Rosalie: Un rapport décevant pour une mort si cruelle

POINT DE VUE / En réaction à l’article «Mort de la petite Rosalie : confusion dans le rôle des intervenants» de la journaliste Élisabeth Fleury paru le 16 mai.

Le rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse est pour le moins décevant, tant l’usage du jargon administratif y est central et excessif, tout en étant impuissant à relater des faits de manière précise. L’excuse d’une mauvaise compréhension des mandats de chaque organisation ne passe pas la rampe. Rien de plus simple à comprendre que le fait de renvoyer une jeune femme en difficulté et son enfant de deux ans d’une maison d’hébergement va créer instantanément un nouveau risque pour l’enfant, quels que soient les motifs d’expulsion de sa mère. Ce n’est pas une histoire de mandat, c’est une simple question de gros bon sens.

La mort scandaleuse, cruelle et violente d’une petite fille de deux ans me semble avoir été abordée très froidement. Les avenues de solution envisagées laissent entrevoir l’ajout d’heures de «réunion de concertation», ce qui va forcément enlever du temps terrain auprès des clientèles. Or, on manque clairement autant de temps que d’intervenants sur le terrain et les mandats sont déjà bien définis, à défaut d’être bien compris par tous si tel est le cas. 

Quel devrait être le point de convergence des préoccupations de la gouvernance des organismes en cause, leurs organigrammes ou les clientèles qui leur sont confiées? À un moment donné, les énergies doivent aller au bon endroit sans détour.