Si vous êtes non-fumeur et que déjà l’odeur d’une simple cigarette vous indispose, préparez-vous à devoir vous taper l’odeur du pot, peu importe où vous serez et où vous irez en ville, écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Préparons-nous à subir l’odeur du cannabis

Peut-on envisager que lorsque nous arriverons à la porte d’entrée d’un dépanneur ou d’un commerce quelconque, une belle et grosse odeur de cannabis puisse nous attendre parce que, pas trop loin, des citoyens en fumeront du bon et ce de façon tout à fait légale?

Peut-on envisager et serons-nous prêts à concevoir que lorsque nous arriverons à l’aréna de notre ville pour reconduire nos enfants à leur club de hockey, qu’une belle et grosse odeur de pot se fasse sentir parce que quelques parents qui en consomment s’en donnent à cœur joie pas trop loin?

C’est un fait accompli que lors de spectacles de musique en plein air, il nous est déjà arrivé de sentir l’odeur du pot parce que quelques spectateurs en fumaient illégalement pas trop loin. Alors imaginons juste un moment à quel point dorénavant lors de spectacles musicaux, pour lesquelles nous déboursons parfois un montant faramineux, nous aurons en prime à endurer la belle grosse odeur de pot parce que rendue légale.

Maintenant, pensons seulement aux cégeps et aux universités où la marijuana s’invitera dans la vie étudiante. La réglementation entourant sa consommation s’y annonce complexe.

Si vous êtes non-fumeur et que déjà l’odeur d’une simple cigarette vous indispose, préparez-vous à devoir vous taper l’odeur du pot, peu importe où vous serez et où vous irez en ville. Et ladite odeur n’est vraiment pas de même nature que celle émise par la fumée de cigarette. Elle est plus forte et plus indisposante.

Mais il semble bien que nous aurons à vivre avec la légalisation du cannabis à grande échelle de toute façon et que nous serons en mesure de constater que l’application d’une telle mesure s’annonce ardue et conflictuelle.

Yvan Giguère, Saguenay