Ne pas ouvrir pour la haute saison estivale est non seulement un coup dur, il pourrait s’avérer fatal pour des petites et moyennes entreprises.
Ne pas ouvrir pour la haute saison estivale est non seulement un coup dur, il pourrait s’avérer fatal pour des petites et moyennes entreprises.

Propriétaires de spas : «Nous voulons prendre soin de nos gens»

POINT DE VUE / Pourquoi permettre la réouverture des piscines publiques et des piscines d’établissements hôteliers, mais interdire aux établissements spas de reprendre leurs activités ? Les établissements spas du Québec sont consternés par cette décision annoncée jeudi dernier dans le cadre de la deuxième phase de déconfinement des attraits touristiques au Québec.

Ne pas ouvrir pour la haute saison estivale est non seulement un coup dur, il pourrait s’avérer fatal pour des petites et moyennes entreprises situées aux quatre coins du Québec qui embauchent des gens dans toutes les régions et participent activement à l’offre touristique québécoise.

L’incompréhension des dernières semaines fait place à un sentiment d’injustice. Pourquoi les établissements sont-ils laissés pour compte alors que la Santé publique a accepté et a mis en vigueur le Guide de mesures sanitaires que nos établissements vont dorénavant appliquer? Et de surcroit, alors que l’industrie des établissements spas est assujettie au même Règlement sur la qualité de l’eau que les autres secteurs actuellement autorisés à reprendre leurs activités. Où est la cohérence?

Rappelons que le déconfinement actuel favorise les activités extérieures et la responsabilisation de la population. Le produit spa constitue d’ailleurs une alternative tout indiquée qui répond à ces critères. Par souci de cohérence, la Santé publique devrait autoriser également l’accès aux bains, bassins extérieurs ainsi qu’aux aires de détente extérieures, non seulement pour permettre aux établissements de compléter leur offre, mais également pour offrir une alternative sécuritaire et attrayante à la population à l’approche des chaudes journées d’été.

Contribuer au bien-être et à la santé globale des Québécois est dans l’ADN des établissements spas. La clientèle apprécie la qualité, la rigueur et l’efficacité des soins offerts par les entreprises. En ces temps où il nous faut apprivoiser une nouvelle réalité qui génère, depuis déjà de nombreuses semaines, des émotions partagées pour l’ensemble de la population, les établissements spas du Québec veulent prendre soin des Québécois et les Québécois veulent prendre soin d’eux. 

Bien que certains établissements spas aient repris partiellement les services de soins corporels et de restauration, tant que les activités liées à la thermothérapie ne seront pas autorisées, la situation restera difficile et ne permettra d’aucune façon de sécuriser les entreprises, ni financièrement, ni dans la stabilisation de leurs équipes de travail. C’est donc toute une industrie qui interpelle à nouveau la Santé publique pour obtenir des réponses à cette incompréhension persistante.

De l’Outaouais à Charlevoix en passant par les Laurentides et les Cantons-de-l’Est, le questionnement persiste : quand allons-nous pouvoir reprendre nos activités ?