améliorer nos conditions de vie et celles de la société en général. Je suis horripilée d’apprendre que certaines politiciennes telles que Mme Elizabeth May, chef du Parti vert, n’empêcheraient pas la réouverture du débat sur l’avortement. Ces politiciennes ont-elles oublié les combats de nos grands-mères et de nos mères pour le droit d’être considérée comme des personnes, le droit de vote, l’équité salariale, le droit d’être maître de son corps à part entière? Que penseraient les Thérèse Casgrain, Lise Payette et Simone Monet Chartrand, qui se sont battues pour ces acquis? Et «acquis» est un bien grand mot… Je vais voter pour le parti qui n’ira pas à l’encontre de ce droit qui est acquis pour plus de 50 % de l’électorat. Mon corps m’appartient, un point c’est tout!

Maryline Nadeau, Laval

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Une Québécoise à Toronto

«What is Québec’s problem? Why are you guys so racists? What do you care what she wears on her head?» J’ai grandi sur la rive sud de Montréal, mais j’habite actuellement Toronto pour mes études doctorales. Depuis l’élection de la CAQ et le début des débats sur la loi 21, on me pose ces questions quotidiennement. Et je ne sais pas quoi leur répondre. Car je ne partage pas ce choix. Certains diront que ces questions que l’on me pose ne sont qu’une forme de Québec bashing. Ce n’est pas faux, mais la différence c’est que cette fois-ci, les Anglos ont raison! Avec l’historique du Québec, je comprends le désir de garantir la laïcité de l’État. Or, la laïcité ne devrait pas aller à l’encontre de la liberté de religion. Nous devrions célébrer la diversité, pas la supprimer. Nous devrions encourager les femmes à travailler, pas leur mettre des bâtons dans les roues. Nous devrions être en mesure de voir au-delà d’un hijab et d’apprécier les compétences d’une enseignante. Le Québec devrait être une terre d’accueil tolérante. Le Québec a la chance de se reprendre. Je refuse de croire que la loi 21 représente le Québec. Le 21 octobre, montrons-leur nos valeurs progressistes et notre ouverture!

Caroline Mallette, Toronto

Carrefour des lecteurs

Débattre avec son monde

Il aurait été souhaitable que le maire de Québec ait profité de ses dix années à la gouverne de la ville pour s’habituer à débattre avec les citoyens, c’est-à-dire à transmettre les idées qui motivaient ses actions au lieu de s’attaquer aux personnes.

En s’adressant au représentant des brigadiers scolaires pour dire que celui-ci utilisait «les enfants pour mettre du poids dans les négociations syndicales», il visait la personne qui avait simplement dénoncé les coupes dans les services. Naguère, le maire avait ainsi procédé à une attaque des syndiqués en déclarant qu’ils étaient des fourreurs de système. De telles sorties ad hominem sont contraires à l’enseignement de Camus qui se dit poliment: lorsque le Sage montre la lune, on doit voir la lune et non pas regarder le doigt qui la montre.

Jean-Marie Desgagné
Québec

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Le bar rayé, frein au troisième lien

Jamais les anti troisième lien n’auraient pensé que ce serait le bar rayé qui réussirait à rayer le projet de troisième lien à Québec.

So, so, so, solidarité. Le quatre milliards $ ira à l’ouest! 

Ça se dirige lentement et sûrement vers un nouveau pont pour remplacer le pont de Québec qui a un cancer des os. Ce nouveau pont fera passer un tramway qui partira de l’édifice Desjardins à Lévis en empruntant la 132 côté sud, puis côté nord Laurier et René-Lévesque. Sa course se terminera au parlement. Pas besoin (pour le moment) du tronçon Charlesbourg haute-ville et Ste-Foy jusqu’au Ikea.

Ça élimine le creusage sous le fleuve et dans le Cap-Diamant. Si argent en surplus, ce serait alors dans une phase 2.

Quatre milliards pour un tunnel à l’est, y avez-vous pensé? Je m’excuse pour les gens de la rive sud qui ont un billet de saison au mont Sainte-Anne.

C’est la seule manière de décongestionner les deux ponts et de ne pas déranger le bar rayé dans ses loisirs.

Guy Sirois
Québec

Carrefour des lecteurs

L’importance de la presse écrite

L’importance de la presse écrite

Nous avons eu encore ce soir la preuve de l’importance de la presse écrite et régionale. Au bulletin de nouvelles, l’accent a été mis sur la coupure des collations que les enfants recevaient entre autres à l’école St-Fidèle de Limoilou. C’est votre journaliste Mylène Moisan qui décriait dans un texte du 5 septembre cette situation à l’école que fréquente ses garçons. Suite à cette information, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a même pris la parole pour dire que cette situation se corrigera et que les enfants qui recevaient l’an passé ce service, le recevront encore cette année. Malheureusement, la chaîne n’a pas nommé la source d’où venait cette information, soit madame Moisan. Voilà une autre raison pourquoi il est important de conserver nos journaux locaux. Nous sommes abonnés à notre journal depuis plus d’une soixantaine d’années, chez nos parents d’abord et ensuite comme couple. Nous le lisons encore papier et le consultons sur le web si nécessaire. Je souhaite ardemment que nous trouverons une solution pour conserver notre journal «Le Soleil».

