Punition oui, mais…

Alexandre Bissonnette. La peine : 40 ans. On se dispute à savoir si c’est trop ou pas assez.

Le droit criminel canadien a depuis longtemps opté pour des peines susceptibles de respecter ou même de favoriser l’amendement des personnes reconnues coupables. Des peines trop lourdes contredisent cette attitude et revêtent les caractéristiques du châtiment exclusivement punitif. Je suis de ceux et celles qui veulent que le crime grave soit puni, mais qui pensent que le responsable d’un tel crime demeure toujours une personne humaine susceptible de se reprendre… si on lui en laisse la possibilité. Il ne faudrait pas que les terribles conséquences d’une récente libération conditionnelle viennent infirmer ce qui précède.

Normand Breault, Montréal