Sylvain Gaudreault

Retraites: en appui à Sylvain Gaudreault

POINT DE VUE / Le temps est compté pour les retraités de Groupe Capitales Médias (GCM) et avec lui l’espoir rapetisse comme une peau de chagrin. C’est le premier février 2020 que notre chèque de pension sera amputé de près de 30 %, ce qui dérangera les plans de beaucoup de monde.

J’ai lu avec intérêt le texte du Quotidien donnant la parole au député Sylvain Gaudreault. Il a entièrement raison quand il dit qu’il est encore possible de sauver la mise. Il y a des torts à faire porter par plusieurs dans cette saga de GCM comme dans celles de White Birch et de Sears. À commencer par le gouvernement du Québec. Rappelons d’abord les congés de cotisation offerts sur un plateau d’argent aux propriétaires d’entreprise, et aussi la barrière mise pour que les travailleurs qui cotisent à une caisse de retraite ne puissent investir plus qu’un certain montant, minime, dans les REER. Je pensais que c’était correct comme situation puisque je me disais que notre caisse de retraite avec Power Corporation, par l’entremise de Gesca, était une assurance extraordinaire pour mes vieux jours.

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Pendant ce temps, les frères Desmarais sauvaient des millions de dollars qu’ils pouvaient, eux, mettre à l’abri. Idem pour Sears et White Birch et sûrement d’autres compagnies.

Ce n’est pas la suite que j’avais envisagée pour mon après-carrière. Pas plus que les autres personnes qui ont contribué pendant des années à engraisser la caisse de retraite pour se payer des petites gâteries après une carrière bien remplie. Et si mon revenu de pension est coupé de 30 %, est-ce que mes impôts seront aussi diminués du même pourcentage?

M. Gaudreault estime que le Québec devrait étudier des mesures pour offrir une protection des fonds de retraite du secteur privé, à l’image du modèle ontarien. Et qu’il est possible de le faire grâce à une loi rétroactive, bien ficelée pour que les patrons de l’entreprise aient plus de respect pour les employés qui leur ont permis, par leur travail et leur dévouement, d’en arriver à un degré de richesse intéressant.

Ce serait bon de mobiliser les retraités de GCM, White Birch et Sears, entre autres, pour que leurs voix soient entendues par nos représentants à l’Assemblée nationale.