L'auteur de cette lettre d'opinion rend hommage à tous les sinistrés, victimes d’inondations au Québec.

Sinistrés: entre détresse et résilience

POINT DE VUE / Je voudrais ici rendre hommage à tous les sinistrés, victimes d’inondations au Québec, qui démontrent jusqu’à présent une résilience et un courage hors du commun. Leur attitude en pareille circonstance est digne de mention.

Je lisais dans les journaux qu’un résident de Montréal avait décidé de prendre les choses bien en main pour aider ses proches voisins inondés, lui qui avait connu les affres répétées d’inondations par le passé, du temps où il résidait à l’Île Perrot.

Il mentionnait d’ailleurs que les gens de son quartier Pierrefonds-Roxboro se serraient les coudes dans cette épreuve. L’esprit d’entraide primait plus que tout.

Ayant vécu le déluge du Saguenay en 1996, je peux vous assurer qu’on n’a pas idée de toute la détresse que les gens peuvent vivre quand ils voient leur maison complètement inondée par la crue des eaux ou qui devront, au final, évacuer les lieux.

Les médias nous offrent des images quotidiennes des sinistrés, mais il faut être sur place, près d’eux, pour constater de visu toute la mesure du drame humain qui se vit. Quand on est confronté soi-même à un tel drame, on voit à quel point les mots entraide et solidarité n’ont pas de prix.

Sans le secours de ses semblables, il serait impensable de se sortir d’un tel chaos. Je voudrais donc rendre hommage à tous ceux et celles qui répondent présent auprès des sinistrés des inondations du Québec, qui apportent leur aide et leur soutien. Ce sont eux qui, bien souvent, font toute la différence.

Vingt-trois ans après le déluge du Saguenay, je garde en mémoire des visages si chers, des mots de réconfort, des mains tendues et tous les gestes de soutien posés. Je souhaite aux sinistrés actuels le même élan de compassion.