«Trop sollicités par l’ampleur de la tâche, les CISSS et les CIUSSS se sont comportés comme des navires de fort tonnage, trop lourds et encombrants pour effectuer des manœuvres rapides et décisives. Le gouvernement précédent avait pourtant identifié et agi sur le phénomène contraire». mentionne André Verville.
«Trop sollicités par l’ampleur de la tâche, les CISSS et les CIUSSS se sont comportés comme des navires de fort tonnage, trop lourds et encombrants pour effectuer des manœuvres rapides et décisives. Le gouvernement précédent avait pourtant identifié et agi sur le phénomène contraire». mentionne André Verville.

Santé: centraliser ou décentraliser?

POINT DE VUE / Avec la crise de la pandémie, le Québec a fait le triste constat que la centralisation des instances décisionnelles dans le réseau de la santé avait provoqué un goulot d’étranglement dans la chaîne de commande venant du ministère. 

Trop sollicités par l’ampleur de la tâche, les CISSS et les CIUSSS se sont comportés comme des navires de fort tonnage, trop lourds et encombrants pour effectuer des manœuvres rapides et décisives. Le gouvernement précédent avait pourtant identifié et agi sur le phénomène contraire. Gaétan Barrette avait «diagnostiqué» un réseau trop décentralisé dans lequel les unités administratives ne travaillaient pas en synergie. Le goulot d’étranglement était dans le respect des directives venant du ministère, à cause d’une trop grande liberté d’action de ses établissements. 

Se pourrait-il que le problème soit ailleurs? Que la fameuse «lourdeur administrative» se retrouve plutôt dans les mentalités et les façons de faire de ses gestionnaires? Parce qu’à l’évidence, c’est là que se trouve le commun dénominateur qui finit par enrayer la machine, peu importe la structure administrative qu’on semble s’amuser à changer depuis des décennies en pensant trouver la solution.