Danielle Doré
Québec

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UNE ADHÉSION PAS SURPRENANTE

En réaction à l’article «Accès illimité aux autobus pour 27 000 étudiants de l’Université Laval» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 3 septembre

Je trouve étonnant que l’on s’étonne sur le nombre de personnes qui ont commandé le laissez-passer universel (LPU). Un taux d’obtention proche de 100% ne m’étonnerait pas du tout. La raison est simple: nous serions stupides de ne pas le prendre alors qu’il est chargé automatiquement sur nos frais de scolarité, qu’on l’utilise ou pas et qu’on le veuille ou non. Alors, la vraie question est plutôt: qui serait assez stupide pour ne pas le prendre «au cas où» quand on le paye de toute façon? Alors, je trouve drôle qu’on utilise cette statistique pour vanter son succès ou que les gens soient surpris de cela! Petite réflexion personnelle!

Anthony Deschênes
Lévis

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Pierre Nadeau et Tintin

En voyant en condensé des reportages de Pierre Nadeau qui nous a malheureusement quittés, je ne pouvais m’empêcher de faire un rapprochement avec Tintin, le reporter imaginé par Hergé, qui m’a transporté aux quatre coins du monde étant jeune.

Merci, monsieur Nadeau, de nous avoir fait autant voyager à travers ce monde de conflits, de catastrophes et d’événements plus heureux comme le festival de Cannes et de vos reportages faits avec rigueur et passion.

Vous nous avez formés et informés!

Richard Gagné

Sainte-Pétronille

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PÉAGE SUR LE TROISIÈME LIEN

Pour diminuer la controverse sur la question du troisième lien, l’idée du péage n’est peut-être pas si bête après tout. En consultant Google Maps, la distance épargnée par le tunnel pour ceux qui viennent de l’est de la route Lallemand sur la rive sud et qui veulent se rendre à la route 138 sur la côte de Beaupré, et vice-versa, serait de l’ordre de 35 km (en prenant en compte la longueur du tunnel, que j’ai soustraite).

Si l’on calcule que parcourir un kilomètre coûte actuellement grosso modo 10¢ (encore plus pour les VUS et les camions), un péage de moins de 3,50$ dans chaque direction serait équivalent en terme de coût pour l’usager, mais épargnerait à la fois temps et argent, en plus de diminuer d’autant les GES.

Qui plus est, il diminuerait la congestion appréhendée, bien que certaines personnes de mauvaise foi prétendent que ce lien serait inutilisé, ce dont je me permets de douter fortement. Ce coût serait alors dissuasif pour certains, mais incitatif pour d’autres, en ce qu’il permettrait de gagner du temps (et de «sauver la planète» en même temps, comme le dirait Greta). Cela rétablirait un certain équilibre, en d’autres mots.

Alain LaBonté

Québec

Carrefour des lecteurs

Le passage de Pierre Nadeau

Une voix se déployant avec élégance et limpidité et une sonorité qui invite à l’écoute attentive. Une voix qui a du style et qui demeurera présente comme celles des grands communicateurs s’imposant par cette maîtrise d’un savoir parler véritable, respectueux de toutes les règles de cet art trop souvent massacré par tant de mollesse articulatoire et de pauvreté de vocabulaire.

S’ajoute la rigueur des entrevues et le souci d’interroger en profondeur ceux et celles qui sont en évidence dont les réponses évasives doivent être précisées. On est au stade de la communication actualisée avec grande compétence. Voilà en substance l’œuvre de Pierre Nadeau, objet de tant de vibrants témoignages. Du journalisme d’une rare qualité de nature à stimuler une relève motivée par le dépassement exigeant.

Douglas Beauchamp, Québec

Carrefour des lecteurs

Figés par l’idée de changer des choses

Cette saga du Brexit qui n’en finit plus était prévisible! Les Britanniques sont tellement fidèles à leur dépendance au statu quo et à leur incapacité à envisager le changement que ça aurait été plutôt une grande surprise s’il en avait été autrement.

Les images des débats à la Chambre des Communes sont d’une grande éloquence à ce sujet. Entassés comme des sardines sur des banquettes inconfortables, ces gens dont le travail est pourtant de représenter au mieux de leurs compétences les intérêts des citoyens qui les ont élus sont réduits par cet environnement de corrida à se crêper le chignon au lieu de travailler ensemble à résoudre les problèmes. Quand la simple idée de changer leur environnement de travail pour être plus efficaces ne leur vient même pas à l’esprit, alors comment voulez-vous qu’ils abordent sereinement des enjeux d’importance comme leur appartenance à une Union européenne envers laquelle ils ne se sont même pas adaptés après toutes ces années. On leur doit l’invention du parlementarisme, mais je me demande s’ils n’ont pas plutôt trouvé que c’était la manière la plus sûre de satisfaire leur tendance à la procrastination devant des changements qui les terrifient et les paralysent.

