Si seulement…

...le G6 + 1 servait à quelque chose en imposant un embargo sur les tweets

Le vent de La Malbaie pouvait décrêper tous les toupets insolents…

Les cravates officielles pouvaient rougir et s’étirer davantage à chaque mensonge…

Le cri des baleines du Saint-Laurent pouvait réveiller les dormeurs du climat…

Le Canada avait la possibilité d’inverser la date de l’incendie de la Maison-Blanche…

Le Casino de Charlevoix distribuait un gros lot solidaire à la loterie des luttes commerciales, avec comme mise de base les dépenses du G6 + 1…

Marcel Gilbert
Québec

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SANS RANCUNE?

La chef du Bloc québécois (jusqu’au 11 juin), Martine Ouellet, pourrait, à elle seule, à titre de députée indépendante à l’Assemblée nationale, empêcher La Presse de devenir un organisme à but non lucratif (OBNL) d’ici à ce qu’un nouveau gouvernement soit élu en octobre. Je suis d'avis qu’elle ne s’en privera pas.

Souvenons-nous qu’elle a accusé les médias de l’avoir mal fait paraître durant la crise au Bloc québécois : «Ce n’est pas facile à vivre quand on entend dans les médias des histoires inventées, des faussetés qui sont répétées ad nauseam. Des fake news.»

Et comme La Presse a toujours été, de surcroît, un journal fédéraliste, la vengeance sera douce au cœur de l’Indienne. Ce sera son ultime bras d’honneur avant de quitter la politique.

Sylvio Le Blanc
Montréal

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LES AILES DE MARTINE

Encore une fois, on vient de couper les ailes d’une autre femme forte du Québec. Non content de dénoncer son manque de souplesse et la démarche qu’elle a défendue bec et ongles, fallait-il la démolir comme l’ont fait Mario Beaulieu et Gilles Duceppe qui auraient dû, à mon avis, se garder une petite gêne, respectant leur droit de réserve.

Les attaques ont été sournoises, même de la part des médias et spécialement des caricaturistes. Et Philippe Couillard de se hâter de croasser sa joie, lui dont la défaite se profile à l’horizon. Et l’on se demande pourquoi les femmes évitent de se colmater à ce monde «mâléfique» qui se complaît dans ses miroirs aux alouettes. Nous, les membres du Bloc québécois, avons la capacité intellectuelle pour juger des compétences de Madame Ouellet pour diriger ou non ce parti sans pour autant subir la hargne qui s’est déferlée sur sa détermination ou son intransigeance.

Que l’on soit pour ou contre, Madame Ouellet demeure une femme de tête dont l’intelligence et la force de caractère dépassent de beaucoup celles de plusieurs de ses détracteurs et on lui doit respect en lui souhaitant un retour à la sérénité.

Sylvia Pelletier-Gravel
Gatineau