Catherine Dorion

Quand l’exception confirmera la règle

POINT DE VUE / Avant de préciser le sens du titre choisi, je vous raconte une histoire vraie.

En 1985, un individu vêtu d’un jean et d’un coton ouaté se présente chez un concessionnaire de camions et s’informe des prix. Le vendeur le regarde et croit avoir un farceur devant lui. Après quelques minutes, l’acheteur s’identifie, il possède une flotte de camions et pense en ajouter cinq à sa flotte. Mais il ira voir un compétiteur. Le vendeur avait jugé l’acheteur sur sa tenue vestimentaire. Et je fais le lien avec l’opinion de Samuel Matteau dans Le Soleil du 28 décembre; il nous jase des qualités, de l’intelligence, du courage d’une dame, Mme Catherine Dorion, une dame dont on a critiqué le code vestimentaire au détriment de son engagement politique, de sa perception du rôle qu’elle a accepté en devenant députée et de son intelligence.

Quand, à l’Assemblée nationale, on aura accepté que la tête et le cœur des élus sont plus importants que les règles vestimentaires, alors on aura fait un pas de géant et les débats deviendront plus sérieux, plus respectueux, plus efficaces. Ce ne sont pas les cravates ou les tailleurs qui donnent du génie et du cœur. La première qualité d’un vêtement, c’est la propreté; la première qualité d’une personne politique, c’est la propreté physique et morale. La première règle de l’Assemblée nationale devrait être le respect. J’admire l’authenticité de cette dame de la politique provinciale et lui souhaite toute la reconnaissance méritée. Si le confort de ses vêtements lui permet plus d’efficacité, je la comprends et l’encourage à demeurer fidèle à son bien-être. Souhaitons qu’un jour les élus acceptent la règle du bien-être avant celle de l’apparence.