André Verville, Lévis

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Air Canada vole bas!

Rien de nouveau sous les nuages, la routine se poursuit pour Air Canada qui atterrit dans le box des accusés chez le Commissaire aux langues officielles (CLO). Ma foi, c’est à se demander si la turbulence linguistique n’est pas inscrite dans les tâches obligatoires chez ce transporteur. Le même vent de travers occasionne une récurrence dans les manques au bilinguisme chez Air Canada. C’est gênant!

Mais pourquoi est-ce si difficile pour le francophone de se faire respecter autant que l’anglophone dans un pays où, depuis bien longtemps, il y a deux langues officielles? Pourquoi un anglophone unilingue à Vancouver obtient un poste administratif pendant que le francophone, à Montréal, doit obligatoirement être bilingue, cela pour le même poste? J’ai personnellement décroché et perdu confiance en cette compagnie pour le service, elle n’a pas compris après la première offense, comprendra-t-elle après la xième fois? Non! Où sont les pistes de solution devant cette pléthore de fautes?

Michel Beaumont, Québec

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Un exit plutôt qu’un Brexit!

Boris Johnson veut à tout prix un Brexit, sans accord ou avec accord. Je crois que nous verrons bientôt plutôt un exit de ce trublion, émule de Donald Trump!

Il semble de plus en plus évident que le Royaume-Uni se dirige vers des élections générales. Le scénario le plus plausible est alors que les conservateurs soient battus et que le parti Labor, avec peut-être des appuis de tiers partis, forme le nouveau gouvernement. Celui-ci serait opposé au départ du Royaume-Uni de l’UE, ce qui correspondrait au vœu nettement majoritaire de la population. Les Britanniques ont pu constater après trois ans de folie post-référendaire qu’il valait mieux rester dans l’Union européenne. Toute cette saga est en grande partie due à l’incompétence de la classe politique du pays. Il faut bien le constater : les Winston Churchill ne courent hélas pas les rues en terre d’Albion.

Michel Lebel, Entrelacs

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Sébastien Proulx, un départ qui alimente le cynisme

Donc, Sébastien Proulx quitte son siège de député pour aller travailler chez Desjardins. Il y aura donc élection partielle.

Est-ce Desjardins ou le Parti libéral qui paiera la facture?  Sûrement pas!  Il est tellement facile de dépenser l’argent des autres….Comment ne pas être cynique avec de tels personnages qui n’arrivent même pas à tenir un engagement de quatre ans ?  

Et si j’exigeais à un parti politique un engagement à ne pas quitter un poste de député sans raison majeure pour voter pour lui, cela ne leur donnerait qu’une autre occasion de ne pas tenir parole!  Honte à vous tous.

Rosaire Vaillancourt
Circonscription de Louis-Hébert

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Mon son de cloche

Il faut que je vous dise... Lorsque je reçois mon journal Le Soleil du samedi, je suis toujours émerveillée. D’abord, par sa présentation, oui, mais aussi et surtout par la richesse de son contenu. Cette édition du samedi, à elle seule, pourrait justifier la crise actuelle pour maintenir la version papier de si belle facture de notre Soleil.

Chers journalistes, vous faites de l’excellent travail. Bravo et merci. La diversité des chroniques m’épate toujours. Des articles toujours fouillés, jamais bâclés, d’une richesse inouïe. Que de travail ! Un journal touche-à-tout dont je ne voudrais pas devoir me départir. Sa grande qualité ne cesse de m’impressionner.

Mon journal, j’y tiens, J’y suis abonnée depuis plusieurs décennies. Il est ma fenêtre sur le monde. Il a un coût, oui, mais pour moi il a surtout une valeur qui ne se calcule pas en dollars.

En plus de me divertir, il m’enrichit intellectuellement. Pourtant je possède un ordinateur et une tablette. D’après moi, rien ne vaut la lecture papier pour entretenir et améliorer ses aptitudes littéraires; chaque chroniqueur ayant son propre style, il est agréable d’en constater les différences.

Sans compter que c’est aussi une excellente façon de savourer et d’apprécier notre belle langue française. Pensons-y.

Claire B. Savard
Québec

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Après les taureaux, les tomates

Mercredi, il s’est gaspillé quelque 145 tonnes de tomates au festival de Tomatina en Espagne, une fête annuelle au cours de laquelle les participants se lancent à la gueule ce fruit originaire d’Amérique du Sud. L’Espagne est un bien drôle de pays: quand on ne s’y fait pas encorner en pleine rue par des taureaux rendus fous, on s’y lance des tomates.

Même si ces tomates perdues étaient de moindre qualité, suis-je le seul à estimer que cette activité est proprement scandaleuse quand des millions de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde? À l’avenir, au lieu de se lancer des tomates, les participants devraient plutôt donner de leur temps pour les mettre en boîte et les expédier là où elles sauveraient des vies.

Sylvio Le Blanc
Montréal