Mine d'or à Malartic

Réaliser l’importance du secteur minier dans la transition énergétique

POINT DE VUE / À l’image de plusieurs secteurs d’activités au Québec, l’industrie minière est en pleine transformation. L’ouverture du congrès Québec Mines, lundi 18 novembre, constitue une belle occasion d’aborder ses perspectives d’avenir. Nous avons une opportunité de mettre en valeur le virage que prend l’industrie en ce qui concerne le développement durable.

De nos jours, l’importance de réaliser des projets respectant le principe de développement durable est absolument fondamentale. Ce concept est un aspect essentiel du virage que prend actuellement l’industrie.

Selon la Chaire de gestion du secteur de l’énergie des HEC Montréal, entre 1990 et 2016, l’industrie minière a travaillé à réduire son empreinte écologique ainsi que son intensité énergétique. Durant cette période, malgré une augmentation de 26 % de la richesse produite par cette industrie au PIB, les GES totaux ont diminué de 8 %. Additionnellement, l’intensité énergétique, qui est la quantité d’énergie nécessaire pour générer un dollar de PIB, a diminué de 43 % durant cette même période.

Cela étant dit, nous souhaitons poser un regard lucide sur la situation. Présentement, un des principaux défis auxquels font face les entreprises de ce secteur est l’attractivité, notamment auprès des jeunes investisseurs. La FCCQ est d’avis que les impacts concrets et l’importance qu’ont les matières premières dans de nombreuses chaînes de production, notamment lorsqu’il est question de la transition énergétique, demeurent encore trop méconnus.

Des minéraux et métaux comme le graphite, le lithium, les terres rares, le nickel, le cobalt, le cuivre ou le vanadium, sont tous associés à des secteurs en émergence comme ceux des voitures électriques, des systèmes de stockage d’énergie, de l’énergie solaire et éolienne. Sans ces métaux, il ne serait pas possible de réaliser une transition énergétique efficace. Nous avons la chance, au Québec, d’être un producteur potentiellement important de ces métaux et minéraux, comme c’est déjà le cas pour plusieurs autres.

De plus, les activités minières au Québec bénéficient d’une situation privilégiée à l’échelle mondiale grâce à l’énergie hydroélectrique avec, de ce fait, un bel avantage qui peut aider les entreprises à réduire leurs émissions de GES. L’empreinte carbone de l’industrie minière peut notamment diminuer grâce aux innovations (électrification de la machinerie, implantation d’énergie éolienne sur les sites miniers isolés, etc.) pour dépendre de moins en moins du diesel.

Par ailleurs, l’extraction des matières premières est intimement liée au développement économique régional. Lorsqu’un projet d’ampleur est lancé, celui-ci peut représenter une belle occasion de dynamiser l’économie de toute une région, surtout lorsque d’autres projets visant la transformation de ces métaux et minéraux voient également le jour en complémentarité.

Le rôle que doit jouer l’industrie minière dans la transition énergétique constitue une occasion exceptionnelle pour le gouvernement de faire preuve de leadership, en faisant la promotion de ce secteur, dans le but de lui donner l’éclat qu’il mérite. Nous devons être en mesure de démontrer concrètement, en sensibilisant particulièrement les jeunes, que ce secteur est en pleine transformation et qu’il comporte des perspectives d’avenir enthousiasmantes. Accroître la participation et l’intérêt de la jeunesse québécoise à ce secteur indispensable de notre vie économique durable est crucial.