«Nos médecins se comportent telle une quasi mafia médicale, décidant ainsi selon leur bon vouloir qui on soigne et qui on se soigne pas», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Quasi mafia médicale

POINT DE VUE / Petite chronique d’une histoire vécue. La semaine dernière, mon fils devient subitement malade, il est très enrhumé et souffre d’une otite. Comme il n’a plus de médecin de famille, il doit donc prendre un rendez-vous pour aller au… sans rendez-vous, qui sera fixé deux jours plus tard.

Entre-temps, sa fille de 4 ans (ma petite-fille) devient malade elle aussi. Intuitivement, mon fils profite de sa visite chez le médecin pour emmener sa fille afin qu’elle puisse être vue par le médecin. Mais, oh que non. Pour une deuxième consultation, il faut un deuxième rendez-vous qui sera fixé au lendemain. Ma bru devra donc s’absenter du travail pour aller à la consultation. Heureusement, tous se rétablissent. Bilan de cette petite aventure : deux jours de travail de perdu pour mon fils et un pour ma bru. 

Cette petite histoire bien que banale soulève une réalité d’une bêtise abyssale. Nos médecins se comportent telle une quasi mafia médicale, décidant ainsi selon leur bon vouloir qui on soigne et qui on se soigne pas. Parallèlement, on apprend que le gouvernement leur versera (encore) des millions de dollars pour n’en faire guère plus qu’à l’heure actuelle. On leur on donné la lune et la fusée pour s’y rendre. Et tout ça, à sens unique. Nos médecins sont tous millionnaires ou en voie de le devenir. Si vous n’avez pas de médecin de famille, vous êtes dans la misère. On placera votre nom sur une quelconque liste à côté de la planète Mars et c’est là que le terme est un patient prendra tout son sens. Je ne peux pas croire que dans un pays civilisé et moderne, il faille quémander un service médical. Un médecin de famille devrait être assigné dès la naissance d’un enfant et jusqu’à son dernier soupir. Sommes-nous la république de bananes des services de santé? Mais quand un gouvernement aura-t-il le courage de remettre les pendules à l’heure et mettre fin à une situation tellement ridicule qu’elle en devient banale.