Se tirer dans le pied

Les chefs héréditaires de Wet’suwet’en n’ont pas idée du tort qu’ils causent à l’ensemble des communautés autochtones. Aussi justes que soient leurs revendications, rien ne les autorise à bafouer les lois du pays démocratiquement votées et à s’adonner impunément à la désobéissance civile.

D’autant plus qu’ici, à Saint-­Lambert au Québec, leurs partisans n’ont rien d’autre à appuyer que l’illégalité des gestes commis par leurs pairs à mille lieues d’ici. 

Nous avons la chance de vivre dans une belle communauté. Nos amis des Premières nations de Wendake sont parties prenantes de cette harmonie. Le chef Konrad Sioui apparaît comme un sage lui aussi inquiet de la dérive de la situation. Les chefs héréditaires, bien que leurs statuts aient été reconnus par la Cour suprême, se sont investis d’un pouvoir qu’ils n’ont pas, celui de mettre en péril tout un pan de notre économie.

Richard Marcoux, Québec