Prestation pour les aînés: on la partage?

Le gouvernement canadien a décidé de distribuer aux Canadiens âgés de 65 ans et plus un montant forfaitaire de 300 ou 500 $ pour les aider à passer au travers de cette difficile période de pandémie. Cette idée se défend sur les plans social comme économique. Cela dit, un grand nombre d’aînés n’ont pas besoin de cette prestation, qui est en outre non imposable. Pour ces privilégiés (vocable non péjoratif), dont je suis, ce montant serait seulement additionné à leurs actifs.

Dans ces temps difficiles pour un grand nombre de nos concitoyens, pourquoi les aînés pour lesquels cette prestation n’est pas nécessaire ne décideraient-ils pas de la partager avec des organismes qui en ont cruellement besoin ou qui aident ceux qui souffrent? On peut penser à des dons dans les domaines de la santé, des arts, de l’entraide communautaire ou de la recherche scientifique, cette courte liste n’étant évidemment pas limitative.

Si un million d’aînés canadiens décidaient de s’impliquer dans ce mouvement de partage, cela signifierait que 300 millions $ seraient ainsi redistribués, ce qui contribuerait à sauver plusieurs organismes dont l’apport à notre société est indispensable. Pour ma part, je diviserai ma prestation de 300 $ en trois dons, mais chacun reste bien sûr libre de ses choix. Le mot solidarité prendra ainsi un sens concret. Contribuons au «Grand partage des aînés».

Marc Simard pour l’Association des retraités du collège François-Xavier-Garneau

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LA PRIORITÉ N'EST PAS AUX MAISONS DES AÎNÉS

Bravo monsieur le premier ministre pour votre excellent travail; votre empathie fait vraiment du bien. Mais M. Legault, éloignez-vous du projet de Maisons des aînés très fortement supporté par la ministre Marguerite Blais. Ce projet est trop peu réaliste; le besoin véritable se situe beaucoup plus vers la réorganisation des CHSLD afin que les aînés soient soignés avec humanité par du personnel décemment rémunéré, et logés décemment. La situation actuelle démontrée par la crise du COVID est inacceptable et doit être corrigée en priorité nationale. Il serait dommage de favoriser le rêve aux dépens de la réalité. 

Jacques Martin
Québec